SCENE II
MADAME MONTPÉPIN, LUCIENNE MONTPÉPIN.
LUCIENNE
Ah! Papal Hé bien?
MONTPÉPIN.
Hé bien ! Ma fille, on m'a donné d'excellents renseignements.
LUCIENNE, joyeuse.
J'en étais sûre!
MONTPÉPIN, à sa femme.
Comme toujours, tes craintes n'avaient pas le sens commun.
MADAME MONTPÉPIN.
Qu'est-ce qu'on t'a dit, à la compagnie?
MONTPÉPIN.
Voici. Je me suis adressé au chef de l'exploitation,
M. Labordave, un homme charmant, notre voisin . il habite Auteuil, rue Lafontaine, à cinq minutes d'ici. C'est un grand amateur de roses, lui aussi; je lui si'vanté mes collections et il m'a demandé la permission de venir les voir prochainement.
LUCIENNE
Tu lui as parlé de Georges ?
montpépin.
Sans doute I... Il m'a dit que Godefroid était un de ses meilleurs employés, exact, consciencieux, discret, intelligent...
LUCIENNE
Tu vois, maman ?
MONTPÉPIN.
Bref, il m'a fait de notre gendre le plus complet éloge et il m'a confié que, demain, le conseil d'administration lui voterait une gratification de cinq cents francs.
Que je suis, contente!...
MADAME MONTPÉPIN.
Et pourquoi n'est-il pas revenu avec toi 7... Il n'est donc pas rentré de voyage?
MONTPÉPrX.
Si, ce matin; il est allé au bureau faire son rapport et il est reparti.
MADAME MONTPÉPIN.
Et nous ne l'avons pas encore vu, nous, à cinq heures et demie!... Où est-il allé, depuis ce matin?
MONTPÉPIN.
A ses affaires, probablement.