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DIMENSK)NS DES BOULONS

boulons de fixation (l). Ce système, dont l’usage s’est répandu rapidement en Amérique, présente sur celui de Whitworth quelques avantages et mérite, par cela même, d’attirer l’attention des constructeurs. La méthode de Scllers, comme celle de Whitworth, détermine l’inclinaison, la j)rot’ondeur et la ibnne du filet; elle donne, en outre, l’épaisseur des écrous à six ou à quatre pans. D’après Sellers, en conservant les notations du § 5ti et eu rapportant toutes les mespres au pouce anglais, on doit j)rendre (fig. 132): .s - <1,24 yW H- 0,(J25--- <),17.'> . . . (3.i).

Fig. i;i2.

La section de eha(|ne filet est un triangle équilatéral ; l’angle au sommet est donc de 60® et la hauteur t„ ^ 0,866 s. k l’intérieur et à l’extérieur des filets, les angles vifs sont remplacés par des parties planes, menées à une distance égale à '/« sorte que la profondeur <les filets i est, en réalité:

I = 0,6bs . . (36).

Le diamètre du noyau est alors:

Pour le diamètre minimum de l’écrou (à six ou à quatre pans), Sellcrs |)rend:

La machine à tailler les \is, établie par Sellers, permet d’obtenir, au moyen d’organes auxiliaires convenables, toutes les vis de son échelle et avec une telle précision qu’elles peuvent être employées, comme tarauds, pour la fabrication de leurs écrous. Il est plus difficile d’arriver à des dispositifs analogues, offrant la même précision, pour les filets de VV’hitworth, en raison notamment de la forme arrondie de ces filets. C’est ponr ce motif que les vis de Whitworth, provenant de faliriques différentes, ne sont pas toujours identiques.

En rapportant les dimensions au millimètre, les formules précédentes deviennent :

(1) Franklin, Institutc, Avril 1864. Les formules que nous donnons ici ont été légèrement modifiées , pour faciliter leur comparaison avec celles que nous avons indiquées jirécédeniment.

éCHELI.K DK I*K()I’OKTION l’OlJK LES ÉCROUS.

*■ - 1,‘J08 Vf/ + 16 — 4,43 I

= rf — 1,57 V</ + 16 + 5,75 / . . . . (39).

Lorsqu’on l'ait usa^e de l’échelle métrique, les nombres donnés par ces formules peuvent être légèrement arrondis sans inconvénients.

Pour d = 20 84

la fonnule (29) donne s == 2,6 7,72

et la formule (39) s = 2,8 7,65

ce qui montre que les inclinaisons de l’échelle de Whitworth ditférent très-peu de celles de Sellers.

Échelle de proportion pour les écrous.

Dans les usines de construction, où l’on a à exécuter des écrous d’une manière régulière et en grand nombre, il convient, pour prévenir les variations dans les dimensions et éviter des répétitions inutiles, de dessiner, une fois pour toutes, la série des écrous de toutes les grandeurs usuelles. Si, comme on a l’habitude de le faire dans un grand nombre d’usines, un exemplaire de ces tracés - tj-pes reste à l’atelier et un autre au bureau de dessins, on arrive sans peine à obtenir une grande régularité et uue grande exactitude dans cette fabrication, qui, malgré son peu d’étendue, joue un rôle si important dans la construction des machines. Ces tracés, qui reproduisent, sons une forme

sensible, les dimensions des tableaux précédents, doivent, surtout pour le bureau de dessins, être tous réunis en une figure imique. La fig. 133 représente un tracé de ce genre, qui constitue ce qu’on peut appeler luie échelle de proportion. Dans cette figure, qui se rapj)orte au cas des écrous travaillés, chacune des lignes transversales I, II, LU ... fournit les dimensions des différentes parties de l’écrou , correspondant an boulon , dont le diamètre est compris , sur cette transversale , entre les lignes 0 — 1 et 0 — 2.

Pour obtenir un tracé de ee genre, on commence par dessiner l’écrou correspondant au plus grand diamètre de boulon d, dont on puisse avoir à faire usage ; on se sert d’ailleurs, à cet effet, des nombres proportionnels, indiqués dans les paragraphes précédents. Cela fait, on reporte tontes les dimensions sur une ligne

lô()

ÉCHKLLK UE PlWtl’ORïION POUR UES ÉCKUl'S.

AB, perjienclinilaire à l’axe du boulon, et ou joint les jwints 1 et 2, qui eorrespondent au diamètre d du boulon, à un point quelronquc O, pris sur le |)rolongenicut de la lipie d’axe. On mène ensuite, parallèlement à AB, les lifuics I, II, IIl..., à des distances telles que les longueurs de ces lignes, comprises entre les rayons 0} et 02, représentent les divers diamètres de boulons, pour lesquels on veut établir la série des écrous, et, en même temps, les bauteurs de ces écrous. Toutes les autres I3:t. dimensions sont exprimées en l'onction

de Tunité B = .') + 1 .1 d et lui sont directement proportionnelles; elles sont donc toutes nnlles, (|uand f) est luimême nul, c’est -î\- dire quand on a 5 -r i .4d = 0, d’où on tire d -

Si donc on prolonge,

au delù du point O, les rayons 1 O et 2 0, jusqu’aux points et 7, de telle sorte que la longueur pÿ, parallèle k AB, soit ])récisément égale à H'”’”, fi, le point de reneontre P de cette ligne pq avec l’axe donne le j)oint qui , dans le système de coordonnées adopté, correspond ù, /) — <».

Si maintenant on mène les rayons

P ;t, P l, P- 5 , ces lignes déterminent, sur ebaeunc des

lignes transversales I, II, 111 , les dimensions de l’écrou

pour le boulon dont le diamètre extérieur est représenté sur cette même transversale. On peut ainsi relever, sur ce tracé, toutes les dimensions d’un écrou, même les moins imj)ortantcs, comme, par exemple, l’épaisseur de la rondelle 7 — 0, son cbanl’rein extérieur etc. — La distance 5 — fi représente la longueur du côté de riiexagone, et 3 — 10 la longueur uJ! ^ nh du rayon de courbure de la surface si)héri(iue, qui termine l’écrou à sa partie supérieure.

I-es échelles de proportion de cette espèce sont, comme on le voit, faciles à établir. On peut en construire d’analogues pour les écrous qui doivent rester bruts, et même pour d’autres pièces qui se rattachent aux boulons, comme par exemple, les platiues d’ancrage (tig. 147^. Les tracés de ce genre présentent

(jAi.i’i L ni: l’uius UES imu lons.

une utilité ineontestahle, toutes les lois que les dimensions doivent être déterminées pur dos nombres proportionnels. Aussi, dans le cours de ect ouvra^çe, indiquerons - nous souvent, au moins comme exemples, des traces d’celiclles pour certains orpmes de machines, l’armi les pièces élémentidres, auxquelles se prêtent très- bien les échelles de proportion, nous pouvons citer particulièrement les paliers. Dans les usines oii on les a adoptées, les modeleurs arrivent rapidement à exécuter, à l’aide de ces échelles, tous les numéros d’une série. En résumé, l’échelle graphique est un des moyens accessoires dont le constructeur peut se semr avec avantîige , (Muir réduire le tenqis ([u’absorhent ordinairement les détiiils et réserver, par suite, son activité pour les pièces, de Ibniic nouvelle, dont l’exécution présente des dil'tieultés.

S fio.

Poids des écrous, des rondelles et des têtes de boulons,

calculés d’après les dimensions du tableau du g 55.

ti

Ecrou

RomU'llf

Tète ,| §

Ecrou

Rondelle

Tète

put!

brut

puliu

hrutu

poli

brut

poUo

brut*‘

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