‹ Le comte de SaintGermain pièce en trois actes mêlée de chantsChapitre 47 sur 57 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

SYLVEIRA, sait.

Allons! je ne manque jamais mon effet, partout où je me montre , depuis mon arrivée en France, on rae regarde connue si je revenais de l'autre monde... chacun jette un cri de surprime en me voyant... puis, ils ont tous la ragedeme débaptiser... bonjour. monsieur le comte de Saint-Germain, tiens ! c’est le comte de Saint-Germain— ah! mon Dieu, voilà encore ce diable do comtede Saint-Germain... et l’on sc sauve, Eh non, non... de par l’enfer, mauvaisplaisans, je ne suis pas le comtede Saint-Germain 1 je ne suis que le pauvre José de Sylveira... sans parents, sans fortune, arrivé à Paris, à la suite de l’ambassadeur de Portugal, ct grâce à l’aimable laisseraller des mœurs Françaises, devenu en peu de temps , coureur de brelans et de lansquenet , querelleur , endetté... qui dans un moment, et à Marly , au milieu de tous ces jeunes seigneurs, va s c brûler la cervelle; oui. ..j'ai perdu, perdusur parole dix fois plus que je ne possédais, j’ai promis de payer aujourd’hui , et comme je ne puis payer, je n'ai qu'un moyen de prouver que je suis un homme d’honneur, c'est de nie tuer, ct je me tuerai... à trente ans, n’avoir qu’un jour à vivre, une heure, peutêtre... cette troupe de courtisans! comme elle me regarde ! elle ferait bien mieux de *ne prêter de l’argent, oh! que je le déteste, ce inonde que je vais quitter, je partirais

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