‹ Le Congrès des religions à Chicago en 1893 [microform]Chapitre 30 sur 195 · BiuriAvs, 11, p. \'.\y · texte numérisé non relu

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l'homme. 71

renouvelleiTicnl de toutes choses, quand la création entière se remettra en mouvement, les âmes seront pourvues de nouveaux corps, pour goûter, dans la vie future, un bonheur ineffable. >

On voit combien cette psychologie diffère de celle des Hindous. La personne humaine ne finit point par s'absorber dans le sein d'un Dieu, plus ou moins confondu avec le monde : l'homme a une mission spéciale dans la création. S'il ne l'atteint pas ici-bas, il l'achèvera dans une autre vie, car il est immortel. Voici la forme poétique sous laquelle M. Jinandji Modhi * nous a exposé la croyance des parsis en la vie future :

« C'est à la question de l'immortalité de l'âme que l'Avesta et les écrits pehlvis postérieurs attachent une importance capitale, parce que ce dogme leur parait essentiel à la morale. Tout l'édifice de notre nature morale repose sur cette base. Le mazdéisme enseigne aussi la croyance au ciel et à l'enfer. Entre le ciel et ce monde à venir, il admet qu'il y a un pont appelé Chinwat. D'après nos livres sacrés, après la mort d'un homme, son âme erre pendant trois jours dans les régions terrestres, sous la conduite de l'ange Srosh. Si le défunt est un homme pieux, ou s'il a mené une vie vertueuse, son âme prononce ces paroles : Heureux celui dont le bénéfice ne profite pas à lui seul, mais à autrui. Si, par contre, le défunt est un méchant ou s'il a mené mauvaise vie, son âme fait entendre ces plaintes : Où irai' je? Dans quel pays trouver ai-je un asile?

« Les âmes des trépassés arrivent, au crépuscule de la troisième nuit, au pont de Chinwat, qui est gardé par l'ange Meher-Ddvei' ou Meher le Juge. Ce dernier a deux assesseurs : les anges Rashné et Astâd. Le premier représente la justice, et le second la vérité. L'âme comparaît alors devant ces trois juges, pour rendre compte de ses actions. Meher-Dâver la pèse dans les plateaux d'une balance. Si les mauvaises l'emportent, ne fût-ce que d'un peu, on ne permet pas au trépassé de franchir le pont; mais on le pré-

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