L.AAGEAC, royant le comte. 11 est encore là
LE ROI. Expliquez-vous...
COATI. Selon vos ordres, le conservateur du garde-meuble a ouvert l’écrin précieux qui contient la couronne de France, pour l’envoyer à votre majesté...
LEROI. Eli! bien?..
COATI. Quelle a été sa surprise, quand il s’est aperçu qu’il manquait à cette couronne trois diamans les plus gros, et d'un prix inestimable ..
LE roi. Qui donc a pu les dérober?
COATI A côté de la couronne ,'on a trouvé ce billet, scellé du sceau de Louis XIV...
avec cette suscription... « Pour mon successeur.*
LEROI. Donnez, donnez, monsieur...
Il ouvre le billet.
TOUS , excepte le comte. Quel est donc ce mystère ?. .
LEROI. Que vois-je?.. (Il lit.) • Le trésor
• manquait d’argent, l’étranger vainqueur
• menaçait la France: pour payer le fer et
• le pain de mes soldats... j’ai donné en gage
• ces diamans et le ciel a béni mes armes...
• quatre millions ont été prêtés surcepré-
• cicux dépôt.. »
TRÉATRA
COATI. Et ils en valent plus de dix...
LE ROI. Ah!., que ne donnerais-je pas pour retrouver cet héritage démon noble aïeul.
LE COMTE, à part. C’est le dépôt royal dont parlent les mémoires... (//nul.) Ce u'est pas difficile.
LE ROI. Qui oserait en répondre ?
LECOMTE. Moi!..
TOUS. Lui!..
LECOMTE. M ais que donnerait en échange le noble roi de France?..
LE roi. D'abord les quatre millons , et plus...
LE COMTE. C’est trop juste... mais ensuite, sa majesté pardonnerait-elle à un jeune étourdi, sonaudacc et son clTrontcrie.
LE roi. Je le jure par la mémoire de Louis XIV, maisen même temps, je fais serment de ne pas faire grâce à l'insolent qui m’aurait outragé et trompé jusqu’au dernier moment...
LECOMTE. 11 suffit... madame la marquise, vous voulez m’a-t-on dit, me rendre la cassette que je vous avais confiée le jour de nos noces... *
LA MARQUISE. Le comte de Saint-Germain me la confia lui-même... lui seul en connaissait le sccrctlvoici cette cassette! ouvrcz-là donc... ou avouez votre impostuie.
LE COMTE. Sire. A vous cet honneur...
à vous le plaisir de revoir le premier les diamans enlevés à la couronne de France.
Un officier passe la cassette sur une table.
LEROI, cherchant A ouvrir. SI ais, comment faire?
Sylveira t'approche de la table pousse le ressurt e| la caticttc t'ouvre.
cBieca.
Quelle surprise evtrl'me ,
Quel pouvoir a l it donc?
C*e»l Sainl-Ccnuain lui mCmc,
Ou bien .c'est le démon!..
LE COMTE. Sire , je vous avais promis 0e vous faire trouver de l’or, et je vous fais trouver des diamans... ai-je tenu ma promesse ?
LE ROI. Le roj. de France tiendra aussi la sienne...
LECOMTE. Je n’ai plus qu’une faveur à demander à votre majesté ; je crains un peu le Parlement et scs fagots... mais si votre majesté daigne me nommer son lecteur pour une heure... j’espère arranger tout ai ce une confidence que je vais vous faire ici... (Il tire ses mi'moires.)
LE ROI. Prenons place, messieurs...
LE COMTE, lisant. « .Mémoires du fameux geomte «Te Saint-Germain , pour servir à • l’édification de ceux qui prétendent qu’il » a vécu deux mille ans .. »
'tous. Écoutons!., écoutons!..
(La toile baisse.) FIN.
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