CHAPITRE XVIII
donnes, avec autant de succès que de zèle, pour rétablir ses forces de terre cl de mer et pour mettre son royaume dans un état solide de défense contre les entreprises dont il pourrait être menacé. Elle est heureusement tranquille à cet égard par les assurances positives et multipliées qu'elle a reçues des puissances voisines. Je me sais bon gré d'avoir contribué à la sécurité dont elle jouit; ce qui lui donne le temps de perfectionner, par la sagesse de son administration, ce qu'elle a exécuté avec tant de gloire par le changement qu'elle a opéré dans la constitution de son Etat.
u Votre Majesté connaît la tendresse de mes sentiments pour elle et la disposition constante où je suis de lui en accorder les preuves les plus efficaces. Je ne doute pas qu'elle ne continue avec persévérance à assurer de plus en plus la paix tant extérieure qu'intérieure de son royaume; et elle doit être bien persuadée de la sincérité de mes vœux pour tout ce qui peut intéresser son bonheur, et de l'inviolable amitié avec laquelle je ne cesserai jamais d'être, etc.
« Louis (l). »
En moins d'une année, grâce à la précieuse et fidèle protection de la France, le jeune roi de Suède avait donc réussi à détruire les deux factions rivales qui ruinaient le pays, à affranchir son trône de la tyrannie du Sénat et des Etats et à le faire respecter de ses trois puissants voisins.
(1) Archives du ministère
des affaires étrangères, Suède, 1773, vol. 263.