M COMMISSION DU BUDGET POUR L'EXERCICE 1097. PAR
3,700,000 francs; M. Georges Berger (n° a o/u . séance du 1 1 juil-
2° Portant ouverture, au même Ministre, sur 1 exercice 1882, , Q A\
d'un crédit extraordinaire de i,3i5,ooo francs pour la desti- " '
nation indiquée ci-dessus : La question du local mérite toute l'attention de la Chambre.
L'École nationale des beaux-arts, qu'il est naturel de prendre
\<;tes organiques.
comme lerme de comparaison, mais à laquelle votre commission ^e garde de reprocher son sort relativement pins heureux, a bénéficié d'un agrandissement et d'une restauration de ses locaux qui réclament néanmoins encore d'autres modifications. comme il a été dit à propos des chapitres 8 et g. Rien n'a été t'ait pour le Conservatoire; il a bien été question d'une reconstruction en 1881, et même un projet de loi fut déposé à cet effet par M. Jules Kerrv; mais la commission nommée pour 1 apporter ce projet n'avait abouti à rien en 1 883, si bien qu'un décret du Président de la République, portant retrait du susdit projet de loi, fut inséré au Journal officiel. Et par surcroit d'infortune, le Conservatoire n'a vu son budget s'augmenter que de '18,000 francs de 1870 à 1896, tandis que, dans le même laps de temps, le budget de l'École des beaux-aris passait de 190,800 francs à 397,760 francs, soit une augmentation de 906,960 francs.
L'affluence des élèves a rendu insuffisant un local qui se prêtait autrefois aux principales exigences de renseignement; aujourd'hui', les 75 classes qui existent indispensablement et les deux cours, qui sont donnés pour certaines classes d'élèves et pour le public, v étouffent et se superposent pour ainsi dire. Classes de piano, classe de trompette, classe de violon se renvoient les unes aux autres, à travers des cloisons trop minces, les accords de leurs instruments résonnant dans des sortes de cabinets, qu'on décore du nom de salles! si bien qu'une cacophonie générale règne en permanence dans une enceinte consacrée à l'Iiarmonie! Que de fois aussi des éclats de trombone viennent donner la réplique aux élèves des classes de déclamation, en même temps que les chanteurs subissent des accompagnements inattendus!
La bibliothèque, riche et bien tenue, et le musée si intéressant des instruments anciens ne peuvent plus classer leurs collections.
On a songé à acbeter, dans le faubourg Poissonnière, un immeuble attenant au Conservatoire; on pensait faussement pouvoir réaliser ainsi un certain agrandissement. On ne réussira à faire de notre Conservatoire un établissement modèle ou simplement un établissement convenable que par le moven d'une reconstruction de toutes pièces. On atteindrait le résultat désiré qui s'impose en supprimant la caserne de la Nouvelle- France , qui occupe un terrain de 9,000 mètres carrés dans la rue du Faubourg-Poissonnière. L'existence de celte caserne ne parait plus très indispensable; elle compromet la salubrité du quartier. C'est sur ce terrain que pourrait être construit le nouveau Conservatoire, avec les fonds qui proviendraient de la démolition de l'ancien et de l'aliénation de son emplacement.