À L'ÉCOLE ROYALE DE MUSIQUE ET DE DECLAMATION
Les classes de piano, dont il n'existe que deux pour la hommes et deux pour les femmes, sont essentiellement destinées à former des accompagnateurs ; en conséquence , les place* d'élèves ne se donnent qu'au concours. Il y a 8 place» dans chaque classe de perfectionnement et iâ dans celles d'exécution.
Lorsque, par suite d'examens ou par retraites d'élèves, il y a des places vacantes, elles sont mises au concours et ce sont les aspirants qui exécutent le mieux : 1° une sonate ou concerto d'auteur classique: 2' une leçon de solfège: 3° une basse chiffrée, qui obtiennent leur nomination d'élève par le jury d'examen présidé par M. l'intendant général.
De pareilles mesures ont été prises afin de former les meilleurs accompagnateurs possibles pour l'Ecole royale et afin de ne pas faire renaître les abus qui s'étaient introduits au Conservatoire, où 10 ou la classes de piano ont en sinon pour objet du moins pour résultat de multiplier inutilement pour l'art les de Paris et pour le théâtre surtout. Ces
ARRÊTES SPKCIAI X.
mesures reeevranl leur exécution à l'égard de M"1' Levasseur qui concourra au premier examen 4e piano.
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CDLXX. OBSEIU \TIO\S M ClIKIIllilM SIR LK NOMRHK
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Je n'aurais pas besoin de vous (lire, car vous te savez d'avance
iiussi bien <|ii<' moi, que tes places à'tUtei dans les ciasses de piano, sont |i!ns recherchées que ne le sont celles des autres parties instrumentâtes de l'école.
Mais ce dont vous n'êtes pas encore instruit , c'est dn nombre des élèves que les (hisses de cet instrument renferment ; l'examen général des classe-;, que j'ai entrepris en entrant en fonction, m'a fourni la connaissance qu'il y a à l'école hi élèves de piano femmes, et 3a élèves hommes, qui, tous ensemble, forment un total de ^3 élèves : c'est effrayant !
Le piano a certainement son utilité, et doit dans renseignement d'une école de musique, tenir sa place, comme les autres instruments occupent la leur; mais l'abondance des individus qui s'y destinent, devient abusive et pernicieuse par se; résultats, car la multiplicité des pianistes qui sortent de l'École, tant bons, que médiocres, et se répandent dans la société pour se livrer à l'enseignement, devient désavantageuse non seulement à chacun d'eux, vu le mince profit qu'ils en recueillent, et qui serait plus considérable s'ils étaient moins nombreux, mais aussi aux professeurs qui leur ont donne ilu talent, la clientèle desquels diminue, parte qu'elle leur est enlevée en partie par ces mêmes elè\es empressés de gagner de l'argent.
Il est donc essentiel de remédier à ces inconvénients, et de soulager et de simplifier, en même temps, l'enseignement du trop plein dans les classes de cet instrument.
L'examen général dont j'ai fait mention ci-dessus n'a pu réduire qu'à 63 les élèves de piauo, de jS qu'ils étaient. Or comme cette réduction n'est pas encore connue, et elle ne le serait qu'après que Y. K. l'aurait approuvée, on pourrait, avant que de la promulguer, en faire une beaucoup plus considérable, en fixant pour toujours comme une disposition réglementaire, les élèves de piano à un nombre invariable; mais, afin que les professeurs et les élève- ne s'en prennent au directeur, il serait à désirer que la réforme ordonnée, le fût par vous, -Monseigneur, comme de votre propre mouvement, et comme si personne ne vous l'avait proposée.
Il faudrait donc réduire et fixer à î 6" ou à ao, tout au plus, le nombre des élèves femmes et borner à la même quantité les hommes, ce qui donnerait un total de 3o ou fin élèves de piano tout au plus.
On peut cependant ajouter, ainsi qu'on le pratique à l'égard des autres instruments, deux places de plus au nombre fixe
pour RH le les, e| deux a ajouter à celui de* hommes, pour
l il disposer en laveur des élèves des deux sexes qui viennent
à Paris, des départements pour si' perfectionner; et ces élèves.
appelés uiithti'iirs . ne reçoivent des leçons que dans le cas ou il y aurait des ('lèves en titre absents de la classe , jusqu'à présent on a abusé1 de ces places, en admettant trois ou quatre de ces auditeurs dans chaque classe, mais cet abus doit cesser. Y. E. pourra modifier, à sa volonté, In quantité d'élèves cidessus désignée; ce sera à elle également à décider si cette réforme sera prononcée sur-le-champ, avant que je ne m'occupe du nouveau classement, ouï aura lieu le plus lot possible, ou bien, pour n'effaroucher ni les professeurs ni les élèves, et leur donner le temps de se familiariser à l'idée de cette reforme , qu'en l'ordonnant de même dès à présent, son exécution soit irrévocablement ajournée au î" octobre prochain, époque à laquelle commencera la nouvelle année scolaire.
| Arcli. nat.. 0S 17-Ï5. 1
CDLXXI. vRRÈTE RÉjMISWT I.E MtMIIHE DES BLBVES
ET POIiT\>T CREATION 1VINE Cl.v.sSi: P1ÏKPAR \TOI RE ;
9() DÉCEMBRE t S V
Nois. aide de camp du lhà, chargé du Département des In aiix-;irls de la maison de Sa Majesté: d'après les nouvelles dispositions qui limitent l'enseignement du piano dans l'Ecole royale de musique à deux professeurs, l'un pour les élèves hommes et l'autre pour les femmes; comme il devient indispensable de réduire et de fixer aussi le nombre des élevés des deux sexes. nous avons arrête el arrêtons ce qui suit :
Ai'.ticlk 1". Les arrêtés du 3i mai 1822 et du 8 janvier i>S->'i. qui fixaient pour la classe spéciale de piano le nombre des élèves el des auditeurs à trente-six, savoir : quinze élèves et trois auditeurs pour les hommes et autant pour les femmes, sont rapportés.
Aut. '2. A compter du 1" janvier 1828, ce nombre d'élèvis dans ladite classe spéciale sera réduit à vingt-six pour chaque élève et il ne sera plus admis d'auditeurs.
Art. 3. Seront exceptés de ce nombre les élèves qui auront remporte les premiers prix: mais ils seront considérés en plus dans la classe où ils devront rester encore un an, après l'époque du concours, pour achever de se perfectionner.
Art. à. Aucun aspirant , non français , ne pourra , ni par grâce spéciale, ni par un motif quelconque, être admis à l'Ecole dans cette partie de l'enseignement.
Art. 5. L'arrêté du 98 mars 1826, qui a créé une classe préparatoire de piano pour les femmes, est maintenu dans ses dispositions, à l'exception de celle relative au nombre des élèves qui, au lieu de douze, sera réduit à huit.
Art. 6. Lne classe préparatoire pour les hommes est créée à l'Ecole royale; elle se compose également de huit élèves, et les dispositions de l'arrêté du 28 mars 1826 lui seront applicables.
iCTES ORGANIQl ES.
Il est bien entendu que les professeurs île ces classes préparatoires, qui seront choisis parmi les élèves lauréats de l'École, ne recevront aucun traitement.
Art. 7. Le directeur est chargé de l'exécution du présent arrêté.
Vicomte db Lv Rochefoucauld.
CDLXXIJ.
Arch. nat., ()■ 1806.]