‹ Le connétable de LuynesChapitre 44 sur 135 · Amb. vén. dép. n» go, 14 sept. 1G · texte numérisé non relu

Amb. vén. dép. n» go, 14 sept. 1G

Le siège de Montauban,

se défendre, mais qui finalement seront vaincus et ne prévaudront pas. »

Le contraire arrivait cependant. Le camp royal se trouvait dans la confusion après la mort du duc du Maine, et le roi fit un suprême appel à toute la noblesse du royaume pour finir le siège. Mais les huguenots, de leur côté, faisaient de nouvelles levées*; le duc de Bouillon, inspecteur général des départements de la fédération protestante, s'y employait activement. Les protestants commençaient à se soulever dans la Normandie, sous la conduite de M. de Montgommery,et cette province devenait le théâtre de troubles que le duc de Longueville fut chargé d'aller réprimer-. On enrôlait jusque dans Paris des soldats pour faire la guerre au roi, et Louis XIII était obligé de recourir aux réserves d'argent renfermées dans la capitale. Dix charrettes remplies d'or étaient envoyées au camp sous Tescorte de 5oo cavaliers^.

Les assiégés, malgré les apparences résolues de Louis XIII, purent regarder comme un symptôme de défaillance les dispositions que lare. ne régnante, qui s'était transportée à Toulouse, prenait pour un

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