‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 239 sur 366 · Id · texte numérisé non relu

Id

3. «Grand lieiir pour Charles de Lannoy, destre ainsi si arrivé à propos, et o;rand malheur aussy pour M. de Bourbon de ne s'y être trouvé et de n'avoir là faict un si bon service à son roy au lieu de l'autre, pour luy faire oublier ses fautes passées; dont c'est assçavoir si le roy eust voulu recepvoir de luy telle courtoisie encor qu'elle luy fust très nécessaire : aucuns disent qu ouy, aucuns non, pour avoir le cœur trop généreux et magnanime, que de se rendre obligé à son vassal rebelle et traistre : et qu'il se fust rendu plustost au moindre capitaine de l'armée ou à ces deux qui premiers, l'attaquèrent : toutesfois il eust été à craindre que M. de Bourbon jouant à la désespérade ne luy eust faict ou faict faire un mauvais party comme cela arrive souvant en telles occurances. Désespérant de son salut, puisque son roy en son adversité ne le vouloit recevoir en grâce, qu'eust-il doncque faict quand il eust esté en prospérité hors de là?» Brantôme, éd. déjà citée, p. 297.

4. Gregorio Leti, Vie de Charles F, trad. en français, Bruxelles, 1115, t. T, p. 242.

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