‹ Le comte de Morcerf, drame encinq actes et dix tableaux, de MM. Alex. Dumas et Aug. Maquet. 5e partie de Monte-Cristo. [Représenté pour la première fois, à Paris, sur le théatre de l'Ambigu-Comique, le 1er avril 1851]Chapitre 38 sur 82 · AI.BI RT · texte numérisé non relu

AI.BI RT

Pourquoi faire, mon père?

MORCERF

Oh ! c'est vous; vous, Albert.

AI.BÏRT.

Oui, c'est moi, moi, qui vous ai entendu prononcer un mot.

MORCERF

Sais-tu donc de quoi il s'agit?

ALBERT

Vne calomnie, mon père, une infâme calomnie.

MORCERF

Contre...

ALBERT

Contre vous. C'est-à-dire contre l'homme le plus noble, le plus loyal. Imaginez-vous qu'ils ont eu l'infamie d'écrire... Mais, non, c'e^t inutile que je vous dise cela.

MORCERF

Si fait, il faut savoir.

ALBERT

Eh bien! oui, vous avez raison, il faut savoir jusqu'où peut aliéna haine des envieux Eh bien! mon père, ils ont dit que vous le défenseur d'Ali Pacha, que vous, dont Ali Tgbelm, à sa dernière heure, a reconnu les loyaux services, en vous enrichissant, ils ont dit, pardonnez-moi de répéter de pareilles choses. Ils ont dit que vous étiez un traître et que vous aviez vendu les châteaux do Janina!

MORCERF

Oh!

ALBERT

C'est indigne, n'est-ce pas? Aussi j'ai vu M de Beauchamp.

MORCERF

Et...

ALBERT

J'en aurai raison, et plu5 (ôt que je n'espérais même, car il devait partir pour Janina.

MORCERF

Pour Janina ! il est parti pour Janina !

ALBERT

Non, il est resté; car j'ai trouvé deux cartes de lui a la maison, où je ne suis pas rentré depuis le matin, et sur la seconde, il me donnait rendez-vous au foyer de l'Opéra, à neuf heures, il est neuf heures moins cinq mi-

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