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Et la religion, qui cherche à discerner et suivre le plan de Dieu, doit enseigner que ce but sera atteint seulement lorsque chaque homme possédera autant qu'il peut en user sagement pour se rendre meilleur lui-même et la société où il vit, autant, mais pas davantage. »
M. Small, professeur à l'université de Chicago, a traité la même question dans son travail sur YÉglise et les problèmes de la Cité. Il a déclaré que les Églises étaient grandement responsables des abus et misères de la classe ouvrière et il pense qu'au lieu de perdre leur temps à de stériles controverses, elles feraient mieux de se concerter pour faire les œuvres d'assistance et d'éducation, afin d'éviter les doubles emplois et les forces perdues *.
M. le professeur Peabody (de Harward) a, lui aussi, commencé par démontrer que le commerce, les affaires n'étaient pas mauvais en eux-mêmes, pas plus que la richesse, et que le vrai chrétien pouvait les sanctifier par Tusage qu'il en fait. Puis il a défini la position réelle du Christ par rapport à l'individualisme et au socialisme :
€ L'individualiste à outrance dit : Chacun pour soi ^. Le socialiste, par contre, dit : Tous sont responsables de la vie de chacun, c'est pourquoi il faut étendre les pouvoirs de rÉtat afin qu'il pourvoie au bonheur de chacun. »
€ Le Christ, a continué M. Peabody, nous transporte, par son programme, à la fois au delà du point de vue individualiste et du socialisme, car il enseigne que l'ordre véritable consiste à ce que chacun de nous prenne soin de tous, et considère sa vie, sa force, son argent, son travail comme un moyen d'avancer le bien public. Cette doctrine de la valeur infinie de l'individu, se consacrant à l'amélioration de la société, concilie le rêve du socialisme avec les revendications légitimes de l'individualisme. Le socialiste rêve d'une coopération obligatoire, imposée par un dictateur; le chrétien rêve d'une coopération qui sera volontaire, libre, personnelle; il fait de la société une armée bien disciplinée ; l'autre en fait