‹ Le.cons élémentaires de chimie (volume 2)Chapitre 2 sur 131 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

DEZODRY ET E. MÀUDELEiNE

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*.t,*-*-*v PRÉFACE

Ces leçons que j'offre à la jeunesse des écoles sont

très-élémentaires ; j'ai voulu en faire une introduction

aux traités généraux sur la science , dont elles ne sont

pour ainsi dire qu'un résumé. Il faut les considérer

. plutôt comme un programme détaillé, que comme un

> cours avec tous ses développements.

V Je crois que les jeunes gens qui se préparent au

^ baccalauréat es sciences y puiseront une instruction

r suffisante , et que ceux qui aspirent au grade de licencié

/v^y trouveront un guide pour consulter plus facilement

\ les grands ouvrages.

^ Si l'étude des lettres exige beaucoup de simplicité I dans les commencements , il n'en faut pas moins dans ^ l'étude des sciences naturelles, qui, s'adressanl au raisonnement et à l'observation plutôt qu'à l'imagination , ont certains côtés dont l'aridité pourrait rebuter de jeunes esprits. Dans ces commencements, l'art du professeur doit être de ne pas montrer toute la science, mais seulement les traits fondamentaux , les parties saillantes ; de tracer d'abord une esquisse dont il fera plus tard un tableau : c'est ce que j'ai voulu faire. Depuis douze ans que je professe la chimie, un fait m'a constamment frappé : c'est que les grands traités (quel que soit d'ailleurs leur mérite) , sont peu utiles aux

élèves; la multitude des faits qu'ils renferment, les grands développements donnés aux expositions , sont une nourriture trop forte pour l'intelligence de jeunes auditeurs qui ont presque tout à apprendre , et qui ne peuvent s'instruire fructueusement qu'autant qu'on les conduit pas à pas et par degrés.

Cet ouvrage est un livre intermédiaire entre les grands traités , et certains abrégés qui n'ont guère plus de valeur qu'une table des matières.

J'ai choisi la forme de leçons, afin de pouvoir prendre ce langage à demi familier, qui est une partie de la lucidité dans l'enseignement oral. Je n'ai pas pour cela exilé les formules , car elles sont la langue même de la science, le résumé de l'enseignement.

J. Malaguti.

LEÇONS

RLEMKNTAIRRS

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