‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 94 sur 366 · Recherches de la France, éd. de 1123, Amsterdam, liv. VI · texte numérisé non relu

Recherches de la France, éd. de 1123, Amsterdam, liv. VI

120 LE CONNÉTABLE DE liOURBON

(( Elle estoit dame absolue en ses volontez desquelles, bonnes ou mauvaises, elle vouloit être creu... Elle estoit assistée de messire Antoine du Prat, chancelier de France... » On a été jusqu'à croire que le roi lui-même avait proposé sa mère au connétable. Gaillard l'écrit formellement ' : « On a cru longtemps, sur la foi d'une vieille tradition, que le roi lui-môme proposa sa mère au connétable, que celui-ci, oubliant le respect qu'il devait au roi, joignit à son refus des discours qui atteignaient l'honneur de cette princesse, et que le roi, indigné de son insolence, lui donna un souftlet. » C'est peu probable. En tous cas, il est certain que du Prat devait presque tout à la duchesse d'Angouléme et qu'il haïssait le connétable- « dont la fierté imprudente prodiguait le mépris au favori et au ministre '> ».

La guerre se trouvait ouvertement déclarée, etCharles pouvait être sûr qu'elle ne se terminerait pas à son avantage. Comme si, cependant, toute cette série de malheurs n'était pas encore assez puissante pour achever l'homme, celle qui le soutenait de ses conseils et de ses soins, la mère de sa femme, mourait à son tour, le 14 novembre 1522. — Il reste seul, toujours aussi fier, sans se plaindre.

Il y a vraiment là quelque chose de bien.

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