ÉGALITÉ
an
de
la République Française , une et indivisible.
CLXXXI. — DÉPÔT D'UNE PÉTITION TENDANT A L'ATTRIBUTION A L'INSTITUT NATIONAL DE MUSIQUE DES IN8TR1 MENTS ET LIVRES DE MUSIQUE DES EMIGRES; 27 FRIMAIRE AN H-17 DECEMBRE 179,3.
Une députation des professeurs de musique est introduite, L'orateur présente une pétition tendant à faire déposer, daus
la bibliothèque de l'Institut national de musique, les instruments, livres de musique qui se trouvent parmi les effets
vendus au profit de la Nation.
[Procès-verbal; kreh. nat., \F* I, 17, p. 217.]
CLXXXII. -- DEMANDE ADRESSÉE PAR LES ARTISTES DE LA GARDE NATIONALE POUR LA MISE EN RÉSERVE DES INSTRUMENTS DE MUSIQUE DES EMIGRES ( ANALYSE).
Les professeurs-compositeurs de la musique de la Garde nationale parisienne demandent que les fonctions des membres rie la Commission temporaire des arts se bornent à inventorier et faire mettre en dépôt tous les objets relatifs à la musique et appartenant à la République, et qu'il soit formé un jury de musiciens pour faire le choix des morceaux de musique et des instruments qui auront été mis en dépôt.
Renvoyé à la Commission des arts , le 7 ventôse.
[ Arrh. nat., F'7 1000/. ]
CLXXXIII. DEMANDE DE RÉUNION DES INSTRUMENTS DE MUSIQUE DES ÉMIGRÉS; 7 VENTOSE \N 11-2."» FÉVRIER 1 79^-
Les professeurs de musique de la Garde nationale demandent que tous les instruments de musique des émigrés soient réunis par la Commission des arts, et qu'il soit procédé par un jury composé de gens de l'art. Renvoyé à la Commission chargée de statuer sur le tout.
[Procèt-verbal du Comité d'instruction publique; \rch. nat., AF* 17, p. 187. J
NOTES RELATIVES Al \ INSTRI MENTS DES EMIGRES.
Les musiciens de la Garde nationale, destines à former l'Institut national de musique, ont sollicité du Comité d'instruction publique, un arrêté tendant à faire mettre en dépôt tous les instruments de tous genres provenant des mobiliers d'émigrés ou autres appartenant à la République. Le Comité a pris l'arrêté, l'exécution en a été confiée à la Commission temporaire des arts, et cependant grande quantité de très bons instruments est vendue à très vil prix dans les ventes faites par les Commissaires aux ventes des domaines nationaux.
Lorsque l'Institut sera organisé, il faudra, à grands frais, le fournir d'instruments qui sont donnés en ce moment pour rien dans les ventes des domaines nationaux.
On a demandé au Comité d'instruction publique <pi'il ordonnât à la Commission temporaire des arts de faire déposer, en un lieu désigné par lui, tous les instruments provenant des domaines nationaux et de telle nature qu'ils puissent être.
Le but de cette demande a été d'empêcher que les instruments de grand prix ne fussent vendus pour rien, ce qui est arrivé plusieurs fois; des clavecins de Ruckers. dont les peintures étaient de Rubens, étaient exposés à être vendus avec de vieilles tapisseries, de vieux meubles et avec des instruments de cuivre de grand prix étaient prisés par des chaudronniers, et pour exemple, dans une vente particulière, une paire de cors fut vendue ioott à un facteur qui. une heure après, les revendit 6oott: le nouvel acquéreur, le lendemain, les revendit 8oott.
C'est parce que c'est au détriment de la Nation que ces objets ne doivent être mis en vente que comme une collection de tableaux ou de livres dans une vente ad hoc. Les marchands, les amateurs établiront la concurrence, et tel instrument qui se vend très mal dans une vente particulière peut monter ii sa valeur réelle et même au-dessus.
Le but de celle réunion d'instruments était de pouvoir faire un cboix pour le service de l'Institut national de musique et. du reste, en faire une vente ainsi qu'il est dit ci-dessus. Le Comité d'instruction publique a élé prévenu de tout cela. Le citoven Mathieu a pleine connaissance de tout.
[Areh. nat, \F a, 67, d. a36, p. 35, 36. |
CLXXXV. — ARRÊTÉ 1)1 COMITÉ DE SALIT PI BL1C CONCERNANT LA DÉSIGNATION DE COMMISSAIRES DE L'INSTITUT NATIONAL DE MUSIQUE CHARGÉS DE CHOISIR LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE A DISTRAIRE DE LA VENTE DU MOBILIER APPARTENANT A LA NATION; ~ KLORÉAL AN 11-26 AVRIL J *7 C) 4 .
Le Comité de Salul public charge l'agent national du département de Paris de se concerter, sans délai, avec trois commissaires de l'Institut national de musique pour examiner les divers instruments de musique qui se trouvent dans les maisons nationales et parmi les meubles d'émigrés.
Il fera faire, par les trois commissaires de l'Institut, un choix des meilleurs instruments des maîtres les plus célèbres; ils seront distraits de la vente du mobilier appartenant à la Nation: il en sera fait un double inventaire signé de l'agent national du département et des trois commissaires de l'Institut national de musique.
R. Barbre, Carnot. Collot d'Herbois. C.-A. Prieir, Billaid-Varennk. [Arch. nat. AF* u, 48; \F n, 67, d. a36, p. 3û, 36.]
•CLXXXVI. COMMUNICATION DE I.ARRETÉ PORTANT AUTORISATION DE CHOISIR LES INSTRUMENTS UTILES À L'INSTITUT.
' Lecture d'un arrêté du Comité de Salut public autorisant les professeurs de l'Institut national à se transporter avec les commissaires du département dans les maisons d'émigrés pour choisir les meilleurs instruments pour l'usage de l'Institut.
[Arch. nat.]
CLXXXVII. AVIS DU DÉPÔT DKS INSTRUMENTS; 10 FLOKKAL AN 11-30, AVRIL 1 79^.
On écrit au Comité fie Salut public que les instruments ont été transportés au dépôt et que les professeurs \ trouveront
les instruments dont ils ont besoin '.
[ \trli. nat.]
1 Le conservateur du dépôt fut Bruni, voir B. Sarrette, p. b~. noie 9. Voyez Liste des instruments de musique saisis chez Us émigrés, etc. [Les facteurs d'iuttrumvnts de musique, par Constant Pierre, p. 04); Etal des instruments de musique enlevés du dépôt national, etc. (Ibid.). Sur 'loi instruments, t>i furent rendus aux famille des émigrés et ai furent attribués à divers fonctionnaires ( C. P.).
CLXXXV III. DÉLIBÉRATION DL COMITÉ D'INSTRUCTION PUBLIQUE RELATIVE AUX DÉPENSES DE L'INSTITUT;
29 VENTOSE AN II- 1 9 MARS 170/j.
Mathieu l'ait un rapport sur les réclamations «In citoyen Sarretle, commandant la musique de la garde nationale parisienne : il expose que cet Institut .. dont l'utilité est généralement reconnue, dont la Convention a déjà sanctionne l'établissement sans avoir réglé encore le mode de son organisation, a reçu une extension dont les frais surpassent ceux que la Commune de Paris peut y employer; que les services que rend et que peut rendre cet Institut aux armées de la République, en leur fournissant des musiciens, motivent et justilient celte extension, et qu'en attendant que le Comité ait pu adopter un projet sur l'organisation de cet Institut . il esl utile que le Gouvernement, par mesure propre à développer l'esprit public, vienne au secours de l'Institut par une somme en supplément à celle que lui paye la Commune de Paris, et. de plus, en remboursant au citoyen Sarretle les avances faites depuis le mois de brumaire jusqu'au premier ventôse. Sur la proposition du rapporteur, le Comité arrête, vu l'utilité de l'Institut poulies armées et les fêtes nationales : i° le remboursement de la somme de 4.07ottnd au ciloven Sarrette, pour avances par lui faites jusqu'au 1" ventôse; 2° le payement supplémentaire d'une somme de 1,200* par mois, à partir du mois de ventôse; 3° que le Comité de Salut public sera invité à se faire rendre compte de l'emploi de la somme de i,200tt; 4° que le citoyen Sarrette, indépendamment des supplémentaires portés au nombre de i3, justifiera du complet de la musique de la garde nationale parisienne au Comité de Salut public.
[Procès- verbal; \rch. nat.. AF* 1, 17, p. 3n; AF 11, 67, d. 236, p. 3i.]
GLXXXIX. -- ARRÊTÉ Dl COMITÉ DE SALIT PUBLIC RELATIF Al X DÉPENSES DE L'INSTITUT; 4 FLORÉAL AN 11-2 3 AVRIL 1 -96 .
Le Comité de Salut public, vu le rapport et l'arrêté du Comité d'instruction publique du 29 ventôse dernier relatifs à la nécessité d'accorder des sommes pour soutenir l'établissement de l'Institut national de musique décrété par la Convention, arrête que, conformément aux conclusions dudit rapport, il sera remis au commandant de la musique de la garde nationale parisienne, ou à celui qui le représente, un mandai sur la Trésorerie, de la somme de 4,570**, en remboursement des dépenses qu'il a faites pour l'entretien de l'Institut, et un second mandat pour toucher i,200tt chaque mois, pendant un au, à compter du 1" ventôse dernier, et dont la destination doit être de faire un supplément au payement des artistes attachés à l'Institut. Le compte de l'emploi de ces différentes sommes sera rendu à la Commission de l'instruction publique, qui demeure chargée de la surveillance de cet objet.
[Arch. nat., AF* 11, 48 ; copie dans F'7, 1291, et AF n, 67, a36, p. 3i.]
CXC. AFFECTATION DES BATIMENTS DES MENUS-PLAISIRS X L'INSTITUT NATIONAL DE MUSIQUE;