XXX INTRODUCTION
me rappelle avoir été fortement 1mpressionné par son attitude. C'était celle d’un homme sérieux, vaillant et religieux dans un moment d’'preuve.
“ Le jeune duc de Chartres était alors un sabreur impétueux, cherchant le danger pour l’amour du danger, et jamais aussi heureux que lorsqu'il était au feu.”
De retour en Angleterre, M. le comte de Paris se livia à l’étude des questions économiques, ouvrières et politiques ; et dans les années qui suivirent il publia dans la ÆAevue des Deux Mondes plusieurs articles qui furent très remarqués, et un livre intitulé: Les Associations Ouvrières en Angleterre.
Ma s tout en s'occupant de ces traraux littéraires 1l songeait à fonder une famille, et, le 80 mai 1EG1, il épousait sa cousine la princesse Isabelle, fille «née du duc de Montpen-
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IN l'RODUCTION XXXI
sier, née à Séville le 21 septembre 1548. De brillantes fêtes précédèrent le mariage qui fut célébré dans la chapelle catholique de Kingston, en Angleterre,
La vénérée reine Marie - Amélie vivait toujours au château de Claremont, et concentrait sur son petit-fils une large part de ces affections. Bientôt elle eut la joie de voir naître une arrière-petite fille à laquelle on donna le nom bien-aimé de l’aïenle, et qui est aujourd’hui la reine du Portugal.
Mais, quelques mois après, l’auguste reine s’éteignait doucement à l’âge de quatre-vingt-trois ans. Dans cette longue existence il y avait eu des jours de gloire, de puissance et de bonheur ; mais que de jours de deuil avaient suivi, et assombri le ciel !
Cependant les années succédaient aux années, et le pain de l'exil devenait de plus en plus amer.
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XXXII INTODVCTION
Le G février 1869, M. le comte de Paris eut pourtant une grande joie ; car ce jour-là vit naître le duc d’Orléans.
Mais de graves et douloureux ‘évtnements approchaient. Une guerre désastreuse allait éclater entre la France et la Prusse.
En 1870, les princes d'Orléans sollicitèrent du Corps Législatif français l'abrogation des lois d’exil.
‘ C’est notre pays que nous redemandons, disaient-ils dans leur petition, notre pays que nous aimons, que notre famille a toujours loyalement servi, notre pays dont aucune de nos traditions ne nous sépare, et dont le seul nom fait toujours battre nos cœurs ; car, pour les exilés, rien ne remplace la patrie absente.”
Mais cette demande fut rejetée.
INTRODUCTION XXXIIT
Cependant la funeste guerre continuit, et les défaites succédaient aux défaites. M. le comte de Paris revint à la charge ; il supplia qu’on lui rouvrit les portes de sa patrie pour lui permettre de la défendre.
….* Etdire, écrivait-il, que les Prussiens vont peut-être assiéger Paris, et que sur ces fortifications, dernier boulevard de la France, élevé il y a trente ans par le roi Louis Philippe et lé duc d'Orléans, il n’y aura pas un d'Orléans, pour se mêler aux défenseurs de la patrie !...”
Mais tout fut inutile, les portes restèrent fermées jusqu'au 8 juin 1871. La guerre était finie lorsque les lois de bannissement furent enfin abrogées.
Proscrit à l’âge de dix ans, le comte
de Paris en avait trente-trois quand
il rentra en France.
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