Barrows, I, p
2. Barrows, I, p. 14ô. — Comp. Stuart Mill, Essay on liberty.
rendent dans l'Inde pour faire des c invasions en masse » et en reviennent, après Tévanouissement de leurs rêves, pour passer le reste de leur vie à calomnier le pays qu'ils n'ont pas su conqirérir à leur foi, l'orateur raconte un épisode de la vie de l'empereur Akbar, le modèle des princes musulmans de l'Orient :
« Un navire rempli de pèlerins mahométans se rendait à la Mecque. En route, il fut pris par un vaisseau portugais. Parmi les objets constituant le butin, il y avait des exemplaires du Koran. Les Portugais suspendirent ces exemplaires du Koran au cou de chiens, qu'ils promenèrent dans les rues d'Ormuz. Or il arriva que ce même vaisseau portugais fut capturé à son tour par les flottes de l'Empereur, et l'on y trouva quelques exemplaires de la Bible. — Tout le monde connaît l'amour d' Akbar pour sa mère, qui était une zélée musulmane. Elle avait été douloureusement affectée de l'outrage fait au livre sacré des mahométans par les chrétiens et elle aurait voulu qu' Akbar traitât la Bible de la même façon. Mais ce grand homme lui répondit : c Mère, « ces ignorants ne connaissent pas le prix du Koran, et leur < manière de le traiter est le fruit de l'ignorance. Mais moi, « je connais à la fois la gloire du Koran et celle de la Bible € et je ne puis me dégrader en imitant leur manière « d'agir. »
Voilà une parole qui serait digne de figurer à côté des plus beaux discours de Napoléon I®' sur la tolérance.