MISSION DE M. LEHON
» habitants du grand-duché de Lnxemboui^ » n'a pas été moins surpris qu'affligé d'une n » imprudente, je dirai même si inconvenar n pour le fond que pour la forme. Le gouve » belge, en affectant un tel caractère de pr » au sujet du duché du Luxembourg, a toi » oublié que la question relative à ce pays n't » commun avec la question belge, qu'elli >> même entièrement distincte et séparée. Il » réfléchi qu'en la tranchant ainsi de sa se' » rite, il se mettait en opposition avec l'Europe » ou du moins avec toute la Confédération » nique. Enfin, il est inconcevable que le g( » ment belge n'ait pas compris qu'en repou » actes de la conférence de Londres aussi légi » et loriiqiie ses motifs pour le faire ne sont j: » justice évidente, il porte lui-même une grave » à l'autorité de ceux de ses actes qui lui son » favorables, et notamment de ceux qui ont w son indépendance. Au surplus, la proclama >' il s'agit ici n'est pas seulement un acte im » ut danffereux, elle est encore un véritable » d'égards envers la France, et certes, noi » lieu d'être étonnés qu'avant de prendre u » blable détermination, le gouvernement b( » pas cru devoir nous en prévenir et nous d » des avis qui ne lui ont jamais manqué. « savoir à Bruxelles combien l'appui de la F « nécessaire à la Belgique, et que cet appui » elle est redevable de son indépendance, ]
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tî conserver. Mais nous ne saurions continuer Dutenir les Belges qu'autant qu'ils ne se jettepas sans aucun motifdansdes voies susceptibles umpromettre la paix de l'Europe. Nous ne Ions faire la guerre qu'autant qu'elle sera juste lévitable. Or, je le répète, la proclamation du mt n'est propre qu'à attirer gratuitement à li ;ique les plus graves et les plus sérieuses comitions. C'est une sorte de défi porté à la Conféition germanique, ou pour mieux dire, à une ée de trois cent mille hommes ! Si les Belge: [ent aOroater de telles forces sans en avoîi )uvé aucune attaque, ils en sont bien libre! irément : mais alors ils ne doivent |compter qu( eux seuls pour soutenir la lutte... »
8, M. Casimir Périer communiqua à la Chamb» pûtes les vues qui dirigeraient la politique extédu nouveau cabinet. « Nous soutiendrons, » dit e principe de non-intervention en tout lien pai oie des négociations ; mais l'intérêt ou la dignitt a France pourraieut seuls nous faire prendn armes. Nous ne concédons à aucun peuple le t de nous faire combattre pour sa cause, et li 5 des Français n'appirtienl qu'à la France. Lei inets qui nous ont précédés ont repaussé Tinter tion armée en Belgique. Cette politique eût éb lôtre ; cet exemple, nous l'adoptons. En de telle stions, la France, n'en doutez pas, tiendra tou rs le langage qui sied à son nom. Jamais non nous défendrons d'ime vive sympathie pour le
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telle M. Surlet de Chokier lui aanouçait son ?nt à la r^flce. Cette réponse, conçue Jans es les plus bienveillants pour le régent, était s conforme au programme soutenu par le i cabinet. « Je vous ai déjà fait connaitre, » ouis-Philippe, « ma pensée sur la Belgique : st invariable, et Je prends à son sort l'intérêt is vif. Aussi, je forme des vœux pour qu'elle bre et heureuse, et surtout pour que la sagesse 1 gouveruement, en assurant sa prospérité, sa : et son indépendance, offre encore à l'Europe âge de paix et de concorde pour tous les es. Vous devez compter sur mon appui pour ■e qui pourra concourir à un but si salutaire, lis trouverez toujours en moi les dispositions js favorables pourmainlenir et accroître l'union ïureuse harmonie si nécessaires aux avEmtages [■oques des deux pays. »
oyé du i-égent n'avait pas perdu un moment écuter ses instructions eu défendant avec intelet fermeté les droits des Belges, « Il y a, » n substance M. le comte Sébastiani, « il y a moyens d'affermir un ordre politique nouveau : X ou la guerre. Nous avons étudié la situation, rêt et les vues de toutes les puissances ; nous I des raisons de penser que la paix peut être tenue, par l'effet même du sentiment que la e Europe a de la puissance de l'Europe nou- ; nous avons choisi la paix. Telle est la polidu nouveau ministère. Si les Hollandais
U HISSIOX DB M. LEHON
» Tienneot attaquer les Belges sur le ter
» Belgique proprement dit (le Luxemboi
» nous considérerons cette hostilité con
• d'intervention armée, attendu que la » reconnue indépendante. Si les Belges
• guerre à la Hollande, nous sommes < » laisser faire ; ils subiront seuls les ( » d'une mesure qu'ils auront prise mal{ » Mais quant ù l'entrée des troupes holla » le Luxemboui^, elle n'aurait pas, aux » France, le caractère de l'invasion d'ui » un autre peuple, parce que cette pro\ » été comprise dans la Belgique, telle q » sancesl'ont reconnue indépendante. Sou » la guerre entre les Hollandais et les Bel^ » lutte particulière, dont la France ne se i » En ce qui concerne la Confédération | » l'opinion actuelle du cabinet serait que » des États confédérés pourraient ent » Luxembourg pour y soutenir la cause <j » Guillaume sans violer le principe de n
(1) Cetie déclarulioD élait réilëréodans uoe Ictlre mare, par H. Siihastiani au général Bdliard. « Nous avo B dépendance de la Belgique de la maniérfi la plus fon en rccevunl son mioijlre... « Nous sommes décidèt ■ contre touB ceux qui voudraient l'allaquer; que poui » de plus ? Si le prince d'Orange veut, par la guerre ci n qu'au LrOne de Belgique, noua nous y opposerons. L n sira librement son souverain. Hais si le Congrès pre n la guerre, nous ne le suivrons pas dans une carrièrf » rait malgré nous. II faut qu'il sache bien qu'il sera f " de toute agression contre ses voisins... »
MISSION HE H. LEHOM 88
sais, d'après les ai^uments que vous nous ;, nous suspeadoDs toute résolution à cet isqu'à ce que vous ayez produit toutes vos !. EnGn, nous voyons de grandes difficultés ner l'attention des puissances sur la'convenrmistice, les choses ayant été poussées trop 3uis lors par les protocoles. » Le système de ins l'ordre des intérêts exclusifs de la France, dominer toute la politique du nouveau £ ministre belge combatt't ce système dans rait d'injuste et d'inhumain à l'égard de la
s'il tendait à l'abandonner, après qu'une " pacifique l'aurait poussée aux terribles s dii désespoir et de la guerre. Il le combattit s l'intérêt de la France dont l'étranger en cherait bientôt peut-être la frontière. Enfin, comment, après avoir arrêté le succès des 1 vue d'un armistice, on avait laissé les con- ! cet armistice à l'écart, pour enlacer un )p confiant dans les protocoles, trancher la lans lui et malgré lui, démembrer son terriibandonner ensuite, fatigué d'incei-titudes et sacrifices, aux horreurs de la guerre, contre i qui avait eu tout le temps et tous les 'augmenter ses forces.
que M. Lehon déployait toutes les resue l'on pouvait attendre de son éloquence et bileté pour justifier la Belgique et lui conci- 'otection efhcace d'une nation puissante, le belge était en pleine dissolution et le pays
6t VUES DO hinistèhb belge
devenait le théâtre de désordres qui I< d'une anarchie mortelle. Le 23, à cii matin, l'envoyé belge à Paris reçut un lui apportait deux dépêches, les dera par M. Van de Weyer. L'une, portant 1 avait pour but de justifier la fomeuse du régent : elle invitfùt M. Lehon à ren Ternement français des explications é.
acte si mal interprété. Il devait ex] Luxembourg était compris, par la Coi nombre des neuf provinces dont se Belgique; que le régent, lors de son insti juré de maintenir l'intégrité du territoire une garantie qu'il avait donnée aux 1 provinces dont la possession pourrait et la Belgique ; que si le gouverneme:
s'était pas élevé contre le projet d'invi menaçait le Luxembourg, il se serait i sition avec la volonté du Congrès, il aure son honneur et sa propre existence, dépêche, qui portait la date du 20, le afiisires étrangères exposait la situatiui la nécessité de fixer sans retard le se gique. Cette dépêche, que l'on pouva comme le testament politique du pre du régent, contenait en substance que, d< de la couronne par le duc de Nemours, It de la révolution belge avaient conçu espérances ; qu'ils ne cessaient de s'agit comme au dehors pour replacer la Be\\
VUES DU BflNIaTÈaE BELGE M
D des Nassau ; que le roi Guillaunie qui, à l'armistice, avait réuni une armée noméditait, croyait-on, de ressaisir pour lui une qu'il semblait naguère résigné à abandonner i ; que l'arrivée du prince d'Orange en alors que toutes les troupes du roi Guillient réunies sur les frontières belges, le nouvelle consistance au bruit d'une invalaine ; et que cette situation critique avait 1 régent à convoquer le Congrès national
I du mois. Tout portait à croire, suivant le les affaires étrangères, que l'immense majoîputés belges se prononcerait pour le mainlection du duc de Nemours si l'on avait la lue Louis- Philippe révoquerait son premier changement de détermination, ajoutait le s'appuierait aujourd'hui sur de puissants les nécessités politiques qui pourraient être par les autres puissances, dont tous les ident au maintien de la paix en Europe ; is le refus solennel et bien désintéressé du rançais et depuis la profession de foi du
II 13 mars, l'acceptation de la couronne ►ourrait, dans tous les cas, être attribuée à d'ambition de famille ou d'agrandissement >ire. « Nous accepterons, » disait enSn
de Weyer, « toutes les combinaisons que de courir la chance de retomber
domination de la maison de Nassau. Le î n'hésitera point, soit à élire le prince