‹ Le corindon, gisement, distribution, exploitation et usages [microforme]Chapitre 107 sur 131 · INDE · texte numérisé non relu

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Les gisements de corindon de l'Inde sont encore maintenant les plus étendus et les plus importants du monde: ils renferment non seulement les variétés communes de corindon mais encore les variétés précieuses les plus recherchées. Ce sont les gisements de la Présidence de

1 Knop. Oberrhein, geol. Ver. 1889, 20; 1890, 21; Groth's Zeitschr 20, 300.

* Gürich N. Jahrb. 1890, 1, 106.

s Min. Fr. 1901, 3, 247, 245, 242; Smithsonian Report, 1912, pp. 380-381.

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Madras qui ont fourni au comte de Bournon les matériaux nécessaires à la préparation de son fameux mémoire sur les di

plus ou moins grande abondance sont l'Afghanistan, l'Assam, le Bengale, Burma, les Provinces centrales, l'Hyderabad, Cashmire, Madras, Mysore, le Pundjab, Rewah et Travancore.

Les gisements de rubis de |’ 32 milles à l’est de Caboul, et à “andamak, à 20 milles envi

par de nombreuses invasions granitiques, qui y ont envoyé des ramifications.

Dans l'Assam on a trouvé un corindon à grain fin, massif et gris clair, au village de Nongryniew dans les collines Khasi, à deux journées de marche au nord-ouest de Nongstoin, la capitale du petit État de Khasi. Il n'existe aucun renseignement précis sur le mode de gisement.

bleu accompagné de disthène dans une tranch village de Salbanni, à 4 milles au sud est de Ba de chemin de fer du Bengal-Nogpoure Le une veine de 3 pieds d'épaisseur environ, en distance sur une longueur de 6 milles.

Les corindons , et rubannés; leur dimension varie beau- Cup; ce sont tantôt des grains minuscules, tantôt des cristaux pesant

jusqu'à trois livres, et ayant alors Presque toujours d'assez bons contours

! Phil. Trans. Roy, Soc. Lon., Vol. 92, p. 233, (1802).

? Rec. Géol. Surv. India Vol XX, PP: 24 et 97 (1887). Ÿ Rec. Geol. Surv. India, vol. XII, p. 172. (1879). ‘An; Journ, Sc. 3ème Série Vol. XXX1X 1890, p. 47.

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l'accompagnent (mica, andalousite, etc.,) proviennent de l’altération du corindon. Holland! en s'appuyant sur les associations minérales de ce gisement du Bengale, regarde le corindon comme “Je premier minéral qui s'est formé dans la roche; plus tard du disthène est venu l’envelopper et le disthène à son tour s'est partiellement transformé en mica par l'introduction de potasse et de silice... l'excès de potasse s'est d’abord séparé puis a formé un composé nouveau avec la silice.”

Depuis la fin du XVème siècle, Burma a toujours été célèbre en Europe par ses rubis. Après Tavernier,’ en 1676, diverses discriptions de ces fameux gisements ont été données. Le Haut Burma est connu depuis longtemps comme la source du magnifique rubis connu sous le nom de rubis sang de pigeon, des spinelles rouges (rubis Balais) et de la tourmaline rose (rubellite) gemmes que les Chinois estiment encore plus que le vrai rubis. Par contre les Européens non seulement regardaient le vrai rubis ou rubis oricatal comme plus précieux que tous les minéraux associés, mais encore ils l'estimaient plus que toutes les autres gemmes, et les rubis les plus riches de couleur commandaient des prix encore plus élevés par carat que les diamants de la plus belle eau. Les mines de rubis de Burma semblent avoir été exploitées depuis très longtemps; les habitants du pays racontent qu'ils les ont acquises des Shans vers 1630. Mais ces mines ont toujours été considérées comme propriété royale et jalousement gardées contre les Européens. Jusqu'en 1886, date à laquelle le pays fut conquis et réuni à l’Empire Britannique, on ne connaissait presque rien du mode de gisement du corindon et des minéraux associés. Enr 1887 le Secrétaire d'État pour l'Inde résolut d'envoyer un agent pour faire une enquête indépendante sur la valeur des mines et pour tracer un programme convenable d'exploitation. Il choisit M. C. Barrington Brown et lui fit donner toutes les facilités nécessaires par les diverses autorité. qu'il aurait à rencontrer. Le rapport préliminair. de M. Brown fut présenté au Gouvernement de l’Inde le 15 Juin

1888, mais ce n'est qu'après l'examen complet de tous les échantillons recueillis qu’on publia une description détaillée. M. C. B. Brown et le prof. John W. Judd® préparèrent alors en commun pour la Société Royale un mémoire intitulé: “Les Rubis de Burma et les minéraux associés; mode de gisement origine et métamc “phoses. Contribution à l'histoire du Corindon.” Ce mémoire remarquable fut reçu le 6 Février et lu devant la Société à Londres le 7? Mars 1895. M. Brown y traite particulièrement la distribution géographique, les caractères physiques, la structure géologique, le point de vue économique. Du prof. Judd sont l'introduction et tous les détails de la minéralogie et de la pétrologie

1 Econ. Geol. of India, 2ème éd. Part 1, Corundum p. 17 1898. 2 Tavernier “Voyages dans l'Inde’ Traduit de l'édition française de 1676 par V. Ball, Londres, 1899,

page 99.

# Phil. Trans. Roy. Soc. Lon. Vol. 187, pp. 151-228 (1896).

ca du corindon, des minéraux associés et des roches encaissantes, Les Su sa roches à rubis s'étendent sur une grande partie du Haut Burma, sur les

: pentes orientales de l'Irrawaddy et pénètrent de 1à dans les états du Shan. minéral t une superficie de 45 milles carrés, mais avec isolés, elles occupent en tout 66 milles carrés.

t l'état de Minglon et les districts de Mogôk,

Elles couvrent officiellemen nioppes quelques petits districts PL Les principaux centres son d'abord Nanyetseik et de Sagyin.

Des rapports avaient signalé l'existence de rubis précieux dans les Rbreen à graviers de rivière des environs du village de Namseka, état de Mainglôn SR (Éta septentrionaux de Shan) mais le D' Fritz Noetling qui avait été plseunes envoyé pour examiner ces gisements ne trouva qu'une grande fouille PE dans les graviers, Il ore plus ardaient ninéraux mmes, et

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s, (II) dans les cailloutis au mines de Les mines sont toutes le long -mps: les i i ui font partie intégrante des ers 1630. issi istri i ainsi que M. Brown l’a montré le

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physiques, Le prof. Judd? déclare qu'on trouve tous les termes de passage entre rof. Judd ces roches gneissiques chargées de cristaux de calcite et de dolomie, pétrologie et les roches formées en grande partie des même minéraux mais contenant aussi en grains disséminés les divers éléments des gneiss basiques; augite, Londres, 189, + Geol. Surv, of India Vol. XXIV, 1891, p, 119.

‘Phil. Trans. Roy. Soc. Lon. Vol. 187, Part À, 1896, p. 205.

enstatite, scapolite, phlogopite etc. La théorie par laquelle les grands bancs de calcaires cristallins intercalés dans une série de roches feuilletées proviendraient du métamorphisme de sédiments calcaires d'origine organique n'est pas du tout en accord avec les caractères que présentent les roches de lsurma.”

Les conclusions générales auxquelles le prof. J udd a été amené par ses études sur l’origine des roches à rubis de Burma sont les suivantes: les gneiss à pyroxène qui abondent dans le pays contiennent un feldspath instable (labradorite ou anorthite) qui se transforme facilement sous l'action de très petites quantités d'acide chlorhydrique sous pression en scapolite; cette scapolite à son tour se décompose en divers silicates hydratés d’alumine et en calcite. Dans certains cas cependant, ce silicate basique peut se convertir directement sous l'influence d'acide carbonique ou d'autres acides, en une masse de silicates hydratés, quartz et calcite. Alors que les calcaires se sont formés à partir de feldspaths basiques, les silicates d'alumine en absorbant de l'eau peuvent également être attaqués par les acides sulfurique, chlorhydrique, borique et fluorhydrique à température modérée. Les sels d'alumine ainsi formés se décomposent facilement; de l'oxyde d'aluminium hydraté (diaspore, gibbsite, bauxite etc.) est ainsi libéré et dans certaines conditions de de température et de pression de l'oxyde anhydre peut même se former. Cet oxyde anhydre lentement libéré peut prendre la forme cristalline et donner naissance à du corindon.

Les exploitations, par contre, sont presque uniquement limitées aux cailloutis des coteaux (hill wash) et aux alluvions. Les cailloutis des coteaux sont des matériaux détritiques qui n'ont pas été entraînés assez loin de leur source pour que les sables et argiles se soient séparés. Les parties les plus riches de ces débris sont les sables et les graviers mélangés à une argile brune rougeâtre foncé et d'aspect terreux qui proviennent de la désagrégation des calcaires cristallins. En enlevant par lavage le sable fin et l'argile il reste une matière constituée de quartz, gneiss, pegmatite, tourmaline noire, spinelle, grenat, rubis et parfois saphir.

Les grandes vallées contiennent des alluvions formées d'argiles, de graviers et de sables. Dans la vallée supérieure de la vallée du Mogok ces alluvions sont constituées par un limon sableux brun, reposant sur un gravier grossier au dessous duquel se trouve un mélange d'argile, de gravier, de sable et d'éléments arrondis de gneiss. Les grains de saïles sont surtout des grains de quartz, gneiss, pegmatite, spinelle, grenat, tourmaline et rubis. La partie inférieure du sable et du gravier contient des quantités vrriables de grenats et de rubis.

À l'heure actuelle on n'a encore trouvé aucun rubis en place dans le calcaire cristallin de Nanyetseik dans le district de Bhamo, bien que les

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roches y soient identiques à celles du district de Ruby-mines. Le D Warth, cependant, à obtenu des rubis et des saphirs en lavant les alluvions du pays, en différents points dans un territoire de 10 milles carrés,

lui-même est tantôt une roche d'un calcite atteignant parfois 3 à 4 pouces,

rubis sont alors le rubis. Barrington Brown ions un échantillon de calcaire contenant des cristaux rose pâle de rubis, saphir allant du Pourpre au bleu. Pour aba dures des “’remplissages”’ on est obligé d on détruit qu'on trouve dans la Partie du district de Sa,

‘Stone tract” sont Petits et teintés en violet riches découvertes.

de nombreuses années, et "upies pour des rubis Provenant d'une anci autrefois sous le nom de “Royal Loo.'

Dans les Provinces Centrales’ Jes rubis environs de Wairagarh dans le district de Chanda, mais les mines ont été abandonnées depuis longtemps. I] existerait aussi des saphirs dans

environs de Paluncha dans le district du Haut Godavari. On signale l'existence d'émeri et de corindons rouges, jaunes et blancs dont quelques

tre précieuses, en Plusieurs endroits

Provenaient autrefois des

! Mission de Yule à la cour d'Ava p. 326 (1856) également Econ. Geol, of India, part 1, 1898, p. 31-33. * Provinces Centrales,

» PP. 138 et 506 (1870).

d'Hyderabad! mais aucun travail régulier d'exploitation n'a été entrepris sur les dominions de Nizam. De temps en temps les habitants ramassent des cristaux et les vendent dans les bazars aux lapidaires et aux armuriers qui s'en servent pour le polissage.

Ce sont des commerçants venus de Lahob qui, en apportant des échantillons, firent connaître dans l'Inde l'existence de grandes quantités de saphir dans les régions de l'Himalaya du Nord-Ouest? Les fouilles se trouvent dans une petite vallée des plateaux près du village de Soonjam, dans le district de Padar. Elles sont toutes limitées à un petit lambeau de débris d'environ 33 verges de large, le long du versant nord de la vallée. Les saphirs semblent provenir de la destruction des hautes

formée d'un gneiss schisteux grossier, contenant du feldspath blanc et beaucoup de mica noir; certaines parties de cette roche sont criblées de grenats bruns ou rouges foncés. Ce gneiss est interfoliacé avec des calcaires siliceux cristallins et de grosses masses d'anthrophyllite. Ilest traversé par de nombreuses veines d'un granite à gros grain (pegmatite) qui contient outre le quartz, le feldspath et de petites quantités de mica foncé, des cristaux bien développés de tourmaline, de l'euclase vert clair, du disthène, de minuscules grenats rouge: et des cristaux de saphirs. Ce district a fourni de grosses pierres; l’une d'elle, d’une belle couleur en son centre, mesurait 5 pouces de long par 3 pouces de large. Dans ces dernières années cependant on n’a pu obtenir que de petits saphirs. La chaîne de Zanskar dans l'état de Cachemire a donné autrefois des saphirs de grande valeur mais les mines passent pour être épuisées et les résultats financiers des derniers travaux ne sont pas connus.

Les gisements de corindon de la Présidence de Madras sont d'un intérêt particulier car ce sont les premiers qui ont été connus et ce sont eux qui ont fourni au comte de Bournon les matériaux de son fameux mémoire?

On connait l'existence du corindon dans les districts suivants de Madras: Anantapoure, Coimbatore, Kristna et Godavari, Arcot septentrional, Salem et Kanara méridional.

Le Service géologique de l'Inde possède des échantillons de corindon

1 Jour. Sci. Lit. de Maäras Vol. XVI, p. 506 (1851).

# Rec. Geol. Surv. Ind. Vol. XV p. 138 (1882).

Rec. Geol. Surv. Ind. Vol. XXIII Part II pp. 59-69 (1890).

Am. Jour. Sc. 3ème Série Vol. XXVI pp. 339 (1883).

Rec. Geol. Surv. Ind. Vol. XV p. 141 (1882).

Econ. Geul. of India 2ème éd. Part 1, Corindon p. 16 et 34-35.

Rec. Ceot. Surv. Ind. Vol. XXXII part 1. p. 109 (1905).

s Phil. Trans. Roy. Soc. Lon. Vol. 92, p. 233 (1802) et aussi Abs. Phil. Trans. Vol. 1, pp. 82-87 (150 1830).

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vert d'eau accompagné de feldspath blanc et de mica, provenant du district d'Anantapoure, et qui auraient été extraits dans les environs de Punighi dans le taluk d'Hindoupoure. Les fouilles d'où on les aurait retirés auraient de 6 à 7 pieds de profondeur, et de grosses quantités de ces pierres auraient été expédiées en Angleterre (1880). Les échantillons du Musée de Géologie de Calcutta, comme le corindon de Mysore, sont accolés à un mélange de magnétite et de spinelle vert (pléonastehercynite). On a signalé également du corindon dans divers endroits des taluks de Madaksira, Dharmavaram, Kalyandrug et Anatapoure.

Dans le district de Coimbatore on a trouvé du corindon aux endroits ou près des endroits suivants:

(1) Selangapaliayam.

(2) Gopichettipalaiyam.

(3) Karutapalaiyam.

On l’a signalé également dans les districts de Padyur, Shigrispalaiyam, Kandyankovil et Kangyam, où il se présente en gros cristaux idiomorphes de plusieurs pouces de long, dans l'oligoclase.

On n’a jamais trouvé le corindon en place à Selangapalaiyam et à Gopichettipalaiyam; mais il existe là, en assez grande quantité, à l'état de morceaux roulés et irréguliers, disséminés à travers les champs. Ce sont des femmes qui les ramassent pendant les pluies et qui les apportent à Madras.

Les gisements de corindon de Sivamalai près du village de Karutapalaiyam dans le taluk de Dharapuram, district de Coimbatore, sont peut-être les plus intéressants au point de vue canadien, car les roches avoisinantes sont très analogues, géologiquement parlant, aux roches à corindon de l'Ontario Central.

Holland a fait récemment! une étude et un examen détaillés du mode de gisement de ces corindons, et comme il est à la fois heureusement géologue très habitué au terrain et pétrographe ses conclusions prennent un intérêt particulier. C'est à lui que nous devons l'explication la plus satisfaisante et la plus complète de tous les gisements indiens.

Les roches à corindon de Sivamalai sont tout à fait semblables à celles de l'Ontario central et les conclusions auxquelles Holland arrive sur leur origine sont identiques à celles auxquelles je suis moi-même arrivé. Dans un chapitre précédent de ce présent rapport, nous avons brièvement décrit les divers types rocheux qui accompagnent le corindon, mais nous devons mentionner à nouveau la roche feldspathique ou syénite à corindon qui contient le corindon. Cette roche se présente en association intime avec une syénite à élæolite et une syénite à augite, et pour

1 Rec. Geol. Surv. Ind. Vol. XXIX (1896) p. 47. Mem. Geol. Surv. India, Vol. XXX Part 3, pp. 169-220 (1901). Econ. Geol. of India 2ème 6d., Part 1, pp. 37-38, (1898).

Holland ces trois roches sont parentes et viennent de la différenciation d'un même magma. La roche se présente avec deux faces, un facies à

une

pegmatitique est une association irrégulière d’albite et d'orthose. La variété à grain fin contient souvent un grenat rouge, des spinelloïdes noirs, et, en outre, des cristaux tabulaires hexagonaux de corindon plus gros que tous les autres éléments et atteignant parfois un demi pouce. Le feldspath de la variété à gros grain est une association compliquée de plusieurs espèces parmi lesquelles dominent de l’aibite et de l'orthose. Cette dernière variété contient des cristaux de corindon verdâtres, tantôt clairs, tantôt foncés, et mesurant parfois 6 pouces de diamètre. Cette roche contient en outre plusieurs autres minéraux ascessoires tels que biotite, muscovite, apatite bleu foncé, zircon, spinelle zincifère (automolite) et une forme tabulaire de chrysobéryl jaune soufre. Elle n'a généralement pas de quartz; lorsqu'elle en renferme c'est en extrêmement petite quantité et seulement comme élément local, accessoire et toujours difficile à discerner. On n'a pas encore trouvé de corindon dans la syénite à néphéline. En un mot, Holland considère le corindon comme un élément primitif et d'origine ignée, tout comme la roche encaissante.

En 1895 l'exploitation du corindon près de Sivamalai était une industrie très active. On avait fait un certain nombre de fouilles irrégulières et quelques tranchées. Une tranchée avait notamment 15 verges de longueur par 2 verges de largeur et 20 pieds de profondeur; une autre, à angle droit de la précédente et longeant le contact des syénites à néphéline et à corindon avait 15 verges de longueur, 2 verges de largueur et 20 pieds de profondeur. L'exploitation la plus considérable et la plus productive se trouvait au sortir du village de Karutapalaiyam. Elle a donné des cristaux qui atteignaient 6 à 8 pouces de diamètre. M. Middlemiss du Service géologique qui a visité la localité considère que cette mine est celle qui a le plus d'avenir dans le district de Coimbatore.

Dans le district de Salem! on a signalé des gisements de corindon aux endroits suivants:

(1) Sittampundi, taluk de Namakkal.

(2) Paperapatti, taluk de Dharmapuri.

(3) Rengopuram, taluk de Dhamapuri.

(4) Route de Dharmapuri à Morappoure.

(S) Royakotta, taiuk de Hosur.

1 Rec. Geol. Surv. Ind. Vol. XXX (1897) p. 118, et aussi Econ. Geol. India, 2ème éd. Part 1, Corindon (1898) pp. 39-40.

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Dans le taluk de Namakkal, les mille ou un mille du village de Si

dans le district de Carnatic.1

La roche à corindon est un gneiss d'un gris nacré ou légèrement argenté et composé surtout d'anorthite (indianite) et hornblende avec grenat et de petites quantités de chondrodite ? (probablement de la fouquéite). La foliation y est due à l'alignement en files parallèles de prismes allongés de hornblende elle est accentuée par la succession de bandes plus ou moins riches en matériaux bisilicatés. Le corindon s'y rencontre en morceaux irréguliers, ayant rarement des faces de pyramide ou de prisme; ces morceaux ont en moyenne de un quart de pouce à un pouce de diamètre. Le corindon est d'une couleur gris verdâtre rarement reuge sang et est disséminé dans les bandes et les parties de gneiss qui sont relativement riches en anorthite. Presque tous les individus de corindon sont entourés d'une carapace de calcite d'un } à 1 pouce d'épaissur. On les trouve non seulement en place dans la roche, mais encore à l'état erratique sur tout ie territoire au sud de Sittampundi.

côté des variétés communes on trouve parfois de tout petits fragments de corindon rouge qui, par endroits, passent au rubis. La plupart d’entre eux cependant ne sont pas transparents et sont ternes et opaques. La présence de minuscules fragments rouges, assez translucides, rend assez vraisemblable les rapports suivant lesquels on aurait extrait autrefois des rubis de ces roches. Ces corindons rouges se trouvent dans les gneiss les plus riches en hornblende, et sont entourés d'une carapace d'anorthite partiellement transformée en calcite.

Les terrains à corindon de Paparapatti se trouvent à peu près à 10 milles à l'ouest-nord-ouest du village de Dharmapuri dans le taluk de même nom. Ce sont des gisements dignes d'attirer notre attention, Car ce sont les seuls, avec quelques rares autres gisements de l'Inde qu'on ait essayé d'exploiter comme source de matériaux abrasifs.

La gangue actuelle du corindon de Paparapatti est une orthoclase en amas lenticulaire, d'une couleur rouge sang, finement cristallisée et se présentant au microscope comme un mélange très intime probablement de plagioclases, en association microperthitique ou cryptopherthitique. Ces lentilles atteignent parfois 15 pieds de long par 8 de large et se distribuent le long d’une bande pas très éloignée de ja ligne de contact des granulites à pyroxène (série Charnockite) avec une roche semblable au granite feuilleté à biotite qui couvre de si grandes étendues dans les taluks d'Hosur et de Krishnagiri.

‘Phil. Trans. Roy. Soc. Lon. (1802) p. 233,

Le corindon est d'un brun pourpré profond ou quelquefois d'un gris verdâtre foncé; il se présente en cristaux hexagonaux agrémentés de très nombreuses faces de pyramides imparfaitement développées et inclinées

ou de fuseau. Comme dimension, on rencontre tous les intermédiaires entre les cristaux microscopiques et les cristaux longs de plusieurs pouces et larges d'un pouce. Les gros cristaux de corindon enchassés dans les lentilles feldspathiques sont accompagnés de petits cristaux du même minéral et sont particulièrement abondants près de la périphérie des lentilles. Chaque gros cristal de corindon est enveloppé dans une carapace ou manteau de feldspath pur, généralement rouge sang, mais parfois blanc, épais de à à 1 pouce. Cette carapace diffère du reste de la lentille par l'absence complète de minuscules corindons, de sillimanite et de la plupart des autres minéraux accessoires si fréquents dans la lentille proprement dite. On a trouvé du corindon dans des conditions géologiques tout à fait analogues dans le taluk d'Hosur au nord et le long de la même ligne au sud; on suit ainsi la bande à corindon sur plus de 24 milles de long. Cette remarque jointe au fait que le corindon se rencontre dans deux et peut-être plus de deux bandes parallèles, donne un grand intérêt à la région de Paparapatti.

M: C.S. Middlemiss, du Service géologique de l'Inde a cherché à se rendre compte des possibilités d'exploitation de ce district et a entrepris quelques travaux de développement préliminaires sur une lentille de 13X8X9 pieds, près du village d'Errantali, à 23 milles de Palakod.! Il trouve que 722 quintaux de roche à corindon donnèrent 2,845 livres soit près de 3-5 pour cent de corindon pur. Comme tout le travail fut fait à la main, il serait inutile et injuste de faire une comparaison du coût d'exploitation par cette méthode avec le prix de revient qu'on obtiendrait par broyage et lavage mécaniques, comme c'est la règle dans toutes les exploitations et concentrations industrielles.

Il existe du corindon près de Pennagaram à 2 milles du village de Rengopuram dans le taluk de Dharmapuri. Il se présente en prismes hexagonaux courts, arrondis et corrodés, d'un gris verdâtre. On a creusé en cet endroit deux puits dans la roche qui consiste en couches successives de matériaux feldspathiques et de gneiss à hornblende. Ces puits n'ont pas rencontré de corindon et il a été impossible d'avoir une explication satisfaisante de ces travaux. Par contre les débris de surface, au bord des puits, contiennent beaucoup de corindon.

On a trouvé du corindon sur la route qui va de Dharmapuri à Morrapoure, en un point situé près de la borne milliaire n° 6; la roche encaissante et le mode de gisement sont tout à fait semblables à ceux de la région de Paparapatti. En un autre endroit, les quelques frag-

1 Rec. Geol. Surv. India, Vol. XXX p. 118.

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ments de corindon qu'on a trouvés étaient gris foncé et étaient enchassés dans une roche à grain très fin, ressemblant à une phyllade où à un schiste.

Dans le taluk d'Hosur on a trouvé de le minéral s'y présente dans des roches

gisements de corindon de Mysore, sur cette ligne pendant trente milles.

à Bandar, Kadicar, Hirebandady El C'est Newbold! qui a reconnu le Mysore, en décri

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La masse de corindon touche à un grand massif intrusif de roches basiques et ultrabasiques de nature remarquable. Des roches à olivine accompagnent d'autres roches presque uniquement formées d'hypersthène granulaire, de minerai de fer magnétique et d'hercynite. Cette association du corindon est tout à fait semblable aux gisements d'émeri

des norites de Cortlandt qu'a décrites feu le prof. G. H. Williams? ou à

ceux des environs de Ronsperg, près de la lisière orientale de la forêt de Bohême.t

Au microscope, d'après le prof. J. W. Judd, la roche à corindon

apparait comme formée de corindon presque incolore et présentant 1Capt. J. T. Newbold,

, Madras Journ. Lit. Sci. Vol. XI, 1840, p. 46 Journ. Roy. Ass. Soc. Vol. VIL

pp. 219, 224, 1842, * Econ. Geol, Ind. 2ème éd. lère Partie. Le cordinon 1898, pp. H2 et 44-45. Am. Jour, Sc. 3ème Ser. Vol. XXXIII, 1887, p. 194.

‘Kalkowsky, Zeit. d. deutsch, geol. gesell. vol. XXXIIT, 1881, p. 537.

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