‹ Le Congrès des comptables français: Questions actuelles de comptabilité et dChapitre 33 sur 88 · MARCHANDISES · texte numérisé non relu

MARCHANDISES

Reçu en échange:

100 châles écossais à 12 /V 1.200 »

PAPEUN ET C%

Différence à leur débit 200 » 1.^*00 »

QUESTIONS ACTUELLES DE G0HPT4BIUTÉ. 113

« Cette manière de passer les écritures est très vicieuse* Une « comptabilité ainsi, établie serait curieuse à voir; elle mettrait « dans llmpossibilité de remettre des extraits, car le Grand-Livre « ne contiendrait que des comptes imparfaits, des reports escamotés « ou des opérations tronquées.

« A propos du compte Papelin et G«, M. Vannier nous dit qu'il « ny a aucun inconv entent à opérer une soustraction au compte « de Papelin et C^^ pourvu que Von mette au Grand- Livre : Lif- « férence sur un échange. Erreur! Le compte de Papeli» et 0\ « qui devrait être débité de 1,4(K) fr. et crédité de 1,200, n'est, par « le fait de la soustraction, débité que de 200 fr. seulement, et « rien ne figure à son crédit. 11 suit de là qu'on aurait vendu à « Papelin et G" pour 200 fr. de marchandises, tandis qu'on leur en « a rendu pour 1,400 fr., et qu'ils nous ont fait une facture de « 1,200 fr. Le compte de Papelin et G*® n'indique donc nullement « les opérations qui se sont faites.

« En bonne théorie cette opération nécessite deux articles, « savoir :

PAPELIN ET G' à MARCHANDISES, ~

Notre rendu, 100 châles tartan à 14 fr. . . 1.400 »

MARCHANDISES à PAPELIN ET C'% Leur facture 1.200 »

« Nota, — On distingue deux sortes de rendus : les lleii^as « ordinaires et les Heoilns spèolaux. Les premiers se font « avant l'enregistrement des factures, et on ne porte alors que le « reliquat au créi^ît du vendeur ; les seconds se font après coup, « c'est-à-dire après que les factures sont passées ; dans ce cas, ils « donnent toujours lieu à un arfîcle spécial, à moins qu'on n'ouvre « un compte de rendus et qu'on n'en fasse écritures sur un registre « ad hoc.

« Nous inscri\^ns alors les Rendus que nous font nos client's " sur un livre spécial intitulé : Headas de» ellents, contenant « autant de colonnes que nous avons de divisions du compte Mar- « chandises, et sur lequel nous portons les rendus à mesure qu'ils « arrivent. On crédite les clients en même temps qu'on enregistre « les Rendus. Le folio du compte courant reporté au livre des « [Vendus indique que le crédit est donné. A la fin du mois, on « débite le compte de Rendus, et on le crédite pour solde parle

Ii4 LE CONGRÈS DES COMPTABLES.

« débit de Marchandises ou de ses divisions. C'est ainsi qu'on fait « dans la majeure partie des maisons, et c'est ce que l'on devrait « enseigner.

MAIN COURANTE ■ 49 janvier 18. .

Reçu en compte de Suret^ à Paris, et remis en compte à Doumel, à Melun,

n° 616, Melun, 2i janvier 2.000 »

JOURNAL

^^ , 19 Id,

DOUHEL, DE HELUN, 4 SURET, DE PARIS,

Remis au premier V effet ci-dessous que j'ai reçu du dernier:

ri'' %i^,Melun, M janvier 2.000 »

« Remis au premier V effet ci-dessus que j'ai reçu du dernier « est mauvais ; le titre suffit. M. Vannier dit :

« Comme le compte Effets à Recevoir se trouve débiteur et « créditeur d'une même valeur^ nous supprimons ce comjde^ et « il ne nous reste que Douinel pour compte débiteur et Suret i< pour compte créditeur.,.

<c La suppression que fait ici M. Vannier n'est pas usitée ; le « travail pratique et la bonne administratioQ d'une maison s'y « opposent formellement.

« Cet article renferme donc deux opérations bien distinctes, « qu'il faudrait passer séparément de la manièie suivante :

EFFETS A REGEVOm 4 SURET, DE PARIS,

Sa remise manuelle, n*» 616, Melun, 31 janvier. . , 2.000 »

DOUMEL, DE MELUN, à EFFETS A RECEVOIR

Par notre lettre de ce jour, n*» 616) Melun, fin courant â.OOO »'

« Aucun effet ne doit être soustrait au compte ElTets à « Keeevoir. Suret, de Paris, ne pouvait être crédité que par « Effets à Recevoir. La même observation s'applique en sens « inverse à Doumel, de Meiun.

« L'absence d'un effet au compte Effets à Recevoir a de graves « inconvénients dans la pratique ; elle brise les contrôles et « empêche ce compte de représenter, à son débit, tous les effets •« qui sont entrés dans une maison, et à son crédit, tous oeux qui « en sont sortis. »

JOURNAL

MARCHANDISES à EFFETS A PATER,

Acheté de Noirot fils^ à Rouen, 22,285» de rouenneries, à fr. 75 c. . . . 16.713 75

Accepté en règlement, *

n^2, s/ traite, i^ février 16.713 75

« L'article Marchandises à Effets à Payer est mauvais. « Celte écriture spéciale briserait les contrôles et ne laisserait « aucune trace des opérations traitées avec Noirot fils.

« Voici comment il faudrait décomposer l'opération :

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