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Comme, avec ce manchon, on n’a pas it redouter de coincement, l’angle o peut être pris notablement au - dessous de la limite que nous avons indiquée pour l’angle des cônes du manchon de la lig. ;tll. En admettant, comme on le lait, des valeurs de ci comprises entre 1® et 2”, on arrive, pour le coefficient de il des valeurs relativement faibles. Ainsi, par exemple, ]M)ur

« = l»3/„ on trouve ^

Garand a construit des manchons cylindriques, dans lesquels il a conservé les leviers à articulations (I ). Jackson et d’autres constructeurs ont adopté des dispositions dans lesquelles le serrage des mâchoires s’effectue à l’aide d’une pression hydraulique (2). SchUrmanix a remplacé le frottement des mâchoires rigides par celui d’une sangle , soumise à une pression dirigée de dedans en dehors (3); dans le dispositif de Napicr, la sangle est conservée et agit par tension (4). Dans ces derniers temps, on a fait de nombreuses applications du manchon cylindrique ; quelques dispositions nouvelles ont été essayées, mais, dans la plupart des cas, on a de préférence adopté celles dont le fonctionnement avait été reconnu satisfaisant pour des périodes de marche suffisamment prolongées.

Manchons d'accouplement pour machines motrices.

Lorsque deux machines motrices doivent agir sur un même arbre de couche, le mouvement, jmur chacune de ces deux machines, ou pour l’une d’elles, au moins, se transmet par l’intermédiaire d’un manchon, qui se débraye de lui -même, lorsque la machine à laquelle il correspond vient â s’arrêter, tandis que l’autre machine continue â tourner, et (]ui s’embraye également de lui -même, lorsque la première machine se remet en marche.

(1) Dinjilcr, Journal polytwhniquc. Vol. llit, P. 22.

(2) Dingler, J. P. Vol. 140. P. 251.

(3) Zoitsclir. d. Vendiis d. Injt. Vol. V (ISfil), P. 301.

(4) Engincer 1868, Juillet. P. 64.

MANCHONS d’accouplement POUR MAf^HINES MOTRICES. 285

11 est évident que tout appareil à déclic, agissant dans un seul sens, permet de réaliser ce double effet et, en réalité, les manchons d’accouplement, employés dans la pratique, ne sont que des appareils à déclics convenablement disposés. Le premier manchon d’acconplemcut, dont on ait fait usage pour les machines motrices, est celui de Pouyer-Quertier, qu’on désigne sous le nom de manchon Pouyer. La lig. 317 représente une disposition

Fig. 317.

de ce manchon, auquel on peut donner, en exécution, une trésgrande variété de formes. Dans cette disposition, la partie A du manchou, qni est commandée par la machine motrice dont l’action peut être suspendue, est folle sur l’arbre B. Cette pièce A est dentée, par exemple, à sa circonférence, ou porte une roue dentée, calée sur le moyeu prolongé, comme celle qui est représentée en pointillé. Afin de rendre le mouvement plus facile, ce moyeu est muni intérieurement d’une garniture en bronze. 8nr l’arbre B est calée une roue d’encliquetage ; les deux cliquets a pénètrent alternativement dans les creux de cette roue, lorsque A doit transmettre à B l’action de la machine, mais ils eessent d’agir tous les deux, lorsque A vient à s’arrêter, l’arbre B continuant à. tourner. La direction de la rotation est indiquée par la flèche. Le débrayage se produit au moyen des bandes de

286 MANCHONS D’ACCrUTPLEMENT POUR MAdHNES MOTRICES.

frein 6, et b^, qui, lorsque la pièce A commence à rester en arrière, se trouvent entrainées par le frottement et font tourner les leviers h et, par suite, les cliquets a, jusqu’à ce qu’elles • arrivent aux boulons qui limitent leur déplacement. A ce moment ces bandes restent en arrière avec la pièce A, en glissant sur B. Lorsque A se trouve de nouveau mis en mouvement, dès que sa vitesse devient légèrement supérieure à celle de B, les bandes tendent à retenir les leviers h des cliquets a et finissent par les ramener dans leur ancienne position; à ce moment, les cliquets se placent de nouveau dans les \ndes des dents et transmettent à l’arbre B le travail de la machine qui (îoramande la pièce A. Afin que les cliquets ne puissent pas rester appliqués vers les extrémités des dents, l’angle y d’un cliquet avec le flanc d’une dent doit être inférieur au complément de l'angle du frottement; ici y a été pris égal à 60“. Pouyer-Quertier n’emploie qu’une seule bande et fait agir les deux cliquets simultanément.

Dana la disposition représentée sur la ligure, où la roue d’encliquetage a un nombre impair de dents (1.3), chaque cliquet ne produit qu’un déplacement d’une demi - division ; il n’y a, par suite, jamais qu’un cliquet en prise et la pièce A ne peut jamais tourner de plus d’une demi-dhision, sans entrainer l’arbre B. L’importance de l’observation relative à l’angle de frottement n’a pas été toujours comprise et on a construit des manchons Pouyer, dans lesquels les cliquets se trouvaient porter sur les extrémités des dents; la conséquence de ce vice de construction était généralement la rupture d’une on même de toutes les dents de l’encliquetage. Les cliquets a doivent être en acier et la partie effilée, qui agit sur les dents, doit être trempée. Le module

des nombres proportionnels de la figure est d = 5 -f Eu

Allemagne , au manchon de Pouyer on préfère assez souvent celui de IJhlhom, qui est représenté dans la fig. 318.

A est la pièce correspondant à la machine motrice qui peut être mise au repos et B la pièce sur laquelle la première doit agir. A est une roue d’encliquetage intérieure, sur laquelle agissent les cliquets ou griffes h. L’introduction de ces griffes, dans les vides des dents de A, est due aux ressorts a, qui viennent s’appuyer, par leurs extrémités, contre une de leurs faces et les font pénétrer dans les vides , dès que la vitesse de rotation de A tend à devenir légèrement supérieure à celle de B. Dans

MANCHONS d’accouplement POUR MACHINES MOTRICES. 287

le cas inverse, les griffes viennent se loger dans des cavités, ménagées snr B, comme l’indiqne la partie inférieure de la figure, et, dans le mouvement de rotation de B , rabattent, à chaque passage, l’extrémité de chaque ressort. Les articulations des griffes sont ici, comme dans le dispositif de la fig. 316, des tourillons demi - cylindriques , compris entre la paroi intérieure du

couvercle et le fond opposé. Uhlhoni, dans le début, ne donnait à la pièce A que deux vides de dents, mais il a recommandé récemment d’en porter le nombre à quatre , afin que l’accélération ne puisse se produire que pendant un quart de tour au plus. Larsqu’on a recours à trois vides seulement (en général à un nombre impair), les choses se passent d’une manière encore plus avantageuse, puisque, dans ce cas, l’accélération se trouve limitée à un sixième de tour (en général à une demi -division, comme dans le manchon de Pouyer). Avec ce dispositif, il n’y aurait d’ailleurs aucun inconvénient à ce que B devint la pièce menante, an lien d’être la pièce conduite; dans ce cas, la rotation devrait s’effectuer dans le sens opposé à celui de la Sèche.

Ainsi que nous l’avons fait précédemment remarquer, les manchons d’accouplement pour machines motrices sont de véritables encliquetages et il est évident qu’on peut les utiliser à d’autres usages, pour assembler, par exemple, deux parties d’arbre, de telle sorte que celle de ces deux parties, qui doit donner le mouvement à la seconde, puisse tourner alternativement dans les deux sens, pendant un temps déterminé, pour chaque sens de

SUPPORTS UES TOUIUEEON8.

rotation. C’est un mécanisme de cette espèce qu’on emploie pour les tambours à rcuvider des métiers sclfacting dans les fdatures; l’encliquetage, dont on se sert, dans ce cas, présente beaucoup d’analogie avec le manchon de Pouyer- Querticr; ce qui tient sans doute à ce que ce mécanisme a servi de guide à l’inventeur pour rétablissement du dispositif qui porte son nom.

VUl. Supports des tourillons.

Des difTérentes dispositions de paliers.

On , désigne sous le nom de jialiers les parties fixes de la transmission, sur lesquelles reposent directement les tourillons des arbres. Dans un palier coinj)let, on distingue: 1“ les coussinets, pour lesquels on eni])loie le bronze ou une matière analogue; 2” le corps du ]>:dicr, composé d’une ou de plusieurs ])artics, qui sont le plus souvent en fonte; 3“ les différentes pièces de jonction et, en jiarticulier, les boulons. laîs nombreuses csjjèccs de paliers, en usage dans la pratique, constituent une série de formes et de dispositions différentes. On les divise génénileinent en deux classes priueii)ales :

a. Supports (rarhres horizontaux, ou paliers proprement dits,

b. Supports (Varhre.s verticaux, ou erajmudincs.

Pour ces deux classes de 8ni)j)orts, il convient autant que ]H)8siblc de donner aux rainures de séparation des coussinets, une direction rigoureusement, ou au moins très- sensiblement perpendiculaire à celle de la pression (jui s’exerce sur le tourillon. On se trouve par lA ce>nduit à établir de nouvelles sulxlivisions dans les ])alicrs, dont les formes varient avec les positions relatives des tourillons et des surfaces sur lesquelles ces paliers doivent être fixés. Nous allons examiner successivement les dispositifs de paliers les plus importants, eu comnien^'ant par ceux qui se rai)portent aux tourillons cylindriques.

Unité ou module pour la eonstrnetioii des paliers.

L’unité adoptée pour les coussinets de paliers et dont ou se sert pour déterminer leur épaisseur, la largeur des relmrds

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