NOUVELLE PÉRRRREE AVEC SON ÉGLISE
Hrétssaits de Castres persuadés que vous et moi sommes deux fourbes dont la fourberie a pour but d'exercer tous les dimanches leurs jambes », écrit Jeanbon à Saint-Étienne ‘. Et notre héros conclut ainsi : « qu'après des traits de cette nature je sois à jamais dégoûté de me mêler d’affaires ecclésiastiques, c’est ce qui ne vous paraîtra pas étonnant ». Il demande, en effet, le 4 mai 1780, un congé d’un an, pour cause de santé, au synode provincial. Celui-ci, en le lui accordant, l’assure de toute sa sympathie ?, et il est juste de dire que le Consistoire agit de même, que, malgré cette première querelle, pasteur et anciens se quittent en termes assez courtois * Jeanbon disparaît durant un an. Dans ses adieux à son Consistoire, “il a dit qu’il partait en voyage. Nous ne savons où il est allé. À Montauban peut-être. En avril 1781, il fait demander au Consistoire d’être réintégré dans ses fonctions à l'expiration de son congé “, le Consistoire l’agrée, le 1% novembre il y a repris place, et il reçoit mandat de faire une prière spéciale « pour louer Dieu au sujet de l’heureux événement de la naissance du dauphin de France....., et de faire chanter un Te Deum ÿ ». À
Mais l'accueil qu'il a reçu n’a pas été exempt de froideur : sa rentrée n’a été acceptée qu’à la pluralité des voix. L'affaire du local du prêche va recommencer plus grave. Le Consistoire, le 1 janvier 1781, avait décidé de transporter les assemblées au lieu dit le Boufart, moins éloigné de la ville que Massy, et ne présentant pas les inconvénients de Saint-Jean f. « Ce local n’a rien, “absolument rien, qui puisse choquer les catholiques », reconnait Jeanbon lui-même ‘. Néanmoins, sur de nouvelles réclamations des fanatiques, le comte de Périgord fait savoir aux protestants qu’ils aient à remettre leurs prêches à Massy. Ils n’en tiennent compte, et par surcroît le pasteur Bonifas Laroque provoque une plainte de l’évêque, Mgr. de Royère, pour avoir béni un mariage entre cousins germains *. Le comte de Périgord ne pouvait admettre qu’un culte subsistant uniquement par sa tolérance s’insurgeât contre les restrictions qu’il jugeait convenable d’apporter à cette tolérance, et les protestants de leur côté avaient probablement pensé que ces restrictions ne seraient pas plus mises en pratique que celles de l'édit de 1724. Le comte de