M RÉSISTANCE DU CONGRES
Toutes ces mesures dénotaient Tétat des esprits. La résolution de défendre le Luxemboui^ était embrassée avec un véritable enthousiasme; chacun regardait cette défense comme tenant à Thonneur national et à la dignité du Congrès. Les fonds, les honmiés étaient votés par acclamation ; la garde civique attendait avec une vive impatience son appel sous les drapeaui ; des troupes régulières étaient dirigées vers le grandduché, où la population se disposait à une levée en masse.
Le ministère devait, par son langage et par ses actes, s'associer à l'élan national sous peine de livrer le pouvoir au parti démagogique. Et s'il avait été débordé par ce parti, la Belgique se serait épuisée dans les convulsions de l'anarchie jusqu'au moment fatal où elle eût été déchirée et démembrée par le fer des étrangers.
» et que ses babilants ne sont pas moins braves; ils onl ane entière » confiance dans le succès de leurs armes, et ils ne cachent pas ooo » plus qu'ils comptent pour beaucoup surTappui, non pas du gouverne- » ment français, mais de la nation qu'ils isolent, et qu'ils se représeo- » tout comme prête à accourir en armes en Belgique, au premier coup » do canon qui sera tiré... »