LISTE G É N É RALE A L 1* H A H É T 1 U L E
Bordogni (Jeta-Mare), né à Bergame, i3 janv. 1789 (ai jiinv. 1 791), à (înz/.auiga , près Bergame, d'après une pièce au dossier). Prof, de chant, 22 mai 1819; (en congé illimité, 1" janvier 189a); rentré, 1" mars i83o; dbev. de la Lég. d'honneur, 18,39; retraité, 1" juillet i8.")(i. Décédé à Paris, 3 1 jnillci 1 856.
Bottée de Toihiox (Auguste), né à Paris, i5 mai 1797. Bibliothécaire, i83i; chev. de la Lég. d'honneur, 1 838. Décédé a Paris, a3 mars i85n.
Boulanger* (Frédéric), né à Dresde, juin 1777. Protdeoocalixaiion, avril 1 8 1 (j : démissionnaire, 5 mai 1820, à compter du 1" mai.
Boulanger* (Henri- Alexandre-Ernest), ne à Paris. 16 sept. 181 5. Chev. de la Lég. d'honneur, 1870. Prof, de chant, 1" oct. 1S71 (arr. du 12 sept.); 0. A., 1881: retraité, 1" oct. 189'!. Décédé à Paris, 1/1 avril 1900.
Bourdeau* (Eugène), né à Paris, là juin 1800. Prof, de basson, 1" oct. 1891 (arr. du 9 oct.); 0. A., 1896; 0. L,
Bourgeat ( FiTiiand-tiaspard ), né à Chàtillon-sur-Seine (Côted'Or), 26 janv. i8£l. Chef du secrétariat, 1" oct. 1896 (arr. du 21 avril); précédemment inspecteur des théâtres (Direction des Beaux- Wls), 20 ^c. 1 893. (.). A., 1 882; 0. L, 1 887.
Bourgault-Ducoudray* (Louis-Albert), né à Natales, 2 fév. i8io. Chargé du cours il'histoire générale dé la musique, 1"' oct. 1S78 (arr. du 7 oct. 1878), sans retenue; prof., 1" janvier 187g (arr. du ai déc. 1878); 0. A., i8yi; 0. L, 1882; chev. de la Lég. d'honneur, i3 juill. 1888.
Braun (Jean-Frédéric). .Maître de solfège à l'Ecole royale de chant, 1 79^ ; passé au Conservatoire en l'an m (1790), prof, de solfège, hommes (2e classe); réformé en l'an x (1802).
Brémond * (François), né à \imes. 1" nov. îKii. Prof. de cor, 1" mai 1891 (arr. du 21 a\ril); 0. A., 29 déc. 1 K88 ; O.I., 1898.
Bressant (Jean-Baptiste-Prosper), né à Chalon-sur-Saône (a 3), 2 'i oct. 181 5. Prof, de déclamation dramatique, 1" janv. 1867
(arr. du 8 janv.): absent du 1" oct. 1870 au 1" mars 1871 et du ici avril au 1" juillet 1871; démissionnaire, 1''' nov. 1877; prof, honoraire. Décédé à Nemours (Seine-et-Marne), 23 janv. 1886.
Brohan* (Joséphine-Félicité-Augustine), née à Paris. 3 déc. i82i. Prof, suppléant de déclamation dramatique (sans traitement), 2i fév. 1807; prof, de déclamation dramatique, ie' janv. 1 858 (arr. du 8 fév.); démissionnaire. 1" janv. 1867; prof, honoraire. Décédée à Paris, i5 fév. 1893.
Brun * (Pierre, dit Alfred), né à Séville, 18 avril i8(3i. Chargé de cours pour une période de cinq ans, d'une classe préparatoire de violon , à compter du 1" nov. 1896 (arr. du h nov.). 0. A., 1888; 0.1., 1898.
Buch (Antoine). Sergent à la musique de la garde nationale, 1793: au Conservatoire en l'an 111 (179Ô); prof, de 2e classe, cor, en l'an îv; réformé en l'an x (1802).
Bussine* (Bomain), né à Paris, '1 nov. i83o.Prof. de chant, 1" juin 1872 (arr. du 3o mai); 0. A., 1879: chev. de la Lég. d'honneur, 3 août 1898. Décédé à Paris, 21 oct. 1899.
Butignot* (Alphonse), né à Lyon, i5 aoùl 1780. Répétiteur île solfège , au \m ( 1 800); de Calel, harmonie , 18 vend. an m (1806); répétiteur de chant, 1806; prof, adjoint, 1" juillet 1807. Décédé à Lyon, 7Jam. 1816.
Caillot 1 Joseph ) , ne à Paris. 1 733. Acteur de l' Opéra-Comique; membre correspondant de l'Académie des Beaux-Arts, 18 fév. 1796. Prof, de 3e classe, t™ floréal an vu (20 avril 1799); réformé, 3o ventôse an vin (1800). Décédé, 1816.
Carafa (Michel-Henri-François-Louis-Vincent-Paul), né à Naples, 17 (ou 18) nov. 1787. Membre de l'Institut, 18 nov. 1 s •' 7 ; off. de ta Lég. d'honneur. Prof, de composition, 1" janv. i8io (arr. du 29 oct. 1839); retraité, 1" jan\ . 1870. Décédé à Paris, 27 juillet 1872.
Carbbait* (Marie- Amélie), née à Paris, îi avril 1809. Bépétiteur de solfège (femmes), mars 1829 à i83o.
Catel (Charles-Simon), né à Laigle,(io) juin 1773. École royale, (accompagnateur), 1"' janvier 1787: musique de la garde nationale. 1" janv. 1792, 1"' classe; prof, de solfège, an III ( 1 7 1 > 7i ) -. puis d'accompagnement (1798): d'harmonie, au rm; membre de l'Institut ( 1 8 1 5) et de la Légion d'honneur (i82i); îetraité, 1" janv. 1816. Décédé à Paris, 29 nov. t83o.
Catherine* (Alphonse), né à Paris, 16 nov. 1868. Répétiteur pour l'étude des rôles, accompagnateur (classe d'opéra), 1" mars 1897 (arr.du 27 fév.), pour une période de trois années; idem, cl. d'op.-com., 26 oct. 1900: (id.) 0. A., 1898.
Cerclier* (Jules-Henri-Louis), né à Paris. 27 mai 1823. Prof, agrégé de trompette, 1" fév. 18(19 (arr. du a3 janv.); prof, i"janv. 1882 (arr.du 20 déc 1881); O.A., 1 88 '1 : chev. de la Lég, d'honneur 1888; a cessé ses fouet ions (limite d'âge), 1 " oct. 1 89 '». Décédé à Saint-Germain-en-Laye, 1 ,r> juillet 1 897.
Chaft* (Louis-François Chattr/in, né à Bourg (Ain),3o sept. 1780. Prof de contrebasse, 1" déc. i83a (arr. du i5 nov.); retraité, 1" déc. 1 853. Décédé a Chartres, a déc. 1 856.
Chaine* (Eugène). néàCharleville, i"déc. 1819. Prof, agrégé de violon (classe préparatoire), à compter du 1" oct. 1875 (arr. du îi oct. 1S7Ô). Décédé à Paris, ->3 août 1882.
Chapuis* (Auguste-Paul-Jean-Baptiste), né à Dampierre-sur- Salon, 20 avril 1 858. Prof, i harmonie (femmes), 1" fév. 189/1 (arr- au l!x f^.), 0. A. 1895.
Chelard (André). Musique de la garde nationale (1" classe), 1793; Conservatoire, prof, de solfège (femmes) [a* classe], an m (179:")); prof, de clarinette, an vin (1800). Décédé, 37 floréal an x, (mai 180a ).
Chéné * (Sophie -Louise -Charlotte Muller), née à Paris. 3i juillet 1 867. Répétiteur d'étude de clavier, 1" oct. 1870 ; prof, agrégé de piano (classe préparatoire) [arr. du 26 fév. 1880], à compter du 1" mars. 0. A., 1889, 0. !.. 1898.
rm
PERSONNEL ADMINISTRATIF ET ENSEIGNANT
Chenié (Marie-Pierre), né à Paris, 8 juin 177-!- Contrebasse à l'orcheslre do l'Opéra, de 1790 au Ho juin i83o, à la Chapelle royale. Prof. de contrebasse, 1" janvier 1827 (arr. du 23 mai). Organiste de la Salpétrière. Décédé à Paris, 26 niai
Cherubini (Louis-Charles-Zénobie-Salvador-Marie), né à Florence, 8 sept. 1760. Musique de la garde nationale, 19 juin 179/1 ; inspecteur de l'enseignement au Conservatoire, 3 août 1795; en congé (à Vienne), de messidor an un à mars 1806. Membre de l'Institut, 30 mai 1 8 1 5 : off. de la Lég. d'honneur, i825; commandeur, 8 fév. 18/12. Prof, de composition, 1" avril 1816; directeur, 1" avril 1823 (arr. du 19 avril); retraité, 8 fév. 18/12. Décédé à Paris, i5 mars 18/13.
Chevallier (Jules-César), né à Celte, 10 juillet 1866. Répétiteur pour l'étude des râles (opéra comique), 1" mars 1897 (arr. du 37 fév.); démiss.,ocî. 1900. 0. A., 1889.
Chevillard* (Pierre -François -Alexandre), oé à Amers, i5 janv. 1811. Prof, de violoncelle, 1" janv. 18G0 (arr. du 1 1 nov. 1859); 0. A., 1877. Décédé à Paris, 30 déc. 1877.
Cbouquet (Adolphe-Gustave), né au Havre, iG avril 1819. Chev. de la Lég. d'honneur, 1870. Conservateur du musée et préposé à la bibliothèque, 1" oct. 1871 (arr. du 39 sept.); conservateur du musée d'instruments, i"juin 1873 (arr.du 23 mai); O. I., 1875. Décédé à Paris, 3o janv. 1886.
Clapisson* (Antoine-Louis), né à \aples, i5 sept. 1808. Membre de l'Institut, 36 août 18.V1. Conservateur du musée ; 1" janv. 1862 (arr. du 39 mars 1861); prof, d'harmonie, 1 "avril 1863 (arr.du 3 1 mars). Décédé à Paris, 19 mars 1 866.
Clavel * (Bénigne), née à Nantes, janv. 1808. Répétiteur de solfège, fév. 1836. Décédée, 8 avril i83o.
Clavel* (Joseph), né à Nantes, 30 déc. 1800. Répétiteur de violon (classe préparatoire), 1'' janv. 1822 (sans traitement); adjoint (avec traitement) 1" janv. 1824; réformé, ic' sept. 1 83 1 : prof, adjoint de violon, ic' janv. 1837 ; prof., ie' janv. 1839: admis à la retraite, icl oct. 18/16. Décédé à Sillé-le- Guillaume, 3i août 1802.
Cloutikr* (Anne-Elisabeth), née à Belfort, 17 avril 1818. Répétiteur de la classe prép. de harpe (femmes), 16 mai 1861 à i85o.
Coche* (Victor-Jean-Baptiste), né à Arras, 2/1 nov. 1806. Professeur de la classe préparatoire de jlûlc, 28 déc. i83i ; démissionnaire, 18/11. Décédé, Paris, i5 août 1881.
Coche* (Marie-Anna Mazelin), née à Paris, 10 mai 1811. Prof, adjoint de piano, 12 fév. 1829 (sans traitement); prof, agrégé, 1" juill. i85i. Décédée à Paris, 3o mars
Cohen* (Jules-Emile-David), né à Marseille, 2 nov. 1 835. Chargé d'une classe d'études au pensionnat, nov. i8.r>5 (sans traitement); prof, d'une classe d'études des rôles pour les pensionnaires, arr. 26 avril i86A(k2.); prof, de la classe, d'ensemble vocal et d'études au pensionnat, 28 oct. 1868 (id.); prof, de la classe d'ensemble vocal, ic' janv. 1872 (arr. 18 janv.); 0. A., 1876 ; ()., I.; chev. de la Lég. d'honneur, 7 août 1867; démissionnaire, 1" fév. 1892.
Cokken* (Jean- François-Barthélémy), né à Paris, 23 janv. 1801. Prof, de basson, 1" juin i852 (arr. du 25 mai); absent du 1" oct. 1870 au 1" mars 1871. Décédé à Paris, i3 fév. 187.').
Colet* (Hippolvte-Raymond), né à Nîmes, 5 nov. 1808. Prof. d'harmonie, 1" janv. 18/10 (arr. du 5 nov. 1839). Décédé à Paris, 21 avril 1 85 1 .
Colin* (Charles-Joseph), né à Cherbourg, 3 juin i832. Répétiteur d'une classe provisoire d harmonie et accomp., 27 avril i85/i (sans traitement); prof, de hautbois, 16 fév. 1868 (arr. du 19 fév.). 0. A. 1877; ('bev. de la Lég. d'honneur, 8 juill. 1881. Décédé à Paris, 26 juill. 1881.
Colombat (Marc-Emile-Oscar), de l'Isère, né à Paris, 16 fév. i83g. Chargé d'un cours d'orthophonie, 22 nov. 1871, puis 1" oct. 1872 (arr. du 8 oct.); O.A. Décédé à Vanves, U sept. ,89,.
Cornu ( Jacques-Marie), né à Wenneville (Suisse), 2 5 sept. 1 76/1. Enfant de chœur à la maîtrise d'Auxerre ; était comme serpentiste et hassonniste à Notre-Dame, en 1789, et comme 20 violon au Th. -Italien , ensuite à Fevdeau. Musique de la garde nationale ( 1 " classe), 21 nov. 1793; au Conservatoire en l'an m (179.5), prof, de 3e classe; réformé en l'an vm (1800). Trombone à l'Opéra de i8o5 à 1826.
Cossard (Pierre -Zenon), né à Paris, 22 mars 179/1. Répétiteur de déclamation, \" janv. 1818; prof, ad., 1819, puis suppléant; réformé, 101 janv. 1828. Décédé, Nice, 29 sept.
Cotta * (Eugénie-Laurence), née à Paris, 28 avril 1807. Répétiteur de solfège (femmes), 11 janv. 188/1. Décédée à Cherche!) (Algérie), 27 nov. 1886.
Couderc (Joseph-Antoine-Cbarles), né à Toulouse, 10 mars 1810. Prof, dopera- comique, Ie' oct. 1 865 (arr. du 1er sept.). Décédé à Paris, 16 avril 1875.
Crescentini (Girolamo), né près dTIrbino, 1769. Prof, honoraire de chant, 1810. Décédé à Naples, 18/16.
Crivelli, prof, de chant, 1816 (n'est pas entré en fonctions).
Croharé * (Louis-Joseph-Arnaud), né à Paris, 27 fév. 1820. Prof, adjoint de solfège, 2 avril 1 838 (sans traitement); accompagnateur du 1" avril 18/11 au icl déc. 1 865 ; démissionnaire; prof, agrégé d'étude du clavier (hommes), 1e' nov. i85i (arr. du 28 nov.) ; prof, de la classe détude des râles, 1er fév. 1875 (arr. du 6 fév.); retraité, 1" nov. 1878. 0. A. 1878. Décédé à Paris, 21 janv. 1 8g5.
Croisillks* (Adèle), née à Paris, 11 nov. i8i3. Répétiteur de solfège, 1822-1823 ; accompagnateur, î" sept. 1829; démissionnaire, 1" nov. 1 83 1 .
Cros (Antoine-Martin), né à la Grasse, 16 sep. 1765. Prof, de langue française et analyse dramatique, fév. 1817; retraité, 1e' juill. 1 8 3 1 . Décédé à Paris, 6 janv. 1866.
Gros fils (Henri), né à la Grasse (Aude). Répét. du pensionnat
pour la lecture à haute voix, ic' mai 1829; démiss., 1°' juill.
Cros* (Céleslin-Ernost-Saint-Ange), né à Castres, 11 sept.
1 855. Prof, de violoncelle, 1" nov. 1900 (arr. du 8 nov.).
Crosti* (Eugène-Charles-Antoine), né à Paris, 3 1 oct. 1 833.
Prof, de chant, i" nov. 1877 (arr. du 5 nov.). 0. A. 1881,
Cuignachk* (Georges- Gustave), né à Paris, 11 mars 1870. Répétiteur de solfège (instrumentistes-hommes), 1" nov. 1896 (arr. du 7 nov.). 0. A., 1898.
LISTE GÉNÉRALE ALPHABÉTIQUE
Damoreau* (M'"° Laure-Cinthie Montalant), née à Paris, 6 fév. 1801. Prof, de chant, 1" fév. i833 (arr. du 19 janv.); démissionnaire, h mars 1 835 ; rentrée, i5 janv. i83G (arr. du 7 janv.) ; retraitée, 1" avril 1806. Décédée à Paris, •><) fév. i863.
Dancla* (Jean-Charles), né à Bagnères, 19 déc. 1817. Prof, adjoint de la classe de violon de M. Guérin, (arr. du i3 fév. i855) [sans traitement]; prof, adjoint (avec traitement), 1" mars 1 807 (arr. du 1 1 mars); prof, de violon, 1" janv. 18G0 (arr, du 10 déc. 1 S5g). Chev. de la Lég. d'honneur, 7 août 1867; 0. A., 187G; 0. I., i88>. Retraité, [" oct. 189a.
Danhauser* ( Adolphe-Léopold) , né à Paris, 96 fév, i835. Répétiteur de solfège, avril 18GG (sans traitement); prof. agrégé, de solfège, 1"' déc. 1871 (arr. du 91 déc); prof., 1" janv. 1881 (arr. du 3o nov. 1880). 0. A., 1878; 0. L, 1889 ; chev. de la Lég. d'honneur, 1887. Décédé h Paris, 9 juin, t 896.
Dauprat* (Louis-François), né à Paris, 96 mai 1781. Prof, adjoint de cor, aô oct. 1809 (sans traitement); prof., 1er avril 1816; retraité, i5 nov. 1869. Décédé à Paris, 17 juill. 1868.
Dausscigne * (Joseph), né à Givet, 10 juin 1790. Répétiteur de solfège, 95 oct. i8o3 ; accompagnateur, 93 sept. 180& au 16 août i8o5; répétiteur d'harmonie , 97 oct. 1808 au 3o mars 1809. A Rome (Grand prix). Répétiteur d'accompagnement pratique , 19 janvier 181 3; prof, d'accompagnement pratique, 1" avril 1816 ; prof, d'harmonie et accompagnement (femmes), i895; a cessé ses fonctions, 91 mars 1837; démissionnaire du 1" avril. Directeur du Conservatoire de Liège. Décédé à Liège, 10 mars 1 87 5.
Dauverné (François-Georges-Auguste), né à Paris, 16 fév. 1799. Prof, de trompette, i°' juin 1 833 (arr. du 96 mai); chev. de la Lég. d'honneur, 1868 ; retraité, 1" janv. 1869. Décédé, k nov. 1876.
| Musique des escadrons des gardes du corps du roi, du 1" juillet 1 8 1 i au ai août l83o. Orchestre de l'Opéra du 1" janvier 1820 au 1" juillet i85i, retraité. Musique de la Chapelle royale du 1" janvier 1821 au 1" octobre l83o. date de sa suppression. Professeur au gymnase musical militaire, du 1" juillet 18'iQ au 1" mars l855, époque de sa suppression. Capitaine de musique de la garde nationale, du 1°' juillet 18/18 au 1" janvier 1802. Auteur d'un.' méthode de trompette.]
David (Félicien-César), né à Cadenot (Vaurluse), 3 avril 1810. Off. de la Lég. d'honneur, 1869 ; membre de l'Institut, i5 mai 1869. Bibliothécaire, 10 mars 1869. Décédé à Saint-Germain-en-Lave, 99 août 187G.
Dazincourt (Joseph-Jean-Baptiste Albouis, Ht), né à Marseille, il déc. 1 7^7- Prof, de déclamation, 1" avril 1807. Décédé à Paris, 98 mars 1809.
Decombes * (Emile), né à Nîmes, 8 août 1829. Répétiteur de solfège (hommes), déc. 1866 (sans traitement); prof. agrégé de piano (classe préparatoire), icl fév. 1875 (arr. du G fév.); a cessé ses fonctions (limite d'âge), 1" oct. 1899. O.A., 1899; O.I., 1899.
Delaborde (Eraïm-Miriam), né à Paris, 7 fév. 1839. Prof, de piano, 1"' janv. 1873 (arr. du 3i déc. 1879). Chev. de la Lég. d'honneur, i884 ; 0. A., 1887; O.L, 1893.
Delahaye* (LéonJulesJean-Alexandre Lepot). né à Tours, 21 nov. i8i4. Prof, d'accompagnement au piano, 1" niai 1891 (arr. du 91 avril). 0. A., 1881. Décédé au Vésinet, 1G juin i8gG.
Delaunay* (Louis-Arsène), né à Paris, 91 mars 1896. Prof, de déclamation dramatique, par arr. min. du ô nov. 1877. à compter du 1" nov. O.A., 1 880; 0. 1. , 1 890; ^ , h mai 1 883 : a cessé ses fonctions (limite d'âge), îSgG.
Delbousquet (Jules-Marius-Achille), né à Relizane (Oran), 19 juill. 18G9. Mi ni st. de l'Intérieur, 1e1 oct. 1893; commis princip. Conserv. , 11' oct. igoo (arr. du i5 sept.). 0. A. 1893.
Delcambre (Thomas-Joseph), né à Douai (Nord), 9/1 avril 17G3. A l'Opéra, 1791. Sergent à la musique de la garde nationale, 1" janv. 1793; au Conservatoire, prof, de 1™ classe (basson), en l'an III (3 août 1790) : retraité, 1" janv. 1835. Orcli. des th. de Monsieur, Feydeau, Chapelle, Opéra (1791 à 1818). Chev. de la Lég. d'honneur, îii-ih. Décédé à Paris, 6 janv. 1 8a8.
Delcambre (Pierre-François-Joseph), né à Douai, 1 3 janv. 17G0. A l'Opéra (hautbois), 1791 au 1" mai 181G. Musique de la garde nationale, 1793 (ac classe); et au Conservatoire en l'an m (1790); réformé en l'an vm (1800).
Deldevez* (Edme-Marie-Ernest), né à Paris. 3i mai 1817. Prof, de la classe d'orchestre , 1er oct. 1873 (arr. du i3 oct.); démissionnaire, 23 oct. 1 885 , à compter du iFrnov. 0. A., 1873, 0. L, 1878; chev. de la Lég. d'honneur, h août 1876. Décédé à Paris, 6 nov. 1897.
Delibes* (Clément-Philibert-Leo), né à Saint-Germain-du-
Val (Sarthe), 21 fév. i83G. Prof, de composition., 1" janv. 1881 (arr. du 10 déc. 1880). 0. L; chev.de la Lég. d'honneur, 1877 ; officier, 99 oct. 1889; membre de I Institut, 6 déc. 188/4. Décédé à Paris. 16 janv. 1891.
Delisse* (Pau! Lespagne), né à Longwy, 12 avril 1817. Prof, de trombone, 1" oct. 1871 (arr. du 20 oct.). 0. A., 1881. Décédé à Paris, 8 sept. 1888.
Delle-Sedie (Henri). Prof, de chant, 1" fév. 18G7 (arr. du là fév.); démissionnaire, ic' oct. 1871.
Delsart* (Jules-Jean-Baptiste), né à Jolimetz (Nord), 96 nov. î&klx. Prof, de violoncelle, 1" fév. 1 884 (arr. du 3o janv.). 0. A., 1877; 0. I., 1896; chev. de la Lég. d'honneur. 99 oct. 1889. Décédé à Paris, 3 juillet 1900.
Delsarte (M"'e) Voir Mllc Andrien (Rosine).
Delsuc*. Voir M"10 Maucorps.
Demay* (Catherine-Cecilia-Caroline-Emma, M"'0 Dufresne). née à Paris, 29 juill. 182a. Prof. adj. d'une classe prép. d'harmonie et d'accompagnement , 1" janv. i844 (sans traitement) ; prof. adj. de la classe prép. d'Àarmonie et accomp. (arr. du 20 juin i84u); accompagnateur d' opéra-comique, 1" janv. 186G (arr. du 9 janv.); prof, agrégé d'harmonie et accompagnement , \" juill. 1 8 5 1 (arr. du 9 août); retraitée. 1" nov. 1878. Décédée à Paris, 16 juin 189G.
PERSONNEL ADMINISTRATIF ET ENSEIGNANT
Denis (Jean-Baptiste-Ernest), né à Voisines (\onne), a5 avril 1 838. Commis surveillant, Ier janv. 1867 (arr. du 1 5 janv.).
Décédé à Paris, 4 oct. 180g.
Derivïs* (Prosper), né à Paris, 28 oct. 1808. Prof, adjoint de déclamation lyrique (arr. du 3o avril i83o); démissionnaire, 12 mars 1860. Décédé, Paris, 11 fév. 1880.
Deshayes (André-Jean-Jacques), né à Paris, 26 janv. 1777. Prof, de maintien théâtral , i3 mars 1817; réformé, 1er sept. 1 83 1 ; continue son service sans traitement. Décédé à Batignolles, 9 décembre i846.
Desjardins *(Léon-Charles-Édouard), né à Paris, 5 avril 18^17. ' Prof, agrégé d'une classe préparatoire de violon, 1" oct. 1890 (arr. du 29 oct.). 0. 1., 1892.
Despéramons * (Noël), né à Lugan (Haute-Garonne) le 26 déc. 1783. Répétit. de solfège et préparation au chant (an xn); prof, adjoint, 1" juill. 1807; en congé; rentré, i4 avril 1808: au pensionnat, 4 nov. 1811 à 1812.
Despréaux (Jean-Etienne), né à Paris, 3i août 1748. Prof, de maintien, 1" oct. 1807 à 1 8 1 5. Décédé à Paris, 26 mars
Dessirier (Hippolyte). Chargé d'un cours de solfège, a5 oct. 1872; répétit. de solfège; démissionnaire , sept. 1876. Décédé à Villemomble, 17 fév. 1878.
Desvignes (Pierre). Prof, de solfège hommes (2e classe), nov. 1795. Réformé en l'an vin (1800).
Devienne (François), né à Joinville (Haute-Marne), 3i janv. 1759. Basson à l'Opéra, 1779- Sergent à la musique de la garde nationale, 1793; prof, de flûte au Conservatoire (1™ classe) en i'an m (1795). Décédé à Charenton, 18 frucl. an xi (5 sept. i8o3).
Devrainne*, née Emilie Deshays-Meifred , i4 janv. i84o. Répétit. de solfège, 1" oct. i8(58 (sans traitement); prof, agrégé de solfège (arr. min. du 26 fév.), à compter du 1" mars 1880; démissionnaire, aà fév. 1897; 0. A., 1891.
D'Henneville (Jean-Bapliste-RogerFauchon), né à Amiens, 25 juillet 1 780. Chef du matériel, avril 1822 ; administrateur comptable, 1" janvier 18/12; retraité, ier avril 1849. Chev. de la Lég. d'honneur. Décédé à Paris, 18 mai i856.
Dherbès* (Augustin-Louis-Philibert, dit Saint-Aubin), né à Lyon (suivant les registres de t'Opéra), 1" sept. 1784. I ioloncelle à l'orchestre de l'Opéra, 1816; chef de chant adjoint. Prof, pour V étude des rôles, 1" janv. 1817; retraité. ier avril i84o. Décédé à Paris, 2 juin i846.
Diémer * (Joseph-Louis), né à Paris, i4 fév. i843. Prof, de piano (hommes), 1" oct. 1887 (arr. du 20 août). 0. A., 1889; chev. de la Lég. d'honneur, 29 oct. 1889; 0. L, 1896.
Dieppo( Antoine-Guillaume), né à Amesfort (Hollande), 2 8 nov. 1808. Prof.de trombone, ie'oct. 1 836 (arr.du 6 juin); retraité, 1" oct. 1871. Orchestre de l'Opéra, de 1 835 à 1867; de la Société des concerts, 5 nov. 1 838 à 1867; prof, au gymnase musical militaire, i5 ans. Décédé à Dijon, i5 fév. 1878.
Domnich (Henri), né à Wurzbourg, i3 mars 1767. Orchestre de l'Opéra, 1787-1791. Musique de la garde nationale ( ie' classe), 21 nov. 1793; au Conservatoire, en l'an ni (1795); prof, de 2e classe; démissionnaire, 5 mars 1817. Auteur de concertos, études, méthode, etc.
Donne* (Louise), née à Paris, 17 avril i84g. Répétiteur d'une classe de solfège, arr. du 8 oct. 1876 (sans traitement); prof, agrégé de solfège , arr. min. du 26 fév. 1874 , à compter du 1" mars. 0. A., 1887. Décédée à Paris, 29 mai 1892.
Dorus* (Vincent-Joseph Vanstennkiste ) , né à Valenciennes , 1" mars i8i3. Prof, deflûte, ierjanv. 1860 (arr. du 1 1 nov. 1809). Chev. de la Lég. d'honneur, t) août 1866. Démissionnaire, 1" nov. 1868. Décédé à Etretat, 9 juin 1896.
Doumic * (Caroline Levasseur), née à Paris, 26 mars i83o. Répétiteur de solfège, 12 oct. 1 869 (sans traitement); prof, agrégé de solfège (arr. du 6 fév. 1876), à compter du icr fév. ; démissionnaire, 12 mai 1890, à compter du 3i mai. 0. A., 1889. Décédée à Paris le 19 juin 1897. ^ fondé un prix annuel en faveur des premiers prix d'harmonie (femmes).
Dourlen* (Victor-Charles-Paul), né à Dunkerque, 3 nov. 1780. Répétiteur de solfège, du 28 déc. 1800 au 17 avril 1802 (au 24e chasseurs, de sept. 1802 à sept. i8o3); prof, adjoint, 8 avril 1812; prof, d'harmonie, 1" avril 181 (i; retraité, i5 nov. i842. Chev. de la Lég. d'honneur. Décédé à Paris, 8 janv. i864.
Drake (Henriette). Voir M"" Laurency-Bouillé.
Dubois* (Clément-François-Théodore), né à Rosnay (Marne), 24 août 1837. Prof, agrégé d'harmonie , ier oct. 1871 (arr. du 12 sept.); prof, d'hai-monie, 1er janv. 1870; prof, de composition, 1er fév. 1891 (arr. du 16 fév.); directeur du Conservatoire, 6 mai 1896. 0. A., 1878; 0. I. 1888; chev. de la Lég. d'honneur, 4 août i883; officier, 3i déc. 1895; membre de l'Institut, 19 mars 1894.
Dubulle * (Auguste-Jean-Baptiste), né à Vedriues-Saint-Loup (Cantal), 10 juin i856. Prof, de chant, i5 nov. 1899 (arr. du 5 nov.); 0. A., 1890. 0. L, 1899.
Dufresne (M"'c). Voir MUe Demay.
Dugazon (Jean-Baptiste-Henri Gourgaud, dit), né à Marseille, 1743 (?); i5 nov. 174g. Prof, de déclamation lyrique, 1" fruct. an vi (18 août 1798); réformé en fruct. an x (sept. 1802); rentré en germinal an xi (i8o3) ; prof, de déclamation dramatique, 29 avril 1807. Décédé à Sandillon, près Orléans, 10/11 oct. 1809.
Duport (Jean-Louis), né à Paris, 4 oct. 174g. Prof, de violoncelle, 1"' juillet i8i3; prof, honoraire, i8i5; retraité, i"janv. 1816. Décédé à Paris, 7 sept. 181g.
Dupont-Vernon * (Henri), né à Puiseaux (Loiret), 8 avril i844. 0. L, 1886. Prof, agrégé d'une classe préparatoire de déclamation dramatique , i"oct. 1888 (arr. du 19 juillet); prof, de déclamation, ier oct. 1894 (arr. du 8 août). Décédé à Puiseaux, i5 oct. 1897.
Duprato * (Jules-Laurent-Anacharsis), né à Nîmes, 90 août 1827. Prof, agrégé d'harmonie et accompagnement, 1" avril 1866 (arr. du 7 avril); prof., 1er oct. 1871 (arr. du 12 sept.). 0. A., 1880; chev. de la Lég. d'honneur, août 188C. Décédé à Paris, 20 mai 1899.
Dupiez (Gilbert-Louis), né à Paris, 6 déc. 1806. Prof, de chant, 1" janv. 1 838 (arr. du 3i mai 1837); prof, de chant, 1 5 nov. i842 (arr. du 10 sept.); démissionnaire, 1 8 déc. 1 85o; 0. A.; chev. de la Lég. d'honneur. Décédé à Paris, 23 sept.
iSgfi.
LISTE GÉNÉRALE ALPHABÉTIQUE
Duprez (Gilbert-Denis-Léon), né à Paris, ia sept i838. Chargé d'un cours dp chant, 8 août i8gi; prof., i" ort. 1897 (arr. du 3o juin >. 0. A., 1897.
Dupuis * ( Augustino-Antoinelte. née Ruestenholtz), née à Paris, ah fév. 1819. Prof, adjoint de solfège, 6 déc. i836. sans traitement (arr. du 3i janv. 1837); prof, agrégé, 1" juillet i85i -, démissionnaire. 1" ort. 1860. Décédée à la Yallette (Loire), h janv. 188Ô.
Durand * (Emile), né à Saint-Rrieuc, i(3 fév. i83o. Répétiteur de solfige , 5 déc. 18Ô0 (sans traitement); prof, agrégé, 1" avril i8(>6 (arr. du 7 avril); prol. agrégé d'harmonie et accompagnement , i"oct. 1871 (arr. du 13 sept.); prof., i"janv. 1875 (arr. du 3/1 nov. 187/1); 0. K., 1879; démissionnaire, 34 janv. i883.
Duret (Charles-Claude), né à Noves (Bouches-du-Rhône), 13 fév. 17/19. Musicien militaire à 11 ans, musique du Roi à 12 ans; à la garde nationale, 20 mai 179/1 (1™ classe); basson à l'orchestre de l'Opéra, 179'! à 1803; au Conservatoire en l'an m (1 795) ; prof, de solfège; surveillant des classes du 1/40CÎ. 1808 à 1 8 1 5 : retraité i*r janv. 1 S 1 G.
Duverger (Nicolas), prof, de flûte [■•>.' classe) eu l'an 111 (nov. 1796): réformé en l'an x (1802).
Duvernoy | Frédéric-Nicolas), né à Montliéiiard, i(j ort. 1765. Musique de la garde nationale (1" classe). I** avril 1790; au Conservatoire en l'an 111 (179Ô); en congé an iv : prof, de cor, vendémiaire an v (sept. 1797): retraité, 1" janv. 1816. Orchestre de l'Opéra, du 32 sept 1796 au icr juillet 1^17: chev. de la Lég. d'honneur. OKuvres diverses pour cor, méthodes, etc. Décédé, 19 juillet i838.
Duvernoy (Jacques-Georges-! ilwrles-François). né à Montbéliard, 1766. Musique de la garde nationale (1" classe), 1" avril 1790: de 3' classe, de 179") au 3o bruni, an iv : démissionnaire, ier l'rim. an iv (3.3 nov. 1795); rentré eu ventôse an vin (20 fév. 1800); prof, de clarinette (2e classe), passe de ir' classe en germinal an vin (mars 1 800); retraité i"janv. 1816. Décédé à Paris, 28 fév. 18/1 5.
Duvernoy* (Charles-François), né à Paris, 16 avril 1796. Prof, de déclamation lyrique (opéra), 1" juin 1801 (arr. du 10 juin); chef du pensionnat, i"déc. 1 856; retraité, i"oct. 1871. Décédé' à Paris, 27 nov. 1872.
Duvernoy* (Oew j-Loms-Charies) , né à Paris, ifi nov. 1820. Prof, adjoint de solfège, 26 nov. i83g (sans traitement); prof, de solfège, 1" oct. 1 848 (arr. du i3 ort.): prof, d'harmonie, 1" nov. 1878 (arr. du 33 oct.): retraité, 1" janv. 1881; 0. A., 187J; 0. I.. 1881.
Duvernoy * (Victor-Alphonse), né à Paris, 3o août i8ia. prof, de piano (femmes), 1" ort. 1886 (arr. du 12 oct.); cher, de la Lég. d'honneur, 1" août 1891. 0. L, 1896.
Duvernoy* (Charles-Henri-Edinond), né à Paris. 17 juin i8i'i. Prof, de chant, 1" oct. 1887 (arr. du 20 août);
Èler (André-Frédéric), né en Alsace en 176a. Membre du jury de l'Institut national de musique, 179/1: bibliothécaire du Conservatoire, du 1/1 août 1790 au 19 fév. 1797: prof, d'accompagneinenl , 19 juin 1798; de solfège, 1800; de prépaparation au chant, 1801 ; de solfège, 1807; de contrepoint et fugue, 1" avril 1816. Décédé à Paris, 3o avril 1821.
Elie (Georges-Antoine Roussy, dit), né à Paris, 11 fév. 1799. Prof, de maintien théâtral, 1" janv. i84g; retraité, icrjanv. 1881: 0. A., 1881. Décédé à Paris. 7 fév. i883.
Éloy (Noël-Casimir), né le 18 fév. 1778. Censeur du matériel et comptable pour les exercices des ('lèves, 1807 à 1S1 5 i-uns traitement); contrôleur surnuméraire. i8s3 ^ans traitement). contrôleur comptable, i825; démissionnaire, 1" avril 1828.
Elwart * ( Antoine-Aimable-ÉIie), né à Paris, 19 nov. 1808. Prof, adjoint de contrepoint , 1" avril i83s (sans traitement); prof, d'harmonie, 1" avril i84o (arr. du 9 avril j ; retraité. 1** oct. 1871. 0. A., 1872: chev. de la Lég. d'honneur. 1872. Décédé à Paris, i4 oct. 1877.
Empaire * (Mmc) [née N. Maillard], née en i8o3. Prof, de vocalisation, 3 mars 1829: prof, adjoint de chant. i833. Décédée à Paris. 16 mai 1 835-
Fabre(Marie-Josepli-Yictorin). né à Jaujac (Ardèrhe). 19 juillet 1780. Prof, de grammaire, i3 avril 1 8 1 3. Prof, de mythologie, d'histoire et de littérature, janvier à juin 18 i5: Décédé à Paris. 29 mai i83i.
FvLkEVBEnG* (Théodore-Georges), né à Batignolles, 20 sept. 180 4. Répétiteur d'une classe de piano préparatoire (hommes 1. 1" oct. 1899 (arr. du 21 ort. 1899). 0. A., 18^9.
FaiTenc (Jeanne-Louise Dumont). née à Paris, 3 1 mai 180/1. Prof, de piano (femmes), i5 nov. i8'ia (arr. du 10 sept. ); retraitée, 1" janvier 1873. Décédée à Paris, iSsept. 1870.
Fasquel (Jean-Louis), né à Paris. 21 mars 17(18. Prof, de focalisation, 7 nov. 1790 (2e classe); prof, de préparation an chant; reformé, 2.3 sept. 1803; rentré prof, de solfège, i"janv. 1806; retraité, 1" janv. 1826. Décédé à Clichy, le 1" avril 1828.
Faure* (Jean-Baptiste), né à Moulins, i.">janv. i83o.Prof. de chant, 1" janv. 1807 (arr. du 19 déc. 1806); démissionnaire, l" avril 18G0. jj£ ; 0. L, 1887.
Fauré (Gabriel-L'rbain), né à Pamiers (Ariège). le 19 mai i8iô. Prof, de composition, 1" oct. 1896 (arr. du 10 oct.). Chev. de la Lég. d'honneur; 0. 1.
hkh
PERSONNEL ADMINISTRATIF ET ENSEIGNANT
Féraud* (Caroline Vinot), née à Paris, le 8 janv. 1872. Répétiteur do solfège (chanteuses), 1" nov. 1896 (arr. du 7 nov.). 0. A., 1896.
Féraudy * (Dominique-Marie-Maurire de), né à Joinvillo-le- Pont, le 3 déc 1809. Prof, de déclamation , le 1er oct. 189/1 (arr. du 8 août).
Ferrand (Eugène-Germain-Auguste), né à Donzère (Drôme), a5 août 1819 Chev. de la Lég. d'honneur; chef du bureau des théâtres. Secrétaire général administrateur, 1™ juin 1871 (arr. du 1 k mars). Décédé, 9 mai 1879.
Ferrière (James), né à Paris, 21 sept. 1799; sous-officier de la garde royale. Employé au bureau de surveillance, 1" sept. 18a 8; surveillant des classes, icrdéc. i835; retraité, ic' janv. 1870. Décédé, 1/1 sept. 1873.
Fétis* (François-Joseph), né à Mous, a5 mars 178/1. Prof, de contrepoint et fugue, ic' sept. 1831; bibliothécaire honoraire, 3o nov. 18-20 : démissionnaire, le 90 avril, à compter du 1er niai 1 833. OIT. de la Lég. d'honneur. Directeur du Conservatoire de Bruxelles. Décédé à Bruxelles, a5 (36) mars
Fissot* (Alexis-Henry), né à Airaines (Somme), le 2/1 oct. 1 843. Prof, de piano (hommes), 1" avril 1887 ( arr. du 3o mars); prof, de piano (femmes), 1" oct. 1887. 0. A., 1888; 0. I. , 1895. Décédé à Paris, 29 janv. 1896.
Fleury (Joseph-Abraham Bénard, dit), né à Luné ville, i75o(?) [à Chartres, 97 oct. 1 7&o]. Prof, dp déclamation à l'Ecole royale, 1786-1789. Au Conservatoire, 1809 , démissionnaire, 1 4 oct. 181 3; rentre, 1" avril 1 81 H ; retraité, 7 oct. 1818. Décédé à Valençay (Loiret), 3 (5) mars 1833.
Foelker* (Marie-Élisa), née à Paris, jan\. 1806. Répétiteur de solfège (femmes), 1831-1899.
Fontana (Uranio), né à Isco (Lombardie), nov. 181 5. Prof, de chant, 1"' nov. 1 856 (arr. du 8 nov.); démissionnaire le 99 mars, à compter du 1" avril 1 865. Décédé à Maisons- Lalïîtte, le 90 mars 1881.
Forgues* ( Victor-Emilc-Esprit), né à Paris, 26 sept. 1893. Répétiteur d'étude de clavier (pensionnaires hommes), k mars 18/12 à i8&5.
Fouque (Pierre-Octave), né à Pau, le 19 nov. 18/1/1. Commis (bibliothèque), 1er oct. 1876 (arr. du 9 oct.); sous-bibliothécaire, 22 nov. 1880; O.A. Décédé àPau, 29 avril 1 883.
Fouquier (Marcel), né à Chailly-en-Bresse (Seine-et-Marne), le 8 avril 1869. Prof, d'histoire et de littérature dramatique, 1" janv. 1899 (arr. du 1/1 janv.).
Fournier (Pierre). Prof, de 3e classe, nov. 1 7 96 , solfège. Décédé le a5 germinal an x (1802).
Franchomme* (Auguste-Joseph), né à Lille, 10 avril 1808. Prof, de violoncelle, 1" janv. 18/16 (arr.du 98janv.). Cliev. de la Lég. d'honneur, i85a. Décédé à Paris, le 91 janv.
Franck* (César-Auguste), né à Liège, le 10 déc. 1822. Prof. d'orgue (arr. du 3i janv. 1879), à compter du i" fév.; 0. A., 1880; chev. de la Lég. d'honneur, 1 885 ; décédé à Paris le 8 nov. 1890.
Franquin* (Merri-Jean-Baptiste), né à Lançon (Bouches-du- Rhône), 19 oct. 18/18. Prof, de trompette, \" nov. 1 89/t (arr. du 3i oct.). 0. A., 1896.
Fuchs (Georges-Frédéric), né à Mayence, 3 déc. 1752. Musique de la garde nationale (1" classe), 1793 (clarinette); au Conservatoire, an ni (1795); prof, de 2e classe solfège (hommes); reformé 3o ventôse an vm. Décédé à Paris, 9 oct.
Gaillard (M11*). Voir M" Leblanc.
Gallay* (Jacques-François), né à Perpignan, 8 déc. 1795. Prof, de cor, i5 nov. 18/19 (arr. du 10 sept.); chev. de la Lég. d'honneur. Décédé à Paris le 18 oct. 186/1.
Gallet (André). Au dépôt des gardes françaises en 1768, au régiment en 1 782. Musique de la garde nationale (1 "classe), 1793 ; au Conservatoire, prof, de 3e classe, solfège, 179J; réformé en l'an vm (3o ventôse).
Galli (Philippe), né à Rome, 5 déc. 1781. Chargé d'une classe de chant, 1" janv 1 86 3 ; prof., ic'janv. i8'iô. Décédé à Paris, 3 juin 1 853.
Garât (Pierre-Jean), né à Ustaritz (Basses-Pyr.), a5 avril 176/1. Prof, de chant, germinal an vu (21 mars 1799); cl. de perfectionnement, icl avril 1816. Décédé, Paris, 1e1' mars 182.3.
Garaudé (Alexis-Adélaïde-Gabriel de), né à Nancy, 91 mars 1779. Prof, de vocalisation, 1" avril 1816; prof, de chant (à l'essai, pour deux ans) arrêté du 9 juin i835; retraité, 1" avril i83g; chev. de la Lég. d'honneur; Décédé à Paris, 3o mars i852.
Garcia (Manuel), prof, de chant, i5 nov. 18/12 (arr. du 10 sept); en congé, 1" fév. 18/49 ('d Londres); démissionnaire, 3o sept. i85o.
Garcin* (Jules-Auguste-Salomon, dit), né à Bourges, le 1 1 juillet i83o. Prof agrégé de violon (classe préparatoire). 10' oct. 1875 (arr. du /1 oct.); prof.de violon, 1er oct. 1890; démissionnaire, 3 oct. 1896; 0. A., 1880; 0. L, 1892; chev. de la Lég. d'honneur, 29 oct. 1889. Décédé à Paris, 10 oct. 1896. A fondé un prix annuel en faveur d'un lauréat de violon.
Garnier (Joseph-François), né à Lauris (Vaucluse) , le 18 janv. 1755. A l'Opéra, hautbois et flûte, de 1775 à 1808. Musique de la garde nationale (1™ classe), en I7g3; au Conservatoire, prof, de 2e classe, jusqu'à ventôse an v (20 mars 1797). Œuvres diverses pour le hautbois. Décédé, 1825.
Gasse * (Ferdinand), né à Naples, le 8 avril 1780 Répétiteur de composition classe (de Gossec) et de violon, (ans xi et xn); répétiteur de solfège (1 826-1 83 1). Décédé vers i8g5.
Gautier* (Jean-François-Eugène), né à Vaugirard, 27 fév. 1829. Prof, d'harmonie et accompagnement , icl oct. 186/1 (arr. du 90 août); prof, du cours d'histoire générale de la musique, \" oct. 1872 (arr. du 8 oct.). 0. A.; chev. de la Légion d'honneur, 1868. Décédé à Paris, 1" avril 1878.
Gaviniès (Pierre), né à Bordeaux, 11 mai 1728. Prof, de violon, 7 nov. 1795. Décédé à Paris, 22 fructidor an vm (9 sept. 1800). [Voir le Journal de Paris, 27 fructidor an vin, p. 1796; le Magasin encyclopédique , t. III, p. 116.]
LISTE GÉNÉRALE ALPHABÉTIQUE
Gebauer (François-René), no à Versailles, i5 mars 1773. Musique dp la garde nationale le 1" avril 1790; au Conservatoire, 3 août 1795. Prof, de a" classe, basson; réformé en l'an x | ■>'! sept.) 802). Chev. de la Lé g. d'honneur, 1816. Rentré prof, de basson, i3 octobre 189/t; retraité, 1" oct. i838. Décédé à Paris. 28 juin i8/i5.
Gebauer (Michel-Joseph), né à la Fère, 1763. Musique de la garde nationale (2e classe), en 1793; au Conservatoire en l'an 111 (1790), prof, de a" classe solfège (femmes); prof, de hautbois, le 2 a floréal an ns réformé le 3o ventôse an vin. Décédé en décembre 181a.
Gennaro-Chrktiev ■* (Hedwige), née à Compiègne, f> juillet i8âg. Répétiteur de solfège (femmes), ô nov. 1890: démissionnaire, 3o janv. 1892. 0. A., 1889.
Gérard (Henri-Philippe), né le 9 nov.1760.Prof.de a" classe, chant, germinal an \ (aa mars 1802); retraité 1" janv. 1816; prof, de vocalisation, 19 janv. 1818; mis à la retraite, 1" janvier 1828. Décédé à Versailles. 11 sept. i848.
Gerber (Mathias). Mus. de la garde nat., i** cl. (1798), an Conservatoire, an m (179.")); réformé en l'an vm.
Gersin (Armande-Marie-Louise Mallet), née le îojuill. 1771. Gouvernante du pensionnat des femmes, 29 août i8aa; réformée, 1" janvier 1827.
Gillet* ( Georges-Vital- Victor) , né àLouviers, 17 mai 1N.V1. Prof, de hautbois, i"oct. 1881 (arr.du 10 oct.). 0. 1., 1890.
Gillrtte * (Emile-Nicolas), né à Paris, 10 mai i8a3. Répétiteur de solfège, 5 mai i85o. Démissionnaire, i"mars 1 883.
Gion* (Félicité), née en août 1809. Répétiteur de solfège (femmes), i8ai; démissionnaire, ï 5 janv, i8a8. Mme L. R.
M IRCHAITO.
Girard* (Narcisse), né à Mantes, 37 janvier 1797. Prof, de violon, 1" janv. 18^7 (arr. du h janv.); chev. de la Lég. d'honneur. Décédé à Paris, 17 janv. 1860.
Giraudet (Auguste-Alfred), né à Etampes, le 29 mars 1860. Prof, do déclamation lyrique (opéra), 1" fév. 1889 (arr. du 18 janv.); 0. A., 1889. 0. I., 1896.
Giuliani (Michel), né à Rarletta, 16 mai 1801. Prof, de chant, 1" nov. 1800 (arr. du 98 oct.). Décédé à Paris, 8 oct. 1867.
Gobert 1 Louis-Geneviève-Jules), né à Meauxen 1767. Secrétaire de légation à Lisbonne et à Naples. de 1768 à 1789; prof, de clavecin à l'Ecole royale de chant, 1" avril 1786; prof, au Conservatoire, 3 août 179a (piano); germinal an vin (solfège); prof, de solfège à l'Ecole royale, 1" avril 181 G. Décédé le îb avril 1829.
Goblin* (Alexandre-Hippolyte), né à Paris, a5 déc. 1800. Prof, de solfège, 1" janv. 1818; retraité, 1" oct. i8Gi. Décédé à Mantes, 9 mars 1879.
Goblin ( Aimée-Flore-Marguerilo), M"" Rieusset, née à Chartres, 22 août 1797. Répétiteur de 181 1 à 1816 (sans traitement): répétiteur de solfège, 1" avril 1816: réformée, i"sept. i83i (restée sans appointements). Décédée à Paris, a 5 mars i84a.
Godard (Benjamin-Lonis-Paul), né à Paris, 18 août 1 8 '1 g . Prof, de la classe d'ensemble instrumental , 1" oct. 1887 (arr. du 20 août); chev. de la Lég. d'honneur, 29 oct. 1889; décédé à (.aimes le 10 janv. 189.").
Golvin ( Jean-Denis), né le 3 oct. 1789. Sous-officier du 1" juin 1807 au 2 juillet 181 b; employé à l'administration des hospices civils. Commis à la bibl. du Consenaloiro; secrétaire, 1" avril 1816. Décédé, 5 nov. 1897.
Gossec (François-Joseph), né à Vergniès (Hainaut), 17 janv. 1733. Directeur de l'Ecole royaie de chant, 1" avril 178^. Musique de la garde nationale, lieutenant maître de musique, i5 nov. 1790; Conservatoire : inspecteur de l'enseignement, iG thermidor an m (3 août 1796); membre de l'Institut, 1 2 déc. 1796; chev. de la Lég. d'honneur, 180 4; prof, de composition. Retraité, 1" jnnv. 1816. Décédé à Passy, 1G fév. 1829.
Got* (Francois-Jules-Edmond), né à Paris, 1" oct. 1899. Prof, de déclamation dramatique, 1" nov. 1877 (arr. du 5 nov.);O.A., 1 880. 0. 1., 1 887 : chev. de la Lég. d'honneur, 1881. Démissionnaire le 22 juillet i8g'i.
Got (M"'). Voir Mme Roy.
Grandmesml (Jean-Baptiste Fauchahd de), né à Paris, 19 mars 1737. Membre de l'Académie (1796). Prof, honoraire de déclamation, oct. 1808. Décédé à Paris, ab mai 1816.
Grand Janï* (Anatole-Léon), né à Rusigny (Nord), 1er juillet 1862. Répétiteur de solfège (hommes), 8 oct. i883. 0. A., 1890. Décédé, ao décembre 1891.
Granger (Philibert- Pierre), né à Paris, aG déc. 1 7 'i 6 . Prof, de déclamation, 1" oct. 1819. Démissionnaire, i"juin 182a. Décédé à Vernon, 20 oct. i8a5.
Granier (Antoine-Louis), né le 5 août 1 y6i("?) Accomp. à l'Opéra du 3o sept. 1797 à îXa'i; à l'École royale de chant en I7g5; passé au Conservatoire en l'an 111 (1796) prof, de 2e classe (piano-femmes). Réformé en l'an vin (1800).
Granier ( Jules-Armand), né à Montpellier, b déc. i85a. Accompagnateur (classe d'opéra), i"janv. 1892 (air. du 1" février). 0. A., 1889.
Grasset (Jean-Jacques), né à Paris, 17G9. Prof, de violon, 1" brumaire an îx (,a3 oct. 1800); retraité 1" janv. 1816. Chev. de la Lég. d'honneur; chef d'orch. du Th. italien. Œuvres pour violon. Décédé le 2a août 1839.
Grétry ( André-Ernest-Modeslo), né à Liège, 11 fév. 1761. Membre de l'association des éditeurs musiciens de la garde nationale, 179a. Inspecteur de l'enseignement au Conservatoire, 179a; démissionnaire, 1" pluv. an v. Membre de l'Institut; chev.de la Lég. d'honneur, 1806. Décédé à Montmorency, 26 sept. i8i3; enterré à Paris le 37 sept., au Père-Lachaise.
Grisier (Augustin-Edme-François), né à Paris, a6 nov. 1791. Prof, d'escrime, 1" janv. i83g (arr. du 9 janv.); chev. de la Lég. d'honneur. Décédé à Paris, 1 ."> mai 1 8G5.
Grosset (Pierre- Auguste), né à Paris, G sept. 1818. Accompagnateur (classe de déclamation lyrique), 1" déc. 1 835 (arr.du 17 déc): démissionnaire, 3 1 déc 1837. Prof.de chant à l'école de Toulouse, de i8&5 à 18.M). Prof, de chant au Conservatoire, 1" oct. i8âg (arr. du 3 sept.). Démissionnaire, ior nov. 1877. Décédé le îa avril 1 885.
PERSONNEL ADMINISTRATIF ET ENSEIGNANT
Guénin (Marie-Alexandre), né à Maubeuge (Nord), te 20 fév. 1766. Au Concert spirituel, à l'Opéra, 1780. Maître de melon à l'Ecole royale de chant , 1 786 : passé prof.de 1" classe au Conservatoire en l'an 111 (1790) pour le violon, et pour le solfège en l'an vin; réformé en l'an x (i8oe). Décédé le 32 janvier 1 800.
Guérillot (Henri). A Bordeaux en 17^9; à l'Opéra en 1782. Prof, de violon, nov. 1795 ( 2e classe). Réformé en l'an x (1802). Décédé en 1800.
Guérin* (Paul), né à Paris, 3 mars 1799. A l'orrh. de l'Opéra, 1821-1N52. Répétiteur de violon, classe préparatoire, i"janv. 1826; réformé, 1" sept. 1801: prof, adjoint, i"janv. 1887; prof, de violon, 1" janv. 18 '11. Retraité, 1" janv. 1860. Décédé à Paris, a3 juin 1872.
Guicliard Louis- Joseph), né à Versailles, 5 oct. 1752. A l'Opéra en 1792; maître de chant à l'Ecole royale, 1" avril 178&; passé prof, de vocalisation ( 2*'classe) au Conservatoire en l'an m (1 795), puis de chant en l'an vm(i8oo);c/iax( déclamé , 1 "avril 1 8 1 (i . Retraité, i"janv. 1819. Décédé 2.5 mars 1829.
Guillou* (Joseph), né à Paris, li déc. 1787. Prof. adj. de flûte, a5 nov. 1802 (sans traitement); prof., 1" avril 1816. Démissionnaire, nov. 1828. Décédé à Saint-Pétersbourg, sept. i853.
Guilmant (Félix-Alexandre), né à Boulogne-sur-Mer, 12 mars 1837. Prof, d'orgue, 1" nov. 1896 (arr. du 6 nov.); chev. de la Lég. d'honneur.
Guiraud* (Ernest), né la .Nouvelle-Orléans, 23 juin 1837. Prof, d'harmonie et d'accompagnement , 1 1 nov. 1 876 ; prof. de composition , 1" déc. 1880 (arr. du 3 nov.). 0. I.; chev. delà Lég. d'honneur, ."> août 1878; membre de l'Institut, 21 mars 1891. Décédé au Conservatoire, 6 mai 1892.
Guthmann (Adam-François), né à Walthurn (Franconie), le 6 mai 1706. A la musique de la garde nationale (trompette) , 1" classe, 1793; au Conservatoire en l'an ni (1790); prof, de 2e classe (solfège hommes); de trompette, en l'an vin. Réformé en l'an x (1802). Orchestre de l'Opéra de 179Ô au 3i déc. 1819.
Habeneck* (François-Antoine), né à Mézières, 22 janv. 1781. Survivancier, 4 oct. 1802 (violon); répétiteur de Raillot (violon), an xm; prof, adjoint de violon, 1" janv. 1808: réformé, 1" avril 1816; prof, de violon , 1" janv. 1825 (arr. du 7 déc. 1826); inspecteur général des classes, ier sept. 1 83 1 ; chev. de la lég. d'honneur. Retraité, 1" oct. i848. Décédé à Paris, 8 fév. 1869.
Halévy * (Jacques-Elie-Fromental), né à Paris, 26 mai 1799. Répétiteur de solfège, 5 juillet i8i3(sans appoint.); appointe le 1" avril 1816: prof, adj., 1" janv. 1818; prof, d'harmonie et accompagnement, 1er avril 1827; prof, de contrepoint etfugue, 1" août 1 833 (arr. du 10 juillet); prof, de composition, icr janv. i84o. Membre de l'Institut, 2 juillet i83(>; secrétaire perpétuel, 1857; commandeur de la Lég. d'honneur, 1808. Décédé à Nice, 17 mars 1862.
Hardouin (Gabriel). Trompette aux gardes du corps du Roi (compagnie de Luxembourg). Musique de la garde nationale (3* classe), en 1 7g3 ; au Conservatoire en l'an m (1 790 ) ; prof, de solfège-hommes (2e classe). Réformé en l'an x (1802). Décédé le 6 déc. 181 3.
Hardouin* (Elisabeth-Clémence-Lucile), née à Paris, 28 sept. i84l>. Répétiteur de solfège, 8 oct. 1874 (sans traitement); prof. agr. de solfège (femmes), 1" avril 1 884 (arr. du 5 mars); 0. A., 1891.
Hardy (Alexandre). Musique de la garde nationale (1"' classe), le 21 nov. 1793; au Conservatoire en l'an ifi (3 août 1790), prof, de 3' classe. Réformé en l'an vin (1800).
Hasselmans ( \lphonse-Jean), né à Liège, 5 mars 18 65. Prof, de harpe, 1" mai i884 (arr. du jô mai); 0. L,
Hayot*( Eugène-Maurice), né à Provins, 8 nov. 1862. Chargé de cours, classe préparatoire de violon, pour cinq ans, 1er oct. 1894 (arr. du 29 oct.). Démissionnaire le 19 oc-
Henry* (François-Louis), né à Versailles, 13 mai 1786. Surnuméraire, i3 mai i8o3 (sans traitement); répél. 2 3 mai 1808 (id.); prof, de préparation au chant, y" juillet 1808 (sans traitement); prof, de vocalisation, 1er avril 1816; prof, de chant, à l'essai pour deux ans (arr. du 9 juin i835); prof, de chant, 1" janv. 1837. Retraité, 10 nov. i84a. Décédé à Paris, 39 fév. 1 855.
Hemiu* (Antoine-Nicolas), né à Paris, 26 août 1777. Prof, adjoint de basson, 8 nov. i834: a cessé ses fonctions, 3i déc. i838. Décédé à Paris, 39 mars i842.
Hersant* ( Adèle-Octavie, Mme Veaudeau), née à Paris, 2 3 mai i83o. Répétiteur de solfège, oct. 1859 (sans traitement); prof, agrégé de solfège, ie'mars 1869 (arr. du 2 4 fév.); en congé du 1er nov. 1871 au 1" oct. 1872; démissionnaire, i4 nov. 1873.
Hervanx (Charles). Musique de la garde nationale (cor), 1798 (ire classe); au Conservatoire, en l'an m (1795) 3e classe; réformé, an vin (1800).
HERvv*(Angélique-Élisa), née à Paris, 12 juin 181 5. Répétiteur de solfège (femmes), i5 nov. i832 ; prof, adjoint d'une classe préparatoire d'harmonie et accompagnement, 1 833 à 1837.
Herz* (Henri), né à Vienne (Autriche), 2 janv. 180C, d'après ie reg. du personnel du Conservatoire [les lettres de faire-part du décès indiquent 86 ans, ce qui ferait remonter la date de la naissance à 1802 ; 6 janv. i8o3?]. Prof, àe piano (femmes), i5 nov. i842 (arr, du 10 sept.); rongé illimité, du i"oct. 18'iti au 3o sept. 1 85 1 ; retraité, 1" mai 1874. Prof, honoraire; off. de la Lég. d'honneur, 1 8 0 3 ; décédé à Paris, 5 janv.
Heyberger (Joseph), né à Hattstat (Haut-Rhin), 18 janv. 1 8 3 1 . Prof, agrégé de solfège (chanteurs), i"oct. 1875 (arr. du 25 oct.); prof., 1" janv. 1881 (arr. du 3o nov.). 0. L. 12 juillet 1888. Décédé à Paris, 4 fév. 1892.
Hommey (Jean), né à Toulouse, 7 fév. 1822. Prof, à l'École de Toulouse. Prof, de solfège (chanteuses), 1er nov. 1878 (arr. du 92 oct.); démissionnaire, 3o sept. 1882.
LISTE GÉNÉRALE ALPHABÉTIOI E.
'ii7
Horace (Etienne). Musique dos gardes françaises; musique de la garde nationale (trompette), 1792 (2° classe); au Conser- \atoire, en l'an m (179a); prof, de solfège (hommes), 27 thermidor an vi (îâ août 1798); réformé, 3o ventôse an vin (1800).
Hugot (Antoine), né à Paris, 1761. Musique de la garde nationale (t"classe), 1793; au Conservatoire, an 111 (179^) [1™ classe], prof, de jlùte. Auteur de concertos, duos, méthodes, etc. Décédé à Paris, 3o fructidor an \i (18 sept. i8o3).
Ismaël (Jean-Vital Jammes, dit), né à vgen, 98 avril i8a5. prof, de déclamation lyrique (opéra), 1" fé\. 1 87 i (arr. du 3i jau\ .); révoqué, -i3 déc 1876. Décédé le i3 juin 1893.
Jacob (Jules-Alexandre), né à Saint-Quentiu, 19 oct. 18/12.
Prof, agrégé d'escrime, i*rjuin 1860 (arr. du 16 juin), 0. A.,
cliev. (le la Lég. d'honneur, 1887. Décédé à Bois-Colombes.
7 juillet 1893.
Jacqmin (François). Prof, de 2e classe, no\. 179^ jusqu'à
pluviôse an v (18 fév. 1797).
Jacquard* (Léon-Jean), né à Paris, 3 no>. 1896. Prof, de violoncelle, i"janv. 1878 (arr. du ah déc. 1877). 0. A. , 188a. Décédé à Paris, 27 mars 1886.
Jadin (Louis-Emmanuel), né à Versailles, 91 sept. 1768. Membre de l'Association des éditeurs musiciens de la garde nationale, 179A. Prof, de solfège, puis de piano, du 19 juillet 1796 au 20 mai 1798 (démissionnaire); prof, de solfège, de piano, an x (20 juillet 1 802); prof, de préparation au chant . 1er vendémiaire an mi; prof, de piano, 26 nivôse an xni: retraité, 1" janv. 181 6- Chev. de la Lég. d'honneur. Décédé à Paris, juillet i853.
Jadin (Hyacinthe), né à Versailles, 1769. Prof, de piano (femmes) [•ie classe], DOT. 179!). Décédé à Paris, 5 vendémiaire an i\ (sept. 1802).
Jancourt* (Louis-Marie-Eugène), né à Château-Thierry, i"> déc 18 1!>. Prof, de basson, 16 fév. 1 875 (arr. du 1 5 fév.). 0. A.. 1879; 0. 1. 1887, démissionnaire, 1" oct. 1891. Décédé à Boulogne-sur-Seine, 28 janvier 1900.
Janson aîné (Louis-Auguste-Joseph), né à Valenciennes, 8 juillet 1769. Orchestre de l'Opéra, 1789 à 1816. Prof, de violoncelle, 7 nov. 1795 à fructidor an x (sept. 1802); pens. 1 0 niv. xi. Décédé à Paris, 1 80 '1 (voir art. nécrol. des Affiches , n° du 8 vendémiaire an xn).
Jérôme (P.-Claude). Musique de la garde nationale. 1793 (ac classe); au Conservatoire, en l'an m (1795). Prof, de 3e classe; réformé, an vm (1800).
Jonas* (Emile), né à Paris, 5 mars 1827. Répétiteur de solfège (hommes), 25 mars 18/17 A 1860; prof, pour les élèves militaires (ministère de la guerre), i8'>9-i870.
Jossic* (Madeleine Jaeger), uée à Mennecy, 16 août 1868. Répétiteur de solfège (femmes), 5 oct. 1896; démissionnaire, 18 avril 1899; 0' I*i fév. igoo.
Jousselin* (Louise-Fanny), né à Baveux, ai nov. 1832. Répétiteur de clavier, 23 janv. i843; prof, adjoint, 98 oct. 1847; prof, adjoint, 9 août i85i (sans appointements); prof, agrégé, i"jan\. i8G5 (arr. du 3i déc. i864). Décédée à Paris, 7 sept. 1870.
Kaiser * (Henri-Charles), oé à Nancy, 11 mai 1861. Répétiteur de solfège (hommes), 17 fév. 1891. 0. A., 1897.
Kenn (Jean-Joseph), né en Allemagne, 21 sept. 1757. \ l'Opéra, de 1788 à 1809 (coi-). Musique de la garde nationale, 1793 ( 1 rc classe); au Conservatoire ( 9e classe); prof, de cor en l'an ni (1795); réformé en l'an v (1802). Œuvres diverses.
Kerstenn (Jean -Baptiste), prof, de '•¥ classe, vendémiaire an îv (1795 ), en remplacement de Stiglitz, décédé; réformé en l'an vin (1800).
Klor (Alexandre Pierre-Edme), prof, de langue française et italienne, littérature, histoire et géographie , 1" juillet 1808 au 98 mars 1816.
Klosé (Ihacintho-Eléonor), né à Corfou, 11 oct. 1808. Prof, de clarinette, 1er janv. 1 83q (arr. du 38 déc); chev. de la Lég. d'honneur, i86ï>; a cessé ses fonctions, 3i déc. 1868. Précédemment musicien au 6e rég. de la garde rovale (avril i8i3 à août i83o); chef de musique du 9e rég. léger (avril 1 83 1 à i835). Décédé, 29 (?) août 1880.
KlotZ* (Emilie, M°" Edouard Monnais), née à Francfort. 9 janv. 1818. Prof, adjoint de solfège, ier janv. i835 (sans traitement); accompagnateur, 1" janv. i83g (arr. du 1 U janv.); prof, agrégé de solfège, 1" août 1 85 1 (arr. du o août); démissionnaire, 1" oct. i85o; retraitée. 1" janv. 1860. Décédée le i5 fév. 1880.
Kretty (Jean-François). Prof, de 9' classe, nov. 1 795. Décédé le 10 pluviôse an iv (Zi fév. 1796).
PERSONNEL ADMINISTRATIF ET ENSEIGNANT
Kreutzer (Rodolphe ), né à Versailles, 16 aov. 1766. Musique de la garde nationale (1™ classe), 91 nov. 1798; au Conservatoire, an m (3 août 1 7 9 5 ) ; prof, de violon (1 "classe); en Italie de l'an v à l'an vin; retraité, 1er janv. i8a6. Cliupelle du Roi, 1" janv. 1783 à 179a et i8o4 à 1837; Opéra, 1801 à 1827; cher, de la Lég. d'honneur, 182&. Œuvres didactiques, opéras, etc. Décédé à Genève, 6 janv. i83i.
Kreutzer* (Auguste-Jean-Nicolas), né à Versailles, 3 sept. 1778 (1781 sur le registre du personnel au Conservatoire). Survivancier de 1S16 à i8sa;prof. de violon, 1" janv. 1896. Décédé à Paris, 3i août i832.
Kuhn* (Georges-Mathieu), né à Monthéliard, 36 nov. 1789. Prof, de solfège, i5 avril 1832; retraité, 1" oct. i848. Décédé à Monthéliard, 16 sept. 1 8 5 8 .
Labarre* (Théodore-François-Joseph Berry, dit), né à Paris, 2^ mars 1800. Prof, de harpe, 1" janv. 1867 (arr. du 3o déc. 18G6); chev. de la Lég. d'honneur, 1862. Décédé à Paris, 9 mars 1870.
Labro* (Nicolas-Charles), né à Sedan, 19 oct. 1810. Prof, de contrebasse, 1™ déc. 1 853 (arr. du îa nov.); 0. A., 1879. Décédé à Paris, 28 mai 1883.
Ladurner (Ignace- Antoine-François-Xavier), né à Aldein (Tyrol), 1" août 1766. Prof, de piano (hommes), prairial an v (90 mai 1797); réformé en l'an x (1802). Décédé à Nancy, Il mars 1 83g.
Lafon (Pierre), né à la Linde (Dordogne), 12 sept. 1773. Répétiteur de déclamation , ai avril 1800; prof., 1" avril 1807 (arr. du a4 mars); réformé, ioravril 1816; rentré, 1" nov. 1818; réformé, i"janv. 1828; renlré, 1" janv. i83o; retraité, ier sept. 1 8 3 1 . Décédé à Bordeaux. 10 mai i84G.
Laforge* (Théophile-Edouard), né à Paris, 6 mars i863. Prof, d'alto, 1" oct. 1 896 (arr. du 8 août). 0. I. , igoo.
Laget ( Paul-Pierre-Marie-Henri), né à Toulouse, 10 déc. 1891. Prof, à l'Ecole de mus. de Toulouse, 18^9. Prof, de chant, 1" mai i856 (arr. du g5 avril 1 855); ahsent du 1" oct. 1870 au 1" mars 1871; démissionnaire, 1er fév. 187Ô. Décédé à Rieux, \h sept. 1875.
Làgiuve * (Antoinette-Constance), née à Paris, 1 3 janv. i8i3. Répétiteur de solfège, 30 avril i83o; démissionnaire, i83a.
Lahoussaye ( Pierre-Nicolas Housset, dit), né à Paris, 1 1 avril 1735. Prof, de violon, nov. 1 795 (i'e classe); réformé, en Tan x (1802). Décédé à Paris, en 1 8 i 8.
Lainez ou Laine (Etienne), né à Vaugirard, a3 mai 17.53. A l'Opéra, 1779. Prof, de déclamation lyrique, ior janv. 1 81 8. Décédé à Paris, i5 sept. 1832.
Laloire (Marie). Musique de la garde nationale (ae classe), 1793; au Conservatoire en l'an m ( 1795), prof, de 3° classe; réformé en l'an vm.
Lambert* (Eugénie Lion), née à Paris, îooct. 1819; répétiteur de solfège (femmes), 1828 ; démissionnaire, 1" mars i833; accompagnateur d'une classe de déclamation lyrique, 1" janvier 1 83 8 (arr. du i5 mars); démiss., 1" oct. i83g.
Lamotte. Profeseur d'escrime, 1818; démiss., déc. 1891.
Lamour* (Charles-Gautier Amor dit), né à Metz, 6 janvier 1808. Prof, adjoint de la classe préparatoire de clarinette; arrêté du i(> juillet 1 835; a cessé en octobre i84o; décédé à Paris, 27 août 1 87^.
Lamy (François-Noël Prouteau dit), né à Ahheville en 1779. Orchestre de l'Opéra, 1816. Prof, de contrebasse, 1" juin i83a (arr. du h juin); décédé à Paris, 32 ou a3 septembre i83a.
Lamy (Ferdinand-Jean-Louis), né à Fresnay (Sarthe), 1" février i833. Maréchal des logis de la garde républicaine, en retraite, chev. de la lég. d'honneur, i885. Commis surveillant des classes, icr mai 1 880 (arr. du 16 avril).
Laneau. Voir Amédée.
Langlé ( Honoré-François-Marie) , né à Monaco en 1 76 1 Maître de chant à l'Ecole royale, 1784; a fait partie des éditeursmusiciens de la garde nationale; passé au Conservatoire, prof, de 2e classe, en l'an m (179.5) puis de 1" classe, jusqu'au 3o ventôse an vm (1800); maintenu dans ses fonctions de bibliothécaire qu'il remplissait concurremment depuis l'an v; décédé à Villiers-le-Bel, 20 (25?) sept. 1807.
Lapommeraye (Pierre-Victor-Henri Berdalle de), né à Rouen, 20 oct. 1839. Chargé du cours d'histoire et de littérature dramatiaue , \" oct. 1878 (arr. du 7 or!.), prof. , 1" janvier 1879 (arr. du ai déc. 1878); chev. de la lég. d'honneur, 1880; officier, i3 juillet 1890; décédé à Paris, 2D déc. 1891.
Larouzière (Jean-Joseph-Bignon, marquis de), ancien directeur des haras (destitué pendant les Cent Jours), directeur du Conservatoire, 5 déc. 1 8 1 5 au 3i mars 1816.
Lassabathie (Théodore), né à Bordeaux, i3 août 1800. Ancien chef du bureau des théâtres au Ministère de l'Intérieur, administrateur du Conservatoire (chargé de la surveillance des services intérieurs, autres que relui de l'enseignement) 1" août i854 (arr. du 10 juillet ) ; retraité, 1" juin 1871 ; décédé à Paris, 5 déc. 1871.
Lasuze (Simon), né vers 17.5/1. A l'Opéra, 1767; maître de mnsique, 1775. Maître de chant à l'Ecole royale, 1 7 84 ; passé au Conservatoire, prof, de chant ( 1" classe), en l'an m (179.5), a cessé eu vend™ an XII. Pension de 3,900 francs pour 39 ans de services, brevet au nom de «rDe Suze» (décret du 21 aoiil 1806). Décédé à Paris, rue Helvétius, 20, 17 nov. 1811, à 67 ans.
Laurenc.y-Bouillé* (Mme, née Diuke), à Paris. 11 juin 1 8 1 5 . Prof. adj. de clavier, arr. du 99 avril 1 836; démiss., juin 1 836.
Laurent* (Adolphe-François), né à Paris, i4 mars 179O. Employé au service des subsistances militaires (ier avril i8i3), puis au ministère de la guerre (1" janvier 181 5 au 1" fév. 182a. Prof, de piano, a 5 janv. 1838, (sans traitement), prof.-adjoint de piano, i835; prof., 1" janv. i844 (arr. du a3 janv.); chev. de la Lég. d'honneur; retraité. 1" oct. 18G2; décédé à Napoléon-Vendée, 28 juin 1867.
LISTE GÉNÉRALE ALPHABETIOL'E.
Lavignac* (Alexandre-Jean-Albert), né à Paris, 23 jauv. 1866. Répétiteur de solfège, i*roct. 1K71 (sans traitement); prof, agrégé de solfège, i" fév, 18-0 (arr. <lu 6 fév.), prof. d'harmonie (hommes), 1*' fév. 1 8g 1 (arr. du 1 (> fév.), O.A., 1 88 1 : 0. I., 1889, chev.de la Lég. d'honneur, 1897.
Layer (Antoine). Musique «lo la garde nationale (9" «lasse), on 1793-, an Conservatoire en l'an m (1795), prof, de clarinette ( a* classe) ; [basson à l'( Ipéra , 1 79J) J ; décédé , 1 4 brumaire, an \m.
Lays ( François Laï), né à La Barthe-de-Nesthes (Hautes-Pyrénées), là fév. 1708. Prof.de chant, g nov. 1795 (1 "classe);
démissionnaire 6 germ. an vu (32 sept. 1799); a quitté le t8 tbenn. an vu: prof, de chant déclame, 1" janv. 1818: retraité, 1'' octobre 1896; décédé à Ingrandes, 3o mars i83i.
Le Bargy * (Charles-Gustave-Auguste), né à la Chapelle (Seine), 28 août 1808. Prof, de déclamation dramatique, 1" ort. 1896 (arrêté du 10 oet). 0. A., 1886; O.I., 1896.
Le Bel* (Jean-Louis), né à Paris, 7 fév. 1 8 1 3. Prof, adjoint de solfège, i83i (sans traitement); démissionnaire, 2 5 mars i84i; prof, de chœurs (femmes), 1" janv. 1 85 1 (arr. du 6 nov. i85o) puis de solfège (1871); retraité, 1" janv. 1881 (arr. du 3o nov. 1880); 0. A., 1881 ; décédé à Paris, 23 mars 1886.
Leblanc* (Marie-Antoinette Gaillard), née à Marseille, 9 sept. 18Ô0. Répétiteur de solfège (sans traitement), 12 oct. 187a, démis, le l"ort. 1 874 ;vépét. de solfège (idem), 1 1 nov. 1877: prof, agr.de solfège (femmes), i"oct. 1890 (arr. du 2 7 net.). 0. A., 1892; O.I., 1 899 ; démiss. 1" oct 1900.
Leborne * (Aimé-Ambroise-Simon), né à Bruxelles, 29 déc. 1797. Répétiteur, 1816 (sans traitement); prof, de solfège , 1" janv. 1820; (en congé à Borne, de nov. 1820 an 1" oct. 1823); prof, de contrepoint et fugue, i" oct. 1 836 (arr. du i3 août); prof, de composition , 1"' janv. i84o. Chev. de la Lég. d'honneur, i853. Décédé à Paris, 2 avril 1866.
Lebrun (Pierre-Louis), né le 17 juillet 1760. Prof. adj. d'escrime, 9 nov. 1821 : prof., 9 janv. 1822, à compter du i5 déc. 1831; réformé, i" janv. 1828 (classe supprimée).
Le Carpentier * (Adolphe-Clair), né à Paris, 17 fév. 1809. Prof, adjoint de contrepoint et fugue, 1") nov. i83a, démissionnaire, nov. 1 835. Décédé à Paris, 1 h juillet 1869.
Le Couppey* (Félix), né à Paris, 1 '1 avril 1811. Prof, adjoint de solfège, 23 janvier 1828, puis d' harmonie (sans traitement); prof, de solfège , 1" janv. 1837 (arr. du 7 déc. 1 836) ; prof, d'harmonie cl accompagnement, 16 juin 1 863 ; prof, de piano, 1" mars 1 854 (arr. du 21 fév.) 0. I., 1875; chev. de la Lég. d'honneur. Décédé à Paris, 4 juillet 1887.
Lefebvre * (Charles-Edouard), né à Paris, 19 juin 1 843. Prof, de la classe d'ensemble instrumental (musique de chambre), ie' fév. 189.") (arr. du i3 janv.). Chev. de la Lég. d'honneur, 1896; 0. A., 1888; 0. I., 1897.
Lefèvre (Jean-Xa\ier), né à Cressis, diocèse de Lausanne (Suisse), 6 mars 17G3. Au service de la France, 7 juillet 1778, musique des gardes françaises. Sous-maitro de la musique de la garde nationale, 1"' avril 1790; prof, de clarinette au Conservatoire, 3 août 1795. Chapelle impériale, "> juillet 1808: retraité, 1" juillet 1826. Chev. de la lég. d'honneur, 7 déc. 181 4. Retraité du Conservatoire, 1" fév. 183/I; décédé à Neuilly (Seine), 9 nov. 1839.
Lefèvre (Louis-François), né à Salins (Jura), 18 avril 177.3 ; (6 fév. d'après d'autres documents). Musicien aux gardes françaises, du 2 '1 mars 1786 au 8 août 1789. Musique de la garde nationale, 1" sept. 1789; prof, de clarinette au Conservatoire, 3 août 1 7 9 5 ; réformé, 93 sept. 1802. Musique des grenadiers de la représentation nationale (an vi); chasseurs à pied de la garde des consuls, 96 bruni, xi au lcr vend, ui ; au i34° de ligne; garde nationale, •> fév. 1816 au 27 avril 1827; garde nationale, 1" avril i83oau3o oct. 1 83 1 . Rentré au Conservatoire, prof, de clarinette, 1" fév. 182'! (arr. du ."> fév.); retraité, 1" juin i83a.
Lefort* (Narcisse-Augustin), né à Paris, 18 juin i85a. Prof, de violon, 1" oct. 1892 (arr. du i3 oct.). 0. I., 1888.
Legendre (Auguste-Arnaud), né à Toulouse, 3o mai 1767. Musique de la garde nationale, en 1793 (2e classe); au Conservatoire en l'an m (1795); prof, de solfège, hommes (3e classe), puis de clarinette (9" classe), en l'an vm ( 1800); réformé, 13 septembre 1802 ; chef du pensionnat, 1" janv. 1827; décédé à Paris, 2 avril 1 843.
Leloir* (Louis-Pierre), né à Paris, 5 nov. 18G0. Professeur de déclamation dramatique , 1" oct. 1 8g4 (arr. du 8 août); O.A., 1887; 0. 1., 189/1.
Lemarchand (M""). Fot'r M"c Berchtold.
Lenepveu* (Charles-Ferdinand), né à à Rouen, 4 oct. i84o. Prof, d'harmonie , 1" déc. 1880 (arr. du i5 nov.); prof, de composition, i" janv. i8g4 (arr. du 12 déc. 1893). Chev. de la lég. d'honneur, i887;ofl'. 1900 ;().!., 1889; membre de l'Institut, 2 mai 1 89(1.
Leriche (Mathias). Prof, de clarinette (3° classe), en l'an m (1790); reformé le 3o ventôse an vin (1800).
Leroux (Gabriel). Musique de la garde nationale ( ire classe), 1793; au Conservatoire en l'an m (1790), prof, de solfège (hommes), 3' classe; réformé en Tan vin.
Leroux* (Xavier-Henry-Napoléon), né à Rome, 11 oct. 1 863. Prof, d'harmonie (hommes), 1" fév. 1896 (arr. du 11 fév.). 0. A., 1897.
Leroy (Charles-César), né à Frévent, 9 mars i8o4. Précepteur des pages de la chapelle, du 20 juin 1827 au 1" mai i83o. Employé à la bibliothèque du Conservatoire, 1" mai i83o (arr. du 7 mai); retraité, 1" juin 1871. Décédé à Paris, 19 oct. i8g3.
Leroy* ( Adolphe-Marthe) , né à Saint-Germain-en-Laye, 1 6 août 1827. Prof, de clarinette, 1" janvier 1869 (arr. du 3o oct. 1868); en congé illimité, 1" déc. 1876 (suppléé par M. Rose). Décédé à Argenteuil, 1" sept. 1880.
Lespinasse. Fo«r Paulin.
Lesueur (Jean-François), né à Drurat-Plessiel (Somme), i5 janv. 1763. Musique de la garde nationale, 21 nov. 1793 ; inspecteur de renseignement au Conservatoire, 3 août 1790: prof, décomposition, 22 priairial, an îx; a cessé volontairement ses fonctions en pluviôse an x: traitement suspendu en thermidor, an \ (19 août 1802): réformé en l'an x (sept. 1809). Directeur de la musfque de la chapelle, i8o4. Prof, de composition, 1" janv. 1818; membre de l'Institut. 27 mai 181 5. Décédé à Paris, 6 oct. 1837.
Lbtournkcr* (Jennv), née en juin 1802. Répétiteur de solfège, 1829 au 5 niai i83o.
PERSONNEL ADMINISTRATIF ET ENSEIGNANT
Levasseur (Jean-Henri), né à Boaumont (Oise), 29 mai îyfi'i. A l'Opéra, 1782 à 1820 (violoncelle). Musique de la garde nationale (i'° classe), 21 nov. 1/1)3; au Conservatoire, an m (fypS), prof, de violoncelle ; retraité, 1" jan\. 1 8a(i. Décédé à Paris.
Levasseur* (Nicolas-Prosper), né à Bresles, 9 mars 1791. Chargé d'une classe de déclamation lyrique, 1" janv. 1861 (arr. du 3 fév.) : prof. 1" janv. i8/l5; chev. de la Lég. d'honneur, 1869; retraite', T' janv. 1870. Décédé à Paris, t) déc. 1871.
Levayer (Marie-Jean-Alphonse) , né au Mans, i3 avril 1868: commis principal au secrétariat, t" janv. 1900 (arr. du 10 janv.). Passé au Ministère de l'Intérieur, i"oct. 1900.
Lhérie* (Paul Levy), né à Paris, 7 oit. 1 866. Prof, d'opéra comique., 1" nov. 1897 (arr. du 18 oct.). 0. I.
Lhote* (Léon-Albert), né à Paris, 3i mai 1828. Commis, 1" juin 1879 (arr. du 23 mai) ; commis principal, ic' janv. 1 876 ; sous-chef du secrétariat, 1 " oct. 1881 (arr. du 27 oct.); 0. A., 1882; 0. I., 1889. Décédé à Paris, icl janv.
Lhote* (Louise), née à Paris, 36 avril 1873. Répétiteur de solfège (femmes), 21 avril 1899. 0. A., 1900
Lion (M""). Voir Lambert.
Loeb* (Jules-Léopold), né à Strasbourg, i3 mai 1 85a. Prof. de violoncelle, 1" juin 1900 (arr. du 26 mai). 0. A., 1900.
LonoriE* (Marie), née à Pantin, h oct. 182!). Prof, adjoint de solfège (femmes), 21 mai 18/1/1 ; agrégé, 9 août 1 S'il : démissionnaire. 1™ oct. i85g.
Maillard ( M"'). Voir M ""' Empaire.
Mangin * (Eugène-Edouard Bocquet), né à Paris, 7 déc. 1837. Prof, agrégé de solfège (chanteurs), 1" oct. 188a (arr. du îG oct.); prof., 1" fév. 1891 (arr. du 16 fév.). 0. A.. 1872 ;0. 1., 1878; chev. de la Lég. d'honneur, h janv. 1 895.
Marciliac (Pierre-François), né à Saint-Dié (Vosges), i5 nov. 1700. Musique de la garde nationale ( 1" classe). 21 nm. 1793 : au Conservatoire, au 111(1790), prof, de 2'' classe; S0V''8e (hommes) . puis prof, de trombone, an vin (1800), réformé, an x (1802). A l'Opéra (trombone), depuis 179^. Décédé à Paris, 2 sept. 1812.
Marcou (M ). Voir M"' Barat.
Marmontel* (Antoine-François), né à Clormont-Ferrand, 1 (j juill. 1816. Prof, adjoint de solfège (sans traitement) arr. du
9 i\<k. 1837; prof, (id.), 11 juill. 1 8 /l 3 ; (appointé) 1" janv. i8'i,">: prof, de piano, arr. du i3 sept. i8'i8 ; retraité 1" oct. 1887. Chev. de la Lég. d'honneur, 186a. 0. A., 1876. Décédé à Paris, 16 janv. 1898.
Marmontel * (Antonin), né à Paris, 26 nov. i85o. Répétiteur
de solfège (hommes) , îofév. 1870 ; démiss. , nov. 1881. Prof. de piano (femmes), 16 fév. 1901. 0. A., 1881, 0. I., 1889, fe.
Marquet (Louise), née à Tours, 12 mai 1 8 3 i . Chargée d'un cours de maintien théâtral (femmes), 1" mai 1878 (arr. du 25 avril); prof, agrégé, 1" janv. 1879 (arr. du -ih déc. 1878). Décédée à Paris, sa déc. 1890.
Mars (M11 inue-Françoise-Hippolyte Boutet , dite), née à Paris, 9 fév. 1779. Inspectrice des études dramatiques (arr. 18 mai 18/12), à compter du 1" oct. Décédée à Paris, 20 mars 1867.
Marsick* (Martin-Pierre-Joseph), né à Jupille (Belgique).
10 mars 18/17. Prof, de violon, 1" oct. 1892 (arr. du i3 oct.); démissionnaire, mars 1900. 0. A., 1897.
Martin (Nicolas-Jean Blés), né à Paris, 26 fév. 1708 Prof. de chant, 1" avril i8i(>; démissionnaire, 1" avril 1818; prof, de chant 1" oct. i839 (arr. du ai sept.); démissionnaire, ic' oct. 1837. Décédé à Ronzières, a8 oct. 1837.
Martini (Jean-Paul-Gilles-Égide Schwartzendorf dit), né à
Freistadt (Autriche), 1" sept. 1761 (3i août, suivant un document conservé aux Archives nationales sur lequel il est prénommé Gilles au lieu d'Egide). Inspecteur de Renseignement, par arr. du Directoire du 19 thermidor an vi (6 août 1798); prof, de composition , h messidor an ix ; réformé, an x (1802). Décédé à Paris, 10 fév. i8i(>.
Martini ( Augusle-.lustin-llippoh le), né à Marseille, ik août i86(>. Répétiteur de solfège (instrumentistes, hommes), 9 jam. 1882 (sans appoint.); prof, agrégé de solfège, 1" fév. 1891 (arr. du i 6 fév. 1 : prof, agrégé de solfège (chanteurs), 1 "janv. 189/1 (air. du 20 déc. 1893); chargé de cours pour une période de cinq années, 1" oct. 1896 (arr. du 16 oct.). 0. A., 12 juill. 1888. 0. I., 1897.
Marty * (Eugène-Georges), né à Paris, i(> mai 18(30. Prof, de la classe d'ensemble vocal, i"fév. 189-! (arr. du 10 fév.). O.A., 1893; 0.1., 1898. Chev. de la Lég. d'honneur 1900.
Massart ( Lambert-Joseph), né à Liège, 19 juill. 1811. Prof, de violon, par arrêté du 2/1 fév. i843, à compter du 1" mars i8'j3. chev. de la Lég. d'honneur, i8(i'i ; 0. L; absent du 1" oct. 1870 au 1" mars 1871 : retraité ,«1" oct. 1890. Décédé à Paris, i3 fév. 1892.
Massart* (Louise-Aglaé, Masson), née à Paris, 10 juin 1827. Prof, de piano (femmes), ic' mai 1876 (arr. du 6 mai). 0. A., 1877 ; 0. L, i88'i. Décédée à Paris, 26 juill.
Massé* (Félix-Marie, dit Victor), né à Lorient, 7 mars 1822. Répétiteur d'étude de clavier (hommes), 26 août 18/18; démissionnaire, 2'! fév. i85o ; prof, de composition, Ie' avril 1 866 (arr. du 7 avril); membre de l'Institut, 20 janv. 1872 ; chev. de la Lég. d'honneur, 1877; 0. L, 1881; a cessé ses fonctions de professeur lei" nov. 1880. Décédé à Paris, 5 juill. 188/1.
Massenet* (Jules-Emile-Frédéric), né à Montaud, 12 mai
1862. Prof, de composition , 1™ oct. 1878 (arr. du 7 oct.); démissionnaire, 189(1. Chev. de la Lég. d'honneur, 1876; off., 1887; commandeur, 1896. C.O., 1900. Membre de l'Institut, 3o nov. 1878; 0. A., 1880; 0. L, 1889.
LISTE GÉNÉRALE ALPHABÉTIQUE
Masset* (Nicolas-Jean-Jacques), né à Liège. 97 janv. 1H11. Prof, de chaut, 1" juill. 1 H ô 3 (an-, du 2G juin); absent du 1" (ni. 1N70 au 1" juin 1S71. Chev. de la Lég. d'honneur, 1NG1 ; 0. A., 1878. Retraité, 1" oet. 1887.
Masson* (Jean-Ernest), aé à Bayonne, 16 déc. i84'i. Chargé d'un cours de chani pour 3 ans, 1" orl. 1 80 'i (an*, du 8 août 1 : prof, do chu ni , l™ oet. 1897 (arr* ml ^° jmn)' "• •^•' i885;
Mathias * (Georges-Amédée-Saint-Clair), né à Paris, i4 oet. i8aG. Prof, de piano (hommes), 1" ort. 18G2 (arr. du s5 juill.); absout du 1" oet. 1870 au \" avril 1871; chev de la Lég. d'honneur, 187a; 0. A., 1881; démissionnaire.
a5 mars 1887.
Mathieu ( Jeau-Baptiste) , né à Billone. 9 janv. 1 -7 <i a . Musique de la garde nationale (irc' classe), i7f)3 ; au Conservatoire, an m (179Ô), prof, de 9* classe, solfège (hommes), puis de serpent, an viii : réformé, an \ ( 1809).
Maubant* (Henry-Polidore), né à ChantiHy, a3 août i8ai. prof, de déclamation dramatique, 1" nov. 1881 (arr. du 3t oct); 0. A., t88o: 0. I., iSS.") ; chev. de la Lég. d'honneur, 1887: a cessé ses fonctions (limite d'âge), 1" oct.
Maucorps* (Dorothée-Jeanne Delsuc), née à Paris, 11 niai 1827. Prof, adjoint de solfège (femmes), ->8 oct. 1 8 A 7 (sans traitement); prof, adjoint, a8 oct. 18Û7 (id.) ; prof, agrégé, h'' classe, 9 août 1 85 1 ; prof, agrégé de solfège, 1" oct. i8G4 (arr. du ao août); démissionnaire, 1" nov. 1868.
Maurin * (Jean-Pierre , né à Avignon, i4 fév. 1832. Prof, de violon, 1" oct. 1870; 0. A., 1877; 0. I., 1896; chev. de la Lég. d'honneur, 1 885. Décédé à Paris, it> mars 189/1.
Maury* (Jaeques-Hipporyte), né à Saint-Mihiel (Meuse), a janv. i83/i. Prof, de cornet à pistons, 1" mai 187/1 (arr. du 8 mai); a cessé ses fonctions. 1" oct. 1880. Décédé à Paris, 16 oct. 1881.
Maury (Mme). Voir M"' Renaud.
Mazelin (M1U M.-A.). Voir M™ Coche.
Méhul (Etienne-Nicolas , né à Givet, 99 juin 17G3. Musique do la garde nationale; 91 nov. 1798; inspecteur de Renseignement, 1G thermidor an m (3 août 1795); prof, de composition, 1" avril 1 8 1G ; membre l'Institut , ao nov. 179a; chev. de la Lég. d'honneur, 180/i. Décédé à Paris, 1 8 oct. 1817.
Meifred* (Joseph-Pierre), né à (iohnars. l3 nov. 1791. Orch. do l'Opéra ( 1829-1 85o) : soc. des concerts. Prof, de cor à pistons, 1" mai 1 833 (arr. du 3i mars); chev. de la Lég. d'honneur. 1 848 : retraité, 1" oct. 18GZ1. Décédé à Paris, 28 août 1 8G7.
Melchissédec* ( Pierre-Léon), né à Clormont-Ferrand. 7 mai i843. Prol. de déclamation lyrique (opéra), 1" oct. 189/i (arr. du 8 août). O.A., 188G, 0. 1., 1891.
Mellet* (Jean-Joseph), né à Pont-Saint-Esprit (Gard), a4 nov. i8'i3. Au Th. Italien (1873); à l'Opéra (1877). Prof. de cornet à pistons, 1" nov. 1889 (arr. du îa nov.): O. A., 1881 ; 0. L. 1899.
Mklro* (Éiisa~Chéruhine),née le 11 oct i8t>3: répétiteur de
solfège ( 1832-182 4).
MengOZZi (Bernard), né à Florence. 20 janv. 1758. Prof, de chant, nov. 179.) I 1" classe 1 : n'a ('marge qu'à partir du 96 pluviôse an vu (90 janv. 1799)- Décédé, ventôse an nu (3 mars 1800). [ V. art. nécrol. dans les Affiches du i5 prairial an xi. J
Méon (Jean-François), né à Paris, 3 oct. 17/10. \ l'Opéra
(taille des chœurs 1, 17G.J: maître de musique à l'école du Magasin, 1778. Maître de solfège, à l'Ecole royale de chant, 178'!: passé au Conservatoire, prof, de 2' classe. solfège (femmes), an m (179Ô) jusqu'à l'an x (1802); employé au bureau de surveillance des classes (1802). Pension de i,3oo francs à l'Opéra, par décret du 1 /1 frimaire an \i\ à compter du 1" thermidor an mi. Décédé à Paris, 29 juin 1 8 1 3 . V. la notice nécrologique do Baillol (p. 9 1 3).
Mércié-Porte * (Jeanne-Mario-Anne), née à Toulouse, i3 avril 182a. Prof, adjoint de solfège, 19 avril 18/12: agr., 9 août 1 85 1 : prof.-agrégé, 1" oct. 1 8G4 (arr. du ao août); démissionnaire, 3i janv. 188/i. 0. A., 1889.
Méreaux (Nicolas-Jean). Prof, de 1" classe, aa nov. 1790. Décédé, floréal v (mai 1797)- à 5a ans. (V. art. nécrol. du Journal de Paris, 1/1 floréal an v. p. 90a.)
Méric (Jean). Musique des gardes françaises {clarinette) -, garde nationale parisienne, 1" sept. 1789 ; caporal à la musique de la garde nationale, 1 793 ; au Conservatoire, prof. clarinette (a" classe), an m (179.5) jusqu'à l'an \ (1803) ; gardien de la musique du dépôt des classes, 1" vendémiaire an xi : retraité, 1" janvier 181 G.
Mérignac (Norbert-Louis), né à Paris, a'i sept. i8'i6. Chargé du cours èH escrime, 1" déc. 1893 (arr. du 18 nov.). 0. L, 1900 : chev. de la Lég. d'hon.
Mesplet (Louis-Hippolyte), né à Commines (Nord), a3 août 176G. Employé chez les trésoriers de France et à la comptabilité du trésor royal, 178/1-1792:3 l'aimée d'Italie, 1797^ 1 799; chargé du dépôt de la musique do la chapelle Sixline; sous-chef à l'étal-major de la garde nationale de Paris. 1" juillet 181 ^ à mai 1820. Surveillant des classes du Conservatoire, i"janv. 1821. Décédé, 31 août 1 83 1 .
Meveu* (Evh), née à Paris, 1/1 mai 1879. Répétiteur de solfège (femmes), 1" mars 1 897 (arr. du 37 fév.). 0. A., 1899.
Michelot 1 Pierre-Marie-Nicolas), né à Paris, (5 ? ) 7 juin 1 786. Répétiteur de déclamation, 11 mars 181a : prof. do. déclamation, r" nov. i8i3; (((''missionnaire, i3 sept. 1819 (à compter du 1" ort.); rentré, 1" juill. i8a5; prof, do la cl. de la décl. spéciale à Vopéra-cc.miqite, 1" janvier 1838; réformé, i'r sept. i83i; rentré, décl. dram., 1" fév. i83G; prol. do déclam. lyr. ( opéra ) , 1" janv. 1 845 (arr. du G janv.); retraité. 10 mai i85i. Décédé àPassy, 18 déc. i85G.
Michu* (Emilie -Marie- Julie), née à Paiis, 99 déc. 178a. Répétiteur, 8 juin 1808 au 1" avril 181G (sans traitement); prof, de piano (femmes), 17 avril 1816; réformée, i"janv. 1838 (classe supprimée).
Millult* (Edouard), né à Paris, i3 fév. 1808. Répétiteur do solfège, 1 8a5- 1 829 : de contrepoint et fugue, 4 janv. 1 83o ; démissionnaire, nov. 1 83a. Décédé, Paris, 1 3 avril 1887.
Millet* (Louis-Emile), né à Paris, a3 avril 1 8 1 3 . Prof, adjoint de contrepoint et fugue, 9 janv. 1 835 à 1839.
Millin* ( Flore-Joséphine), née en août i8o5. Prof, adjoint de solfège du 8 oct. 1821 ; démissionnaire, i4 fév. 1 838.
PERSONNEL ADMINISTRATIF ET ENSEIGNANT
Milon (Louis-Jacques), né à Gravachon (Seine-Inférieure). Prof, de maintien, 1" avril 1816.
Miolan (François-Félix), né à Valence, 3t déc. 1771. A l'Opéra, 1" juin 1793 (hautbois). Musique de la garde nationale (3e classe), 1793; au Conservatoiie (3e classe), an 111 (1790); réformé, 3o ventôse an vm (1800). Pensionnaire de l'Opéra, 1" juillet 1819.
Mocker (Eugène-Ernest), né à Lyon. 16 juillet 1811. Prof, d'opéra comique, 1" avril 1860 (arr. du 7 avril); 0. A., 1878 ; chev. de la Lég. d'honneur, 1882; retraité, 1" avril 1887. Décédé à Brunoy, 3 oct. 1895.
Mohr* ( Jean-Baptisle-Victor), né à Paris, ai fév. 182.3. Prof, de cor, 1" nov. 1866 (arr. du a3 oct ). 0. A.; 1881. Décédé à Paris, lit avril 1891.
Mollet (Pierre). Prof.de 2 e classe, solfège (hommes), 22 nov. 1795. Décédé, h fructidor an xm, à 6 heures du matin (22 août i8o5).
Mongeroult ( Mn"), comtesse de Gharnay, née Hélène de Mérode, à Lyon, 9 mars 176/1. Prof, de piano (1™ classe), 22 nov. 1795 à nivôse an vi (janv. 1798).
Monrose (Antoine-Louis-Martial Barizain, dit), né à Turin, 10 juin 1811. Prof, de déclamation, 1" janv. 1867 (arr. du i4 déc. 1866); absent, icr oct. 1870 au tc' mars 1871; 0. A., 1878; démissionnaire, nov. 1880. Décédé à Paris, 7 juillet i883.
Monsigny (Pierre-Alexandre), né à Fauquemberg, 17 oct. 1729. Inspecteur de l'enseignement, 21 mai 1800; réformé, an x (1802); membre de l'Institut, 1 8 1 3 ; chevalier de la Légion d'honneur. Décédé à Paris, là janv. 1817.
Monvel (Jacques-Marie Boutet, dit), né à Lunéville, 25 mars 176.Ï. Membre de l'Institut. Prof, de déclamation , 1" avril 1807. Décédé, i3 fév. (juillet?) 1812.
Moreau* (Louis-Gabriel), né le 11 mai 1791. Accompagnateur, 16 mars 1801; sous-bibliothécaire, 1829; prof, adjoint de solfège, arr. du 18 sepl. i83i (sans traitement): prof, de solfège, 1" juin 1 835 (arr. du 9 juin). Décédé à Nogenl-sur-Seine, 22 juin 1839.
Moreau-Sainti (Théodore-François), né à Paris. a5 fév. 1799. Chargé d'une classe A'' opéra-comique, 6 janv. i845 (à l'essai, sans appointements); prof, titulaire d' opéra-comique , 1" janv. 18'iti (arr. du k fév.) jusqu'à son décès; chef du pensionnat, 1" nov. 1868 (arr. du i3 oct.); démissionnaire, ier déc. 1806. Décédé, 3i mars 1860.
Morhange. IwAlkan.
Morin* (Laurent-Joseph), né à Paris, 18 mars i8o5. Bépétiteur de lecture à haute voix, \" avril 1827; démissionnaire, icr mai 1829 ; prof, d'une classe de lecture à haute voix et de déclamation pour l' opéra-comique (sans appointements), 12 mai i83/i; appointé, 1" juillet 1 835 (arr. du 9 juin); retraité, 1" oct. 1 865.
Moudrux* (Caroline), née en déc. 1807. Bépétiteur de solfège, 1826-1826 ; classe préparatoire d'harmonie et d'accompagnement, 1826-1829.
Mounet (Jean-Paul), né à Bergerac, 5 oct. 1867. Prof, de déclamation dramatique, i°' novembre 1897 (arr. du 5 nov.).
Mouzin (Pierre-Nicolas), né à Metz, i3 juill. 1822. Directeur do l'Ecole de musique de Metz (succursale du Conservatoire). Prof, de solfège (chanteuses), 1er oct. 1871 (arr. du 1 2 sept.). 0. A., 187/1; c'iev- c'e 'a Lég. d'honneur, 1886; retraité, ie' janv. 189/1. Décédé, 3 sept. 189/i.
Mozin jeune (Benoit-Frmçois),né à Paris, 1 776 (?). Accompagnaleurà l'Ecole royale de chant, 1789; passe au Conservatoire, prof, de 2e classe, an 111 (1790), piano (hommes); réformé en l'an x (1802).
Mozin (André-P.). Maître de solfège à l'Ecole royale de chant, 1790; passe au Conservatoire, an 111 ( 1795) ; prof. (3e classe) de piano (hommes); réformé, an vin ( 1800).
Mozin* (Désiré-Théodore), né à Paris, 95 janv. 1818. Prof, adjoint à' élude du clavier ( hommes externes), 27 fév. 1837 (sans traitement); prof, de solfège, 1" oct. 18/18 (arr. du 10 oct.). Décédé à Paris, 16 nov. 1800.
Nadaud* (Edouard-Louis), né à Paris, 1/1 avril 1862. Prof, de violon, 1900. 0. A., 1889. O.I., i8g5.
Naderman (François-Joseph), né à Paris, 1773. Prof, de harpe, 22 mars i8a5 (arr. du fév.). Décédé à Paris, 3 avril 1 835.
Nicodami (François), né à Willimor (Bohème), 1758. Prof.de piano, prairial an vi (20 mai 1798), eu remplacement de Jadin; démissionnaire, 3o ventôse an vm (21 mars 1800). Décédé i3 août 1829. Une rente annuelle et perpétuelle a été léguée depuis 1868 au Conservatoire, en faveur de lauréats, par la veuve de ce professeur.
Nochez (Jean-Jacques), A l'Opéra, 1769. Maître de basse (violoncelle) à l'Ecole royalede chant, 178/»; passé au Conservatoire, an m (1795), comme professeur de violoncelle (2e classe). Décédé, 27 frimaire an x ( 16 déc. 1801).
Norblin* (Louis- Pierre-Martin), né à Varsovie, 2 déc. 1781. A l'Opéra, 1" juin 1811. Prof, de violoncelle , 1" janv. 1826: retraité, 1" janv. i8'i6. Décédé à Commentry (Marne), 1 4 juillet i85Zi.
Nourrit (Adolphe), né à Paris, 3 mars 1802. Prof, de déclamation lyrique, 1" janv. 1828 (arr. du 29 déc. 1827); en congé, 1" avril 1837; démissionnaire, 3o avril i838. Décédé à Naples, 8 mars 1839.
Nourrit (Auguste), né à Paris, 1808. Prof, adjoint de déclamation lyrique, par décision du 5 nov. 1 83g ; en congé. 12 oct. i8'io. Décédé à l'Isle-Adam, 11 juillet 1 853.
LISTE GÉNÉRALE ALPHABÉTIQUE
Obin (Louis -Henri), né à Ascq (Nord), 'i août îHao. Prof, de déclamation lyrique, \" ' janv. 1870 (air. du 3o nov. 1869); absent du ic' ort. 1870 au ic' avril 1871 ; démissionnaire, 1" fév. 187/1; rontré, 1" janv. 1877 (arr- ('u '^ janv-)' démissionnaire, 10 janv. 1889. 0. A., 1877; 0- '•> chev. de la Lég. d'honneur, 1880. Décédé à Paris, 9 nov. 1895.
Ozi (Etienne), né à Nîmes, 9 déc. inbU. Musique de la farde nationale, 179^ (i" classe); au Conservatoire, an 111 (1790); prof, de basson (1"' classe). Décédé à Paris, 5 oct. i8i3. (Voir p. 913.)
Paer (Ferdinand), né à Parme, juillet 177^(1 e' juin 1771 ?). Membre de l'Institut, 39 janv. i83i ; chev. de la Lég. d'honneur. Inspecteur des études, i83'i (sans traitement); prof, de composition , 1" janv. 1 838 (arr. du 10 janv.). Décédé à Paris, 3 mai 1 839.
Pagniez (Jacques-François), né à Versailles, i"oct. 1761. A l'Opéra (violon), de 1789 à 1830. Musique de la garde nationale (1" classe) 1793; au Conservatoire, an 111(1795); prof, de solfège (a* classe); réformé, an vm (1800).
Paillard (Jean), né à Vunay-la-ltivière (Loiret), 96 mars 1 765. Musique des gardes françaises, puis de la garde nationale 2* classe (cor); au Conservatoire (3e classe), an m (179Ô); réformé, an vm (1800). A l'Opéra, de 1791 à 1816.
Panseron * (Auguste-Mathieu), né à Paris, 7 floréal au ni (a 6 avril 1 790). Répétiteur d' harmonie , 1 81 0-1 81 a ; prof, adjoint de solfège, 1er janv. i8a6 ; prof, de vocalisation, 1" sept. 1 83 1 ; prof, de chant, à l'essai, pour deux ans (arr. du 9 juin 1 835) ; prof, de chant, 1" janv. t 836 ; chev. de la Lég. d'honneur, i845. Décédé à Paris, 39 juill. 1859.
Paocher l François). Musique de la garde nationale (3e classe), 1793 ; au Conservatoire, an m (1795); prof, de 3" classe; réformé en l'an vm (1800).
Papot * (Marie-Anna), née à Oeil, ai mars 1 8 5 ô . Répétiteur de solfège (femmes), U déc. 1880. O.A., 189'L Décédée à la Garenne-Colombes, 37 août 1890.
Paqiieh* (Athénaïs-Marie-Hyacinthe), née à Paris, le a 1 sept. 1819. Prof, adjoint de solfège (femmes), i5 mars 1 838 ; démissionnaire, 19 mai i84/i.
Parent (Marie-Julie-Octavie-Elise), née à Montmartre, le 22 oct. 1 86 1 . Chargée d'un cours de maintien théâtral (femmes) pour cinq ans, 1" oct. 1890 (arr. du 22 ort.). 0. A., 1898.
Pasdeloup* (Jules- Etienne), né à Paris, i5 sept. 1819. Répét. de solfège (hommes), 27 mars 18/ii ; clavier, 18/17 'l 1800; prof, agrégé de la classe d'ensemble vocal arr. du a3 nov. 1 855 (sans appointements) ; appointé, 1" janv. 1866 (arr. du 28 déc. 1 865) ; démissionnaire, 1er oct. 1868; chev. de la Lég. d'honneur, 1 863. 0. A., 1868. Décédé à Fontainebleau, i3 août 1887.
PastOU (Etienne-Baptiste), né au Vigan, a 6 mai 178'L Cours d'essai de solfège et harmonie orale, 2a oct. 1 835 ; prof, d'une classe élémentaire et préparatoire de musique (sans appoint.) arr. du 6 juin 1 836 ; prof, de solfège, 1" janv. 1839 (arr. du 9 janv.) ; prof, de solfège et harmonie orale, 7 avril 1 843 ; chev. delà Lég. d'honneur. Décédé à Paris (Ternes), 8 oct. i85i.
Paulin (Louis-Joseph Lespinasse, dit), né à Paris, 17 oct. 181/1. Prof, de chant, 1" avril 1860 (arr. du a avril). Décédé à Paris, a fév. 1867.
Pellegrini (Félix), né à Turin, 177/1. Prof, de chant, 1" nov. 1839 (arr. du 3o oct.); engagé pour dix ans. Décédé à Paris, 20 sept. i83a (aliéné).
Perne (François-Louis), né à Paris, h oct. 177a. Contrebassiste à l'orchestre de l'Opéra, du 1" avril 1792 au 1" avril 1816; à la chapelle, du 30 juill. 180a au 1" janv. 189/1. Prof, dharmonie, 1" juill. 181 3; bibliothécaire-adjoint (181 4); inspecteur général des classes, i** avril 1816 et conjointement bibliothécaire, 1" oct. 1819: retraité sur sa demande, i5 mars 18a a. Membre correspondant de l'Académie des Beaux-Arls, ai juillet 1821. OEuvres: La Sémérographie des Grecs, la Mélodie des Troubadours , elc. Décédé à Laon (?), 26 mai i83a.
Perreau (René-Pierre-Louis), né à Paris, 8 juill. 1756. Employé au bureau de surveillance, a'ô oct. 1795 et conservateur du dépôt de musique. Décédé a5 août 1838.
Persuis (Louis-Luc Loiseau de), né à Metz, 31 mai ('?), 4juil. 1769. Prof, de vocalisation , 7 nov. 1795 (1" classe); puis U* préparation au chant; réformé en Taux ( 180a). Chef d'orchestre à l'Opéra. Décédé à Paris, le 90 déc. 1819.
Copie d'un certificat de la collection \. Manskopf, musée musical à Francfort-sur-Mein :
«Nous soussignés, inspecteurs de l'enseignement dans l'ancien Conservatoire de musique, certifions que M. l'ersuis (Louis) a été admis par la voie du concours, professeur dans cet établissement le 7 novembre 1790(16 brumaire an iv), avec les appointements de a,5oo francs, et qu'il a cessé d'exercer ses fonctions le a3 septembre 1809 ( 1" vendémiaire an xi), lors de la réforme opérée par le Ministre de l'intérieur. Paris, ce 5 juillet 1816; Le Sueur, L. Cherubini, Mébul ; Certifie véritable: Vinit. secrétaire de l'ancien Conservatoire. t>
Pessard* ( Emile-Louis-Fortuné ) , né à Montmartre, 39 mai i843. Chev. de la Lég. d'honneur, 1879. Off. 189/i. 0. L, 1887. Prof, d'harmonie (hommes), 1" oct. 1881 (arr. du 10 oct.).
Petipa (Joseph-Lucien), né à Marseille, aa déc. i8i5. Chargé d'un cours de maintien théâtral (hommes), 1" janv. 1881 (arr. du 3o nov. 1880) ; 0. A., i883 ; a cessé ses fonctions (limite d'âge), i"oct. 189/1. Décédé à Versailles, 7 juil. 1898.
Philipon* (Antoinette-Mathilde Rorr.ET de Lisle), née à Paris, 6 fév. 1861. Répétiteur d'une classe d'étude du clavier, oct. 1 863; démissionnaire, 91 sept. 187/1.
PERSONNEL ADMINISTRATIF ET ENSEIGNANT
Piccinni (Nicolas), né à Bari, 16 janv. 1798 ; inspecteur de l'enseignement, 22 mars 1800 (n'est pas entré en fonrlions). Décédé à Passy, 90 floréal an vin (7 mai 1800).
Pierre* (Constant-Victor-Désiré), né à Passy, 26 août 1 855. Commis au Ministère de la Guerre (bureau du personnel du service d'État-Major), 3 oct. 1876 an i5 sept. 1880. Surnuméraire au secrétariat du Conservatoire , janv. 1881 -.commis, l" oct. 1881 (arr. du 27 oct.): commis principal, 16 avril 1887; SOUS-chef du secrétariat, l" jan\. 1900 (arr. du 10 janv.). (). A., 1889 : 0. I. , 1897.
Piffaretti * (Florentin -Eugène), né à la Villette, 3o juill. 1809; accompagnateur d'une classe d' 'opéra -comique (sans traitement ) ; accompagnateur pour une période de cinq années scolaires, 1" mars 1897 (arr. du 27 fév.); G. A., 1889; 0. I., 1900 (chef de chant et chef d'orchestre au théâtre national de l'Opéra-Comique).
Pillaut (Augustin-Aimé-Jean-Baptiste), né à Lagay, 17 avril 1821. Commis principal chargé delà surveillance des classes et du service intérieur, 1" janv. 1870 (arr. du 90 nov. 1869) : sous-chef du secrétariat, 1" juin 1879 (arr. du 93 mai) ; en disponibilité, 3o sept. 1881. Décédé, à Paris, 1 1 mars 1 882.
Pillaut (Pierre-Léon), né à Lagny, 29 juin 1 8 3 3 : conservateur du musée instrumental, 1" fév. 1886 (arr. du 10 fé\.). 0. A.. 1887.
Plantade (Lharles-Henri), né à Paris, i4 oct. 176a. Prof, de chant, du 31 mars 1799 au 1" juill. 1807 (congé en Hollande, 4 déc. 1806 à mai 1807). Prof, de chant, 1" janv. 1 8 1 5 ; réformé, 1" avril 1816; rentré, 1" janv. 1818; retraité, T'janv. 1898. A l'Opéra, 181 2 à 1816. Décédé, îgdér i83g.
Ponchard* (Louis-Antoine-Eléonor), né à Paris, 3t août 1787. Répétiteur du 22 janv. 1811 au 1" avril 1816 (sans traitement) ; prof, de vocalisation , 1" janv. 1817: prof, de chant, 1" janv. 1890; réformé, 1" jam. i83o; rentré, 1" juin i839; retraité, 1" janv. 1867: chev. de la Lég. d'honneur. Décédé à Paris, 6 janv. 1866.
Ponchard* (Charles-Auguste-Marie), né à Paris, 17 nov. 189/1. Prof, agrégé d' opéra-comique , 1" oct. 1873 (arr. du 10 sept.); prof. d'opéra-comique, 1" mai 187.5 (arr. du 3o avril). 0. A., 1879; 0. I. ; chev. de la Lég. d'honneur, 1889. Décédé à Paris, 36 avril 1891.
Ponsot * (Frédéric-Charles), ué à Paris, 1 3 juin 1873. Répét. pour l'étude des rôles (cl. d'opéra), pour une période de trois, années, 1™ oct. 1900 (arr. du 26).
Portkhaut* ( Louis - Adolphe) , né à Paris, 1/1 déc. 1828. Répétiteur d'étude du clavier ( hommes) , 28 fév. 1 800 à 1 863.
Potier* (Henri-Hippolyte). né à Paris, 10 fév. 1816. Prof, adjoint de solfège (arr. du 99 nov. i839); accompagnateur de la r'asse de déclamation lyrique, 1" mai i833 (arr. du 3o avril); démissionnaire, 1" déc. 1 835 ; accompagnateur chargé de {'étude desrâles, 1" juin i84o (arr. du 95 mai); prof, pour V étude des rôles, 1" juill. 1 85 1 ; prof, de chant, 1" fév. 187.5 (arr. du 5 fév.). Décédé à Paris, 9 oct. 1878.
Pradher* (Louis-Barthélémy), né à Paris, 18 déc. 1781? (10 déc. 1 782 , d'après on état de ses services). Prof, de piano, 2 t frimaire an ix (22 nov. 1 800); en remplacement de II. Jndin; réformé, an x (23 sept. 1802); en remplacement de Boïeldieu (en congé), 1 " messidor an xi (30 juin i8o3); puis prof, en titre, 1"' janv. 1808; retraité, 1er janv. 1828 (classe supprimée). Décédé à Gray, oct. i843.
Provost* (Jean-Baptiste-François), né à Paris, 29 janv. 1798. Prof, adjoint de déclamation, 1e' fév. 1818; réformé, 1" janv. 1828 ; prof., 1" fév. 1 836 ; prof, d'une classe d'études dramatiques, 1" janv. 1839 (arr. du 28 déc. i838); démissionnaire, 25 janv, 1862 (classe supprimée); retraité, 1™ mars 1862 (arr. du 17 fév.); prof, honoraire. Décédé à Paris, 26 déc. 1 865.
Prumier* (Antoine), né à Paris, 2 juill. 179^. Prof, de harpe à double mouvement, iel oct. 1 835 (arr. du 3 sept.); chev. de la Lég. d'honneur; retraité, 1" janv. 1867. Décédé. Paris, 20 janv. 1 868.
Prumier* ( Ange-Conrad-Antoine), né à Paris, 5 janv. 1820. Répétiteur d'une classe préparatoire de harpe (hommes), 1" oct. 1 838 , jusqu'en 1 85 1 (sans appointements); prof, de harpe, 1" avril 1870 (arr. du 3i mars). 0. A., 1879. Décédé à Paris, 3 avril 1886.
Pugno* (Stéphane-Raoul), né à Montrouge, 23 juin i85a. prof, d' harmonie , 1" oct. 1892 (arr. du i3 oct,); prof, de piano, Ie' fév. 1 896 (arr. du 11 fév.); démiss. 1" fév. 1901. 0. A., 1 884; 0. L, 1900. Chev. de la Lég. d'honneur, 1897.
Rabaud* (Hippolyte-François), né à Salèlles-d'Aude (Aude), 29 janv. 1 83g. Prof, de violoncelle, \" avril 1886 (arr. du 5 avril); 0. A., 1882 ; 0. L, 1 8gi. Décédé à Paris, le 20 avril
Rachel (M"° Rachel-Élisa Félix), née à Munf (Suisse), 28 fév. 1820 (1821?). Prof, de déclamation , i"mai i855 (arr. du 29 avril), n'est pas entrée en fonctions. Décédée au Caunel, 3 (4?) janv. 1 858.
Rullard* (Pierrelte-Charlotte-Isidore), née à Paris, 29 mars 1817. Prof, adjoint de solfège, 1" fév. 1837; prof. agr. (arr, du 9 août i85i). Démissionnaire, 1869.
Ravina* (Jean-Henri), né à Rordeaux, 20 mai 1818. Prof, adj. d'une classe de clavier, 94 nov. 1 8 3 5 . Démissionnaire, 9.5 févr. 1837. Chev. de la Lég. d'honneur, 1861.
Reber (Napoléon-Henri), né à Mulhouse, 21 oct. 1807. Prof. d'harmonie, 1" juin 1 85 1 (arr. du 10 juin); prof, de composition, ier avril 1869 (arr. du 3i mars); interruption du 1e' oct. 1870 au 1" avril 1871 ; inspecteur des succursales, 1" août 1871; membre de l'Institut, 19 nov. 1 853 ; chev. de la Lég. d'honneur, 1 855 ; officier, 1870. Décédé à Paris, 2 4 nov. 1880.
Rebolug * ( Elisabeth -Joséphine), née à Paris, i5 mai i8i4. Prof. adj. de solfège, 12 mars 1 833. Démissionnaire, 5 déc. 1 836.
LISTE GÉNÉRALE ALPHABETIQUE.
Régnier (Françoi&Joseph-Philociès do la Brière), né à Paris, |** avril 1807. Prof, de déclamation , 1" janv. iH.r).r) (arr. du 22 déc. i85/i); interruption du 1" oct. 1870 au Ier mars 1871 ; chargé d'un cours de diction pour les élèves des classes de déclamation lyrique, 1"' 'janv. 1 87c) (arr. du •ik déc. 1878); prof, de la classe de diction pour les élèves de déclamation lyrique, i"no\. 1881. Démissionnaire des fonctions de prof, as déclamation dramatique, (i88t) reste chargé de la classe de diction pour les chanteurs. 0. A.; chev. de la Lég. d'honneur, 187a. Décédé à Paris, le 27 avril 1 885.
Reicha (Antoine-Joseph), né à Prague, a5 févr. 1770. Prof. de contrepoint et fugue , 1" janv. 1818; membre de l'Institut, a3 mai 1 835 ; chev de la Lég. d'honneur. Décédé à Paris. a8 mai i836.
Remy* (Guillaume-Antoine Rœmy), né à Ongrée, 36 août i85(). Prof, de violon, 1" oct. 189!) {arr. du 16 oct.). 0. A..
Renart* (Marie-Madeleine LéonieVernaut), née à Paiis, 7 nov. 1869. Répétiteur de solfège | femmes'), 8 déc. 188G (sans traitement); chargée de cours de solfège (femmes) pour une période de cinq ans, i°r mars 1897 (arr. du 37 fév.)-, 0. A., 189'! ; 0. I., 1900.
Renaud* (Marie-Léonie), née à Paris, h déc. i85a. Répétiteur de solfège (femmes), 10 oct. 1876. Démissionnaire, 5 juin 1893. 0. A., 1892.
Rety (François-Hippolyte), né à Versailles, 10 déc. 1 78c). ( Kx-Keutenant d'infanterie en réforme, 1" juillet 1818); commis à la bibliothèque, 1" janv. 1819; contrôleur-caissier, 1" avril 1898 (arr. du 1 1 mars); agent comptable, 1" janv. i85a; chev. de la Lég. d'honneur, i8G:>. Retraité, 1" jan\. 18O7. Décédé à Paris, 3i mai 1877.
Rety* (Émile-Ernest-Hippolyle), né à Paris, 7 mars i833. Commis-surveillant, 1" mars 1807 (arr. du 10 mars): agent comptable, 1" janv. 1867 (arr. du i5 jan\.); souschef du secrétariat , 1" janv. 1870 (arr. du 20 nov. 1869]: chef de bureau du secrétariat, 1" juin 1871; chef du secrétariat, 1" juin 1873 (arr. du 17 mai); chev. de la Lég. d'honneur. 187/1: otf., 1 8 9 '4 ; <). L, 1879. Retraité, 1er oct. 1896, administrateur honoraire, membre du Conseil supérieur d'enseignement.
Rety* (Emilie-Charlotte Leroy), née à Paris, 19 sept. i8a8. Répétiteur de clavier, oct. 1 856 (sans traitement); prof. agr. d'une classe d'étude de clavier, 1" janv. 1867 (arr. du 1 5 janv.). Démissionnaire, a sept. 1888.
Revial* (Louis- Benoit-Alphonse), né à Toulouse, 29 mai 1810. Prof. di> chant, arr. du 96 juin 18A6; entré eu fonction, ô oct. iS'i() (sans traitement;; prof, (appointé), 1" janv. 1 848; chev. de la Lég. d'honneur, 1860. Démissionnaire, b nov. 1868. Décédé à Etretat, i.3 oct. 1871.
Rey (Louise) , prof, de 3* classe du 2 a nov. 1 790 à prairial an v
(juin 1797).
Rey (Jean-Baptiste), né à Lauzerle (Haute-Garonne), 18 déc. i73'i. A l'Opéra, 1776 (violoncelle); chef d'orchestre, 1781 ; membre du jury de l'Institut national de musique, 179/1; au Conservatoire, prof, de 3' classe (harmonie), prairial an vu (mai 1799); de i" classe, an vin ( 1800). Réformé en l'an \ (1802). Décédé à Paris, i5 juillet 1810.
Richer (Louis-Auguste), né à Versailles, a(i juillet 17/10. Page de la chapelle royale, 1 7 '1 8 : maître de musique des enfants de France, 1779- Prof, de vocalisation ( 1" classe), 7 nov. 179Ô; puis de chant, an mu. Retraité, 1" janv. 1816. Décédé à Paris, 6 juillet 1819.
Rieusset (Mmc). Voir M"' Goblin.
Rifaut* (Louis- Victor-Etienne), né à Paris, 11 janv. 1799. Prof, d'harmonie et accompagnement , 1" oct. l833. Décédé à Orléans, 2 mars i838.
Rigault* (François), né le 17 mars 1793. Répétiteur de préparation au chant, 3 juillet 181 3 (sans traitement); prof, de chant, 1er janv. 1826. Démissionnaire , 1" oct. i83a.
Rigel (Henri-Joseph ] , père, né àWertheim, 9 févr. 17 '1 1. Maître de solfège à l'Ecole royale de chant en 178/4 ; adjoint à l'École delà garde nationale; passé au Conservatoire en' diim(i 790 ) ; prof, de 1" classe (piano). Décédé en mai 1799.
Rigel (ils (Henry-Jean), né à Paris, 11 mai 177a. Maître de solfège à l'École royale de chant, 1785; passé au Consenatoire, prof, de 2e classe en l'an m (1795): sorti en floréal an v (avril 1 797 ).
Robin (M""). Voir M"' Barbé.
Rochetin (Nicolas). Musique des gardes françaises, puis de la garde nationale, 3e classe en 1798; au Conservatoire en l'an m (1790); prof, de 3' classe. Réformé, 3o \entôse an vin (1 800).
Rode (Pierre-Jacques-Joseph), né à Bordeaux, 26 fév. 177't. Prof, de violon, 92 nov. 1790; en congé, nivôse an iv; rentré en ventôse an vu : congé de germinal au xi à 181 '1: Prof, lion., 1808, ligure pour mémoire sur les états d'appoinleineuls jusqu'en 1810. Décédé, château de Boubou, près Damazon (Lot-et-Garonni ■■), 2 5 nov. i83o.
Rodolphe (Jean-Joseph Rudolph), né à Strasbourg, 1 '1 oct. 1730. Maitre de composition à l'Ecole royale de chant, 178/i; au Conservatoire, prof, de 2e classe {solfège), frimaire an vu (nov. 1798); de 1" classe, en l'an x. Réformé eu l'an \ (a3 sept. 1 802). Décédé à Paris, 18 août 181 2. [Les Affiches de pluv. an 11 enregistrent aux décès du 7, celui d'un nommé Aimé-Jean-Joseph Rodolphe, musicien, rue Boucher.]
Rœmy. \ oîr Rémy.
Rogat (Joseph-Barthélémy Borel), né à Paris en 17Ô5. Enfant de chœur et joueur de serpent à Notre-Dame dès l'âge de i3 ans; musique de la garde nationale, ai nov. 1793; au Conservatoire, prof, de a* classe, pour le solfège, le basson, la préparation au chant, 28 pr. an vin; le solfège, \" mil 1 8 1 G. Décédé à Paris, le 20 oct. 1K17.
Roger* (Guslave-Hippolyte), né à la Chapelle, 17 déc. i8if>. Prof, de chant, 16 nov. 1868 (arr. du 1 '1 nov.): interruption du 1" oct. 1870 au 1" avril 1871. Décédé àParis, la sept. 1879.
Round* (Mcolas), né à Rocroi (Ardennes) , îô déc. 1779. Répétiteur de solfège, an vin: prép. au chant, an IX; prof, adj., 1" juillet 1807 à 181 1.
Romberg (Bernard), né à Dinclage, 11 (12) nov. (?) 1770 (1767 ?). Prof, de violoncelle, 21 janv. 1801 (26 fruct. an ix 1 . Démissionnaire en i8o3, en voyage. Décédé à Hambourg, 1 3 août 18/11.
PERSONNEL ADMINISTRATIF ET ENSEIGNANT
Rose* (Chrysogone-Cyrille), né à Lestrem (Pas-de-Calais), i3 févr. i83o. Prof, de clarinette, i" ort. 1880 (arr. du a/i sept.); a cessé ses fonctions (limite d'âge), 1" oct. 1900. 0. A. , 1 88 1 ; 0. I. , 1 896 ; chev. de ia Lég. d'honneur, 1 900.
Rosellen* (Louis-Henri), né à Paris, i3 oct. 1811. Répétiteur de solfège, i83o.
Rouget de Lisle. Voir Philipon.
Rougnon* (Paul-Louis), né à Poitiers, 2/1 août 18/46. Répétiteur de solfège, 8 ort 1873 (sans traitement); prof, agrégé de solfège, 1" fév. 1891 (arr. du 16 fév. ). 0. A., 1 885 ; 0. I. , 189Î).
Rollle* (Anaïs), né à Toulouse, 6 janv. 18/1 4. Répétiteur de solfège, 1" ort. 186/1; démissionnaire, 11 janv. 1878.
Rousseau* (Samuel-Alexandre), né à Neuve-Maison, 11 juin i853. Prof, d'harmonie (femmes), 1" nov. 1898 (arr. du 18 oct.). 0. A., 1888, 0. I., 1887, & 1900.
Roy* (Marie-Anloinelte Got), née à Paris, ia oct. 1867. Répétiteur de solfège (femmes), 2 oct. 1893 (sans traitement); chargée de cours de solfège (femmes) pour une période de cinq ans, t"1' mars 1897 (arr- du 27 fév.). 0. A., 1895.
Roze (l'abbé Nicolas), né à Rourgneuf, 17 janv. 1 7/15. Bibliothécaire, 1807. Décédé à Saint-Mandé, 3o sept. 1819.
Ruestenholtz* (A.-A.). Voir Mmc Dupuis.
Saint-Amans (Lnuis-Josepli-Claude), né à Marseille, 26 juin 1 7^9 , prof, à l'École royale, 178/1-1791 ; prof, au Conservatoire (a" classe), prairial an vi ( 20 mai 1798); réformé en l'an vin (1800). Employé aux écritures à la maison de Charenton, du i3 déc. 1810 au 1er déc. 181 4; y dirigea des concerts; a composé un solfège , un motet. Décédé, Paris, i8ao.
Saint-Aubin (Jean-Denis), né à Lyon, 8 déc. 1783. Répétiteur de Kreutzer (violon), an xin; prof, pour ¥ étude des rôles. Décédé vers 1810.
Saint-Aubin. Voir A.-L.-P. Dherbès.
Saint-Fal (Etienne Meynier),né à Paris, 10 juin 1762. Prof, de déclamation, 1" nov. 181 3 au 1"' avril 1816. Décédé à Paris, 23 nov. i835.
Saint-Prix (Jean- Amable Foucault) , né à Paris le 9 juin 1758. Sociétaire du Théâtre français. Prof, de déclamation, 12 fév. 181&; retraité, 1" janv. 1828. Décédé, a8 oct. i83'i.
Sallantin (François- Alexandre), né à Paris, i3 fév. 1755. Orchestre de l'Opéra, 1770-1812. Musique de la garde nationale (i'c classe), ai nov. 1793 ; au Conservatoire, an m (179")), prof.de hautbois ( 1" classe); retraité, 1" janv. 1816.
Salomé* (Théodore-César), né à Paris, ao janv. i83/i. Répétiteur de solfège, 1" déc. 1872 ; démissionnaire, 19 sept. 1873. 0. A., 1886. Décédé, Saint-Germain, juillet 1896.
Samson* (Joseph-Isidore), né à Saint-Denis, 2 ou 3 juillet 179.3. Prof, suppléant de déclamation pour l'opéra-comique (sans traitement), i2Juin 1827 ; prof, adjoint de déclamation, î" janv. i83o (avec appointements); réformé, 1" sept. i83i; prof, de déclamation, 1" fév. 1 836 (arr. du 20 janv.); chev. de la Lég. d'honneur, i864; prof, d'histoire et de littérature dramatique, 1" janv. i855 (arr. du 32 déc. 1 854) ; prof, de déclamation dramatique, 10' mars 1862 (arr. du 21 mars); prof, honoraire; arr. du 1/1 déc. 1866; retraité, Ie' janv. 1867 (arr. du 1/4 déc. 1866). Décédé à Paris, 29 mars 1871.
Sarazin (P.-Marie), né â Noyon. Musique de ia garde nationale (3* classe), 1793; au Conservatoire, an m (1795); prof, de 3e classe; réformé en l'an vin (1800).
Sarrette (Bernard), né à Rordeaux 27 nov. 1765. Capitaine commandant la musique de la garde nationale (1789); directeur de l'école de ia garde nationale, 1" janv. 1792; commissaire chargé de l'organisation du Conservatoire, germinal an iv (mars 1796); directeur du Conservatoire; congédié, 28 déc. 181/4; rentré, 29 mars 181 5; réformé, 1" avril 1816. Chevalier de la Légion d'honneur. Décédé à Paris, 11 avril 1 858. (Voir B. Sarrette et les origines du Conservatoire et La musique aux fêtes de la Révolution, par Constant Pierre.)
Sauzay* (Charles-Eugène), né à Paris, i4 juillet 1809. Prof, de violon, 1" fév. 1860 (arr. du 8 fév.); chev. de la Lég. d'honneur, 1868; 0. A.. 1878; retraité, iei oct. 1892.
Savard* (Marie-Gabriel-Augustin), né à Paris, 21 août 181/1. Prof, suppléant d'harmonie, 101 avril 18'u (arr. du 3o mars); prof, adjoint de solfège, 9 janv. 18/1/i; prof, de solfège, ier déc. i85o (arr. du ai nov.); prof, d'harmonie, 1" avril 1866 (arr. du 7 avril); chev. de la Lég. d'honneur, 1875, 0. A. Décédé à Paris, 6 juin 1881.
Schneitzhœffer (Jacques), né à Dunkerque (Nord), 17 juillet 176/1 .À l'Opéra (hautbois et jlùté), 1789a 1820. Musique de la garde nal. (1" classe), 1" janv. 1799; au Conservatoire, an m (1795); prof, de 2e classe , flûte , puis de hautbois , an vin ; réformé, an x (1802). Décédé, 2 5 nov. 1829.
Scbneitzhœffer* (Jean-Madeleine), né à Toulouse, i3 ou i5oct. 1785. A l'Opéra (timbalier), 1816 à 1821; chef de chant. Prof.de solfège (1" avril 1827); prof, des chœurs (femmes), 1" septembre 1 83 1 ; chev. de Lég. d'honneur; retraité, ic' janv. 1 85 1 . Auteur de plusieurs opéras. Décédé à Paris, k oct. 1 852.
Schreuder (Frédéric), musique de la garde nationale (3° classe), 1793; au Conservatoire, an m (179.5); prof, de 3e classe; réformé, an vin (1800).
Schvartz* (Émile-Jean-Baptiste), né à Paris, 8 fév. 1 858. Répétiteur de solfège (hommes), 6 janv. 1892 (sans traitement); chargé de cours de solfège (hommes) pour cinq ans; 1" mars 1897 (arr- du 27 fév.). 0. A., 1891; 0. L, 1897.
LISTE GÉNÉRALE ALPHABÉTIQUE
S chwent (Guillaume), musique de la garde nationale ( i " classe), 1 71)3 (cor); au Conservatoire, an m (1795), prof de 9e classe, solfège (femmes), puis de 2' cor, an vin ( 1800); réformé, au x (180a). Décédé, 28 juin 181/1.
Schwent (Philippe), musique de la garde nationale, 1 79H (i" classe); au Conservatoire, an m (179.5). Prof, de solfège; réformé, 3o ventôse an vm (1800).
Sejan (Nicolas), né à Paris, 17 mars 17/15. Prof, de piano (1" classe), 2a nov. 1795, puis d'orgue, an vm ; réformé, an x (1802). Décédé, i(i mars 1819.
Secbiot* (Louis-Auguste), né à Paris, 7 mai 1801. Timbalier de l'orchestre de l'Opéra, 10 janv. 1821. Hepélileur d'une classe préparatoire de contrepoint et fugue, i8a3-i83o.
Séveivo dl MiMi* (Marie-Louise-J.-E.), née à Bourges, a5 août 1866. Répét. de solfège (femmes) pour une période de 3 années scolaires, arr. de \h nov. 1900; O.A., i8g5.
Silvain * ( Eugène-Charles-Joseph ) , né à Bourg , 1 7 janv. 1 85 1 . Prof, agrégé de déclamation (cl. prép.), 1" oct. 1888 (arr. du 19 juillet); prof, titulaire, 1" oct. 1894 (arr. du 8 août). 0. L, 1892; chev. de la Lég. d'honneur, 1897.
Simonet (François), musique de la garde nationale; caporal, 1793 (basson); au Conservatoire, prof, de 3e classe, an 111 (1795); a cessé ses fonctions dans le courant de l'an v (1 798).
Simrock (Henri), aé à Bonn, vers 1770. A l'Opéra (cor), 1792. Musique de la garde nationale, 1793 (1"" classe); au Conservatoire, an m ( 1 795 ); prof, de solfège, femmes ( 3e classe | . puis de cor. an mm ( 1800); réformé, an x (1803).
Soleil (Alexis). Musique des gardes françaises; musicien au t6" chasseurs, à Beaumont, puis à l'armée (\u Nord, an 11; prof, de 3" classe au Conservatoire, an m (1795); réformé, an vin ( 1800).
Solère (Etienne), né à Montlouis, '1 avril 1753. Clarinettiste au régiment de Champagne et à la musique du duc d'Orléans, 1767-1779; à la chapelle royale; à l'orchestre de l'Opéra, 1 7 juillet 1802 à i8i<>. Musique des gardes françaises, puis de la garde nationale, 179.3 (1"' classe); au Conservatoire, au 111 (179.5); prof, de clarinette (3 classe); réformé, an x (1802). Décédé à Paris, 1817. A composé beaucoup d'oeuvres instrumentales.
Soria (Salomon-Henri de), né à Bordeaux, 12 juin 1860. Chargé d'un cours de maintien théâtral (hommes) pour une période de cinq années, à compter du 1"' oct. 1895 (arr. du 99 oct.). 0. A., 1898.
Sponheimer (Conrad). Prof, de 2'' classe, 23 nov. 179.5, pour le solfège (hommes), puis pour la clarinette (an Mil); réformé, an x ( 1 803 I.
Stiglitz (Georges). Orch de l'Opéra, 1792 (contrebasse). Musique de la garde nationale, 1793 (1" classe): au Conservatoire, an m (179.5). Décédé, vendémiaire an iv (sept. 1793).
Taffanel * (Claude-Paul), né à Bordeaux, le 1 (> sept. i8'i'i. Prof, de Jlùte , 1" nov. 1893 (arr. du 10 nov.); chev. de la Lég. d'honneur, 1889. Officier, 1900. 0. A., 1896.
Talma (François-Joseph), né à Paris, i5 janv. 17G3. Prof, de déclamation , 1" juin 1809 à 181 5. Décédé à Paris, 19 oct.
Tariot (Antoine-Alexandre), né le 18 juin 17O5. Pensionne du ministère de la guerre, 3o ans de services; alto à la chapelle, 180a. Chef du pensionnat , 1" avril 1821; démissionnaire. 3i déc. 183'). Décédé à Paris, i856.
Tariot* (Alexandre-Joseph-Désiré), né à Paris, i" juillet 1802. Répétiteur de la classe de lecture de la partition, tenue par Gobert, i5 avril 1819, puis de la classe de solfège, i5 juin 1819 (sans traitement); répétiteur du pensionnai des hommes, 13 sept. 1832 au 1" déc. 182/i; accompagnateur, 1" avril 1827; prof, de la classe des chœurs (hommes), 1'' mai i833 (arr. du i(> avril); prof, de solfège, i"jam. 18 '10 (arr. du 5 nov.); retraité, i"oct. 1871. Décédé, 2'i août 1 872.
Tarpet* (Aiméc-Félicie Leclercq), née à Paris, 3o mai 1839. Bépéliteur de solfège, 1" nov. 18(12 (sans traitement); répétiteur de solfège, 1" oct. 1871 (arr. du 3o sept.); répétiteur de piano préparatoire (sans traitement), 7 oct. 1 87 '1 (arr. du 7 oct.); prof, agrégé de piano préparatoire, 1" mars 1880 (arr. du 26 fév.). O. A., 1889; 0. L, 1899.
Taskin* (Emile-Alexandre), né à Paris, 8 mars i853. Prof, d' opéra-comique , i"mai 1891 (arr.du \h mai); O. A., i885; O. I., 189/1. Décédé à Paris, 5 oct. 1897.
( ONSERVATOlllE.
Taudou * ( Antoine-Antonin-Barthélemy), né à Perpignan, 3 '1 août 18'iti. Prof, d'harmonie, 1" fév. i883 (arr. du a5 janv.). 0. A., 1879; 0. L, 189a.
Ternus (Aubert-Arislide- Washington), né à Metz, 19 nov. i832. Commis surveillant, icrjanv. 1870 (arr. du 3 '1 janv.): révoqué, 9 avril t88(i. Décédé à Paris, i3 mai îSg'i.
Thomas* (Gharles-Louis-Ambroise), né à Metz, 5 août 1811. Répétiteur de solfège (sans traitement), i83o-l83a; inspecteur général des écoles de musique des départements, succursales du Conservatoire, 1" nov. i855 (arr. du a3 nov.); prof, de composition, 1''' juill. i85(> (arr. du 28 juin); directeur, icr juill. 1871 (arr.du (i juillet). Membre de l'Institut 22 mars 1 85 1 ; chev. de la Lég. d'honneur; officier ( 1 858), commandeur ( 1 8(58); grand officier ( 1 881 ): grand" croix, 189'!. Décédé à Paris, 12 février 1896.
Tiersot (Jean-Baptiste-Elysée-Julien), né à Bourg, 5 juillet 1857. Commis à la bibliothèque, 1er juin i883 (arr.du 10 mai); 0. A., 1889.
Tourette (Jean). Prof, de solfège, 1" messidor an v (19 juin 1797). Décédé. i5 vendémiaire an xn (8 oct. i8o3).
Tralblk (Emilie-Louise-Vugustine), née à Paris, le 18 sept. 1787. Surveillante du pensionnat (femmes), l" août i823; réformée, 7 juin 182!).
Triébert* (Charles-Louis), né à Paris, 3o oct. 1810. Prof, de hautbois, 1" mai |863 (arr. du 3 '1 avril). Décédé à Graveile, 18 juillet 18G7.
PERSONNEL ADMINISTRATIF ET ENSEIGNANT
Trouillebert* (Caroline Lévy), née à Etain, 20 août 1 835. Prof, agrégé d'une classe préparatoire de piano, i"oct. t 8S7 (arr. du 3o sept.); 0. A., i8gi; 0. I., 1899.
Tulou (Louis), né vers 1 7^9 (?). A l'Opéra, 1780 (basson). Musique de fa garde nationale (1" classe), 1 798 : au Conservatoire, an m ( 1 795); prof, de a' classe (basson). Décédé, 16 ventôse an vu (6 mars 1799).
Tulou* (Jean-Louis), né à Paris, 12 sept. 1786. Prof, de flûte, i"janv, 1839 (arr. du 1 1 déc. 1828); chev. de la Lég. d'honneur: retraité, 1" janv. 1860. Décédé à Nantes, 2/1 juill. i865.
Turban* (Alfred-Louis-Guillaume), né à Strasbourg, 22 fév. 18/17. Pr°f- affrégé d'une classe préparatoire de violon, 1" nov. 1892 (arr. de 3i oct.); congé d'un an, Ie' oct. 1893 (arr. du i5 nov.); congé illimité, 1" oct. 1 89Z1 ( arr. du 29 octobre). 0. A. 1892. Décédé à Saint-Cloud, k mars
Turban* (Charles-Paul), né à Strasbourg, 3 oct. i845. Prof, de clarinette, 1" nov. 1900 (arr. du 8). 0. I., 1898.
Valet-Saint-Fal* (Clémence), née en 1810. Prof, adjoint de solfège, a3 juill. 1825 au 20 avril 1829.
Vandenbroeck (Othon-Joseph), né à Ypres, 20 déc. 1758. A l'Opéra, 1793 (eu/-); musique de la garde nationale (<tor), 1793 (1" classe); au Conservatoire, an m (1795); prof, de 2' classe, solfège (hommes): réformé, 3o ventôse an vin (1800). Décédé à Passy, i83â. (Nombreuses compositions dramatiques et instrumentales).
Vaslin* (Olive-Charlier), né à Montreuil-Bellay, 8 mars 179'-!. Prof, de violoncelle, 1" janv. 1827; retraité, Ie' janv. i 860. Décédé à Saint-Julien-sur-Sarlhe, août 1889.
Vauchelet (Nicolas ), musique de la garde nationale (trompette) ; au Conservatoire (3'' classe), an m (1790); réformé, an mi.
Vaucorbeil* (Auguste-Emmanuel Ferville), né à Rouen, 1 5 déc. 1821. Prof, de la classe d ensemble vocal, ie' oct. 1871 (arr. du 1 2 sept.). Commissaire du Gouvernement près les théâtres subventionnés, 1872 ; directeur de l'Opéra, 16 juillet 1879; 0. A., 1870; chev. de la Lég. d'honneur, 1877, officier. Décédé à Paris, 2 nov. i88i.
Vauthrot* (François-Eugène) 1 né à Paris, 3 sept. 1825. Prof, de chant, 1" mai 1860 (arr. du k mai). Décédé à Paris, 18 avril 1871.
Veillard (Gaspard), né à Clermont-Ferrand, 26 mars 1753; Musique des gardes françaises, si fév. 1771 ; basson à l'orchestre de l'Opéra, 1781. Musique de la garde nationale, )" oct. 1793: prof, au Conservatoire, an m (août 1795); réformé, an x (23 sept. 1802): prof, de solfège, i5 frimaire an xii (7 déc. i8o3); retraité, ic' janvier 18 05; prof. adj. de solfège, icr avril 1816 (n'a pas exercé).
Veny (Michel-Joseph dit Vinit). Sergent-major, secrétaire de la musique et de l'Ecole delà garde nationale, i"janv. 1792 ; secrétaire du Conservatoire, 1 795 ; retraité, 1" janvier 1816. Décédé à Paris (rue des Petits-Auguslins), 2 nov. i85i.
Vénï* (Louis- Auguste Vinit), né à Méru (Oise), 3osept. 1801. Prof, adjoint, classe préparatoire de hautbois, arr. du 29 avril 1839; démissionnaire, 3i mai i848.
Vergnet* (Edmond-Alphonse-Jean), né à Montpellier, k juillet 1800. Prof, de chant, 1" mare 1897 (<"".'. du 27 fév.). 0. A.
v ernaelde (Herman-Charles-Alhert) , né à Anvers, 3 août i85g. Répétiteur de soljège (chanteurs), icr nov. 1897 (arr. du 9 nov.). 0. I.
Vernaut (M,lc), voir M">c Renart.
Verrimst* (Victor-Frédéric), né à Paris, 29 nov. 1825. Prof, de contrebasse, ie' juin 1882 (arr. du 3 juin). 0. A. 1881. Décédé à Houilles, 16 janv. 1893.
Verroust* (Louis-Stanislas-Xavier), né à Hazebrouck, 10 mai 181 h. Prof, de hautbois, 1" nov. 1 853 (arr. du 12 nov.). Décédé à Hazebrouck, 11 avril 1 863.
Viardot (Michelle- Pauline Garcia), née à Paris, 18 juillet 1821. Prof, de chant, 1" oct. 1871 (arr. du 27 oct.); démissionnaire, 10' oct. i8j5.
Vidal* (Paul-Antonin), né à Toulouse, 16 juin i8(53. Prof, de solfège (chanteuses), 1" janv. 1 89^1 (arr. du 3o janv.); prof, accompagnement au piano, 16 oct. 1896. 0. A., 1889; 0. L, 1 8g5 ; chev. de la Lég. d'honneur, janvier 1899.
Vierling (Voir Mmc Beaufour).
Villaret* (Pierre-François), né à Nimes, \h avril 1 854. Prof, agrégé de solfège (chanteurs), 1" mars 1892 (arr. du 10 mars); démissionnaire, i5 oct. 1897, à compter du 1er nov. O.A., 1893.
Vinit (Voir Vény).
Yinot (M"e), voir M'ne Féraud.
Viseur* (Joseph-Napoléon), né à Paris, 19 fév. 1867. Prof, de contrebasse , 1"' fév. i8g3 (arr. du 6 fév.). 0. A., 1896.
Vogt* (Gusta\e [Auguste?]), né à Strasbourg, 18 mars 1781. Répétiteur de haurbois, an xi à xiv, puis en 180C; adjoint en 1809; prof., 1" avril 1816; chev. de la Lég. d'honneur 1829; retraité, 1"' nov. 1 853. Décédé, 3o mai 1870.
Voisin (Louis). Musique de la garde nationale (2e classe), I7g3; au Conservatoire, 179a, jusqu'en messidor an iv (18 juillet 1796).
Voisin (Pierre-Charles), né à Versailles, 22 fév. 1759. Basse du grand chœur à l'Opéra, 1784 à 1818. Prof, de solfège (2e classe), 22 nov. 179.5 ; réformé, 3 0 ventôse an vin (1800 ). Décédé à Paris, 1" nov. 1826.
LISTE GENERALE ALPHABETIQUE.
Warot (Victor-Alexandre-Joseph j, né à Verviere, 18 sept. i83'i. Prof, de chant, 16 mars 1886 ( arr.ilu 1 9 mars): O.I.. 1891.
Wartel /M.m<), Voir M"e Th. Andrien.
Weckerlin (Jean-Baptiste-Théodore); né à Guebwiiler, 9 nov. i8ai. Préposé à la bibliothèque , 1" avril i8f>9 (arr. ilu 3 avriij: interruption du itroct. 1870 au 1" mars 1871; bibliothécaire adjoint, î^juin 187a (arr. du a3 mai); bibliothécaire, 1" sept. 1876 (arr. du 9 sept.). 0. A., i8y5; 0. L, 1889: chev. de la Lég. d'honneur, 188'j.
Widerkehr ( Philippe -Melchior), né à Strasbourg, 18 niai 1765. Musique de la garde nationale, icr sept. 1789, caporal: au Conservatoire, prof, de 3e classe, an in (1790), solfège; de 2' classe, germinal auviii (murs 1800); retraité, 1" janv. 1816.
Widor (Charles-Marïe-Jean-AJbert), né à Lyon, 31 fév. i84û. Prof, d'orgue, 1" déc. 1890 (arr. du a5 nov.): prof, de composition , 1" oct. 1896 (arr. du îC oct.). Chev. de la Lég. d'honneur, 1892.
Willent* (Jean-Baptiste-Joseph), nc; à Douai, 8 déc 1809. Prof, de basson, i" janvier i^'iq (arr. du 5 déc. 18'iS). Décédé à Paris, 11 mai i85a.
AVolff * ( Désiré-Auguste-Bernard ), né à Paris, 3 mai 1821. Répétiteur d'étude du c/avûr (pensionnaires hommes), 3 mars 18/12: démissionnaire, :>') mars 18/17. Décédé, 3 fév. 1887.
Worms* (Gustave), né à Paris, 2(5 nov. i836. Prof, de déclamation, 1" nov. 1880 (arr. du 5 nov.). 0. A. 1880; 0. I. 1886; chev. de la Lég. d'honneur, 1889. Démissionnaire, 1" oct. 1900.
Wunderlich (Jean-Georges), né à lîareith (Bayreuth), a 1*<'\ . 17Ô6 (1755?). À l'Opéra,/^, 1781 à i8i3. Prof. dejkUe, 6 nov. 179a: réformé, an x (1803); rentré, l5 frimaire an vu (îSoS): retraité, i"janv. 181 6. Œuvres diverses pour la flûte, méthode. Décédé en 18191''; 1867 (?).
Zimmermann * (Pierre-Joseph-Guillaume), né à Paris, 17 (18?) mars 1785. Prof, adjoint, 5 janv. 1811 (sans traitement); prof, de piano, 1" avril 1816: prof, adjoint, i"janv.
1817; prof., 1" janv. 1820; chev. de. la Lég. d'honneur: retraité, 1" oct. 18/18; inspecteur honoraire des classes de piano (arr. du 8 sept. 18/18). Décédé à Paris, 29 oct. 1 8 5 "3 .
(concerts et représentations.)
Il n'est guère de projet de règlement ou d'organisation d'Ecole de musique qui n'ait prévu la création d'exercices d'élèves, devant avoir lieu soit en public, soit à huis clos, en présence de quelques personnages privilégiés par leur situation. Dans un mémoire datant de 1766, on proposait de réunir les élèves une fois par semaine, sur le théâtre de l'Ecole projetée, pour leur faire chanter des actes d'opéras avec orchestre et chœur, et l'on songeait à inviter à ces représentations tries gens d'un goût et d'un mérite reconnus, les auteurs, les acteurs», pour juger rrdes propriétez particulières de chacun des élèves1". En son Mémoire sur l'administration de l'Opéra, etc., présenté peu de temps avant la création de l'École rovale de chant, Gossec dit aussi qu'il serait à propos "d'établir un concert avec un petit nombre d'instruments», une fois par semaine, pour y faire chanter des morceaux choisis et des scènes d'opéras et, pour exciter l'émulation des élèves, il proposait d'admettre à ces exercices des auditeurs choisis , des artistes et des amateurs. Allant plus loin , il émettait le vœu que le public fût admis à ces séances en payant le plaisir d'y assister, le produit des recettes devant servir en partie à l'entretien de l'École et à secourir quelques élèves peu fortunés2. Enfin, en 1786. un professeur de musique nommé Vielhe sollicita la permission d'établir une école de chant pour les opéras-comiques, comportant des rr concerts d'élèves» , permission qu'on lui refusa par crainte d'une concurrence tant a l'égard de l'École royale que du Concert spirituel dont le privilège était affermé par l'Opéra '.
La mise à exécution de ces projets d'exercices fut effectuée pour la première fois à l'École royale de chant et de déclamation, le 18 avril 178O, où un public choisi fut admis à entendre l'opéra Roland, de Piccinni. C'était une représentation, lie 16 janvier 1792, un exercice-concert fut donné à huis clos aux commissaires du Comité d'instruction publique de la deuxième législature (voir XXXI à XXXIII et L1X).
Le règlement de l'Ecole de la musique de la garde nationale, fondée eu juin 179a, à l'instigation de Sarrette, prévoyait un exercice public annuel en présence du corps municipal. Deux furent donnés en 1793 et en 179^, sur lesquels des détails précis ont été publiés dans notre volume B. Sarrette et les origines du Conservatoire (p. 46, 77, loi)4. Pour des raisons expliquées dans cet ouvrage, le premier de ces concerts, celui du 3o brumaire an n, eut pour principaux exécutants les professeurs de l'institution. Le second concert, qui eut lieu le 17 brumaire an in, dans la salle du théâtre Feydeati. réunit les professeurs et les élèves. Les premiers jouèrent des solos d'instruments, et deux élèves de l'ancienne École royale de chant firent entendre un air et un duo . les autres — peu nombreux — furent utilisés dans l'orchestre d'harmonie et dans les chœurs.
Des exercices à intervalles fixes furent institués par le règlement du i5 messidor an iv (3 jinllet 1796) portant organisation du Conservatoire de musique, récemment créé. Au nombre de six par an. ils devaient avoir lieu dans la grande salle du Conservatoire, le 20 de chacun des mois suivants : brumaire (novembre), nivôse (janvier), ventôse (mars), floréal (mai), messidor (juillet), fructidor (septembre), en présence du Directoire, des Ministres et de l'Institut5. Le
' Cf. Constant Pierre, L'Ecole de chant de l'Opéra (1673-1807), ' Voir aussi les documents reproduits au chup. iv. p. 91 à 99
p. iu et 11, d'après un mémoire conservé aux Archives nationales. et 97 à toi.
2 L'Ecole de chant de t'Opéra, \oz. cit.. p. ai. s Cette disposition fut rapportée en ce qui concerne la présence
3 L'Ecole de chant de l'Opéra, toc. cit.. p. l5. du Directoire auxdits concerts (voir CCCLXXIX, p. 329).
répertoire ne pouvait être formé qu'en conséquence du règlement, et ies œuvres à exécuter devaient être désignées un mois à l'avance; l'exécution en était confiée aux 1 i5 professeurs, passibles d'amendes (de deux à six jours d'appointements) en cas d'absences non motivées (voir titre V, art. 1 à 7, et titre XIII, «S v, p. 22/», 928).
Les difficultés d'organisation et d'installation énoncées dans l'ouvrage précité (B. Sarrelte, p. 129 et suiv.) empêchèrent l'observation de ces prescriptions; mais, si les concerts par les professeurs ne purent avoir lieu, on entendit annuellement les élèves lauréats dans le concert qui fit partie de la cérémonie de la distribution des prix, à partir de l'an vi. La première séance fut donnée dans la salle du tbéàlre de l'Odéon, le 2 4 octobre 1797, et son succès fut considérable. Le programme ne comportait pas moins de douze numéros : ouvertures, airs, duos, concertos, chœurs, etc. (voir p. 967).
La réduction effectuée dans le personnel enseignant, en l'an rai, détermina l'élaboration d'un nouveau règlement prévoyant des exercices mensuels et publics par les élèves, dans le but de les former à l'exécution des productions musicales en tous genres. Ils devaient être dirigés par l'un des inspecteurs de l'enseignement (titre X, art. 1 à 3, p. 2 34). En outre, ce règlement (titre XIV) ordonnait trois auditions publiques annuelles des chefs-d'œuvre consacrés de toutes les écoles. Leur but était "la conservation de l'art musical, sa propagation et sa meilleure direction- . et . conséquemment, les ouvrages des compositeurs vivants étaient exclus du répertoire dont la formation appartenait aux inspecteurs de l'enseignement. Les professeurs désignés devaient participer à ces dernières exécutions.
Cette fois encore, les circonstances ne furent pas favorables à la réalisation de ces dispositions. Les auditions par les professeurs restèrent à l'état de projet et deux exercices d'élèves seulement eurent lieu les i5 brumaire (6 nov. 1800) et a3 nivôse an ix(i3 janvier 1801). Le succès fut très vif, au dire de la Décade philosophique ; les instrumentistes surtout, parurent étonnants : r?Un orchestre nombreux, composé tout entier déjeunes gens qui ont l'air de former une pension, exécute avec ensemble, précision et fermeté, et met, ce qui est plus difficile, dans l'accompagnement, l'intelligence et les ménagements que ce genre exige. Les solistes kalkbrenner. premier élève de L. Adam, Dauprat, corniste, élève de Punto, recueillirent des compliments mérités. Les Litanies, de Durante, produisirent une impression excellente : r L'intelligence et la sensibilité qui ont régné dans l'exécution des Litanies font honneur aux maîtres et aux élèves, ji Enfin , la création de ces concerts fut accueillie avec faveur : « Ces exercices sont d'une grande utilité pour l'émulation et les progrès des élèves. Ils le seront aussi, si l'on y exécute souvent des morceaux de ce genre (les Litanies) pour donner aux amateurs et même aux professeurs français une idée plus juste de l'école italienne, que celle qu'ils en ont communément. i)
Les frais de ces concerts s'élevèrent à G70 fr. 45 pour le premier, et à 726 fr. 70 pour le second. Us consistaient en impression et copie de musique ( 37 o fr. 90 et li 99 fr. ft o ) ; en réparation à l'orgue de l'orchestre ( 5 h fr. 1 5) : en luminaire : bougies . chandelles et lampions ( 1 35 fr. 70 et 97 fr. 5o) avec réparation et nettoyage des lustres et girandoles (2 h fr. et 1 8 fr.). Le personnel du Conservatoire ne participa pas seul à ces exécutions , car le compte de dépenses comprend . en outre . des -indemnités aux artistes adjoints* s'élevant à g-! francs pour le premier concert et à i4o francs pour le second1.
Ces dépenses étaient, naturellement, supportées par le budget du Conservatoire qui s'élevait alors à s3o,ooo francs. Mais, après la réorganisation opérée en l'an \. qui réduisit la dotation à 100,000 francs, il ne fut plus possible de les imputer sur ce modeste crédit. Ces intéressants concerts allaient être abandonnés sans l'heureuse initiative des élèves, probablement secondés par leurs maîtres. Jaloux d'en continuer l'exécution qu'ils reconnaissaient utile au succès de leurs études, suivant l'expression de Sarrette s, ils se constituèrent en société et donnèrent des concerts par abonnement, dans le foyer de la salle du théâtre Olympique, rue de la A ictoire, sous le titre de Concerts français.
Cette société se composait d'élèves, ayant pour la plupart remporte' des prix, ainsi que nous l'apprend le Courrier des Spectacles : rL'idée heureuse qui a fait concevoir l'établissement du Concert français est couronnée par le plus brillant succès. Les artistes qui le composent, au nombre de soixante, tous élèves du Conservatoire de musique, et presque tous honorés de la palme des talens dans les concours de cette savante Ecole, unis de cœur et animés par le goût et le désir de perfectionner l'art sublime d'Amphion . se sont réunis en société sous les auspices de la paix , et pour procurer des jouissances réelles aux vrais amateurs de bonne musique.»
1 Arcb. nat.. F1 i85o. — * Arcli. nal. .F'7 1991 et O3 1799.
Um EXERCICES DES ELEVES.
La première séance eut lieu le oo brumaire an x (21 novembre 1801); la deuxième, (ixée d'abord au 10 nivôse, dut être reportée au 20 «-par rapport à la distribution des prix». Madame Bonaparte et Mademoiselle Beaubarnais embellirent cette réunion de leur présence . "et, satisfaites de sa composition brillante, eUes s'engagèrent, par leur souscription , à continuer d'en faire l'ornement*. Le programme, que l'on trouvera plus loin, comportait entre autres, la 80e sympbonie d'Haydn ' parfaitement exécutée; l'ouverture do ï Hôtellerie portugaise de Cberubini, qui recueillit ries suffrages unanimes d'un auditoire nombreux de connaisseurs exercés». Les solistes furent Madame Pereaut, Madame Berteau, née Ribou, et le citoyen La fond, qui chantèrent des airs italiens. Comme instrumentistes, on entendit le pianiste Kalkbrenner dans un concerto fort intéressant, Yerdiguier el Sauvageot qui jouèrent une sympbonie concertante à deux violons, de Violti, et Pereaut, flûtiste, dont l'exécution fut si brillante que les applaudissements échappèrent involontairement aux auditeurs*. Seule, l'absence de morceaux de chant français "dont l'expression peut être mieux sentie par la majorité des auditeurs, peu versés dans la langue italienne* , motiva une observation de la part de quelques uns. On ne déféra pas immédiatement à leur désir: le quatrième concert, qui eut lieu le 10 pluviôse (3o janvier 1802), n'annonçait encore que des morceaux italiens. La symphonie en ut d'Haydn et l'air de Strutonice , de Méhul, furent exécutés "avec un ensemble rare*; le violoncelliste Plate! fit le plus grand plaisir dans un concerto de sa composition et l'on applaudit beaucoup un duo de cors par Lambert et Blaugy. Comme on le verra par les programmes que nous donnons ci-après, les morceaux de chant français commencèrent à paraître au concert du 10 germinal an x. Nous ne pouvons suivre ces séances une à une, ni reproduire les comptes rendus qu'on en lit, et dans lesquels les éloges sont prodigués aux exécutants, aux auteurs et à leurs œuvres. Nous en retiendrons toutefois un vœu formulé après le concert de clôture qui eut lieu le i3 floréal an x, qui témoigne de l'intérêt et de l'utilité que l'entreprise excitait : rrll est à souhaiter, pour le progrès de l'art, que ces concerts ne soient qu'interrompus par la belle saison et que l'hiver prochain nous les ramène aussi bien composés qu'ils l'ont été cette année*.
Artistiquement, la tentative avait été couronnée de succès: mais, financièrement, les frais étaient à peine couverts. Les élèves sollicitèrent alors de leur directeur Sarrette, la jouissance de la salle du Conservatoire et l'autorisation de percevoir, à l'entrée, une rétribution destinée à subvenir aux frais d'exécution. Sans dépendre aucunement de l'Ecole et sans y être incorporée, la Société des élèves obtint le patronage de l'Administration et le concours du Comité d'enseignement, qui fut chargé de diriger l'exécution. La gestion administrative était assurée par un comité de censeurs élu par les élèves, suivant les prescriptions du règlement spécialement élaboré pour le service des exercice*. Ce Comité était en rapport avec le directeur, qui exerçait -une surveillance paternelle» sur l'entreprise. N'est-ce pas là le principe ella première origine de la Société des concerts actuelle?
Ainsi organisés, et autorisés par le Gouvernement, les concerts recommencèrent en 1802, dans la salle du Conservatoire,rue Bergère. L'abonnement était de 36 francs par personne pour douze concerts, el les séances avaient lieu chaque quinzaine. Ozi, régisseur du irMagasin de musique du Conservatoire», recevait les souscriptions.
L'inauguration de cette nouvelle série de concerts se fit le 3o brumaire an xi (21 novembre 1802); les douze concerts prévus furent donnés régulièrement jusqu'au 11 floréal (1" mai i8o3), et une séance supplémentaire eut lieu exceptionnellement. Les programmes se composaient généralement d'une symphonie d'Haydn choisie parmi celles qui furent écrites pour les concerts de Londres, de deux airs de chant d'oeuvres françaises ou italiennes, d'une ouverture pour orchestre et quelquefois d'un chœur.
Dans la partie vocale, on entendit des airs et scènes tirés des opéras ci-après : Roland, Les Danaïdes , Montano et Stéphanie, Dardanus, Bidon, Alceste, Les Mystères d'I sis, L'Olympiade, Roméo, Chimène, Sémiramis, Les Prétendus , et quelques morceaux italiens de Paisiello el Guglielmi.
Les ouvertures étaient empruntées aux ouvrages contemporains, telles L'Hôtellerie portugaise, Timoléon, Rrennus, La Prisonnière , Stratonice , Sémiramis, Adrien, etc. On y ajouta — et l'innovation est à remarquer — deux ouvertures composées par deux élèves du Conservatoire , Gustave Dugazon , second prix de Rome en 1 806, et V. Dourlen , qui obtint le premier grand prix en i8o5. Ainsi, l'on exécutait des productions de compositeurs encore en cours d'études.
Les instrumentistes brillèrent tour à tour dans des concertos pour violon, violoncelle, flûte, cor, piano, ou dans des symphonies concertantes à deux instruments. Dans le nombre nous voyons Ilabencck, futur chef d'orchestre de la Société des concerts; Sauvageot, dont la superbe collection enrichit le musée du Louvre; Tulou, Dacosta, Guénée, etc.
Les chanteurs étaient Roland, Demis, Despéramous, Eioy, Albert Ronet et MM"'" Pelel, Lelong, Renaut, Manent, M'"° Rranchu.
Cette phalange musicale était dirigée tour à tour par Marcel Durel, élève de violon, ([ui eut son premier prix trois ans après, en 1806, à -22 ans; par F. Ilabeneck, également âgé de vingt-deux ans, qui devait obtenir son premier prix de violon l'année suivante, et par Gasse, premier prix de violon en l'an vin et grand prix de Rome en i8o5.
Ainsi, tous les éléments d'exécution appartenaient au Conservatoire, et ils étaient pris parmi les élèves dont les études n'étaient pas encore achevées. Ilabeneck s'initiait pratiquement au rùleimportanlqu ildevail entreprendre vingt-ciuqans plus tard, à la tète de la célèbre Société des concerts, et, de même que Duret. il s'acquittait de ses fonctions de façon à satisfaire les plus difficiles. L'alternance de direction n'apportait pas de trouble dans l'exécution, ainsi qu'il résulte de cette note d'un critique : sîm deuxième partie du concert a commencé par l'ouverture de Sémirainis que nous avons entendue au septième concert. M. Durel ne l'a pas conduite avec moins de sûreté que ne l'avait fait dans le temps M. Habeneck.*
Nous ne pouvons reproduire toutes les appréciations qui furent portées sur ces séances; la critique s'y mêle aux conseils et aux félicitations, mais ces dernières sont de beaucoup les pins nombreuses. Des éloges très vifs étaient adressés aux exécutants solistes ou membres de l'orchestre, tous remplis d'une belle ardeur juvénile, et auxquels on manifestait un réel intérêt; leurs exercices étaient tout aussi estimés que les fameux concerts de la rue de Clérv.
Si le succès artistique combla toutes les espérances, il n'en fut pas de même quant au résultat financier. Les douze concerts terminés, la recette totale se trouva insuffisante pour l'acquittement des divers frais, copie et acbal de musique, luminaire, etc., et de la modeste rémunération qui était attribuée à chaque exécutant, soit trois francs par présence, répétition ou exécution. On donua alors un concert supplémentaire pour couvrir le délicit et, en l'annonçant, la Garrespondance des professeurs et amateurs de musique fit ces encourageantes mais tristes réllexions :
La manière la plus sûre de juger de l'encouragement dans un ait, c'est de s'assurer de ce qu'il rapporte à ceux qui l'exercent. On ne pourra pas dire qu'à Paris nous manquions de musiciens qui ont pour l'exécution un talent distingué. C'est le pays peutêtre où ils sont le plus choyés, mais aussi le plus mal payés. Cela tient-il à la médiocrité des fortunes ou au peu de goût que l'on a généralement pour la musique? Pour décider celle question, il suffît d'établir une comparaison entre la recelte d'un spectacle extraordinaire, celle de la moindre pantomime dans sa nouveauté cl celle du plus beau concert. 11 n'y en a que deux à Paris : celui des maîtres les plus estimés, sous le nom de Concert Cléry, et celui des élèves du Conservatoire.
Ces deux établissements donnent en tout 2i concerts par an et ils ont bien de la peine à couvrir leurs frais. Que conclure de là? Que la musique est généralement peu goûtée à Paris: que les virtuoses les plus distingués sont obligés à de fréquentes émigrations, s'ils veulent faire servir leurs talents à leur Corinne.
Le concert de nos jeunes élèves, fait pour être encouragé sous tous les rapports, n'a pas fait ses frais. Il leur a fallu, pour s'en indemniser, recourir à un concert extraordinaire dont l'exécution a satisfait tous les amateurs. Ils ont débulé par une des nouvelles symphonies d'Haydn, qui semblait au-dessus de leurs forces par les détails qu'elle renferme, mais ils sont parvenus à vaincre ces difficultés, sous la conduite de M. Gasse, élève de M. Kreutzer. Ce que nous ne pouvons trop louer, c'est l'ensemble et la conservation jusqu'à la fin du mouvement propre à chacun des morceaux de cette symphonie. Si ces jeunes virtuoses ne sont point découragés par le peu d'empressement de ceux qui seraient dans le cas de récompenser leurs peines ou par le peu.d'aisance des vrais amateurs qui sont jaloux de les entendre, il n'y a point de doute que ce concert ne mérite à l'institution du Conservatoire le degré d'estime qu'il est fait pour inspirer
L'aflluence des spectateurs nous a permis de supposer que nos jeunes virtuoses avaient trouvé dans ce concert la juste indemnité des peines qu'ils se sont données pour le rendre intéressant. Nous faisons des vœux sincères pour que la saison prochaine leur ramène un nombre plus considérable d'auditeurs et pour qu'on aussi long intervalle de temps ne s'écoule pas sans qu'on ait pu juger par un ou deux concerts, des progrès qu'ils auront faits dans leurs études '.
Cet espoir ne se réalisa pas complètement. Non seulement aucune séance ne vint abréger l'intersession, mais la reprise eut lieu quatre mois plus tard que de coutume, en mars i8o4, alors que la saison la plus favorable, l'hiver, était fort avancée. Le 16 pluviôse [6 février i8o'4), un avis officiel, inséré dans les journaux, annonça qu'aux termes du règlement, les exercices publics des élèves se feraient successivement, à partir du dimanche 22 pluviôse (iâ février), dans la
1 Correxp. des prnf. et amateurs de mus., 11° 26, du 1" prairial an xi (ai mai i8o3) [Bibl. nat. Inv. Y. io8Go|.
ma
salle du Conservatoire, à une heure de l'après-midi, et la note ajoutait: "Ces exercices ayant pour but de former les élèves à la perfection de l'exécution, seront composés de morceaux transcendans des écoles anciennes et modernes» (Courrier des Spectacles, n° 2536). Pour des causes ignorées, ce premier concert fut reporté au 29 pluviôse et il ne put avoir lieu cpie le i3 ventôse suivant (4 mars). De ce fait, le nombre de séances fut réduit à cinq pour la saison. En l'an xiii, il n'y eut que huit exercices (janvier à mai 1 800) et, en l'an xiv, sept seulement (décembre t8o5 à juin 1806): mais, à partir de 1807 et jusqu'en 18 1 3 inclusivement, on donna douze ou treize séances par an, de janvier ou février à mai. La saison de 181 4 ne s'ouvrit qu'en avril, probablement par suite des événements politiques, et elle se termina en juillet, après neuf séances, foutes données pendant la première Restauration: enfin, l'année suivante, trois concerts eurent lieu durant les Cent jours, d'avril à juin.
La chute de l'Empire entraina la suppression momentanée du Conservatoire et, conséquemment, la ruine des concerts si laborieusement établis. Ramenant systématiquement le Conservatoire aux proportions de l'école fondée sous Louis XVI, le Gouvernement royal, par la dispersion de la majeure partie des élèves et des professeurs, empêcha, de fait, la continuation des exercices. Ce fut la fin d'une période unique, singulièrement active, prospère et particulièrement brillante. Avant donc que de dire ce qu'il advint sous les régimes ultérieurs, il importe de résumer les travaux de cette institution, absolument sans précédent, qui fut la gloire de l'Ecole, et lui valut une grande réputation.
Dans le but d'assurer des pensions à leurs parents, veuves et enfants, Sarrette proposa aux membres du Conservatoire le projet d'une caisse de secours qui devait être alimentée par le produit de l'exécution annuelle d'un des chefs-d'œuvre de l'art. Cette proposition, acceptée par les intéressés, ayant été soumise au Directeur général de l'Instruction publique qui la fit approuver par le Ministre de l'intérieur, un règlement fut élaboré en assemblée générale, le 5 vendémiaire an xiii ( 2.9 septembre 1 8o4 ) , pour garantir aux ayants droit les secours prévus , pour établir le mode de placement des fonds et leur répartition, règlement dont Sarrette, à l'approche des fêtes du couronnement de l'Empereur, sollicita l'approbation ministérielle, afin de profiter de la circonstance qui devait attirer une foule nombreuse dans la capitale, et fjeter, sous d'aussi heureux auspices, les bases de l'institution de bienfaisance à laquelle le Ministre a daigné applaudir », autrement dit, pour donner le concert destiné à procurer les premiers fonds. La sanction demandée ne fut définitive que le i3 pluviôse an xiii (2 février i8o5), après la première audition donnée le 3 nivôse précédent (ah décembre 180/i) dans l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, où le Conservatoire avait exécuté solennellement le Requiem de Mozart. Préalablement, l'Empereur avait autorisé le Ministre de l'intérieur à exempter de la taxe des pauvres les exercices du Conservatoire et les concerts donnés au profit des veuves et orphelins (Arch. nat. , F17, 1 -3 A 3 , p. 116). La modeste recette resta donc intégralement aux bénéficiaires, mais les frais considérables ne laissèrent pour la caisse de secours qu'une somme insuffisante sur les /j , 8 5 7 fr. 28 recueillis1. Une seconde audition du Requiem fut tentée le 18 prairial suivant (7 juin i8o5), sans plus de succès; la recette n'atteignit que /i,232 fr. 53, alors que la dépense pour les deux concerts monta à 7,769 fr. 77, ne laissant disponible qu'une somme i,34o fr. \h. L'impossibilité d'alimenter la caisse de secours
' Rien n'avait été négligé cependant pour attirer tes auditeurs. Outre les annonces des journaux, des démarches personnelles avaient été faites auprès de certains grands personnages, ainsi <[u"il résulte de la lettre que voici :
Paris, le a6 frimaire an xm de la République française.
Les Commissaires Membres du Conservatoire de musique. A son Altesse Impériale Monseigneur le Prince Joseph.
Monseigneur, Son Excellence le Ministre de l'intérieur a donné la sanction à un projet présenté par le Conservatoire de musique, tendant à faire, au profit des familles de professeurs décédés membres du Conservatoire, une fondation semblable à celles qui se suivent avec succès depuis longtemps à Londres et à Vienne.
Celte fondation a pour but de faire entendre, iliaque année. au\ amateurs, dans une séance consacrée à cet effet, les morceaux transcendans des grands maîtres de toutes les Kroles; les produits
qui en doivent résulter seront, sous la surveillance du Ministre de l'intérieur, placés dans les fonds publics, et les intérêts annuels répartis entre les familles.
Chargés de l'honorable fonction de solliciter l'amour pour les arts et la bienfaisance de votre Altesse, nous avons l'honneur de l'inviter à prendre part à celte utile institution, en assistant à la messe de Requiem, musique de Mozart, qui sera exécutée par le Conservaioire, dans l'église Saint-Germain l'Auxerrois, le 3 nivôse, à midi.
Nous avons l'honneur d'être avec le plus profond respect, de Votre Altesse Impériale, les très humbles et très obéissants serviteurs.
Cherubim. Mf'hcl, Surette, Plantade, Gossec.
/'. S. L'église sera garnie de tapis. Les billets se distribuent au Conservatoire. Le prix des places du chœur est fixé à 20 francs, et celui des places dans l'église à 6 francs.
| Bibl. du Conservatoire.]
NOTICE HISTORIQUE. i65
avec les grandes séances publiques étant démontrée, le Ministre de l'intérieur arrêta, le 17 mars 1807. qu'elles seraient
provisoirement suspendues et (pie l'on prélèverait le quart du produit net des exercices des élèves pour y suppléer. Ainsi, en dehors de tout intérêt artistique, ces concerts d'élèves eurent dès le principe une utilité matérielle, en procurant à la caisse de leurs maîtres une ressource cpii s'éleva, pour les exercices de 1807 à 181 1, à 1 1.768 IV. 83. Sur cette somme, on put payer, dans le même espace de temps, 7.Z109 fr. i3 de pensions, et il resta une disponibilité «le 5,G36 fr. 76, suivant le compte rendu l'ait au Minisire par le Directeur du Conservatoire. D'autres comptes de 181 3 nous apprennent (pie la situation . sous ce rapport, continua d'être favorable '.
L'arrêté ministériel du 17 mars 1807 sus-visé stipulait que les trois autres quarts de la recette seraient partagés cuire les (-lèves, en raison de leur présence aux répétitions et à l'exécution des exercices, conformément au règlement. On voit tpie si le Gouvernement laissait tous les Irais à la charge des exécutants, il en usait de même à l'égard des bénéfices; sa coopération consistait uniquement dans le prêt du local. Des exercices qui faisaient partie du programme d'études et qui profitaient largement à 1 enseignement se trouvaient de la sorte organisés sans son concours financier: le public seul en taisait les Irais. La combinaison avait cet avantage de ne pas grever le budget, et ceux-là seulement qui jouissaient des auditions contribuaient à la dépense. .Mais, si le Gouvernement se désintéressait budgétairement de l'entreprise, il en réglementait le fonctionnement. L'arrêté ministériel du là octobre 1808, portant réorganisation du Conservatoire contient une série d'articles relatifs aux exercices publics des élèves, qui devenaient lyriques et dramatiques. Les premiers, sous forme de concerts, devaient comporter l'exécution entièrement réservée aux ('lèves, des principales productions musicales de toutes les écoles, dans toutes les parties de l'art musical (art. 1 45 à 1 53 ). La fixation du nombre de séances, Tordre, la police et la désignation des participants et des censeurs, appartenait au Directeur. L'admission du public était autorisée moyennant -une rétribution perçue à la porte-, pour couvrir les frais. Le quart du produit net de la recette était attribué à la caisse de secours pour les veuves et enfants mineurs rdes membres du Conservatoire décédés en activité de service" , quant à l'excédent, il était employé en conséquence des décisions du Ministre. Ces différentes dispositions, qui confirment les règles précédemment établies ou les modifient légèrement, furent appliquées jusqu'en 181 5.
Si ces exercices répondaient à un besoin scolaire, ils n'importaient pas moins à la distraction des amateurs pour lesquels les occasions d'entendre régulièrement de bonne musique étaient rares. Ils attendaient la reprise de la saison avec impatience. L'affluence fut souvent considérable; on constatait que la salle était toujours pleine et qu'elle était trop petite pour contenir tous les auditeurs qui se présentaient. Puis, la mode adopta ce lieu de rendez-vous: le -public élégant», ou mlu très beau monde suivant l'expression d'un chroniqueur, se pressait à ces concerts, que des personnages de marque honorèrent de leur présence.
\ plusieurs reprises on y vit l'archicha ncelier de l'Empire germanique, le Ministre de l'intérieur, l'impératrice, etc. Ces exercices étaient tenus en haute estime et ils méritaient leur excellente réputation: malgré leur titre modeste, disaiton, c'étaient de véritables concerts et <r beaucoup de concerts annoncés avec emphase?) ne les valaient pas: aussi exprimait-on des regrets lorsqu'arrivait la clôture de la saison.
Ce n'étaient point là des affirmations de journalistes complaisants ou de banales réclames: des documents authentiques et précis — des pièces de comptabilité — nous le prouvent. Malgré l'exiguité de la salle et la modicité du prix des places, voici quelles furent les recettes des cinq années les plus florissantes:
soit un total de (> 1 . 1 5 a fr. a5 sur lequel il \ eut à défalquer îi.i i<> fr. 78 pour les frais d'exécution et d'acquisition d instruments : h contrebasses, 2 cors, et une basse-trompette (deFrichot), et d'un buste en inarbre de l'Empereur. La caisse de secours des professeurs reçut conséquemnient 11.758 fr. 85 et les trois autres quarts formèrent la part afférente aux droits de présence des élèves. En 181 3, dans la grande salle actuelle, la recette s'éleva à 3^,627 francs; il esl vrai que les frais étaient aussi un peu plus élevés comme garde, police, éclairage, chauffage, etc.. toutefois on put
' Arch. mil.. F". 1291 et Os 1799.
<o\sf.rvaioire. 5q
encore acheter plusieurs instruments et olFrir trois chevaux au Gouvernement, qui avec Ions les frais accessoires, occasionnèrent un prélèvement de 2,337 n'- ^5 '.
Cet état de prospérité se légitimait par de louables efforts, et ce ne fut pas seulement une question de mode qui attira les auditeurs. Ils suivaient avec intérêt les progrés de jeunes artistes non sans mérite, et ils avaient la satisfaction d'entendre des œuvres choisies avec un réel éclectisme, qu'ils ne trouvaient point dans les concerts éventuellement organisés. Des œuvres impartantes, messes ou motets, airs et scènes d'opéras — pour la plus grande partie d'auteurs étrangers — oratorios même , furent exécutés. Sur 53 compositeurs dont on entendit les œuvres , nous comptons 86 étrangers parmi lesquels l'école italienne occupe la plus grande place. Nommons entre autres: Durante, Pergolèse, Cimarosa, Piccini. Cheruhini, Jomelli, Paer. Paisiello, Spontini, Salieri, Sacchini, etc.; l'école allemande éiait représentée seulement par Mozart, Gluck, Haendel et Vogel; quant aux Français ils s'appellent Méhul, Boieldieu, Catel, Gossec. Rameau, etc.
Pour les solos d'instruments et les symphonies concertantes, la première place appartient — numériquement — aux auteurs français, au nombre de 4o. parmi lesquels il y eut i5 élèves du Conservatoire qui se produisirent à la fois comme compositeurs et comme solistes, tels Habeneck. Tulou, ^ ogl , Mazas, Herold, Dauprat, Dacosta, etc. Les étrangers dont les concertos furent exécutés par nos jeunes virtuoses sont Yiotli, Punto. Cramer, Steibelt, etc.
Pour les svmphonies , c'est Haydn qui vient eu première ligne. Ses œuvres excitèrent au plus haut degré l'enthousiasme des auditeurs et, il est juste de le dire , les jeunes symphonistes du Conservatoire excellèrent dans leur exécution. Les journaux ne cessaient d'exalter le mérite de l'orchestre, et à chaque compte rendu c'était de nouveaux éloges. Ou en vint à bisser quelques symphonies — ce qui était contre l'habitude — et l'on ne manqua pas de faire remarquer que les étrangers eux-mêmes déclaraient n'avoir point encore rencontré de medleure exécution ailleurs.
Mozart partagea, bien qu'à un degré moindre, la faveur du public; ses symphonies et airs d'opéras réunirent un assez grand nombre d'exécutions.
A l'orchestre des élèves du Conservatoire revient le grand honneur d'avoir révélé aux Parisiens trois des symphonies de Beethoven, ce qui peut donner une idée du degré de leur talent. Ils exécutaient ainsi des œuvres que des orchestres d'artistes n'avaient osé aborder. Ces auditions furent à leur avantage et le public accepta sans trop de résistance cette musique si différente de celle qu'il avait coutume d'ouïr et, à ce propos, il ne sera pas inutile de relater l'impression que firent l'œuvre et les exécutants. A la suite de la première audition de la 1" symphonie eu ut majeur, qui eut lieu le 22 février 1807, la Décade philosophique écrivit: rrCelle-ci. qui est de Beethoven, est d'un genre tout différent et c'est un mérite de plus puisqu'elle est bonne. Le style eu est clair, brillant et rapide. Elle fut, comme elles le sont toutes, parfaitement exécutée par l'orchestre , et elle a fait très grand plaisir.» Voici qui montre bien que le public ne fut pas réfractaire aux œuvres de Beethoven comme quelques écrivains l'ont insinué depuis. La symphonie en ut mineur fut exécutée une fois en 1808. c'est-à-dire l'année qui suivit sa composition: après un intervalle de deux ans, on donna encore une symphonie non désignée, qui procura au rédacteur du Courrier de l'Europe et des spectacles l'occasion d'écrire les lignes suivantes :
Beethoven est un pianiste célèbre qui a composé beaucoup de sonates, de quatuors et de quintetti qui sont recherchés et exécutés dons toute l'Europe. Il n'a composé qui deux symphonies et un beau morceau qui leur ressemble c'est l'ouverture du ballet des Enfants de Prométhée.
Il y a neuf ans que la belle symphonie exécutée dans cet exercice fut composée. La plus brillante réunion de Vienne l'entendit avec le plus vif intérêt, dans la belle salle de concert appartenant à la maison de Saxe-Teschen, hors la ville, à Lawjjarden. On y applaudira toujours ce beau trio de hautbois, clarinette et basson qui est dans le dernier allégro.
Des amateurs éclairés qui étaient alors à Vienne assurent que celte symphonie a été beaucoup mieux exécutée par les élèves du Conservaloire. Aussi cette symphonie qui est riche d'harmonie et pleine de motifs délicieux bien contrastés, bien variés et distribués
1 Compte rendu de la situation de la caisse des secours (copies de existe aux Archives nationales, une Note sur la caisse de secours , de
la correspondance et des comptes) par Sarrette, 11 janvier i8ii. laquelle il résulte que jusqu'en 1810 laditecaisse reçut 33,207 fr. 77
[Bibl. du Conservatoire, vol. -28677.] Indépendamment des notes, (O5 1799). rapports et états cités précédemment de l'an iin et de 1811. il
NOTICE HISTORIQUE. 'iG7
iK- la manière la plus heureuse a excité les plus % ils applaudissements. Voilà l'œuvre d'un grand maître el c'est le modèle présenté aux élèves d'une grande école.
On petit s'enorgueillir à bon droit de cet hommage rendu au talent des jeunes et vaillants interprètes de l'illustre compositeur. L'opinion des Tablettes de Polymnie est assez singulièrement exprimée:
Cet auteur souvent bizarre el baroque, étincelle quelquefois de beautés extraordinaires. Tantôt il prend le \ol majestueux de l'aigle , tantôt il rampe dans des sentiers rocailleux. \près avoir pénétré l'âme d'une douce mélancolie, il la déclare aussitôt par un amas d'accords barbares. Il me semble voir renfermer ensemble des colombes et des crocodiles.
Vprès l'audition de la symphonie héroïque (mai 181 1 ), le même journal lit un parallèle entre les grands compositeurs de symphonies, où il consacre ce passage à son célèbre auteur:
Beethoven est le troisième qui ait osé s'élancer dans cette carrière désormais si périlleuse à parcourir. Ses deux illustres prédécesseurs s'étaient emparés depuis longtemps des roules principales et ne lui avaient laissé que quelques sentiers escarpés et raboteux, environnés de précipices dans lesquels le bon goût et la pureté d'école pouvaient s'ensevelir à chaque instant. Beethoven, doué d'un génie gigantesque, d'une verve brûlante, d'une imagination pittoresque, dédaigna ces vaines difficultés, auxquelles il se croyait supérieur. 11 prit le vol audacieux de l'aigle et franchit avec impétuosité tout ce qui s'opposait à sa marche rapide. 11 se crut assez grand pour se créer une Ecole qui lui fût particulière et, quel que soit le danger auquel s'exposent les jeunes compositeurs qui ont adopté cette Ecole avec un enthousiasme qui tient de la frénésie, je suis forcé d'avouer que la plupart des ouvrages de Heelhoven ont un cachet grandiose, original, qui émeut vivement l'âme des auditeurs. La symphonie en mi bémol, qu'on a exécutée dans ce 10' concert, est la plus belle qu'il ail composée, excepté quelques germanismes un peu durs, dans lesquels la force de l'habitude l'a entraîné, tout le reste «lire un plan sage et correct, quoique rempli de véhémence; de gracieux épisodes se rattachent avec art aux idées principales, et ses phrases de chant ont une fraîcheur de coloris qui leur appartient en propre.
Les symphonies de ce géant musical fureut encore exécutées en 181 3 et 181 k, mais elles ne reparurent plus ensuite qu'à la fondation de la Société des concerts, en 1828. Sous la Restauration, il n'y eut qu'un petit nombre d'exercices, à longs intervalles, dans des conditions qui n'en permettaient pas l'exécution. Est-il besoin de faire remarquer maintenant que, «le même (pie l'idée d'associer les artistes exécutants fut suggérée à Haheneck par l'ancienne organisation des exercices d'élèves créés en 1801, il trouva dans les exécutions des chefs-d'œuvre de Beethoven, auxquelles il participa soit comme violoniste, soit connue chef d'orchestre, l'expérience nécessaire à la réalisation du projet, qu'aidé de Chérubini . il mit en pratique en 1828, avec la Société des concerts? Il est bien certain qu'il ne fit que renouveler les tentatives heureuses auxquelles il avait été mêlé, et qu'il réalisa une combinaison déjà effectuée vingt-sept ans plus tôt.
L'ouverture de Prométhée avait été exécutée en 181/1; on donna, en 18-2/1, une «nouvelle ouverture» de Heelhoven, que le programme ne désigne pas plus amplement, mais qui était celle de Fidelio, nous le savons d'autre part.
Les concertos de violon que Ton exécutait étaient généralement puisés dans le répertoire de Yiotti ( le plus recherché), de Kreutzer, de Rode, etc. Quelques élèves y ajoutèrent leurs productions ou celles d'autres artistes et amateurs contemporains. 11 en est une qui fit sensation et qui, en dehors de ses mérites propres, s'impose à notre attention en raison de la personnalité de l'auteur, alors simple amateur, qui devint l'un des musiciens les plus féconds, les plus aimables et les plus fêlés. Il sera curieux, croyons-nous, de voir comment ce compositeur fut accueilli à ses débuts, dans l'établissement aux destinées duquel il devait, trente-cinq ans plus tard, être appelé à présider pendant une période de vingtneuf années. Donc, le 18 mai 1807, Mazas, qui avait obtenu le premier prix de violon en l'an mu. exécuta un concerto d'Auber, connu alors par quelques romances et diverses œuvres instrumentales, et que l'on appelait le «petit Auber». L'œuvre fut bien accueillie et l'auteur, présent, fut l'objet d'une flatteuse ovation, dont nous empruntons le récit a la Décade philosophique :
Le concerto de violon, que joua ensuite M. Mazas, est peut-être ce qu'on a entendu depuis longtemps de plus original et dé plus piquant. C'est une composition d'un genre singulier mais extrêmement agréable; une suite et nu enchaînement de traits de chant, de passages et de batteries, qui ont. un air à la fois nouveau el populaire el qui excitent la surprise sans paraître jamais viser à la difficulté ni à l'effet. Ce concerto exige un jeu tout particulier, et M. Mazas en a parfaitement saisi le caractère. Ses doigts souples et
i68 EXERCICES DES ÉLÈVES.
agiles parcouraient avec sûreté tes positions les plus capricieuses et semblaient poser à peine sur la corde : son archel , au lieu de se tenir près du chevalet, comme on le fait pour donner des sons forts et brillants, descendait presque toujours sur la touche et rendait la voix de l'instrument douce, moelleuse et veloutée.
Il ne faudrait peut-être pas entendre souvent des morceaux de ce genre; mais celui-ci offre une variété des plus intéressantes et a fait une sensation à laquelle il parait que l'auteur ne s'attendait pas. Il était là, modestement confondu parmi l'auditoire : quelques personnes l'ont reconnu à la fin du concerto et la salle entière s'est empressée pour le voir et l'applaudir.
C'est un jeune amateur nommé M. Aubert, élevé dans l'amour des arts; son père, qui les aime, les cultive lui-même, est éditeur de plusieurs grands ouvrages enrichis de gravures précieuses, tels que les Tableaux de la Révolution française, en 3 volumes inlolio, ceux des Campagnes des Français en Italie, etc. M. Vubert, le (ils, a composé, dit-on, pour une société particulière, des opérascomiques du genre le plus aimable et. ce qui est devenu fort rare, d'un style tout à fait à lui.
On voil que le futur auteur de tant d'ouvrages applaudis s'annonçait sous d'heureux auspices; deux nouvelles audilions, en 1808 et 1809. confirmèrent le succès delà première. Il ne parait pas que cette œuvre ait été ultérieurement exécutée par d'autres violonistes. Qu'est-elle devenue? La question serait à éclaircir, attendu que ce concerto ne doit pas être inférieur à ceux qu'Auber écrivit pour le violoncelliste Lamare, et qui ont subsisté sous le nom de ce dernier.
La beauté des œuvres offertes au public n'aurait pas suffi à motiver son empressement s'il n'avait trouvé un nouv el attrait dans une belle exécution. Les instrumentistes, surtout ceux de l'orchestre, el les solistes recueillirent force compliments. Nous avons là sous les yeux une trentaine d'articles de journaux où leur mérite est célébré à l'envi, et notre embarras est grand pour choisir celui que nous devons citer. Au hasard, voici le Courrier de l'Europe et des Spectacles de 1808 qu i dit :
Nulle part on n'exécute une symphonie avec plus de sûreté, de justesse, de précision et de chaleur; les élèves sont ici des maîtres
et les étrangers ne sont pas médiocrement étonnés de celle supériorité extraordinaire Rien ne méritait mieux d'être applaudi
que la symphonie exécutée dimanche dernier. Tout y a été excellent, et les élèves se sont réellement surpassés.
Ouvrons maintenant le Journal de Paris de 181 4 (îa avril), nous y trouvons ces lignes (laiteuses :
(l'est donc sur la musique, et principalement sur la musique instrumentale, qu'est fondée la gloire de cet établissement. Il est difficile de ne pas se répéter quand on a souvent occasion de parler de l'orchestre du Conservatoire. Plus on l'entend, plus on se confirme dans l'opinion qu'il ne ressemble à aucun autre. J'admets, et c'est déjà beaucoup accorder, qu'on rencontre ailleurs autant de précision, de pureté et d'ensemble; mais où trouvera-t-on cette chaleur d'un sang neuf, cette verve juvénile? Ces jeunes desservants du temple d'Euterpe sont brûlants de ferveur; leur amour pour leur art est un culte, et l'on sait combien la dévotion de la jeunesse est vive, ardente, enthousiaste. Avec quel feu, quelle énergie ils ont exécuté la symphonie d'Haydn et l'ouverture du Jeune Henri, qui commençaient chacune des deux parties du concert.
Une dernière citation nous persuadera que le talent de ces jeunes artistes n'avait pas à redouter la comparaison avec l'étranger; c'est encore le Journal de Paris qui nous en fournit le texte :
Quant à la manière dont les élèves du Conservatoire exécutent les symphonies, on n'a plus besoin d'indulgence pour y applaudir et les étrangers avouent que peu d'orchestres en Europe joignent à une si grande chaleur d'expression une observation aussi parfaite des piano et des forte. Ces élèves, dont la plupart auraient été des maîtres il y a vingt ans, ont particulièrement exécuté avec une netteté et une finesse de sons admirables la belle symphonie d'Haydn qui a fait l'ouverture du concert. ( 1 (> lévrier 1808.)
S'étonnera-t-on après cela que les auditeurs aient bissé des symphonies entières? Haydn et Mozart ne furent certes pas étrangers à ce résultat, mais, d'après ce que nous lisons dans la Décade philosophique de 1807. leurs interprètes y contribuèrent pour une bonne pari :
Le deuxième exercice des élèves du Conservatoire de musique commença le 1" de ce mois par une symphonie d'Haydn, d'un si grand effet, et qu'ils exécutèrent avec tant de vigueur, d'expression et de feu, que l'auditoire entier, qui était très nombreux, fut comme saisi d'enthousiasme, et quand le premier morceau fut fini on demanda la répétition à grands cris. L'orchestre, en le répétant, parut se surpasser lui-même et lut applaudi avec une nouvelle ivresse. Un adagio d'un chant large, noble, touchant et de la plus bulle harmonie succédant à cet allegro, produisit un heureux contraste el le presto vif et brillant qui termine la symphonie en
produisil on aulre en sens contraire, qui ne fit pas inoins de plaisir. Il semble que cel orchestre jeune et sensible dans toutes ses parties et que l'on peut d'autant mieux se représenter comme un être collectif, qu'il parait n'avoir en effet qu'un sentiment et qu'une âme, ait voulu venger son maître favori du faible effet de la première symphonie dans l'exercice précédent.
Suivant les Tablettes de Polymnie (1810), une des causes de l'exécution remarquable à laquelle parvenaient ces jeunes musiciens résidait dans l'uniformité des coups d'archet :
La perfection d'exécution des symphonies surpasse celle qui distinguait jadis les concerts Cléry; tout le monde est d'accord sur ce point; mais personne n'en a encore dit la véritable cause : il est essentiel de la faire remarquer, parce qu'elle détermine la bonne ou la mauvaise organisation d'un orchestre. Les violons, altos et violoncelles, qui composaient autrefois l'orchestre des symphonies, étaient tous, isolément, de très bons professeurs; mais chacun d'eux avait une école d'archet différente. Les uns avaient celle de Jarnovich, les autres celle de Tartini, un très petit nombre celle de Violti. 11 en résultait une manière très différente d'attaquer la corde : de là le défaut inévitable du fini et de parfait ensemble dans l'exécution. Aujourd'hui, ces inconvénients n'existent plus : MM. Rode, Kreutzer, Baillot, qui sont les principaux professeurs du Conservatoire, ont sans doute une école d'archet particulière à chacun; mais, an total, ces trois manières se rapprochent beaucoup de celle de leur grand maître à tous, le célèbre Viotli. Les élèves de ces trois classes ont tous une exécution large et énergique; il en résulte une telle unité d'exécution dans les symphonies que de loin on croirait qu'il n'y a qu'un violon à chaque partie,
H serait fastidieux de continuer cette revue rétrospective de la presse contemporaine sur un même sujet — ce serai* la monotonie de l'éloge — toutefois nous ne saurions nous dispenser de donner un extrait des félicitations que s'attiraient les solistes chargés de l'exécution des concertos d'instruments. Voici ce que l'on disait en 1810 d'Habeneck aine, compositeur, virtuose et chef d'orchestre :
M. Habeneck est, sous tous les rapports, l'élève le plus distingué qu'ait formé le Conservatoire; il est sans contredit le violon le plus fort qui soit sorti des classes de cet instrument et il a une tète musicale fortement organisée : depuis longtemps, il conduit l'orchestre des exercices des élèves; cet emploi exige la réunion de deux qualités qui semblent opposées entre elles : beaucoup de chaleur et do sang-froid. M. Habeneck les possède à un suprême degré, et c'est à son talent précieux qu'on est redevable de cet ensemble parfait qui distingue les symphonies exécutées au Conservatoire.
Cette fois, il a joué un concerto de sa composition, qui a obtenu le plus grand succès. Le premier tutti est écrit avec art, quoique un peu long, et visant un peu trop au cadre de la symphonie. Ce léger défaut n'est, au surplus, qu'une surabondance de richesse dont l'inconvénient le plus grand serait d'écraser le solo, qui vient ensuite. M. Habeneck a eu l'art d'y intercaler tous les genres de difficultés qui constituent l'école de M. Baillot, son maître, et de savoir les rendre agréables; il a pris pour cela le sage parti de mettre le chant principal aux instruments à vent de l'orchestre et de rendre partie secondaire les traits de ses solo.
Son andante est d'une touchante simplicité; on a cru y reconnaître le motif d'une ancienne romance; mais il est écrit avec tant de grâce et de pureté qu'il serait trop rigoureux de critiquer cette petite réminiscence. Quelques élèves de l'auteur ont crié bis pour ce morceau. M. Habeneck a eu le bon esprit de se refuser à ce dangereux honneur. Le rondo est surchargé de beaucoup de notes qui rappellent un peu trop les ouvrages de M. Baillot et notamment ses trio. Ce reproche est en général le plus fondé qu'on puisse faire à la totalité de ce concerto; l'exécution en a été franche, nette et remplie de verve. (Tablettes de Polymnie, 39, avril 1810.)
D'autres encore s'acquirent des témoignages d'estime qu'ils justifièrent par la suite, tels Tulou, le célèbre flûtiste; Herold, qui parut comme pianiste trà l'exécution supérieure, moelleuse et brillante à la fois» . et s'illustra comme auteur du Prè-aux-Clercs , de Zampa, etc. Pour le chant, c'est à M"" Branchu, née Chevalier et à Levasseur, dont la carrière à l'Opéra fut retentissante, qu'allèrent les suffrages les plus enthousiastes.
Tous ces succès n'étaient pas sans rejaillir sur le Conservatoire; ils lui apportaient une brillante renommée et constituaient la meilleure réponse aux détracteurs de son enseignement, dont l'utilité et la qualité s'affirmaient de la façon la plus éclatante. Bien qu'ayant déjà plusieurs fois triomphé de ses ennemis ou des envieux, cette Ecole ne cessait d'être en butte aux attaques des uns et aux injustes critiques des autres, parmi lesquels Lesueur était des plus acharnés , préconisant le rétablissement des maîtrises et implicitement la réduction du Conservatoire. H est consolant de relire les témoignages des gens impartiaux qui s'efforçaient de propager la vérité en s'appuyant sur des faits parfaitement tangibles, niés par
ceux-là seuls qui ue voulaient point les reconnaître. Au nombre de ceux qui soutinrent légitimement la cause de l'École, le Courrier de l'Europe et des Spectacles (ta mai 1809) se fit remarqupr par la solidité de son argumentation :
Après de longs débats et de très diffus plaidoyers sur les avantages et les inconvénients de cette célèbre institution, ses adversaires les plus opiniâtres commencent à en connaître le mérite. On y voit, chaque jour, s'y former des talents du premier ordre; on y voit les principes de la bonne musique s'élever triomphants sur les débris des vieilles mélhodes, défendues longtemps par l'ignorance, la routine, l'intérêt et les préjugés. Des professeurs d'une habileté que les nations voisines nous envieraient, donnent des leçons fondées sur les règles les plus sûres de l'art et le goût le plus éclairé, et la France sera bientôt citée en Europe pour son École de musique, comme elle est citée pour sa supériorilé dans les sciences, dans les lettres et dans la peinture. Ce n'est même que parmi nous qu'on trouve encore quelques détracteurs du Gonservaloire, quelques défenseurs des anciens lutrins. Les étrangers rendent tous justice aux avantages et au mérite de cette excellente école.
On reproche au Conservatoire de ne pas fournir à notre Opéra des voix fortes et stenloriennes, telles qu'on en trouvait naguère dans les cathédrales; mais il serait possible qu'aujourd hui ces voix de cathédrale fussent beaucoup plus rares qu'autrefois, et l'on pourrait trouver dans l'altération de nos mœ:irs la raison de ce changement. Il n'est pas donné au Conservatoire de créer des individus robustes, des poitrines retentissantes, des complexions vigoureuses et colossales. Les professeurs sont réduits à prendre les sujets tels qu'ils sont et l'art de la musique n'a point de principes pour constituer des poumons. Son unique fonction se borne à perfectionner les instruments qu'on lui fournit, à donner des règles de chant et de goût, à enseigner des mélhodes calculées avec tout le soin et toute la profondeur dont l'intelligence et l'observation sont susceplibles.
Jusqu'à ce jour, ses succès en ce genre sont complets et l'on convient que partout il est facile de reconnaître un élève du Conservatoire, à sa manière de chanter, à son goût pur, élégant, délicat. Qu'une voix ferme et vigoureuse se présente à l'École et. les professeurs l'associeront bientôt à ces avantages précieux; mais il est à présumer que ces voix seront toujours rares: semblables aux étoffes d'un tissu robuste, elles ne se trouvent plus guère qu'à la campagne. Outre la vigueur primitive de la complexion, il faut une vie laborieuse et l'influence du grand air pour former des voix fortes et sonores; nos voix de salon ne peuvent jamais être que douces, modestes et timides.
Ces obstacles n'empêchent pas néanmoins qu'on ne voie de temps en temps sortir du Conservatoire des sujets capables de réconcilier avec lui les amateurs de sons étendus et vigoureux.
Quelle voix plus capable de beaux effets de théâtre et de mouvement pathétique que celle de AImc Branchu ! Qui pourrait joindre plus de force à plus de goût! Quels moyens sont plus brillants que ceux de M"" Duret! Quel organe plus pur, plus vrai, d'une qualité plus franche et plus nette! Avec quel charme elle réunit la grâce, la douceur et l'étendue! Avec quel étonnant succès on a vu briller ces rares avantages au dernier concert du Conservatoire! Le plaisir de l'entendre avait attiré une foule nombreuse, car ces exercices du Conservatoire sont aujourd'hui si recherchés que la salle ne peut plus contenir les auditeurs
Le Journal de Paris (ai mai 1810) n'était pas en reste de sages raisons :
Nous avons contracté envers le Conservatoire de musique une dette d'aulant plus difficile à payer qu'elle est plus arriérée; mais, cette année, il ne s'agissait plus d'attirer l'attention sur cet établissement, d'y appeler le concours des amateurs; celle attention lui était justement acquise; la réputation des exercices était faite à Paris et chez l'étranger, et le concours était tel, qi'au lieu de demander qu'il s'accrût, il fallait à chaque exercice partager les regrets de ceux qui ne pouvaient être admis et les plaindre de la retraite, honorable pour le Conservatoire, à laquelle les condamnait la pelilesse du local.
Mais si nous n'avons pas eu besoin de rappeler au public combien ces exercices mérilaient d'être entendus, nous devons à ceux de nos lecteurs qui n'ont pu les entendre, une sorte de compte rendu des parties diverses dont ils ont été composés; ne pouvant les y faire assister, nous chercherons à êlre les interprètes impartiaux et fidèles de ceux qui ont eu cet avanlage; ils élaienl nombreux, assidus, un même esprit semblait les animer, leur jugement a presque toujours élé unanime, c'était ici le goûl qui portait ces jugements et on nous pardonnera de croire que ce goût était éclairé, que l'expérience et l'instruction le guidaient et que, dans celte réunion de véritables amateurs, ce sentiment délicat qui décèle et fait aimer les beautés d'un art était accompagné des lumières qui les apprécient et leur assignent la place qui leur est due.
La partie instrumentale, celte année comme les précédentes, a élé beaucoup plus forte que la vocale, cela ne peut êlre contesté; mais on éprouvera quelque élonnement en nous voyant citer ce fait à l'honneur même du Conservatoire, et voici comment nous l'expliquons : Le Conservatoire a formé d'excellents sujets pour la partie du chant, entendus les années précédentes; ils ont aujourd'hui leur destination respective et leur réputation faite, soit à l'Opéra, soit au théâtre de la cour, so'.t à la chapelle impériale, ces sujets ne peuvent plus être entendus comme élèves, mais leurs noms datent honorablement parmi ceux de l'établissement dont ils sonl sortis. Et quant à ceux qui leur ont succédé dans les classes d'iustruction, quant à ces pensionnaires que deux ans à peine
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d'études et do travaux séparent du temps où ils n'avaient de leur nouvel art aucune idée, pas même celle de leur aptitude et de leurs moyens, nous ne pensons pas qu'il existe personne assez déraisonnable pour être étonné de leur faiblesse; c'est de leur force qu'il faut élre surpris et nous l'avons élé réellement, non pas, sans doute, en la comparant aux résultats précédemment obli'iius, mais en la comparant à ceux qu'on obtient par les moyens accoutumés de l'instruction particulière. Il a fallu donner à ces pensionnaires les premiers éléments de la première instruction en quelque genre que ce soit et au bout de deux ans au plus nous les voyous également exercés sur leur grammaire littéraire et sur leur grammaire musicale, prononcer d'une manière correcte le français, le latin et l'italien, donner à ce qu'ils chantent l'expression convenable, montrer des dispositions réelles pour la scène et rendre avec ensemble des morceaux pour lesquels les plus savants compositeurs ont épuisé les combinaisons de l'harmonie, des chœurs qui sont hérissés de difficultés quant à l'intonation à donner, aux repos à garder, aux entrées à saisir, vrais morceaux d'école, après lesquels tout devient facile, tout se lit, se comprend et s'exécute sans ell'orls. Ces élèves, comme lecteurs, comme praticiens des solfèges et des meilleures partitions, paraissent très avancés; c'est là l'instruction qui leur était offerte et qui leur a été donnée. Il y a loin de là au talent, mais l'instruction ne le donne pas seule; elle y prépare, elle en assure le développement; la nature seule a donné les moyens. Il y a une organisation musicale à laquelle tous les efforts et tous les soins du maître ne peuvent suppléer. Exisle-t-elle, n'existe-t-elle pas pour chacun des pensionnaires? C'est à quoi le Conservatoire lui-même ne peut encore répondre et c'est ce dont il ne peut répondre.
Tout le monde apprend le mécanisme des vers et tout le monde n'est pas poète; il en est de même dans l'instruction musicale, tout le monde peut apprendre la composition, composer même sans élre musicien; le titre de musicien n'appartient qu'à l'homme qui avait le génie de son art avant d'en posséder les éléments, à celui qui s'écrie : Anch' io son maestro! en entendant un verset de Pergolèse, une litanie de Durante, un air de Piccini ou une symphonie d'Haydn. Or, les hommes de celte trempe ne sont pas communs. Ue quelle classe de rhétorique les élèves sont-ils sortis poètes? La même règle de proportion est ici d'autant plus applicable qu'il y a une lutte plus fréquente et plus souvent dangereuse entre les moyens naturels de l'élève et les efforts du maître, et que si l'organisation musicale est une chose rare, c'est une chose non moins rare qu'une belle voix; ajoutons que c'est aussi une tout autre chose, car, tel a de l'organisation et n'a pas de voix, tel autre a une belle voix et n'a pas d'organisation; on ne peut être un sujet de premier ordre qu'en les réunissant.
Tous les esprits impartiaux verront donc avec élonnement, nous le. répétons, les résultats obtenus celte année dans l'Ecole de chant du Conservatoire, sous le rapport d'une instruction qui est aussi solide qu'elle a été rapidement acquise.
Les élèves seuls ont chanté dans les exercices; leur émulation parait grande, leur sensibilité aux applaudissements ou au silence des auditeurs extrêmement vive. Leurs moyens se développent avec leur intelligence; ils nous surprendront moins l'année prochaine, car quelques pas qu'ils fassent, ces pas seront moins grands et moins difficiles que ceux qu'ils ont déjà faits; mais alors ils commenceront à entrer en ligne, on ne les entendra pas uniquement ensemble mais seul à seul et, dès lors, les travaux et les succès de maîtres, les progrès des élèves et ce qu'on peut attendre d'eux seront plus dignement appréciés.
Telle est Piuslilut ion que les revirements de la politique vinrent dissoudre en 1816. L'Ecole si patiemment et si glorieusement édifiée fui détruite et, la passion aidant, on s'efforça d'en effacer jusqu'au souvenir.
Après une année de suspension, on entreprit la réorganisation de l'Ecole royale de musique, en rappelant un petit nombre de professeurs et d'élèves. Dans les divers projets qui furent élaborés, mais qu'on n'adopta point, on conserva les dispositions du règlement de 1808 relatives aux exercices des élèves (art. i45 à 1 53), que naturellement on n'aurait pu mettre en vigueur faute d'éléments. Nous trouvons la confirmation de cette opinion dans un Exposé des moyens que l'on peuf prendre pour mettre eu évidence les résultais des travaux de l'Ecole royale, rédigé par Perue, à la date du ai sep tembre 1816. Dans ce mémoire, l'inspecteur général des classes énumère les ressources offertes par l'École qu'il dirigeait; et, sur la première question, — Peut-on donner des concerts? — il conclut négativement, non sans donner implicitement un regret et sans rendre hommage à l'ancienne organisation :
Pour donner des concerts, il faudrait adjoindre aux élèves de l'École royale une trop grande quantité d'artistes externes pour que ces concerts pussent passer pour être ceux des élèves. En second lieu, ces concerts. — en supposant qu'ils seraient bons, — auraient bien de la peine à l'être autant que ceux des élèves du Conservatoire, qui étaient composés, non pas des élèves en exercice, mais de ceux qui depuis quinze ou dix-huit ans n'avaient cessé d'y exécuter quoiqu ! devenus professeurs, attachés tous aux premiers orchestres de Paris. Outre que de pareils concerts ne seraient pas des exercices pour les élèves de l'Ecole , les émoluments qu'il faudrait accorder à un grand nombre d'adjoints ou d'externes, occasionneraient trop de frais pour que l'on puisse prendre une telle mesure. En troisième
lieu, le public est Irop habitué aux Concerts pour ne pas piquer sa curiosité par un autre inoven, qui intéresse à la lois et les amateurs de musique (t ceux de théâtre1!
Les concerts, * absolument concerts» . ne pouvant être aisément rétablis tant à cause des frais qu'ils devaient entraîner que du peu de variété qu'ils pouvaient offrir au public et de la "grande perfection d'exécution» qui s'imposait, Perne examine ensuite la possibilité de donner des représentations lyriques, (sans décors, costumes ni accessoires), destinées à montrer que l'Ecole remplissait le but de sa réorganisation, qui était -la restauration des diverses parties chantantes* , et non la formation d'une -trop grande quantité de symphonistes". L'orcliestre ne se trouvant pas *en évidence comme dans les concerts* , il n'était plus besoin qu'il fût -nombreux , ni qu'il se donnât en spectacle-. Composé d'une quarantaine d'élèves et t renfermé dans le lieu qui lui est assigné dans la salle*, écrivait Perne, il devait avoir pour mission spéciale d'accompagner, tout en pouvant trtrès bien exécuter toute symphonie ou toute ouverture qui ne seraient pas données au public comme une des parties principales de l'exécution du jour*. Cette tâche devait incomber aux élèves des classes de chant et de déclamation lyrique, mais la -pénurie presque totale de voix d'hommes, et surtout de ténorn'était pas sans causer quelque embarras. Perne ne désespérait pas néanmoins d'y remédier par un choix d'ouvrages n'ayanl rrque peu de rôles, peu d'accessoires et peu de chœurs obligés*. Il ne dissimulait pas qu'une douzaine de jeunes gens et autant de demoiselles ne pouvaient constituer -des chœurs bien fournis et bien ronflants*, mais il comptait sur les soins donnés à l'exécution pour -former un tout agréable au public qui, disait-il, s'il est composé de personnes de haut parage ou aisées, ne peuvent être qu'indulgentes et encourager les efforts que feront les élèves pour répondre à la munificence du roi, aux vœux de l'Administration et aux soins de leurs professeurs*. Espoir quelque peu chimérique!
Le troisième moyen signalé -pour piquer la curiosité et l'intérêt public*, était l'organisation d'exercices par les élèves de déclamation; toutefois, Perne n'en parlait que pour faire ressortir le peu de ressources qu'ils offraient :
De pareils exercices, tel ensemble et tels soins qu'on puisse y apporter, ne peuvent à eux seuls alimenter la curiosité du public, parc»' qu'étant formés de fragments d'ouvrages, ou d'ouvrages entiers déjà connus, rendus par des élèves que l'on compare toujours à tel ou tel acteur des théâtres où l'unité de scène ne souffre pas de morcellement, ces élèves ne peuvent que beaucoup perdre à une pareille comparaison. Si l'on ajoute à cela que le manque de décorations et autres accessoires ne peut que détruire l'illusion scénique, on sentira qu'il est nécessaire de donner à ces exercices un genre tout particulier.
Ce genre devait consister dans l'adjonction aux scènes de tragédie et de comédie, de solos d'instruments -soutenus par un corps d'orchestre qui, quoique inférieur en nombre et en talent à celui des élèves du Conservatoire, ferait tout aussi bien le service parce qu'il ne serait pas considéré comme fond des dilïérenls exercices de l'Ecole royale*.
En résumé, Perne concluait à ce que l'École donnât tous les quinze jours, le dimanche, un exercice d'environ deux heures de durée au maximum, comprenant soit un grand opéra ou opéra-comique, soit des fragments de tragédie et de comédie entremêlés de solos de piano, violon, etc. Il considérait (pie ce genre d'exercices n'entraverait pas les études et qu'il constituerait «un puissant véhicule pour faire travailler les ('lèves*.
La question des éléments (Haut ainsi réglée. Perne aborde celle des auditeurs et du concours financier que l'on pouvait en attendre. Partant de ce principe, basé sur l'expérience, -qu'une répétition générale d'opéra est presque toujours faite devant un public moins indulgent que celui de la première représentation*, il repoussait la gratuité, estimant rr qu'un public qui ne paye pas est toujours moins bien composé que celui qui paye el que celui qui paye le plus cher est le plus décent et le plus indulgent*. Conséquemment, il souhaitait -que les personnes attachées à la Cour et au gouvernement fussent à peu près les seules qui pussent louer les loges. Charmées de se trouver toutes ensemble. — disait-il. — elles regarderont les exercices comme leur concert propre et par conséquent ne pourront qu'en faire l'éloge*. Eu recherchant -la réunion de la bonne société-, le brave Perne espérait que les exercices -obtiendraient avec moins de peine une certaine célébrité, parce qu'il y aurait moins de gens du métier qui viendraient se mêler d'y juger en dernier ressort et surtout par comparaison avec les exercices des élèves du Conservatoire*. 11 prévoyail pourtant le cas où «par économie ou par insouciance, celle classe de personnages de haut rang* aurait
Archives du Conservatoire.
NOTICE BISTORIQ1 E. 'i73
dédaigné les laveurs qu'on lui réservait, et il comptait sur les négociants pour couvrir la souscription, el si ceux-ci -peu curieux el faibles amateurs (les beaux-arts et de la nouveauté-" n'avaient point voulu v prendre part, il l'eûl -offerte aux amateurs sans aucune distinction» , persuadé qu'ils se seraient empresses de s'inscrire.
De même que Gossee, Perne avait de généreuses illusions! Tandis que le premier croyait trouver dans le produit des exercices qu'il proposait, le moyen de secourir les élèves peu fortunés, (Cf. V Ecole de chaut de l'Opéra, p. -f'i),le second comptait sur les recettes pour augmenter le plaisir du public en lui donnant des œuvres inédites couronnées à des concours périodiques entre compositeurs el auteurs dramatiques, auxquels des primes en espèces auraient été attribuées, et il s'imaginait de bonne foi que la curiosité du public se trouverait alors tellement piquée -que la salle des Menus ne serait pas assez grande pour recevoir tous ceux qui désireraient venir entendre à chaque exercice un ouvrage nouveau que peut-être on ne pourrait voir (prune fois».
Les faits ne devaient pas larder à détruire celte vaine espérance qu'il ne faut pas trop reprocher à celui qui s'en berça, parce que son but était noble. Elle lui avait élé suggérée, suivant son expression . par -le désir de voir l'Ecole acquérir une certaine célébrité par tous les moyens en son pouvoir». Néanmoins, en novembre 1817, c'est-à-dire un an plus tard, on put donner une séance composée de scènes dramatiques et lyriques, véritable exercice d'école, comprenant l'ouverture des Mystères d'Isis, un acte (YArmide. un acte de Tartufe, des airs de divers opéras et opéras-comiques et un fragment d' indromaque, de Grétry. C'était, partiellement, le plan proposé par Perne. Pour 1818, nous voyons un exercice semblable, qui, suivant le programme, était le premier d'une série dont nous ne trouvons pas d'autre trace. En mars el avril 1819, il v eut deux exercices semblablemenl composés, puis aucun indice pour 1820. Mais, en 1821, on donne de mai à juin six séances, comprenant toujours des fragments d'oeuvres lyriques et dramatiques, entremêlés de sympbonies parmi lesquels la tragédie de Racine, Estlier, musique de Perne.
On marqua ensuite l'intention de revenir aux exercices qui avaient illustré la période impériale, en rétablissant, par un arrêté ministériel en date du i5 février 1822, six concerts annuels sous l'ancienne dénomination d'exercices publics. Sans exercices el concours publics, écrivait-on au Minisire le 2 avril 1822, il n'y aura pas d'émulation; sans émulation, point d'école et. ajoutait-on. pour pouvoir faire des exercices, deux eboses sont indispensables : il faut qu'ils soient payons et payés :
Les exécutans doivent recevoir un joton pour chaque répétition et pour chaque exercice. Le public doit payer à la porte, et l'argent qu'il y déposera doit tourner au profil des exécutans.
De cette manière, et au moyen du développement et de l'application de quelques idées qui tiennent aux détails, l'émulation rentrera dans l'école; il est permis de croire qu'elle deviendra plus que jamais utile et célèbre, et qu'elle reconnaîtra et justifiera les bienfaits du Roi, en fournissant à la France et à l'Europe des acteurs et des musiciens.
Le règlement qui intervint le 5 juin suivant, après la nomination de Cberubini au poste de directeur du Conservatoire, fixa , d'après les anciennes dispositions, le fonctionnement des exercices publics (titre VIII). L'intendant général des Menus-Plaisirs du roi . sur l'avis du Conseil d'administration , en déterminait le nombre dans chaque catégorie, comportant soit des exercices de musique sous forme de concerts, soit des exercices dramatiques composés d'ouvrages tragiques, comiques, lyriques, écrits pour la scène française, et dont l'exécution était entièrement réservée aux élèves de l'Ecole. Ceux qui ne concouraient pas à ces exercices étaient tenus de copier les parties de chant et d'orchestre nécessaires. Il n'était pas question de rémunération pour les participants.
L'on sentit probablement l'inconvénient d'une telle lacune , car, peu après , un autre arrêté du Ministre de la maison du Roi , en date du 29 janvier 182.3, rendu dans le but de trreslituer à l'Ecole royale de musique la réputation que cette même École avait acquise sous la dénomination de Conservatoire , par les exercices publics où les symphonies des Haydn et des Mozart étaient exécutées d'une manière distinguée, où le chant, les solos d'instruments ella déclamation spéciale avaient participé à la perfection desdits exercices» , porta de six ii douze le nombre des séances publiques à donner par année. Les élèves et les lauréats titulaires de premiers prix obtenus depuis 1816 seulement devaient coopérer aux exécutions, moyennant un jeton de 3 francs pour les répétitions générales et pour les exercices. Le tarif des places était ainsi lixé : ir" loges de face, 5 francs; 1™ loges de côté et a" loges de face, baignoires et galerie, \ francs; a" loges et baignoires de côté, parterre, 3 francs; amphithéâtre des 3" , 3 francs; sans augmentation de prix pour les loges louées à
COXSERVATOIBE. t)0
'i7'i EXERCICES DES ELEVES.
l'avance. Les professeurs avaient le droit d'entrer à toutes les places ; les adjoints ne pouvaient prétendre qu'aux secondes de côté, au rez-de-chaussée et au parterre; enfin, les répétiteurs ne pouvaient trouver place qu'au parterre et à l'amphithéâtre.
Six exercices-concerts ou représentations furent donnés sous ce régime, en mars et avril 1823, et trois seulement en 182/i. Les uns comprenaient des symphonies, solos et airs d'opéras d'Haydn, Carafa, Catel, Mozart, Auher, Méhul, Kreutzer, Rossini, Sponlini, Pacini, etc.; dans les autres — les exercices dramatiques — Gluck et Haydn voisinaient avec Molière ou Beaumarchais, Mozart avec Racine et Molière, etc. Mais l'élan était arrêté, le public s'était désintéressé et portait ses vues et son argent ailleurs; l'état des receltes nous est garant de l'insuccès de ces séances :
1823. 2 mars, 1er exercice-concert 598e 1823. i3 avril, h° exercice-concert ï>nhr
9 mais, 2e exercice dramatique 358 ao avril, 5e exercice dramatique 267
16 mars, 3e exercice-concert 557 27 avril, 6e exercice dramatique 772
Ces recettes, formant un lotal de •2,926 francs, étaient insuffisantes pour couvrir les frais qui s'élevèrent à ô.-uyfr. ho. laissant un déficit de 2,291 fr. Ito. Dans les dépenses figurent une somme de3,/ii7 francs pour jetons aux élèves et une autre île 292 fr. 60. montant du droit des indigents, fixé à dix pour cent1.
La différence fut payée sur les fonds du ministère; aussi, l'année suivante, avant de faire une nouvelle tentative, Cherubini crut-il devoir demander au Ministre si son intention était qu'il y eut encore des exercices, le priant de lui dire, le cas échéant, s'il serait « disposé à courir les mêmes risques »2. L'autorisation fut donnée et, en avisant le Ministre qu'il s'occupait de les préparer, Cherubini lui rappela, le 3 avril 182I, que, rrquoique payants», ils ne rapportaient pas assez pour couvrir les frais ; conséquemment, il demandait un crédit de 2,000 francs pour les trois ou quatre séances projetées, ajoutant que cette somme serait accordée r-à titre d'avance- et que si les recettes couvraient les dépenses — ce qu'il n'osait espérer — elle serait restituée.
On fit droit à sa requête (28 avril) et il put donner trois séances, dont le produit fut malheureusement plus faible encore que celui de l'année précédente :
1824. a5 avril, ic' exercice concert 271' 9 mai, 3e exercice concert Iti^
2 mai, 2e exercice dramatique 211
Les dépenses s 'étant élevées à 2,634 francs, c'était un nouveau déficit de 1,735 francs. On ne persista pas davantage.
Un dernier concert, tout à fait occasionnel, eut lieu en 1828, sous la direction de F. Habeneck, an profit des incendias de la ville de Salins, qui produisit 2,159 francs; mais d'exercice d'élèves — publics et payants — il ne fut plus question. L'idée en (ut complètement abandonnée de la part de l'Administration et l'on n'en reparla que pour préciser les- raisons qui s'opposaient à leur reprise et démontrer l'inefficacité des dernières tentatives. Un nommé Sauvage, quartier-maître de l'hôtel , ayant soumis au Ministre un projet d'auditions d'œuvres composées par les lauréats envoyés à Rome par l'Académie des beaux-arts, afin qu'elles pussent être appréciées du public comme celles de leurs confrères peintres, sculpteurs, architectes, etc., que l'on exposait à l'Ecole des beaux-arts, son mémoire fut communiqué à Cherubini. Celui-ci répondit, à la date du 8 décembre 1825, qu'il était certainement à désirer que ces compositions rfussent entendues et même publiées», mais que des difficultés inconnues à l'auteur du projet — qui d'ailleurs n'était pas le premier ayant eu cette idée — n'en permettaient pas la réalisation. Laissons Cherubini lui-même définir la situation et juger à cette occasion les essais de Perne , et les siens :
D'abord le point essentiel serait de donner des exercices d'élèves à l'École royale, et depuis six ans on a vainement cherché à les établir; aucun essai n'a été satisfaisant. Pendant trois années, mon prédécesseur a tenté d'établir des exercices gratuits; ils étaient
' Des états de recettes et dépenses avec pièces justificatives (fao- - Lettre autographe de Cherubini, du 20 février 182! (Arch.
tures, mémoires de copie, affiches, programmes, états émargés nat, O5 1666).
pour jetons de présence, etc.) se trouvent aux Archives nationales (O3* 337 et O3 1807), et à celles du Conservatoire.
NOTICE HISTORIQUE. i75
(l'uni' faiblesse extrême, el Les irais étant très élevés, I • Ministre de la maison du Roi n'a pas voulu consentir à celte dépense qui ue s'élevait à guère moins de 1,000 francs par concert.
J ai essayé moi-même de rétablir les exercices payants à l'instar de ceux donnés autrefois par le Conservatoire; mais, n'ayant à ma disposition que les élèves alors dans les classes, et ne pouvant y joindre les vétérans du Conservatoire, les exécutions, malgré tous mes soins, ne furent pas satisfaisantes. Les recettes, qui devaient s'élever à i,5 00 francs, n'atteignirent pas le tiers de celte somme et ie Ministre fut encore obligé de payer une portion des frais1.
lin ce qui concernait spécialement le projet sur lequel on lui demandait avis, Cherubini estimait que, dans le cas même où les exercices -reprendraient force el vigueur» avec le secours du .Ministre, l'exécution des compositions îles lauréats de Rome iroe piquerait pas assez la curiosité des dilettanti pour payer ces sortes d'auditions, puisque les amateurs ne voulaient rien débourser pour entendre les chefs-d'œuvre des grands compositeurs exécutés seulement par les élèves-. Non seulement il ne dissimulait point que les répétitions dérangeraient les éludes de L'École, mais, ajoutait-il , "je doute fort que ce projet soit avantageux aux pensionnaires de Rome qui pourront être très mal jugés sur des exécutions qu'ils n'auront point dirigées eux-mêmes-. Sa conclusion était qu'il leur fût confié des poèmes d'opéras el d'opéras-comiques et qu'un tour de faveur leur lui accordé pour la représentation.
Le silence se lit, donc dans la salle du Conservatoire jusqu'à la création de la Société des concerts, le 10 lévrier 1828. Cette association, formée d'anciens élèves de L'Ecole, en était absolument indépendante; aussi n'avons-nous pas à en parlera cette place. Elle n'offrait pas aux élèves en cours d'études les moyens de se produire: afin de s'exercer, plusieurs d'entre eux créèrent, en 1828, les concerts d'émulation qu'ils donnèrent dans la petite salle du Conservatoire (celle où avaient eu lieu, sous le Consulat et l'Empire, les premiers exercices publics, actuellement affectée aux examens el aux classes de déclamation), dans le but de consolider le talent des exécutants en l'exposant aux regards du public et de faire connaître les essais des élèves des classes de composition. Quoique également indépendants de l'Ecole, ces exercices produisirent des résultats satisfaisants pour l'enseignement, mais ils cessèrent au bout de six années et, encore une fois, les élèves restèrent sans moyens d'application. En i834, Cherubini, convaincu depuis longtemps de la nécessité de faire exécuter des ouvrages dramatiques et lyriques dans le sein du Conservatoire, par les (lèves de l'établissement, connue seul moyen de les mettre en étal de débuter avec avantage sur les théâtres royaux de la capitale. Cherubini, disonsnous, sollicita la mise eu étal du petit théâtre, le prêt de costumes parla Conservation du mobilier de la couronne, et l'autorisation de faire un essai, le •>.- mai, en exécutant la Fêle du village voisin, de Roïeldieu, et un fragmenl de grand opéra. Cet essai, autorisé par le Ministre de l'intérieur, alors A. Ihiers. devait servir, en outre, à déterminer les Irais à prévoir sur le budget des années suivantes. Il ne fut renouvelé que cinq ans après. En 1809 et en i84o, les élèves représentèrent à buis-clos divers ouvrages lyriques et dramatiques, parmi lesquels on s'étonnera peut-être de retrouver des opéras-comiques contemporains tels que le Chalet, le Domino Noir, l'Ambassadrice.
Ce n'est qu'en 1 84 1 que l'Administration songea au rétablissement dc'linitif des exercices d'élèves. La règlement du 9 novembre prescrivit qu'il y aurait tous les mois des exercices lyriques et dramatiques, le soir, dans le salle du Conservatoire, mais c'était là simplement un travail d'école se faisant à buis-clos. De grands concerts publies élaienl prévus pour la saison île janvier à avril; ils eurent lieu dans ces conditions, mais la publicité se pratiqua connue aujourd'hui, par invitations gracieuses; ce n'était plus une spéculation, ni une entreprise pécuniairement intéressée, mais bien un exemple des résultats du travail des élèves.
Depuis i84i . les exercices à huis-clos ou en public ont conservé ce caractère. lisse succédèrent jusqu'en 1862, sauf uue seule interruption, en 1 8 A 8 , au nombre de deux ou dois séances par année. Ils comportaient presque exclusivement des représentations d'ouvrages lyriques et dramatiques, donnés intégralement ou foui au moins par fragments importants. Plusieurs de ces ouvrages parurent à différentes reprises: le Comte Onj (18A2-60), la Pie voleuse (l843-53), de Rossini: Orphée, de Gluck (i8A4-56); les Noces de Figaro, de Mozart ( i844-i86a"h d'autres revinrent deux ou trois fois, tels le Maître de chapelle, de Paer: le Barbier de Séville (18/12-60) et Moïse (1866-67), de Rossini: Vlrato, de Mébul (l853-6o); Marie, d'Ilerold (1 854-6 t) : Don Juan, de Mozart (i8A3-5o) : la Marquise , d'Adam: Armide, de Gluck (i844-46). Enfin, parmi les œuvres qui n'eurent qu'une seule audition, citons Œdipe à Colone, de Sacchini
' Arch. nat., 0' 1809.
( i843); le Petit Chaperon rouge (1 8^3 ). le Calife de Bagdad (18/19 )' ^ea" l^e Paris (1803 ) et les I oitures versées (1869), do Boïeldieu: Raoul, sire de Créqui, de Dalayrae (t 844) : Fidelio, de Beethoven (i845): Zémire et Azor (i846) et le Tableau parlant, de Grétry (1 85 1): Cendrillon (1847) et Joconde (i852), de Nicolo: le Siège de Corinthe (18^7) et Othello (i85o), de Bossini; Joseph, de Méhul (i85o): l'Eclair, d'Halévy ('1 856 ): les Noces de Jeannette, de Victor Massé ( 1 8 5 8 ), Jeannnt et Colin (1 859), etc.
Les ouvrages dramatiques furent moins nombreux: ils fout tous partie du répertoire classique. C'étaient l'Epreuve, le Jeu de l'Amour et du Hasard, de Marivaux: le Distrait, le Légataire universel et les Folies amoureuses , de Begnard: les Fausses infidélités, de Barthe; le Barbier de Séville el le Mariage de Figaro, de Beaumarchais; le Dépit amoureux, les Précieuses ridicules, Don Juan et Tartuffe, de Molière: les Héritiers, de A. Duval: puis une fois nous voyons Brueis et Palaprat; Faute de s'entendre, de Duveyrier, et les œuvres tragiques suivantes: lphigénie en Aulide et Andromaque , de Bacine: Mahomet, de Voltaire: les Enfants d'Edouard, de Casimir Delavigne : seuls les Horaces et Britannicus revinrent plusieurs fois sur les programmes.
Ces représentations cessèrent en 1 863. Elles occasionnaient des dépenses pour location de costumes, de perruques, d'accessoires, indemnités aux machinistes, gardes, artistes adjoints et frais de copie de musique, achat de partitions, éclairage, etc. Les répétitions, assez nombreuses, n'étaient pas sans apporter quelque dérangement dans les études fondamentales: des questions d'amour-propre, des rivalités s'élevaient entre les élèves chargés des premiers rôles et ceux auxquels on confiait les emplois secondaires ou qui étaient réduits au rôle obscur de choristes. Ces divers inconvénients contribuèrent , autant que leur peu d'utilité en général, à la suppression des exercices.
Ils ne furent rétablis que dix ans plus lard, en 187 4 , après la création de la classe d'orchestre. Les exercices devinrent annuels et on leur restitua leur caractère primitif. Ce sont maintenant des concerts comportant des œuvres d'ensemble pour orchestre et chœur, seuls ou associés, des solos de piano ou de violon, des morceaux de musique de chambre, des airs et scènes d'opéras ou des fragments d'oratorios, d'œuvres sacrées, etc. De grands oratorios, tels que le Messie , Elie et la Création, furent intégralement exécutés. Par suite de circonstances diverses, les exercices de 1889 et de 1 886 n'eurent pas lieu, puis la série en fut interrompue de 1889 à 1896 , le professeur de la classe d'orchestre ayant dû résigner ses fonctions pour raison de maladie. On les reprit en 1897, sous la direction de M. Théodore Dubois, et depuis lors ils ont été régulièrement donnés non sans un très réel succès.
[Extrait de Y Histoire des concerts publics depuis le xvm' siècle, mémoire présenté par Constant Pierre, au concours ouvert pour le prix Bordin, et couronné par l'Académie des Beaux-Arts, en 1900.]
AN IX, i5 BRIMURE-6 NOVEMBRE l8oO. 1er EXERCICE.