‹ Le constructeur tables, formules, règles, calculs, tracés et renseignements pour la construction des organes de machinesChapitre 47 sur 206 · CI-AVETTE.S DK arRETÉ · texte numérisé non relu

CI-AVETTE.S DK arRETÉ

telle qu’en cbaasant la clavette avec force , on obtienne un assemblage sufbsainment rigide.

La (ig. 190 représente un assemblage ((u’on utilise dans les tiges de pompes. Dans cet assemblage, comme dans ceux que nous avons indiqués avec les boulons (fig. 172 à 175), certaines parties sont, comme on le voit, disposées spécialement pour s’opposer aux elTorts de traction; la clavette creuse ne sert qu’à maintenir l’iissemblijge ; elle agit simplement comme clavette de serrage. Sa largeur, mesurée |)erpendiculairenient à la figure, est égale à 1,7 d.

Une des applications les plus imporUintcs de la clavette se rapporte à la fixation, sur leurs arbres, des roues d’engren.ages, des poulies, des manivelles, des leviers etc. Dans ce cas, elle est généralement pbicée dans le sens de la longueur des arbres et on peut la désigner sous le nom de clavette longitudinale, pour la distinguer de celle dont nous venons d’indiquer (lUcUiues dispositions et que nous avons a])pclée clavette transversale. On trouvera aux cbapitres V et Vil, relatifs aux arbres et aux manchons, les indications nécessaires pour détenniner les dimensions des clavettes longitudinales.

Clavettes de snreté.

Pour qu’une clavette ne soit pas ex])osée à se déplacer, sous l’action de l’effort qui s’exerce suivant la direction du mouvement, il est indispensable qu’en admettant ‘/lo, par ex., pour le coefficient de frottement, l’inclinaison soit inférieure à */io; quand elle n’existe que sur un seul côté, et inférieure à ‘/lo sur ebacun des côtés, quand tous les deux sont également im-linés sur la direction du mouvement Dans le cas de cbws on de \'ibrations, les clavettes sont exposées à se desserrer, lorsque leur inclinaison n’est i)as très - notablement au dessous des limites précédentes. Pour se mettre à l’abri de ces chances d’accident et pour pouvoir, dans certains cas, utiliser des inclinaisons plus fortes, on munit les clavettes de certains dispositifs de sûreté, analogues à eeux que nous avons précédemment indiqués pour les boulons. Nous allons décrire sommairement les jdus importants.

La disposition la plus fréquemment employée , et qui assure dans la plupart des cas une sécurité suffisante, consiste à fendre

riAVKTTES DE SERETÉ.

le petit bout de la clavette. Pour les pièces soumises à des mouvemcuts vibratoires, on la inuuit, en outre, d'une goupille également fendue, analogue à celle du boulon de sûreté de la fig. 157.

I\iur les clavettes de têtes de bielles, on emploie toujours des dispositifs de sûreté, tels que ceux représentés par les figures

Fijf. ini. Fig. 192. Fig. 193. Fig. 194. Fig. 195.

suivantes. Les fig. 191, 192 et 19.3 sont des clavettes de sûreté, avec vis de traction.

Dans les locomotives et les machines de navires à vapeur, on augmente encore les chances de sécurité de ce mode de clavetage, en empêchant l’écrou de se desserrer par l’un des moyens que nous avons indiqués; le jtlus simple, et celui qu’on emploie généralement pour les clavettes, consiste dans l’addition d’un contre -écrou (fig. 156). La fig. 194 donne une disposition de clavette avec, vis de pression; cette vis pénétre dans une rainure d’une faible profondeur, pratiquée sur une des faces de la clavette; il est évident que, lors même que cette vis ne serait pas suffisamment serrée pour erai)ccher tout déplacement de la clavette, elle aurait au moins j)our résultat de rcmpcchcr d’être projetée au dehors. L’eini)loi de la rainure oflfre, en outre, cet avantage (|ue les rugosités, produites dans le métal par la pression de la vis, se trouvent au dessous de la surface latérale de la clavette et ne sont pas susceptibles, par suite, de gêner son mouvement de serrage, comme celles qui seraient dues à une >as agissant directement sur cette surface. La fig. 195 représente une clavette de sûreté avec boulon de serrage. Le boulon est serré à fond sur deux jjlaqucs, appliquées sur les faces de la clavette et qui sont protégées, i>ar d’autres pièces, contre tout déplacement longitudinal; le boulon traverse une entaille pratiquée dans l’épaisseur de l.a clavette.

KIVCTS.

m. Rivets et rivures.

Les rivets sont destinés û relier les placiues métalliques et surtout les placiues de téile. Les figures suivantes représeutent différentes Ibrnies cmi)loyées pour ees organes. Le rivet ordinaire, en fer forgé, se compose d une première tête (fig. lüGj, forgée à l’étainjie, avant la pose, et d’une seconde tête (fig. l'J7) qu’on obtient, par l’opération même de la rivure, en rabattant la j)artie cylindrique qui, dans la fig. titG, déborde la tfile; cette saillie, qui varie de 1,3 à 1,7 du diamètre du rivet, doit être d’autant plus faible que le corps du rivet remplit mieux le trou des tôles à relier. Lorsque la seconde tête du rivet se travjiille au marteau à main, sans aucun outil intermédiaire, on arrive à une tonne terminée en jiointe et analogue é. celle que donne la fig. 1!» 7. Lorsqu’au »;<mtraire on fait usage d’une étanipe, la tête affecte nue forme sphérique, eomme celle de la fig. 19P, ou se rapproche de la forme d'un conoïde, comme dans la fig. 1!»H. Lorsque le corps du rivet, au lieu d’être eomplètcment eylindricjue, se termine, de chaque côté, par deux petits évasements, noyés dans réi»aisseur des tôles, comme l’indique la fig. 19!», sa résistance se trou\e augmentée dans une a.sse* forte proportion et c’est ce ((ui explique l’usage assez réjiandu de cette forme de rivet. Celle ipte représente la fig. 198, et qui se compose d'un double tronc de ci'me, peut être obtenue très- simplement et sans <|u’il st>it nécessaire de recourir à des ma<diines sjtéeiales. Il résulte, en effet, des expériences de Keiehe{l) que, dans le pervage des

Fig. 196. Fig. 197. Fig. 198. Fig. 199. Fig. 200,

(1) Civ. Iiig. 1864. F. 2:îô.

KIVKTS.

tôles à la machine, on n’obtient des trous à bords bien nets qu’autant que le diamètre »le la matriee est légèrement supérieur à eelui de l’emporte-pièce; en particulier, pour les tôles de fer, il convient que le cercle, de l’emporte - pièce (supi)osé en contact avec la tôle) et eelui de la matrice forment un tronc de cône, dont le profil ait une inclinaison de ‘/h- Hans ce cas, le trou obtenu est, en réalité, conique et son diamètre, sur la face en contact avec la matrice, est supérieur de */* ^ <‘dui de l’autre fa<-e. 1.41 fig. 200 représente un rivet à tête noyée; eette forme est généralement employée pmir les assemblages de tôles des navires en fer.

Dans les rivurcs des pièces de ponts, il convient d’apporter le i)lus grand sohi dans la détermination des différents éléments des rivets. Les fig. 201 à 2(»3 représentent les rai)ports de dimensions qui ont été adoptés, pour le pont de Dirsebau, ù la suite de nombreux essais. La fig. 2of donne la tête de rivet normale ; dans la fig. 202 , la tête est à demi noyée et elle l’est entièrement dans la fig. 203.

i'iK- 201. kîK. 202. Fij;. 203.

Les rivets, dont le corps ne dépasse pas 25 i\ 30”'", peuvent être refoulés avec un marteau de •t'' à 4’' '/j ; fjour terminer la tête, au moyen d’une éfainpe, on fait usage d’un marteau d’uii poids ))lus considérable, allant Jusiiu'à 7^'/x- D’après Molinos et l’rosnier, une équipe d’ouvriers exercés, travaillant sur des pièces placées horixontiilcment (pièces de ))onts), peut jjoser, jiar jour,

200 à 25») rivets de 18""” de diamètre,

i)o - l(Hi - - 25 - -

K«tilc«ux. ie (!oQ<iiruct«ur.

UKSISTANCE T>ES UIVUKES.

jKmr (les pièces placées verticalement, (jii doit admettre les de ces iioud)res seidoment.

Dans l’usine de cliaudroniierie de Picdtaeuf (Aix- la -chapelle), le nombre de rivets, placés par une chpiipe sur des chaudières complètement préparétîs, est beaucoup plus considérable; ce nombre est, en ettèt, pour une journée de onze beiires, de

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