I. Amb. vén. Jbid
Le sié[i'c de Saint-Jcan-cf Angély. 79
donna bientôt le commandement an ducd'Épcrnon qui dut agir derrière le roi. En quittant Saint- Jean d'Angély, quand il y avait laissé Soubise, le duc de Rohan avait jeté dans la Rochelle mille hommes de pied, plus de cent gentilshommes et deux bateaux chargés de munitions de guerre et de bouche. Puis il passa dans la Basse-Guyenne, où il fit reconnaître Tautorité de La Force, et se rendit de Nérac â Montauban. La chute de toutes les places qui étaient tombées après Saint-Jean-d'Angély faisait prévoir au duc de La Force qu'il aurait bientôt suivant sa propre expression « toute Tarm.ée sur les bras. » Aussi, avec une prévoyance remarquable, mit-il la place de Montauban en état de défense. Il forma un régiment à dix compagnies, sous le commandement du comte d'Orval et organisa trente compagnies de bourgeois ; puis il passa dans le Bas-Languedoc afin d'y préparer un secours pour Montauban ^
Le siège de cette ville devait être la faute capitale de cette campagne pour Tarmée royale ; mais' les Protestants ne comptaient pas sur un succès, et ils songeaient à se tirer du mauvais pas où ils se trouvaient engagés. M. de La Force et le premier président du Parlement de Pau avaient été som-