‹ Le comte de Paris à Québec [microforme]Chapitre 25 sur 94 · INTRODUCTION XXXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXVII

avec passion. À Twickenham, comme aujourd’hui en Angleterre, elle s’entourait de tout ce qui pouvait lui rappeler son pays.Excellente musicienne, ayant une voix superbe, elle aime à jouer et à chanter dans l’intimité les mélodies de Gounod, son auteur de prédilection. Par sa mise à la fois simple et de bon goût, elle montre qu’il n’est pas besoin pour paraître belle de ce luxe exagéré qui régnait sous le second empire. ”

M. le comte de Paris aime tout particulièrement la vie de famille, et les ann'es qui suivirent furent bien heureuses sous ce rapport. Ce bonheur celme dura jusqu’en 1886. Dans l'intervalle plusieurs événements importants s'étaient accomplis. En 1873, il avait fait une démarche qui démontrait son grand sens politique et son patriotisme. Afin de recons-

tituer en France l’unité royaliste, il È E

XXXVIEI INTROHUCTION

avait reconnu, en son nom et au nom de toute sx famille, le principe monarchique dont M. le comte de Chambord était le seul représentant en France. Il était allé à Frohsdorf le saluer comme le chef de la Maison de France, et lui avait dit franchement :

‘“ Le jour où la France voudra la restauration de la monarchie, soyez persuadé que vous ne trouverez de compétiteur au trône, ni en moi, ni en aucun membre de ma famille.”

L'unité monarchique était faite ; et quand, en juillet 1583, un télégramme de Frohsdorf, publié dans l’Union, annonçaque M. 1e comte de Chambord était dangereusement malade, M. le comte de Paris, malgré les menaces d'un nouvel exil, s’empressa de se rendre auprès de son cousin.

Le chef de l4 Maison de France lui fit un accueil vraiment paternel.

Il l’embrassa avec effusion et Le serra

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