CLAVETTES DE SÛRETÉ
le petit bout de la clavette. Pour les pièces soumises à des mouvements vibratoires, on la munit, en outre, d’une goupille également fendue, analogue à celle du boulon de sûreté de la tig. 157.
Pour les clavettes de têtes de bielles, on emploie toujours des dispositifs de sûreté , tels (pie ceux représentés par les figures
Fig. 191. Fig. 192. Fig. 199. Fig. 194. Fig. 195.
suivantes. Les fig. 191, 192 et 19,‘t sont des clavettes de sûreté, avec vis de traction.
Dans les locomotives et les machines de navires à vapeur, on augmente encore les chances de sécurité de ce mode de clavetage, en empêchant l’écrou de se desserrer par l’un des moyens que nous avons indiqués; le plus simple, et celui qu’on emploie généralement pour les clavettes, consiste dans l’addition d'un contre -écrou (fig. 15t>). La fig. 194 donne une disposition de clavette avec vis de pression; cette vis pénètre dans une rainure d'une faible profondeur, pratiquée sur une des faces de la clavette; il est évident que, lors même que cette vis ne serait pas suffisamment serrée pour empêcher tout déplacement de la clavette, elle aurait au moins pour résultat de l’empêcher d’ètre projetée au dehors. L’emploi de la rainure offre, en outre, cet avantage que les rugosités, produites dans le métal par la pression de la vis, se trouvent au dessous de la surface latérale de la clavette et ne sont pas susceptibles, par suite, de gêner son mouvement de serrage, comme celles qui seraient dues à une vis agissant directement sur cette surface. La fig. 195 représente une clavette de sûreté avec boulon de serrage. Le boulon est serré à fond sur deux plaques, appliquées sur les faces de la clavette et qui sont protégées, par d'autres pièces, contre tout déplacement longitudinal; le boulon traverse une entaille pratiquée daus l’épaisseur de la clavette.