Du Bellay, Id
216 LE CONNÉTABLE DE BOURBOiN
25.000 hommes de pied ; malheureusement Bonnivet^ leur généralissime, n'était pas à la hauteur de sa charge. La prise peut-être trop heureuse de Fontarabie' et surtout la faveur du roi lui avaient valu une situation privilégiée ; son courage très réel ne suffisait pas à compenser son manque de connaissances militaires ; c'était avant tout un courtisan et cela n'était pas assez malgré les excellents capitaines qu'il avait sous ses ordres :. ,lean de Ghabannes, le maréchal de la Palice, Bayard,, de Lorges, Saint-Pol, Jean de Diesbach, Frederico dà Bozzolo et Kenzo da Ceri. Los troupes impériales étaient moins fortes ; leur principal chef, Prospéro Colonna,. les avait jusque-là toujours conduites à la victoire; il était vieux et ressentait déjà les atteintes de la maladie qui devait l'emporter trois mois plus tard ; il n'avait plus à côté de lui Davalos, marquis de Pescaire, homme remarquable dont l'ascendant sur ses soldats était infini et qui jamais encore n'avait été battu; Alarçon, Antonio de Leyva et Jean de Médicis le remplaçaient, tous trois intelligents et opiniâtres, plus dociles peutêtre que Pescaire qui aurait dû être avec eux et s'était retiré surtout pour ne pas commander en second "-. Soit défaut de prévoyance, soit manque de moyens, le général de Charles-Quint avait mal mis la Lombardie en état de défense. S'en rendant compte, il l'avait fait évacuer et s'était porté avec son artillerie et une dizaine de mille hommes sur les bords du Tessin-^; il pensait pouvoir en garder la rive gauche contre les Français qui n'avaient pas de pont pour aborder; mais la pluie n'étant pas tombée depuis deux mois, le lit du fleuve