PROPORTIONS PONDERALES. EQUIVALENTS. . POINT DE FUSION
Plomb. Étain.
26, 74, = Sn*-fPb + 194»
30,50 69,50 = Sn< + Pb + 189»
37, 63, =Sn3 + Pb +186»
47, 53, =Sn* + Pb + 196»
64, 36, =Sn+Pb + 244»
Point de fusion de l'étain = + 225° id. du plomb = + 335»
Les alliages de plomb et d'étain sont remarquables par leur grande combustibilité. V alliage des ferblantiers s'enflamme à là
i. Ds imprègnent (mordancent) les tissus avec nn sel solnble de plomb, pnisils les plongent dans nne dissolution de chromate de potasse. Les tissas se trouvent alors pénétrés de chromate de plomb.
Antimoine.
Etain.
chaleur rouge et continue à brûler tout seul. Le produit de cette combustion est ce que Ton appelle la potée cTétain.
Je terminerai en vous disant quelques mots sur deux applications du plomb, dont une très-ancienne, le plomb de chasse; l'autre, toute moderne et moins importante, le plombage du fer.
Lorsque une petite quantité de plomb liquide tombe d'une hauteur assez élevée pour se figer avant de toucher terre, on remarque qu'il prend. la figure d'une larme ; mais s'il contient une proportion convenable d'arsenic, il prend une forme parfaitement sphérique.
Voilà, Mesieurs, sur quoi est fondée la fabrication du plomb de chasse. Une des conditions indispensables de la réussite, c'est d'introduire dans le plomb une quantité convenable d'arsenic. Pour le plomb doux, très-malléable, 3 millièmes d'arsenic sont suffisants ; pour les plombs aigres ( antimonifères), on peut en mettre 8 millièmes. Lorsque la proportion d'arsenic est trop forte , les grains sont lenticulaires; lorsqu'elle est un peu faible, les grains prennent une forme piano-concave. La fabrication du plomb de chasse est très-simple : on fond dans une chaudière en fonte 2,000 à 2,500 kilogrammes de plomb, sous une couche de cendre ou de poussière de charbon ; la fusion accomplie, on nettoie la surface du bain et l'on y introduit, par petites portions, l'arsenic préalablement allié avec du plomb, ou bien encore sous forme d'orpiment (sulfure). On brasse et on enlève les crasses à mesure qu'elles se forment. Lorsque l'ouvrier juge le bain prêt, il verse le métal liquide dans les passoires chaudes (demi-sphères en tôle percées de trous parfaitement ronds), dont les parois intérieures sont enduites des dernières crasses blanches et poreuses qu'il a retirées du bain. Le métal, traversant la couche poreuse, se divise et franchit les trous sous forme de pluie. L'appareil doit se trouver audessus d'un bassin d'eau, à une hauteur qui sera d'autant plus élevée que le diamètre du plomb de chasse sera plus grand. Les grains les plus forts doivent tomber d'une hauteur d'environ 50 mètres. On utilise pour cela les vieilles tours ou les puits des mines. On crible ensuite les grains pour assortir leurs diamètres, et on les lisse en les faisant tourner, avec un peu de plombagine, dans des tonneaux traversés par un axe horizontal en fer.
L'expérience ayant fait connaître les inconvénients des couvertures en zinc et en plomb, on a eu l'idée de les remplacer par des couvertures en tôle plombée.
Le procédé pour plomberie fer est à peu près le même que celui qui sert pour rétamer ; cependant, au lieu de préserver de l'oxydation la surface du bain métallique, à l'aide d'une matière grasse, on la préserve avec du chlorure de zinc ou avec du sel ammoniac,
ou bien encore avec les deux sels à la fois. Cette différence tient à ce que les matières grasses se décomposent à la température nécessaire pour fondre le plomb. En général, le plomb qui sert à plomber le fer est allié à 40 ou 15 °/0d'étain, parce que d'ordinaire le fer que Ton soumet à cette opération a déjà été recouvert par d'autres métaux. Pour le fer zingué, par exemple, et même pour le fer-blanc, on se sert de plomb pur.