FR. G
va. c.
Poss. port, et Pays-Bas.
Belgique.
Pays • Bas , Belgique et
poss. port.
Pays-Bas.
Pays-Bas, posa, port., Belgique et Angleterre.
Belgique.
Pays-Bas, poss. port, et
Belgique.
Pays-Bas et poss. port.
Pays-Bas.
Pays-Bas et Belgique.
Pays-Bas.
Poss. port.
Pays-Bas et Belgique.
Belgique et poss. port.
(1) 11 s'agit ici du ooniinerce spécial du Bas et du Haat-Oongo, en faisant abstractien des produits, de provenance étrangère à TÉtat, qui sortent sous le contrôle de
celui-cL
Si nous examinons le tableau récapitulatif des exportations de 1892 (I), nous trouvons que les divers produits de l'Afrique équatoriale qui ont pris la voie d'Europe par l'intermédiaire de TËlat du Congo ont atteint la valeur de 7,529,979 francs 68 centimes, et que la provenance de ces produits est établie comme suit :
État indépendant du Congo fr. 5,487,632.89
Possessions françaises dans le bassin du Congo . . . 165,561. iS Possessions portugaises (rive gauche et côte maritime). 4,876,785.67
Soit ensemble fr. 7,529,979.68
Cette somme de 7,529,979 francs 68 centimes est répartie de la manière suivante, si Ton considère les pays de destination :
Belgique 2,949,449.88
Pays-Bas 2,504.535.94
Possessions françaises (Haut-Congo) . . 947,408. »
Possessions portugaises (côte maritime). 673,984 .34
Allemagne 206,598.66
Poss. port, (rive gauche du Congo) . . 478,545.74
Angleterre 85,829.79
France 46,063.54
Portugal 896.82
Soit au total 7,529,979.68
L'examen des chiffres qui précèdent provoque les déductions suivantes :
1^ La valeur des produits exportables avant la mise en exploitation du chemin de fer, soit Tivoire et le caoutchouc, s*est considérablement accrue en quelques années ;
â"* Certains produits, tels que Thuilede palmeet les noix palmistes, sont déjà actuellement lobjet d'une exploitation sérieuse, malgré la cherté et les difficultés du transport ;
3"" La Belgique est le pays qui a recueilli la plus grande partie des produits exportés, surtout Tivoire, ce qui prouve que le public commerçant s'intéresse à Tavenir du Congo; chose curieuse, les Pays-Bas, peuple colonisant par excellence, quoique nayant pas de possessions dans le bassin du Congo, nous prend une grosse partie des produits ;
A"" La voie du Congo est celle que prendront la plupart des produits des régions centrales de l'Afrique, et les droits qui
(1) BuUetin officiel d'avril 1893. page 61.
grèvent les marchandises assurent un revenu assez sérieux à notre future colonie.
En somme, ces chiffres nous permettent d'espérer que, dès que le chemin de fer des Cataractes sera terminé, l'exploitation de certains produits, tels que le café, le copal, le tabac, etc., augmentera dans des proportions énormes; d'un autre cAté, il constituera le débouché certain de tout le commerce de l'Afrique centrale qui y communiquera par les grands affluents du Congo : la Sangha, rUbangi, le Mbomu, et les voies terrestres qui ne manqueront pas de s'établir au nord de l'Âruwimi et de l'Uelle, dans ces contrées d'une richesse immense qu'arrose le Haut^Nil. Les Français l'ont si bien compris qu'ils ont formé le projet de réunir la côte au Pool par un chemin de fer qui traverserait la région arrosée par le Kuilu Niadi, que le roi Léopold leur a si généreusement cédée lors des conventions qui ont précédé la Conférence de Berlin.
Importations. — La statistique des importations au Congo n'a été possible qu'à partir du moment où un contrôle a pu être établi sur les marchandises entrant sur le territoire de TÊlat, c'est-à-dire depuis le 9 mai 1892, date à laquelle a commencé la perception des droits d'entrée. Les premiers tableaux statistiques publiés comprennent la période du 9 mai au 30 juin 189S, et le 3^ semestre 1892. Nous résumons ce dernier ci-dessous :
P\YS DB PROYBNANCB
COUMBRCB SPÉCIAL (1)
PRODUITS PRINCIPAUX COMPRIS DANS LBS YALBURS CI-CONTRB
Belgique
Angleterre
Allemagne ......
Pays-Bas