‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 136 sur 889 · Par ex. fol. 5-7, 4° reg. de la municipalité · texte numérisé non relu

Par ex. fol. 5-7, 4° reg. de la municipalité

contribuables gardent leurs denrées 1... et pour peu avec cela qu’on travaille les têtes, qu'on parvienne à Tes faire croire à une famine prochaine, on en produit toutes les angoisses », au reste, en octobre 1791, la moisson finie, le blé a déjà renchéri ?, en décembre une inondation du Tarn empêche les moulins de marcher *; d’autre part, le numéraire fait défaut, les assignats sont discrédités, les petits assignats ont même disparu ‘, « nous sommes tourmentés par l’agiotage, nous ne savons à quel saint nous vouer pour le diminuer tout au moins ». Cn comprend alors tout ce qu’il y a de vrai dans ce cri de Jeanbon à Lasource : « dans ces jours d'orage, il faut aimer la chose publique pour tenir à une municipalité » ÿ. Mais l’administration communale ne s’abandonne pas : elle taxe le pain, empêche les boulangers de vendre à faux poids ‘, défend d'acheter ou de faire acheter, aux greniers municipaux plus que la:consommation personnelle de chacun ne l'exige ‘, envoie Jeanbon et un de ses collègues en mission - à Moissac pour y ramasser toutes les farines disponibles $. Le corps municipal autorise aussi le receveur des impositions à échanger ses gros assignats contre des billets de confiance *, rétablit par la force le cours légal du papier monnaie ‘!, songe « à l'émission d’une monnaie de fer comme à Lacédémone » !, Enfin, comme une grève d'ouvriers cordonniers se prépare, la municipalité toute entière, Jeanbon compris, leur interdit menées et attroupements, et les renvoie à leurs ateliers comme l'aurait fait la royauté absolue ‘?, comme le fera la

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