ACTE TROISIÈME
Salutations. — Françoise a fini de mettro le couvert, sort à droite* pan coupé.
LUCIENNE
Excusez-nous de vous déranger, en nous présentant à cette heure, l'heure de votre déjeuner. .
MADAME MONTPÉPIN
Nous l'avons choisie exprès...
gharboxnf.au.
Ah?...
MADAME MONTPÉPIN.
Pour être bien sûrs de vous rencontrer 1 . . .
MONTPÉPIN.
Il s'agit d'une chose très grave et très urgente!...
Vous connaissez, madame, M. Georges Godefroid?..
MADAME CHARBONXEAU.
Beaucoup, madame !
LUCIENNE
Il est ici ?
MADAME CHARBONXEAU.
Au jardin.
MADAME MONTPÉPIN.
Et n'avez-vous pas reçu,, ce matin, la visite d'un monsieur Alfred Corhinet?
CHARBONNEAU
En effet, madame.
MADAME CHARBONNEAU
Il est au jardin, également, avec M. Godefroid.
' MADAME MONTPÉPIN, à son mari.
Hé bien!... Me suis-je trompée? (aux charbonneau.)
Il était convenu avec M. Corbinet qu'il viendrait au devant de nous à la gare, si nos craintes étaient mal fondées. Il n'est pas venu : donc, tout est vrai I
MADAME CHARBONNEAU
Tout?...
Tout quoi?
MADAME MONTPÉPIN.
M. Georges Godefroid doit épouser mademoiselle votre fille ?
MADAME GHARBONNEAU.
Oui, madame.
MADAME MONTPÉPIN.
Hé bien !... Madame, ce monsieur est déjà marié !
MADAME GHARBONNEAU, jetant un cri.
Ah!...
GHARBONNEAU.
Marié?... Lui?...
MONTPÉPIN.
Je suis son beau-père!...
MADAME MONTPÉPIN.
Moi, sa belle-mère!...
LUCIENNE
Et moi, sa femme!...
Moment de stupeur des Charbonne^vi.
GHARBONNEAU.
Voyons!... Voyons!... Il y a erreur!...
MADAME GHARBONNEAU.
Non, ce n'est pas possible !
Vous parlez bien de Seouges Godefroid?