‹ Le Conservatoire national de musique et de declamationChapitre 29 sur 473 · AU LIEU ET PLACE DE GOSSEC ; 11 SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

AU LIEU ET PLACE DE GOSSEC ; 11 SEPTEMBRE

Nous , professeurs de l'Ecole nationale de musique , chant et déclamation , le cit. Gossec nous ayant exposé que ses affaires ne lui permeltoient point de s'occuper du recouvrement de nos appointemens, ainsi que de toutes les autres dépenses de ladite École y relatives, nous avons chargé le cit. Pillot, notre commissaire et notre collègue, d'en faire désormais tous les mois le recouvrement, au lieu et place du cit. Gossec, en foi de quoi nous avons signé.

Fait à l'Ecole nationale de musique, chaut et déclamation, le 25 fructidor l'an h* de la République, etc.

Gobert, Dubois, Rraun, Langlé, Guichard, Méon, Nochez, Lasuze, Rigel, DoiNAdieu, Deshayes , Guénin, Gossec , directeur.

[Arch. oat., O2 65'.]

Les mandats pour le payement de ces dépenses étaient précédemment expédiés au nom du citoyen Gossec, mais ce citoyen ayant exposé que ses affaires ne lui permettaient plus de s'occuper de ce recouvrement , les professeurs de l'Ecole de chant ont autorisé, le 25 fructidor (an h), le cit. Pillot, leur commissaire, à se charger de cette partie. . . .

[Extrait du Rapport à la Commission executive de l'instruction publique; Arch. nat., F17 1291.] LXXXIX. ÉCOLE NATIONALE DE CHANT ET DE DÉCLAMATION, APPOINTEMENTS DU VENDÉMIAIRE A NIVOSE AN III.

(Etals certifiés par Gossec, conformes aux précédents. Vendémiaire : Appointements, 2,23yttio; supplément d'appointements, 2&itti2; dépenses diverses, 4o5tti4. Total, 2,884tti6; — Brumaire : Appointements, 2,23yttio; suppléments d'appointements, 245tt 2 ; dépenses diverses, io6tti5. Total, 2,679tt7; — Frimaire: Appointements, 2,237ttio; supplément d'appointements, 24 itti 2 ; dépenses diverses, 4o6tt 4, plus n4tt8; — Nivôse: Appointements fixes, 2,237ttio; supplément d'appointements, 24ifti2; dépenses diverses , 348tti4; total, 2,827tti6.

Dans l'énumération des dépenses, on lit cette mention : "Pour avoir réparé le rideau d'avant-scène de notre théâtre, y avoir effacé les armes de France pour y substituer une devise surmontée d'un bonnet de la liberté. . . 3o livres?).)

[Arch. nat., O2 65*. — Rapport au Ministre, n°5 78, i3a, 207 et 334. Arch. nat., F17 1291.]

XC. PÉTITION DES PROFESSEURS DE L'ÉCOLE QUI SOLLICITENT L'AUGMENTATION DE TRAITEMENT

ACCORDÉE AUX FONCTIONNAIRES PAR LA LOI DU h PLUVIOSE.

Aux Représentant du Peuple composant le Comité d'instruction publique de la Convention nationale.

Paris, 28 germinal an 3 de ta République française une et indivisible (17 avril 1795). Citoyens ,

Les professeurs de l'École nationale de musique , chant et déclamation vous adressent avec confiance leur réclamation , et se flattent que vous la trouverez fondée sur la justice.

Depuis douze ans ils sont employés à former des élèves à l'art dramatique et musical; leur École est la seule, en France, où les enl'ans fies deux sexes, nés avec des dispositions pour ces deux talens, puissent gratuitement recevoir des leçons. La tâche des professeurs a été d'autant plus pénible, que le nombre de leurs élèves s'est accru tous les ans et se trouve aujourd'hui plus que doublé. Mais le succès les a dédommagés de leurs travaux. Déjà plusieurs artistes sortis de leur établissement se sont fait connaître par une exécution brillante ou par des compositions distinguées. Tous les théâtres de cette grande commune et la pluspart de ceux de la République sont remplis des sujets qu'ils ont formés. Les

fêles nationales s'embellissent par les chants de leurs élèves, et il est peu de pièces patriotiques dans lesquelles ils ne soient admis pour en faire un <\e* principaux ornemens. Les appointemens des professeurs ont toujours été très modiques. Cependant en 1790 (v. s.), lorsque la guerre fut déclarée, ils ne balancèrent pas à faire à la patrie le sacriiice du quart de leur traitement. Depuis ce moment et surtout en voyant la prospérité des armes de la République, ils ont compté cette réduction volontaire parmi leurs plus douces jouissances. Mais la plupart d'entre eux sont âgés, pères de famille et peu fortunés. Le prix des choses nécessaires h la vie s'est accru avec une progression si effrayante , qu'ils se seraient vus réduits aux dernières privation si la Convention, par sa loi du k pluviôse, n'avait augmenté le traitement des fonctionnaires publics. Us ne pensent pas qu'aucun obstacle réel puisse s'opposer à ce qu'ils soient compris dans l'indemnité que cette loi bienfaisante accorde. S'il >e présentait quelque difficulté pour qu'elle leur lût applicable, ils espèrent que vous voudrez bien, d'accord avec le Comité des llnances, les applanir. Us fondent leur espoir à cet égard sur la bienveillance dont le Comité d'instruction publique leur a déjà donné des preuves, et sur la protection signalée que vous accordez aux arts et à ceux qui les cultivent. Ils ne croiront jamais que l'intention des représentans du peuple, en ajoutant aux appointemens des fonctionnaires publics, ait été d'excepter quelques artistes dont tous les moments de la vie ont été et sont encore utilement consacrés à la chose publique.

Les professeurs de l'Ecole nationale de musique, chant et déclamation :

\|É0N. GoRERT, GoSSEC, GlICHARD. DlBOIS. 1-ANGLh, PlLLOT. GrAMER (ils , GlKMV

[Arcli. nat. AF 11, 67, pièce u5.]

\C1. EXTRAIT DU REGISTRE DES ARRETES DD COMITÉ DE FINANCES DE LA CONVENTION NATIONALE (SECTION DE LA TRESO- RERIE) ACCORDANT AUX PROFESSEURS DE L'ÉCOLE DE CHANT LE QUART DE LEURS APPOINTEMENTS ABANDONNÉ EN 1 79O ET LES ADMETTANT \ PARTICIPER A L'AUGMENTATION DE TRAITEMENT PRÉVUE PAR LA LOI DU h PLUVIOSE ( 2 ~ MESSIDOR AN I1I-1 5 JUILLET 1795).

\ u la pétition des professeurs de l'Ecole nationale de musique tendant à obtenir une augmentation du traitement qui leur est continué par décret du q5 mai 1792 et dont ils avaient abandonné le quart à la nation pour les fiais de la guerre, le Comité des finances arrête qu'à compter du premier de ce mois, ces professeurs seront réintégrés dans la jouissance dudit quart de leur traitement et participeront en outre à l'indemnité décrétée le h pluviôse, moyennant ce l'arrêté du 9 de ce mois ne leur est pas applicable.

Pour extrait : Monnot, J.-F. Chanel, Thibaut, Dvzez.

[Rapport n° 1011. Arch. nat. , F17 1291.]

XCII. ÉCOLE NATIONALE DE CHANT ET DE DÉCLAMATION , APPOINTEMENTS; MOIS DE PLUVIOSE, VENTOSE, GERMINAL,

Page 1