‹ Le comte de MontecristoChapitre 10 sur 52 · LA RENCONTRE. SB · texte numérisé non relu

LA RENCONTRE. SB

M âevëe avec l'amour d'un père et qui a en pour moi l'a-

■ mour et la tendresse d'une fille, il aocomplira, je ne dirai M point ma dernière volonté, nuis mou dernier désir. Le H présent testament a déjà fait Ueydée héritière du reste « de ma fortune, consistant eu lerrcs, rentes sur l'Ani^leterre, l'Aulricfae et la Hollande, mobilier dons mes dÛTé- " rentfi palais et maisons, et qui, ces vingt millions pré- >i levés, ainsi que les difTércnts legs fsits à mes serviteurs,

■ pourra monter encore ii soixante millions. »

Il achevait d'écrire celte dernière ligne, lorsqu'un ctï poussé derrière lui, lui fit lomher la plume des mains. « Haydée, >i dit-il, •> vous avez lu? •< £n effet, la jeune femme, réveillée par le jour qui avait frappé ses paupières, s'était levée et s'était approchée du comte sans que ses pas légers, assourdis d'ailleurs par le tapis, eussent été entendus. » Oh ! mou seigneur, >i dit-elle en joignant les mains, « pourquoi écrivez-vous ainsi à une pareille heure? Pourquoi me léguez-vous foute votre fortune, mon seigneur? Vous me quittez donc? — Se vais faire un voyage, chère enfant, » dit Montccristo avec une expression de mélancolie et de tendresse infinies ; « et s'il m'arrivait malheur... n Le comte s'siréta. <• — Eh bien?.,. » demanda la jeuDefilleavecun accent d'autorité que te comte ne lui connaissait point et qui le fit tressaillir. « — Efa bien! s'il m'arrive malheur, » reprit Montccristo, « je veux que ma fille soit heureuse. » Haydëe sourit tristement en secouant la tète. " — Vous pensez k mourir, mon seigneur? » dit-elle. •I — C'est une pensée salutaire, mon enfant, a dit le sage. — Uh bien I si vous mourez, » dit-elle, » léguez votre fortune à d'autres; car, si vous mourez... je n'aurai plus besoin de rien. » Et prenant le papier, elle ie dédiira en quatre morceaux qu'elle jeta au milieu du salon. Puis cette énergie si peu habitudle à une esclave ayant épuisé ses forces, elle tomba non plus endormie celte fois, msis éva-

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Douie sur le parquel. Hontecristo se pencha vers elle, la souleva entre ses bras ; et voyant ce beau teint pAlî, ces beaux yeux fermés, ce beau corps iDanimé et comme abandonne, l'idée loi vint pour la première fois qu'elle l'aimait peut-être autrement que comme une fille aime son père. Il Hélas! 'I mu^mu^a-^il avec un profond découragement, " j'aurais donc encore pu être heureux ! » Puis il porta Haydée jusqu'à son appartement, la remit, toujours évanouie, aux mains de ses femmes, et, rentrant dans son eabiuet, qu'il ferma cette fois vivement sur lui, il recopia le testament détruit.

Comme il achevait , le bruit d'un cabriolet entrant dans la course fit entendre. Mpntecristo s'approcha delà fenêtre, et vit descendre Maximilien et Emmanuel. •< Bon ! » dit-il, u il était temps ! « Et il cacheta son testament d'un triple cachet. Un instant après, il entendit un bruit de pas dans le salon , et alla ouvrir lui-même. Horrel parut sur le seuil. II avait devancé l'heure de près de vingt minutes.

« Je viens trop tôt peut-être, M. le comte, » dît-il; « mais je vous avoue franchement que je n'ai pas pu dtvrair une minute et qu'il en a été de même de toute la maison. J'avais besoin de vous voir fort de votre courageuse assurance pour redevenir moi-même. » Monteertsto ne put tenir à cette preuve d'affection , et ce ne fut point la main qu'il tendit au jeune homme , mais ses deux bras qu'il lui ouvnt. n — Morrel, n lui dit-il d'une voix émue , « c'est un beau jour pour moi que celui où je me sens aimé d'un faeoime comme vous. Bonjour, M. Emmanuel. Vous venez donc avec moi,Ma>îmilien?~PHrdieu! » dit le jeunecapitaiae, « en aviez-voos douté? — Mais cependant si j'avais tort... — Ècontez , je vous aï r^ardé hier pendant toute cette scène de provocation , j'ai pense k votre assurance toute cette nuit , et je me suis dit que la justice devait être pour vous ou qu'il n'y avait plus aucun fond h foire sur le visage des hommes. — Cependant, Hoirel, Albert eet votre ami? —

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LA HBHCOHTBE. V

Une simple coonaissance , comte. — Von* l'sves tu pour la première fois le jour même que vous m'avez vu? — Oui, c'est vrai, mais que voulez-vous? il faut que voua me I« rappeliez pour que je m'en souvienne. — Merci , Horrel. » Puis, frappant un coup sur le timbre .- « Tiens, » dit-il i Ali qui apparut aussitôt, « fais porter cela chez mon notaire. C'est mon testament, Hoirel. Moi mort, vous îrei en prendre GODDaisssDce. — Comment! » s'Àiria Morrei, « vous mort? — Eli ! ne faut-il pas tout prévoir, cher ami ? Mais qti'avez-vous fait hier après m'avoir quitté? — J'ai été chez TowUmi, où, commeje m'y aUeDdais, j'ai trouvé Beaudwmp et Cbàleau-Benaud. Je vous avoue que je les cherehais. — Pourquoi faire , puisque tout cela était convenu? — Écoutez , comte , l'afTaire est grave , inévitable. — En doutieirous? — Non. L'offense a élé publique , et chacun en parlait déjà. — Eh bien? — Eh bien ! j'espérais faire changer k< armes, substituer l'épée au pistolet. Le pistolet eM aveugle.

— Avez-vous réussi 7 » demanda vivement Hontecrîsto avee une imperceptible lueur d'espoir. « — Non , car oo coonait voire force ii l'épée. — Bab ! Qui m'a donc trahi? — tcfl maîtres d'armes que vous avez battus. — Et vous avei échoué? — Ils ont refusé positivement. — Morrd,» dit le comte, >' m'a vez-Tous jamais vu tirer le pistdet? — Jamais,

— Eh bien! nous avons le temps, regardez. »

Uoat£cristo prit les pistolets qu'il tenait quand Mercedes

était entrée , et collant un as de trèfle contre la plaque , en quatre coups il enleva successivement les quatre branehes du trèfle. A chaque coup Morrei pâlissait. Il examina les balles avec lesquelles Montccristo exécutait ce tour.de fcHue, et il vit qu'elles n'étaient pas plus grosses que des chevrotines. ■ C'est effrayant, i> dit-il j <• voyez donc, Emmanuel ! » Pifia, ao retournant vers Montccristo : <• Comte x dit-il, u au ■om du ciel, ne tuez pas Albert ! le malheureux a une môret — C'est juste, » ditMontecristo, " et moi je n'en ai pas.» Ces mots furent prononcés avec un ton qui fit A-issonner Aforvcl.

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« Vous êtes Yofteasé, comte. — Sans doute; qu'est-ce que cela veut dire 7 — Cela veut dire que vous tirez le premier. — Je tire le premier? — Oh ! cela je l'ai obtenu ou plutôt esigé; nous leur faisions assez de concessions pour qu'ils nous fissent cellc-IJi. — Et à combien de pas? — A vingt. "Un effrayent sourire passa sur les lèvresdu comte. .1 — Morrel , > dit-il , " n'oubliez pas ce que vous venez de voir. — Aussi, "dit le jeune homme, "je ne compte que sur votre ëmotion pour sauver Albert. — Moi, ému? >• dit Montecristo. >i — Ou sur votre générositë , mon ami ; sûr de votre coup comme vous l'êtes, je puis vous dire une chose qui serait ridicule si je la disais à un autre... — Laquelle? — Cassez-lui un bras , blessez-le , mais ne le tuez pas. — Morrel, écoutez encore ceci, « dit le comte; " je n'aî pas besoin d'être encouragée ménager M. de Morcerf; H. de Morcerf , je vous l'annonce d'avance , sera si bien ménagé , qu'il reviendra tranquillement avec ses deux amis , tandis que moi... — Eb bien ! vous? — Oh ! c'est autre chose, on me rapportera , moi. — Aljons donc I « s'écria Haximilien hors de lui. " — C'est comme je vous l'annonce , mon cher Morrel, M. de Horcerf me tuera, « Morrel regarda le comte en homme qui ne comprend plus. « — Que vous est-il done arrivé depuis hier soir, comte? — Ce qui est arrivé à firutus la veille de la bataille de Philippes ; j'ai vu un fantdme. — Et ce fanttlme? — Ce fantôme , Morrel , m'a dit que j'avais assez vécu . i>

Haxîmilien et Emmanuel se regardèrent ; Montecristo tira sa montre. « Partons , ^ dit-il , <r il est sept heures cinq minutes, et le rendez-vous est pour huit heures juste. )i

Une voiture atEendait tout attelée; Montecristo y monta avec ses deux t^oins. En traversant le corridor, Monteérîsto s'était airété pour écouter devant une porte , et Haxtmilten et Emmanuel, qui, par discrétion, avaient fait quelques pas en avant, crurent l'entendre répondre k un sanglot par un soupir.

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LA REirCOITTRE. K

• A huit heures sonnant on ëlaît au rendez-vouH, u Nous voici arriva, » dit Morrel en passant la tête par la portière, «et nous sommes les premiers. — Monsieur m'excusera,» dit Bflptistin , qui avait suivi son maître avec une terreur indicible , « mais je crois apercevoir là-bas une voiture sous les arbres. »

Montecristo sauta légèrement en bas de sa calèche et donna la main h Emmanuel et à Maximilien pour les aider ii descendre. Haximilien retint la main du comte entre les siennes. » A la bonne heure, » dJt-il, « voici une main comme j'aime la voira un horaffledont la vie repose dans la bont^ de sa cause. — En effet, » dît Emmanuel, « j'aperçois deux jeunes gens qui se promènent et qui semblent attendre. » Montecrislo tira Morrel, non pas ii part, mais d'un pas ou deuï en arrière de son beau-frère. « — Haiimilien, n lui demanda-t-il , » avez-vous le cœur libre? » Morrel regarda Montecristo avec élonnement. « ie ne vous demande pas une confidence , cher ami , je vous adresse une simple question ; répondes oui ou non , c'est tout ce que je vous demande. — J'aime une jeune fille, comte. — Vous l'aimez beaucoup? — Plus que ma vie. — Allons, " dit Montecristo , ■ voil& encore une espérance qui m'échappe. Puis avec un soupir : » Pauvre Haydée! « murmnra-t-il. « — En vérité , comte , - s'écria Morrel , « si je vous connaissais moins , je vous croirais moins brave que vous n'êtes. — Parce que je pense à quelqu'un que je vais quitler et que je soupire! Allons donc, Morrel, est-ce à un soldat de se connaître si mal eu courage? Est-ce que c'est la vie que je regrette? Qu'est-ce que cela me fait, à moi , qui ai passé vingt ans entre la vie et la mort, de vivre ou de mourir? D'ailleurs soyez tranquille, Morrel, cette faiblesse, si c'en est une , est pour vous seul. Je sais que le monde est un salon dont il faut sortir poliment et honnêtement, c'est-àdire en saluant et en payant ses dettes de jeu. — A la bonne heure, » dit Morrel , « voilà qui est parler. A propos, avei-

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VOUS Apporté vos armes? — Moi? pourquoi faire? J'espire bien que ces messieurs auront les leurs. — Je vais m'eo ioformer, ■ dit Morrd . ■ — Oui , mais pas de négociationB , vous m'entendez ? — Oh ! soyez tranquille. ■

Morrel s'avança vers Beauchamp et Château - Renaud. Ceux-ci , voyant le mouvement de Maximilien , firent quelques pas au-devant de lui. Lestroisjeunesgens se saluèrent, sinon avec affabilité , du moins avec courtoisie. >i Pardt»! , messieurs , ■ dit Morrel , >< mais je n'aperçois point M. de Horeerf? — Ce matin, » répondit Château-Renaud, * il nous a fait prévenir qu'il nous rejoindrait sur le terrain seulement. — Âh ! n fit Morrel.

Beauohamp tira sa montre. « Huit heures ânq minutes; il n'yapasdetempsdeperdu, M. Morrel,» dit-il. « — Ohl» répondit Maximilien , ■ ce n'est point dans cette intention que je ledisais. — D'ailleurs, » interrompit Château-Renaud, ( voici une voiture. » En effet, une voiture s'avançait au grand trot par une des avenues aboutissent au carrefour où l'on se trouvait. « — Messieurs , » dit Morrel , « sans doute que vous vous êtes munis de pistolets? H. de Montecristo déclare renoncer an droit qu'il avait de se servir des siens. — Nous avons prévu cette délicatesse de la part du comte , H. Horrri, n répondit fieauchamp , « et j'ai apporté des armesquej'aiachetëesilyahuitoudixjourStcrt^antquej'eu aurais besoin pour uueaffuire pareille. Elles sont parfaitement neuves et n'ont encore servi » personne. Voulez-vous les visiter? — Ohl M. Beauchamp, » dit Morrel en s'inclinent, u lorsque vous m'assurez que M. de Horeerf ne connaît point ces armes, vous pensez bien , n'est-ce pas , que votre panJemesufBt? — Mesueurs, » dit Château-Renaud, •> ce n'était point Horeerf qui noua arrivait dans cette voiture , c'étaient , ma foi , c'étaient Franz et Debray. »

£n effet , les deux jeuues gens annoncés s'avancèrent, « Vous ici, messieurs ! » dit Château- Renaud en échangeant avec chacun une poignée de main, « et par quel hasard ? —

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LA SHTCONTlte. 31

Vatee que, » dit Debny, >i Albert nous a fait prier ce mitJn de nous trouver sar le terrain. » Beaucbemp et CUteau- Renaud se regardèrent d'un air élanaé. •> — Messieurs, » dit Morrei, ■ je crois comprendre. — Voyous! — Hier, dans l'après-midi, j'ai reçu une lettre de H. de Morcerf qui me priait de me trouver h l'Opéra. — Et moi aussi , » dit Debray. •> — Et moi aussi, » dît Franz. « — Et nous aussi, ■ dirent Château-Renaud et Beaucharop. v — Il voulait que vous fussiez présents h la provocation , » dit Morrel , « il veut que vous soyez présents au combat. — Oui , >• dirent les jeunes gens, " c'est cda, H. Maximilien, et, selon toute probabilité, vous avez deviné juste. — Mais avec tout oela, n murmura Château -Renand, v Albert ne vient pas, il est eo retard de dix minutes. — Le voilh , » dit fieauehamp , » il est h cheval ; tenez, il vient ventre â terre suivi de son domestique. — Quelle imprudence, » dit Chàteau-Renand , « de venir à cheval pour se battre au pistolet ! moi qui lui .'■vais si bien fait sa leçon ! — Et puis , voyez, « dit Beauishamp, ■ avec un col A sa cravate, avec un habit ouvert, :ivcc un gilet blanc ; que ne s'cst-il fait tout de suite dessiner une mouche sur l'estomac ? c'eût été plus simple et plus t&t fini! n Pendant ce temps, Albert était arrivé k dis pas du groupe que formaient les cinq jeunes gens ; il arrêta son cheval, sauta i terre et jeta la bride au bras de son domestique.

Albert s'approcha. Il était pâle, ses yeux étaient rougis et gonflés. On voyait qu'il n'avait pas dormi une seconde de toute la nuit. Il y avait, épandue sur toute sa physionomie , une nuance de gravité triste qui ne lui était pas habituelle. 1 Merci, messieurs, v dil'il, » d'avoir bien voulu vous rendre & mon invitation -, croyez que je vous suis au ne peut pas plus reconnaissant de œtte marque d'amitié. i> Morrel , à l'approche de Morcerf, avait fait une dizaine de pas en arrière et se trouvait k l'écart. >• Et vous aussi , H. Morrel , » dit Albert, u mes remercùnents vous appartienaeat. Appro-

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33 LE COMTE DE MONTKCHrSTO.

cbez donc , roiis o'étes pas de trop. — Monsieur, i> dit Haximilîen , ■ vous ignorez peut-être que Je suis le témoin de M. deHontecrislo? — Je n'eu étais pas sur, maisjem'eD doutais. Tant mieux '. plus iJ y aura d'hommes d'honneur ici, plus je serai satisfait, — M. Moiret , » dit Château-Renaud, u vous pouvez annoncer à H. le comte de Hontecrislo que M. de Mon;erf est arrivé et que nous nous tenons h sa disposition. »

Horrel fit un mouvement pour s'acquitter de sa commission, fieaucbamp, en même temps, tirait la hoite de pistolets de la voiture. " Attendez, messieurs, '• dit Albert; «j'ai deux mots h dire h M. le comte de Hontecristo. — En particulier? Il demanda Morrel. « — Non, monsieur, devant tout le monde. <i

Les témoins d'Albert se regardèrent tout surpris ; Frnni et Debray échangèrent quelques paroles è voix basse, et Morrel, joyeux de cet incident inattendu, nlla chercher le comte, qui se promenait dans une contre-allée avec Emmanuel. « Que me veut-il? i. demanda Hontecristo. « — Je l'ignore, mais il demande k vous parler. — Oh ! >• dit Hontecristo , <' qu'il ne tente pas Dieu par quelque nouvel outrage! — Je ne crois pas que ce soit son intention, » dit Morrel.

Le comte s'avança, accompagné de Maximilien et d'Emmanuel; son visage calme et plein de sérénité faisait une étrange opposition avec le visage bouleversé d'Albert, qui s'approchait de son côté , suivi des quatre jeunes gens. A trois pas l'un de l'autre, Albert et le comte s'arrêtèrent. « Messieurs, " dit Albert, « approchez-vous ; je désire que pas un mot de ce que je vais avoir l'honneur de direi M. le comte de Montccristo ne soit perdu ; car ce que je vais avoir l'honneur de lui dire doit être répété par vous à qui voudra l'entendre, si étrange que mon discours vous paraisse. — J'attends, roonpieur, » dit le comte. " — Monsieur, » dît Albert d'une voix tremblante d'abord, mais qui s'assura de

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