‹ Le Conservatoire national de musique et de declamationChapitre 110 sur 473 · DÉCEMBRE 1 (S · texte numérisé non relu

DÉCEMBRE 1 (S

[Répertoire, etc. Arch. naf., Os* à&9, n° \hd, p. io'5.]

CGGXJ1. - L'INTENDANT DE LA l'ERTE ADRESSE AI COMTE DE PRADEL . DIRECTE! R GÉNÉRAL DE LA MAISON DL ROI. UN PLAN SOMMAIRE DE L'ORGANIS \TION ; G DECEMBRE l8lô.

En exécution de l'ordre que vous avez daigné me donner, j'ai l'honneur de mettre sous vos yeux le tableau fort surcint, et en forme de simple cadre, de l'organisation de X École royale de musique et de déclamation.

Cette école n'entraînera qu'une dépense annuelle de 38, i oo livres, et je n'ait nds que vos ordres, Monsieur le Goinle, pour comprendre cette faible somme, ainsi que le personnel de l'Ecole, dans le budget des Menus pour 1 8 1 0 .

Je m'occupe en ce moment, et en Conseil d'administration auquel j'ai appelé M. Choron, régisseur de l'Académie royale, du choix des professeurs, des détails relatifs à l'instruction, du nombre des élèves et des règlemens à établir; de I lie sorte, Monsieur le Comte, que dès que vous aurez sanctionné le principe, je serai à même de vous soumettre le travail complet de l'organisation définitive.

Cette école, l'un des beaux ornemens de votre Ministère, n'entraînera aucun frais d'administration; tout le travail de correspondance et de comptabilité se fera dans mes bureaux, et je dois vous déclarer, Monsieur le Comte, que c'est sur elle que je fonde mon espoir, pour régénérer la partie du chant, à l'Académie royale, et pour parvenir sous peu de temps à opérer, dans ce théâtre et dans les autres théâtres royaux, des améliorations et une réduction de dépenses subvention nelles, que des sujets de toutes les classes, formés chez le Roi, pourront rendre possibles.

Cette école est, à mes yeux. Monsieur le Comte, l'unique moyen de mettre un terme à l'affligeante médiocrité des théâtres et de soustraire l'autorité à des prétentions que les comédiens n'élèvent que parce qu'il n'y a point de sujets qui puissent, au besoin, remplir leurs emplois. Cet état de médiocrité et l'impuissance de l'autorité n'auront un terme que

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lorsque celle dernière aura acquis les moyens de préparer et de produire de nouveaux sujets dans les emplois dool le domaine est usurpé par tel ou tel acteur, < | « ■ i n'es! précieux el nécessaire que pince qui] est seul. De mûres réflexions .1 I expérience du passé m'ont appris. Monsieur le Garnie, que le si ul moyen de remédier à d'aussi graves inconvénients était de placer l'Ecole royale île musique el de déclamation dans la dépendance de l'autorité qui régit les théâtres royaux.

L'Intendant général de /' irgenterie, Venuê-Plaittr» et Affaire» de lu chambre <ln l'ui.

Délai iitri:.

| Arçli. nal. , "' 1 799. |

(.(.('.Mil. PUOJKT irORGAMSATIOX 1)1 PERSONNEL Et DES CLASSES DE L'ECOLE ROYALE DE CHANT ET DE DECLAMATION ;

I 'l DÉCEMBRE I 8 I 5.

| Répertoire. . .: U'* a/19, n' i53, p. 1 10. |

C(.C\I\. — ENVOJ U COMTE DK PRADKL 1)1 TABLEAU 1)1 PERSONNEL ENSEIGNANT BT DES TRAITEMENTS;

I 'i DÉCEMBRE I M I •).

Conformément à vos ordres, j'ai l'honneur de mettre sous vos veux le projel d'organisation du parsouuel el des classes de l'Ecole royale de chant ri de déclamation.

La dépense annuelle se renferme, Monsieur le Comte, dans les limites que vous lui a\ez assignées; et si les cadres du personnel ont subi quelques légers changements, ils ont élé le résultat des lumières jetées sur l'organisation dans la discussion que j'ai provoquée et à laquelle M. Choron, régisseur de l'Académie royale, a été appelé à prendre part.

Les noms du professeur de l'art du chant, du répétiteur femme de cette classe el de celui de la classe de solfège sont restés eu blanc : j'attends, pour remplir les deux premiers, la réponse de deux professeurs d'un talent émiuent el qui. j'ose l'espérer, Monsieur le Comle, donneront à l'enseignement du chant un degré de perfection qu'il n'a pas atleinl jusqu'à présent dans les écoles françaises.

Je vous supplie, Monsieur le Comte, de vouloir bien accorder votre attention immédiate au travail que j'ai l'honneur de vous transmettre, afin que, d'une part, je puisse m 'occuper immédiatement de l'organisation de l'école, qui sera ouverte dès le 1" janvier: et que, d'autre pari , je puisse clore et arrêter définilivomcnl la seconde partie du budget de Menus-Plaisirs pour 1816, que j'ai eu l'honneur de vous remettre. Monsieur le Comle, et que je vous prie de vouloir bien me renvoyer à cet effet. Je suis, etc.

Delaferté.

| \r< !i. nat., O3 1 799. |

CCCXV. LK MINISTRE DE L'INTERIEUR RENONCE V CONSERVER LE CONSERVATOIRE DANS SES ATTRIBI l!o\s

ET À SUBVENIR À SON EXTRETIEX; 22 DECEMBRE l8l5.

I M. le comle de Pradcl , directeur général de la maison du Ilot.

Monsiki r le Comte, au moment de régler le budget général du Ministère de l'intérieur, je me suis l'ait représente] lout ce qui a rapport aux articles de dépenses qui doivent le composer, et notamment ce qui concerne le Conservatoire de musique, établissement qui a succédé à l'ancienne École de chant el qui a été placée dans le local que l'Ecole occupail avant la Révolution, à l'hôtel des Menus-Plaisirs du Roi.

De grandes constructions y ont été faites, une salle d'exercices, une bibliothèque el des classes ont été disposées à grand frais, afin que rien ne manquât à celt •• institution vraiment intéressante, qui a été jusqu'à présent dans le-; attributions du Ministère de l'intérieur.

En i8i4 . l'Intendance des Menus-Plaisirs a été rétablie, elle est rentrée en possession de son hôtel, et le Ministère de l'intérieur s'est trouvé dans l'incertitude sur le parti à prendre à l'égard du Conservatoire.

On faisait observer qu'il était difficile de trouver un bâtiment plus heureusement disposé et plus convenable, mais le Ministère de la maison du Roi en exigeait la restitution, on ne pouvait aucunement admettre le projet d'en laisser la direction à M. l'Intendant des Menus, tandis (pie le Ministère de l'intérieur aurait continué à en supporter, au moins en partie, les dépenses. Cet établissement se serait trouvé dans la dépendance de deux ministères, ce que repoussent les principes de toute bonne administration.

On conçut alors l'idée d'avoir deux écoles, une dans les attributions du Ministère de l'intérieur, l'autre sous la main du surintendant des Menus, mais l'état des finances ne permet point aujourd'hui d'entretenir à la fois deux institutions ayant à peu près le même objet, et d'ailleurs le service de l'une nuirait à celui de l'autre, l'avis des artistes distingués, qui sont actuellement attachés au Conservatoire en qualité de professeurs, est que l'hôtel des Menus est le seul bâtiment convenable; ils n'ont pas dissimulé l'extrême répugnance qu'ils auraient à s'en éloigner. Ces messieurs se partageraient difficilement entre les deux Ecoles, et je sens qu'il vaut mieux dans tous les cas avoir une bonne institution que d'en avoir deux médiocres , et définitivement que n'en ayant qu'une , elle doit , dans l'état présent des choses , appartenir à la maison du Roi et être remise à la direction de M. le surintendant des Menus-Plaisirs. Quoique le service du Conservatoire soit susceptible d'un service plus étendu, il est certain que les sujets qu'il fournit sont plus particulièrement destinés aux grands lliéâlres de la capitale: M. le surintendant étant chargé de l'administration de ces établissements, c'est naturellement à lui qu'appartient le droit de présider à l'institution qui leur assure des élèves.

Des observations m'avaient été précédemment adressées en ce sens : elles ne m'avaient point frappé dans le principe, niais je m'y rends aujourd'hui, après les discussions qui ont eu lieu devant moi, et je vous annonce que les prenant pour base de mes résolutions , je considère le Conservatoire comme cessant de faire partie de mes attributions et connue ayant dû passer au Ministère de la maison du Roi par l'effet seul de la concession de la loi rendue sur la liste civile. Partant de ce point, je n'ai plus rien inscrit à cet égard dans mes propositions de budget; je remets entièrement cet objet ii M. le surintendant, le tervice devant être sous ses ordres et les frais être payés sur les fonds dont il dispose dès le i" janvier prochain : j'écris dans ce sens à M. le directeur.

Je prends ce parti d'autant plus volontiers, que je ne pourrais consacrer à cet établissement, en 1 8 1 6 , que des fonds excessivement modiques et tout à fait insuffisants, tandis que l'économie que procure cette mesure m'a donné les moyens d'appliquer des ressources à des institutions non moins intéressantes pour lesquelles j'éprouvais de l'embarras.

J'ai l'honneur d'être avec un sincère attachement, etc.

Le Ministre, secrétaire d'Etat de l'Intérieur: Vu blanc

f Arch. nal. , ():! 1799.]

CCCXVI. APPROBATION 01 PROJET D'ORGANISATION DE L'ECOLE ROYALE DE CHANT DE L'ACADEMIE ROYALE DE MUSIQUE;

•2 0 DÉCEMBRE l8l 5.

.1 M. De/aferté.

Je vous fais passer, Monsieur, l'état d'organisation de l'Ecole royale de chant et de déclamation de l'Académie royale de musique pour 1816, que vous avez soumis à mon approbation.

Ce plan ne recevra son exécution qu'à compter du î" janvier 1816. Vous voudrez bien me désigner le plutôt possible les personnes dont les noms sont restés en blanc sur l'étal que je vous envoie, à l'exception du professeur de l'art du chant: je destine cette place à M. Rerton. Recevez, etc.

Le Directeur général ayant le Portefeuille : Comte de Pradkl.

[Arch. nat., Os 1798.] (Voir pièce GCGX.)

CCCXMAlS. Ki OU ROYALE DE CHANT ET M DK('.L\MAT10\ . ( )n(.ANISATION l'Ol R l8l().

Miuinni.

TI11ITKVK1T.

l'erne ,,.- . Surveillant et hibliothéraire logé . . . i.5o<>'

1° Composition, roirrs <lr Y miner.

Méhal 1** n" année, harmonie, contrepoint 3,ooo

Chérubini.. . 3", 4' année, fiijjue, >lyle 3,ooo

2* Musique vocale.

SOLFÈGE

Dp Garaudé. (Masse des bomines

Halév y ltépéliteur

3* Piano.

Ladumer. . . Premier professeur

l*iccini a* professeur (snrvivancier). Accompagnement

M"" Michu. . Uépélileur pour les femmes

'\° Déclamation.

Viellard. . . . Classe des femmes.

X Répétiteur

ch tvr.

\ Art du chaaL Vocalisation.

Ganl Chant déclamé

\ Répétiteur des femmes . . .

1,000 aoo

s, 000 3,oo<> 1,300

Saint-Prix . . . Tragédie

Baptiste aine . Comédie

Martin Déclamation lyrique et chant

Frais généraux.

Le liii'iul. . . . Garçon de salle

Frais de bureau el de ehauflàge

Dépenses imprévues

ToTA

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