Wallon, t. Il, pp
sépara des indulgents dans le Comité de Salut publie : Ramel propo-
sait au nom du Comité, pour régler Le sort des suspecls incarcérés au cours des missions d’avril-mai, uae commission dite paternelle, composée de membres pris dans les administrations, dans les conseils
généraux des communes et les soziétés paoulaires :- -Jeanbon combattit la motion, parmi les déleaus il existait, il en convenait, « des infortunés, instruments aveugles des conspirateurs,.... des pauvres d'esprit dont il fallait avoir pitié », mais pour les « conspirateurs hypocriles », qui « correspondaient avec les rebelles, excitaient leurs fureurs, leur préparaient des succès et leur désignaient des victimes », il fallait être inexorable, et c'était au Comité de Salut public à faire le départ des uns et des autres. Le projet de Ramel fut repoussé !. Le lendemain, aux Jacobins, à propos de la feinte réconciliation du 18 juin entre les autorités et le club de Toulouse, Jeanbon demanda qu’il fut écrit au club « qu'entre le vice et la vertu, entre le patriotisme et le feuillantism?, il n’y a ni trêve ni accommodement ». Le haineux Vadier alarmé pour ses amis de l'Ariège vint à la rescousse, prononça uu réquisitoire en règle contre les administrateurs de Toulouse, puis s’indigua du rappel de Baudot et Chaudron-Roussau : «il y à dans ce rappel des dessous de cartes, il y a dans le Coraité de Salut public des endormeurs, des gens qui soufflent le froid et le chaud », il faisait allusion à Delmas, représentant de la Haute-Garonne et suspect de Eine pour les autorités de ce département *. À
Le 24 juin, parut à la Convention une députation des patriotes de Toulouse opprimés, l’Assemblée cassa les administrateurs fédéra-
listes de Haute-Garonne et les manda à sa barre *, Puis, Amar, au
nom du Comité de Sûrelé Générale, vint demander, à la suite de l'évasion de Petiou et Lanjuinais, l’incarcération des Girondins arrêtés au ? juin et laissés jusqu'alors eu surveillance dans leur domicile, Robespierre répondit aux clameurs de la droite par un discours véhément et le décret d'emprisonnement fut rendu *. Enfin, Jeanbon, au nom du Comité de Salut public, fit voter dans les Bouches-du-Rhône la libération des patriotes détenus, l’envoi de Basire et Rovère, le
principe de la création, au profit d'Avignon, d’un département de Vau-
cluse distinct des Bouches-du-Rhône *. Le soir, aux Jacobins, il ferma