LES HURONS
C’est sous le gouvernement de M. d’Aillebonst, en 1650, que le Père jésuite Paul Ragueneau (Aondecheté) amena à Québec les trois cents Hurons chrétiens qui avaient demandé de se mettre sous la protection des Français. Les Iroquois avaient massauré presque toute leur tribu, et voulaient continuer leur œuvre d’extermination. Quelques Hurons, en petit nombre, ne suivirent pas le Père Ragueneau. Ils se dirigèrent vers le lac Supérieur, où ils réussirent à échapper au massacre général, et où leurs descendants vivent encore, Quant aux Hurons arrivés
à Québec en 1650, ils passèrent l'hiver à
l'abri du canon du fort Saint-Louis, et, l’été suivant, ils se fixèrent au bord de l’île d’Orléans, à un endroit appelé l’Anse-du-Fort.
Leurs cruels et implacables ennemis les Iroquois vinrent les attaquer jusque dans cette retraite. Ils jugèrent alors prudent de se joindre aux néophytes algonquins et montagnais fixés entre Québec et le Cap-Rouge, dans la mission fondée par le pieux Noël Brulart de Sillery. Plus tard ils se fixèrent à Notre-Dame-de-Foye ; puis à l’Ancienne- Lorette, puis à la Nouvelle-Lorette, où ils achèvent de se fondre dans la population cauadienne-française.
put Les ‘“ guerriers” venus à l'hôtel Saintll Louis pour présenter leurs hommages au comte de Paris, ie 29 octobre au matin, (on étaient vêtus de leur costume des grandes l'A fêtes : chapeaux à plumes, tuniques voyantes, mitasses et mocassins, cercles d'argent aux bras.
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