‹ Le Congrès des religions à Chicago en 1893 [microform]Chapitre 134 sur 195 · II. — CHINE · texte numérisé non relu

II. — CHINE

Le représentant de la Chine, l'honorable Pung-Kwang-Yu, fit à son tour entendre des paroles empreintes d'un esprit de charité et de bienveillance dans l'enceinte du Congrès, bien que ses compatriotes n'aient pas toujours été favorablement accueillis en Amérique.

€ Le grand sage de la Chine, a-t-il dit *, qui est honoré non seulement par les miUions d'habitants de notre pays, mais dans le monde entier, croyait que le devoir réside essentiellement dans la réciprocité des services, et je pense que le mot réciprocité prend une nouvelle signification et une nouvelle gloire dans les séances de ce Congrès mémorable. Je suis heureux que le grand empire chinois ait accepté l'invitation de ceux qui ont convoqué cette assemblée.... Les résultats les plus favorables découleront de notre réunion dans un esprit de bienveillance mutuelle. Chacun a, je présume, pu recevoir de son voisin quelque leçon de charité et de bonne volonté et pourra aussi découvrir ce qu'il y a d'excellent dans d'autres religions que la sienne. »

Dans son substantiel mémoire sur la doctrine de Confucius, l'honorable Pung-Kwang-Yu a développé la thèse que l'esprit du confucianisme est essentiellement un esprit de paix. Il en vient à ^e demander comment le christianisme, représenté par ses missionnaires et leurs néophytes , est peu en faveur en Chine, pour ne pas dire davantage. Tout le mal vient, d'après lui, de ce que les Chinois convertis oublient qu'en passant au christianisme ils n'en restent pas moins sujets chinois. Or, dans mainte occasion, les fêtes locales affectent la forme de processions ou de céré-

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