‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 51 sur 889 · MONTAUBAN A LA VEILLE DE LA RÉVOLUTION · texte numérisé non relu

MONTAUBAN A LA VEILLE DE LA RÉVOLUTION

. Montauban avait de quoi lui plaire, c'était sa ville natale, il y était revenu fréquemment !, il y retrouvait, à défaut de son père décédé depuis 1781 ?, son frère, des parents, des amis comme Pascal Bosquet, tous ses souvenirs et ses projets d'enfance ; il en aimait le site pittoresque, il l’a décrit un jour avec complaisance, de ce ton précieux et attendri qu'on retrouve chez les disciples de Rousseau quand ils parlent de la nature *.

Surtout Montauban ‘était une des villes les plus prospères et les plus intéressantes du Midi. Sa population atteignait à cette heure 25,000 âmes “. Cheflieu du gouvernement el de la généralité de la

- Haute-Guyenne qui comprenait à la fois Quercy et Rouergue ÿ,

centre d’une élection, résidence d’un évêque, d’une Cour des Aides 6, de nombreuses administrations, de plusieurs communautés religieuses 7, elle possédait une brillante société de fonctionnaires, de gens de robe et d’ecclésiastiques, auxquels venaient, se mêler les familles nobles propriétaires aux environs. L'industrie et le commerce, très aclifs déjà au milieu du siècle, s'étaient encore développés : 290 maîtres peigneurs de laine, 187 maîtres sergers et popelineurs ‘, des fabriques de bas de soie comptant cent métiers-et utilisant neuf moulins, 42 minoteries sur le Tarn et l'Aveyron occupaient

1. 25 juin 1773, mars 1774 (lettres à Julien de Verdeilhan déjà Chen

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