GLISSIÈRES
Avec le fer ou l’acier, on admet pour <3 une valeur assez faible, environ 5k, afin qne la flexion de la glissière ne soit pas trop prononcée. Cette flexion est, en effet, plus nuisible qu’on ne le suppose ordinairement, puisqu’on supprimant, sur une
Fig. 012.
certaine longueur, le contact entre la glissière et la surface du patin, elle a, en réalité, pour résultat d’augmenter notablement la pression, par unité de surface, des parties qui restent en contact. Avec les dimensions ordinaires des glissières de locomotives, on trouve fréquemment des flexions de 1"" et au delà (jusqu’à 2"”“, 5), qui sont suffisantes pour donner une courbure appréciable. Lorsqu'on veut opérer avec une plus grande exactitude, on peut recourir au procédé grapliostatique, qui se trouve indiqué par la fig. 613. Dans le polygone des forces, AD représente la tbree Q pour la position C du point d’application de la pression, tandis que Cl et Ct correspondent aux positions 1 et 2 des extrémités du patin, dans la fig. 612. On obtient ainsi la surface des moments A B ni et ; en opérant de même pour une nouvelle position C” de la traverse, on détermine une
Fi*. G13.
nouvelle surface des moments ADcic\ ... etc. La courbe enveloppe des divers polygones, ainsi obtenus, donne le profil définitif de la surface des moments qu’il convient d’utiliser pour la détermination des dimensions.
La fig. 614 représente un cadre à glissières en fonte, qui est snrtout avantageux dans le cas où la pression s’exerce dans une direction unique (de haut en bas). La glissière inférieure est ici supposée soutenue en tous les points de sa longueur, de
Rouleaux, I* Constructeur. 37
GI.IHSlfcKES.
telle sorte que sa flexion i>cut être considérée comme nulle. La section, figurée sur la gauche, indique la disposition adoptée pour
Fig. 614.
le graissage et qui donne de très -bons résultats; la glissière inférieure et la surface supérieure du coulisseau de la traverse sont munies de rebords, qui forment de véritables réservoirs d’huile. Les glissières supérieure et inférieure sont reliées par îles boulons, qui, dans le cas où la machine tourne dans les deux sens (machines d’extraction des mines), doivent être fortement serrés. Dans ce cas, on emploie aussi fréquemment une disposition dans laquelle les deux glissières sont réunies pur un cadre d’une seule pièce.
La fig. 0 1 ,r> représente une glissière pour une traverse à un seul patin , analogue il celle de la fig. G10, par exemple. Dans cette disposition, la question du graissage se trouve parfaitement résolue. Les rebords forment, à chaque extrémité, un véritable auge, où la surface mobile, dans chacune des positions 1 — l', 2 — 2', se trouve baignée sur ht moitié de sa longueur,
Fig. 615.