CHAPITRE XVI
Consternation de de Serre en apprenant le meurtre du duc de Berry.
— M. Decazes lui fait part de sa retraite et le duc de Richelieu de son acceptation. — Ses impressions sur l'extrême droite et sur le centre gauche. — Ses correspondants : M. Froc de la Boulaye^ H. Decazes, M. de Barante, le duc et la duchesse de Broglic, M. Royer-Collard, M. de Mézy, M. de Montlosier, le duc de Richelieu, M. Siniéon, M. Portai, M. Pasquier. — Suite de la session de 1819. — Violents débats à la Chambre des députés sur les lois d'exception, présentées par le ministère. — Jugement que porte de Serre sur l'opposition faite au gouvernement par ses anciens amis.
— La commission des élections, par l'organe de son président, H. Royer-Collard, propose une entrevue au duc de Richelieu , et, au moment où ses délégués vont s'y rendre, décline tout accommodement, sous la pression de la gauche. — M. Royer-Collard est nommé rapporteur de la commission. — Ses perplexités. — Devant l'hostilité de la commission, le ministère substitue à sa première proposition un projet destiné à lui rallier la droite. — Les collèges d'arrondissement ne présentent plus que des candidats parmi les- Tïuels les collèges de département nomment les députés. — Lettres adressées à de Serre par les partisans et les adversaires du non veau projet. — Importance que chaque groupe attache à son adhésion. — Sa correspondance avec M. Becquey. — De i^erre n'hésite pas à soutenir le gouvernement, et, quoique malade encore, il hâte son retour afin de prendre part à la discussion. — Sa lettre à sa mère. — Emotion que cause la nouvelle de son arrivée à Pans. — Effort des doctrinaires: pour le séparer du ministère. — Ses dispositions . 108
Suite de la session de 1819. — Ouverture de la discussion du projet de loi électorale. — Le général Foy. — M. Royer-Collard. — M. Pasquier. — De Serre reparait dans la salle des séances ; mouvement qu'excite son entrée. — Séance du 27 mai 1820. — Le général de Lafayette et de Serre. — Amendements de M. Camille Jordan et de M. Delaunay. — La priorité est accordée à l'amendement de H. Jordan, grâce à l'arrivée de M. de Chauvelin qui s'est fait transporter à la Chambre pour déposer son vote. — Discours de M. Camille Jordan. — Réponse immédiate de de Serre. — La Justice représentative. — Grand effet que produit le discours du garde des sceaux. — Rejet de l'amendement. — Troubles extérieurs. — Les ovations au marquis de Chauvelin. — Les gardes du corps et les étudiants. — Mesures militaires. — Tandis que la sédition s'agite au dehors, les orateurs de l'opposition attaquent le gouvernement et réclament la suspension des séances. — De Serre seul contre tous ; ses souffrances et son énergie. — Tout en luttant contre le parti révolutionnaire, il propose une transaction avec les modérés. — Amendement de H. de Courvoisier. — Désaccord entre M. de Courvoisier et le gouvernement sur l'interprétation de cet amendement, «r- Il est retiré par M. de Courvoisier et repris par M. Boin, qui , d'accord avec le ministère, reconnaît aux électeurs des collèges de département le droit de voter également dans les collèges d'arondissement. — Adoption de l'amendement. — Nouveaux efforts de l'opposition pour empêcher le vote de la loi. — De Serre ne laisse sans réponse aucune attaque. — La lutte homérique. — La loi électorale est successivement votée dans les deux chambres. — Appréciation de cette loi. — Triomphe de de SeiTe et ses prochaines épreuves 152