AI.BI RT
Pourquoi faire, mon père?
MORCERF
Oh ! c'est vous; vous, Albert.
AI.BÏRT.
Oui, c'est moi, moi, qui vous ai entendu prononcer un mot.
MORCERF
Sais-tu donc de quoi il s'agit?
ALBERT
Vne calomnie, mon père, une infâme calomnie.
MORCERF
Contre...
ALBERT
Contre vous. C'est-à-dire contre l'homme le plus noble, le plus loyal. Imaginez-vous qu'ils ont eu l'infamie d'écrire... Mais, non, c'e^t inutile que je vous dise cela.
MORCERF
Si fait, il faut savoir.
ALBERT
Eh bien! oui, vous avez raison, il faut savoir jusqu'où peut aliéna haine des envieux Eh bien! mon père, ils ont dit que vous le défenseur d'Ali Pacha, que vous, dont Ali Tgbelm, à sa dernière heure, a reconnu les loyaux services, en vous enrichissant, ils ont dit, pardonnez-moi de répéter de pareilles choses. Ils ont dit que vous étiez un traître et que vous aviez vendu les châteaux do Janina!
MORCERF
Oh!
ALBERT
C'est indigne, n'est-ce pas? Aussi j'ai vu M de Beauchamp.
MORCERF
Et...
ALBERT
J'en aurai raison, et plu5 (ôt que je n'espérais même, car il devait partir pour Janina.
MORCERF
Pour Janina ! il est parti pour Janina !
ALBERT
Non, il est resté; car j'ai trouvé deux cartes de lui a la maison, où je ne suis pas rentré depuis le matin, et sur la seconde, il me donnait rendez-vous au foyer de l'Opéra, à neuf heures, il est neuf heures moins cinq mi-