‹ Le Congrès des comptables français: Questions actuelles de comptabilité et dChapitre 61 sur 88 · A la bonne heure I · texte numérisé non relu

A la bonne heure I

î. Rien de YEvéntmtnt, le seul grand journal qui ait parlé du Congrès.

3. Peste I le beau résultat. MM. les méthodistes sont, comme Jenny Touvrière, « contents de peu », car enfin il n'y a pas loin d'un million de comptables en France.

254 ±E CONfiRÈS iDES .C01CPTAB]:»fi&.

Chambres syndicales ^, vous perraattxa néamnoifts de vous rendre compte des efforts et des recher^h^ auxquels le .ÇotnUé s'est livré pendant plus d'une ann^e.

:Le Gomilé, daDs^aes études, ra.rcyeké Ja méthode eu. partie simple ancienne, telle qu'elle a été généralement pratiquée jusqu'à présent, comme ne donnant aucun .contrôle. aôdeux dee écritures, jji les renaeignements nécessaires à une bonne-gestion.

Le Comité a reconnu que la méthode en parties doubles est bien supérieure à la partie simple, en raison du ^principe antithétique qui en est la baee; «ans rien préjuger .cependant de ce qui pourrait se présenter ultériauFement.

Passant à l'étude du Jaurnal-Graad-Livre, ie Comité ne Ta considéré que comme une variante de la partie double^, d'une médiocre utilhé, mais qui peut recevoir néanmoins de notables améliorations en modifiant et -en réduisant l'emploi de ses .nombreuses colonnes.

•Le Comité «'est )p?éoocupé<en8uite de J a question légale, afin.de mettre autant que possible, en rsrppori direct, notre science professionnelle avec la loi qui la régit, loi presque entièrement tombée en désuétude, depuis longtemps, ainsi que :1e Comité a dû le reconnaître.

Les prescriptions. de l'article 8 du Code de «Commerce ont fixé particulièrement >no1ffe attention, et nous avons reconnu qu'aujourd'hui le JoHunnài, en raison du développement des affaires et de leur exécution rapide, ne pourrait généralement plus répondre au texte rigoureux de la loi, à moins de grouper et de centraliser les écrituroB pour les reporter avec facilité. au Grand-livre.

Le Comiité semble désirer la réforme de £et article dans un sens plus darge, non point qu'elle lui paraisse absolument nécessaire, mais pour dégager seulementiesespritstimoojésrqui se croient tenus d'en respecter, à la lettre, les prescriptions rigoureuses, au détriment, bien souvent, de la bonne marche deieurs affaires.

En ce qui conceene les formalités de la eote, du paraphe et du visa, les avis sont jusqu'à présent très partagés ; Jiéanmoins la ten^ danoe assez remarquée de la majorité du Comité j)arait être pour leur suppression radicale.

La discussion générale étant terminée, et M. Gagey étant appelé à la présidence, la direction impartiale et nouvelle des travaux,

1. Toujours rien deTEhênement, iqui a ^owtïAjxi eaauiCté mn g t-aing artioles auCongrèt dei Compiableê. Il est vrai que Tauteur de .ees articles combattait runificatiou théorique poursuivie par le Comité.

QUESTKHfS ACTUBLLE6 DE GOKFfTABILITÉ . 2a5

déjà introduite par soDprédécesseor S H. iBarbier, prit un nouvel essor, grâee à une activité infatigable et mue conôance sans bornes dans le résultat de d'œuvre- entreprise.

.Piuaieurs.membr.es revinrent JprendrG^liari aux travaux., et les diseussions, bien rcoordonnées, permirent <d'aborder et de discuter les principales questions qui divisent eneoie.ies comptables.

Un quesiionnaire, arrêté précédemment at contenant 8 de .ces questions, fut adressé à tous' les membres du Comité. Plusieurs réponses nous «ont déjà parvenues ; elles seront reproduites successivement dans le résumé des ira vaux en cours de publication,; mais le comité ne s'est point prononcé sur Topinion des auteurs.

Le nombre des ouvrages soumis à l'examen devenant, de mois en mois, plus considérable, le Comité s'est trouvé dans la nécessité de se fractionner en commissions pour activer les travaux d'étude.

En conséquence, 5 commissions, composées de 7 à 12 membres chacune, furent nommées, et les oiivrajges reçus leur furent distribués.

Ces ouvrages sont au nombre de 27, dont 8 manuscrits. Ils contiennent tous des particularités intéressantes, utiles à connaître pour les comptables; mais la plupart d'entre eux ne peuvent répondre qu'aux besoins d'un nombre assez restreint de commerces et d'indnsJtries. — Aucun n'a paru réunir jusqu'ici les éléments qui devaient résoudre le problème de l'Unificattion, pas même celui qu'avait annoncé le conférencier du 24 avril, msllgré les conceptions originales et intéressantes qu'il contient 2.

'Reconnaissant cependant que plusieurs d'entre eux, notamment ceux de MM. Guilbaut, Pigier, Poitrat, Wargnies-Hulot, Beauchery, Coureelle-Seneuil, etc., etc., sont dignes d'une étude nouvelle et plus généralisée, le Comité est convaincu qu'en y jdignarit les progrès récents — mis en lumière dans ses propres discussions — il serait possible d-avancer^la ablution «du problème qui nous occupe , ^surtout si l'enseignement des écdles ^venait à s'améliorer dans le sens des vœux que nous exprimons plus loin. Ghaquecommission a fait un rapport sur les ouvrages qu'elle a été chargée d'-examiner. Ces rapports seront égaleiBfBritqpabliés.

Parmi les questions posées par la Commission' dm^efitiannaivef cettk'dfi lapdèise jiBstiâcalivelui a panula ipiusdmpoxtante; aussi,

"i. D'où Ton conclut qxui la direction du premier présideni du Comité, M. Beauchery, n^était pas impartiale; — nous a« le faisons pas dire au rapporteur.

% -Ainsi, lefGomi^,— - de-son aveu,— n'a cherthéque dan* des méthodes théonques la solution d'un probièm« pratique. ÉUsauge àbeBration I

malgré sa réserve habituelle dans les votes, le Comité n'a pas hésité à déclarer, à la presque unanimité, que la pièce justificative était un élément indispensable de la comptabilité.

Les questions de l'Inventaire et du Bilan ont été ensuite entamées, et il a paru ressortir de la discussion que la détermination claire et précise de V Actif et du Passif n'est en général, dans la pratique, pas assez nettement exposée. Le Comité a pensé qu'il serait utile de faire sanctionner ces principes de clarté et de précision, par une modification et une extension de la loi qui rendrait obligatoire renonciation réelle du capital dans le Bilan.

Quant à la preuve à faire en justice, le Comité estime également que la pièce justificative doit remplir un très grand rôle, attendu que la vérité rencontre souvent de nombreuses et insurmontables difficultés pour se faire jour, en raison des dispositions des art. 13 à 17 du Code de commerce qui réglementent et restreignent même les cas dans lesquels la représentation et la communication des livres de commerce peuvent être exigées.

Le Comité parait d'avis, à ce sujet, de provoquer la réforme complète de la loi, en vue surtout d'ordonner, non seulement la représentation et la communication de^ pièces justificatives, mais encore celle des livres, toutes les fois que la mesure est nécessaire, sous la garantie de droit.

Le Comité appelle donc tout particulièrement votre attention sur ce point important.

Vous aurez, en outre, à examiner, Messieurs, par les éléments de la discussion qui vont se développer devant nous, si les principes généraux qui servent de base à la comptabilité peuvent être acceptés universellement, et s'il y a lieu de les codifier pour leur donner une sanction dans les lois du pays.

Vous remarquerez. Messieurs, que le Comité a abordé, tour à tour, toutes les questions de principes, de légalité et d'application sans rien préjuger de vos décisions ; c'est ce qui l'a déterminé à circonscrire et à vous présenter les travaux du Congrès dans le cadre sommaire du programme que nous avons joint à notre circulaire de convocation.

Le Comité a reconnu que l'enseignement de la comptabilité dans les écoles était généralement défectueux, et qu'il avait besoin d'être entièrement transformé et. complété par une instruction économique, administrative et juridique, de nature à former de bonne heure le caractère et le jugement de la jeunesse, et à développer en elle les aptitudes et les connaissances qui n'ont pu, jus-

qu'à ce jour, ^'acquérir que par une expérience longue et souvent trop tardive.

Cet enseignement, ainsi modifié, est aujourd'hui d'une nécessité absolue pour répondre au mouvement général des affaires et surtout dans l'intérêt du pays. Mais, pour porter ses fruits, il doit avoir l'assentiment de ceux qui ont acquis les connaissances et Texpérience nécessaires pour en déterminer les règles et fixer les principes.

Le Comité croit qu'en comptabilité — comme en toute science, les principes fondamentaux sont immuables, et qu'il est nécessaire de les déterminer pour diriger Tenseignenient. Il croit, en outre, que ces principes appliqués rigoureusement doivent conduire — dans un temps donné, — à un système unique ^ dont les applications variées pourront s'adapter à tous les genres d'affaires.

Cet enseignement éliminerait alors la multiplicité des méthodes qui jettent souvent dans l'indécision l'esprit du professeur, et même £elui du comptable expérimenté quand il s'agit d'introduire un changement important dans une administration.

D'autre part, les commerçants auraient l'inappréciable avantage de conserver leur organisation administrative, quel que soit le changement du personnel.

C'est, nous le répétons, en raison de toutes ces considérations, que le Comité a tracé le programme que nous vous avons soumis, et sur lequel nous appelons la discussion.

En terminant notre Rapport, nous devons, au nom du Comité, remercier MM. les Représentants des Chambres syndicales de laccueil bienveillant et sympathique fait à nos efforts et à nos travaux. Nous devons aussi remercier tout particulièrement Thonorable M. Havard, dont le concours puissant et dévoué n'a cessé d'accompagner nos travaux avec une sollicitude vraiment paternelle. — Et il faut ajouter aussi que c'est au concours gracieux de M^ Nicole que nous devons de nous réunir ici depuis le commencement de nos travaux.

11 appartient au Congrès, maintenant, de se prononcer sur les questions qui vont se discuter devant lui, et de discuter ensuite s'il

1. Mais il est tout trouvé, ce système unique! C*est la partie double. Vous n*en trouverez pas, vous n'en pourrez pas trouver d'autre. Ce que vous avez à rechercher, pour les vulgariser ensuite, ce sont les meilleures applications pratiques de ce système, eu égard à chaque genre d'entreprise. Si les organisateurs du Congrès avaient adopté ce programme sensé et pratique, il e^t fort probable que les comptables de profession seraient venus à eux.

258 LE COlîORtS Ï)ËS COMPTABLES.

y a îieti d^ pontsolvre Tétude de celles qui ne seront pas résolues*.

Le Rapporteur * Cyhole Lamy.

M. ÛktitY donne lecture du règlement suivant, applicable % la tnarche des travaux du Congrès :

CONGRÈS DBS GOMPTASLES

• BÈaLEÎÏENt StAttJTAîtlE

AM^OM PlKinHiHL% «^ LVmt^Miare du Gongcès est fixé* «a 1;^ tléceiiiiwt Vi&(^^ 4 4««& iMares |p<^ébi«es^ <Sa d^tée sera de ciaq jours*

ART. ^. — Les travaux 4u Congrès seront 4iiiHgés par le comiié d^int» tiatiTet i|ui prendra le titre de comité exécutti, iloat le l^ureau, él« lors de ia première réunio&> sera ainsi composé :

€ti ^éftidettl«»

Deux viee^-présidents>

Un secrétaire général, *■

Deux secrétaires adjoints.

Art. 3. — Le Congrès se compose de ;

io Mettbres £»ad«tQ«rs^ dent la cotisation est £xée ii 20 francs i

^ Membres adfaérentSj, dont la cotisation est fixée a 10 &*an<ss ;

3° Membi^es de renseignenaent et comptables, dont la cotisation est fixée à 5 francs.

Aiat^ 4L -^ ^Qkmp^ Uf&Êkht^ f^ëçdtt aii« «M4be d^lrinisftèNi parsoa&elle, ^i M d«dfiiwe le dmift de partic^^ aaa Uwvanx du Congrès et à «es votes^

Ji^T. ^ ^ Le pVQ^ciùmé du Congnàs et le présent r^leBent, dressés par le Comité d^initiative^ seront remis à cbaque-memlire*

Art. 6. — Xies ques^ons portées à Pordre du jour d'sprès le pro* gramme seront seules discutées,

A.Rt. ^, — Cfhaque proposition est fait^ par écrit, signée et remise an ptëslétett, qui ta commumquè à Rassemblée.

Art. 8. — Les travaux du Congrès sc^nt |rcft)lîés; il en sera remis uaeaen^aire A <?baean'de «es jftwferes.

Cette |yublicati(Ma contiendra ia liste des sasoMbresdii Congrès.

4. Ce rapport, dû à la plume intelligente de M. Lamy, contient toute la •WjfftfTffb^ôfe •v^ftës %a!tiffles qvth l^èTappott^r a pu y introftiitrô sans 'heurter de frotà %«ft i&Êfm 'ëftro'î'tigB et -les visées »pèrsami«H'es de mem1w«B infine^nts du -Gcrnh^, t^^sÉt aflre 'tfvSl •notts suggère l>oii nombre #fe Tëflexions «que nous pastfOffife stms^?l«Wïfr, s$[i?baïA'1yiwi ^pieleTapponerur étaittet* àfét^oft danstm (Tepcfle «èb '^If^fti'aiïtés i^agues ni*eiig«gesfiït à rien et devinées «niquement à fetpe aussi bonoe H^m-fe que possfWhÔevatft le Congrès et le public*

M. CSroizé. — >• Je désirerais savoir #i M. {(^auchery est inscrit comme membre fondateur. Je crois qu^il doit être nommé de droit ïnembre fondateur dtt Gaufrés.

M. Gagbt. — C'est mon plus cher désir, maU je fereA observer qi«£ M. Beauchery a donné sa démission comme membre du Comité, cependant il pourrait être nommé membre fondateur honoraire.

On procède au vote, et M. Beauchery e^^t nomii^é membre fondateur honoraire *.

M. LE Président d^honnbur. — Nous assisterons le plus souvent possible à vos séances. Néanmoins nous ne pourrons prendre une part active à Tos travaux. Je vous engage donc à nommer un bureau choisi entre vous, bureau qui vous apportera son concours et ses lumières. Je (Jpnne la parole à M. Oagey pour nous lire ie programme des travaux du Congrès

if. Oâ««t. «-^ HeMÎMirs, ^F«lei ie fr«gr«MKBe4fiM te€««ii|é 4%ki«li#e du Congrès sowttet A ygtre #p priMi«t ii<Hi i

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