RELATIONS GÉOLOGIQUES ENTRE LES SYÉNITES ET ANORTHOSITES À CORINDON
Les syénites et anorthosites à corindon se trouvent dans une région occupée par le laurentien de Logan. D'après Logan, le laurentien comprenait un gneiss fondamental, puis, au-dessus, une série de très anciens sédiments généralement calcaires auxqnels on a ultérieurement donné le nom de série Grenville. Logan consia érait que ces deux séries avaient une origine sédimentaire: les plans de stratification, très nets dans la série Grenville, s'oblitéraient dans la série du gneiss fondamental où ils ne se manifestaient plus que par une structure gneissique. Logan avait cru pouvoir donner cette théorie, inspirée de vieilles idées de Werner, en examinant en détail le contact, assez particulier d'ailleurs, des deux séries au nord de Grenville, à peu près à mi-chemin entre Montréal et Ottawa.
Cependant en étudiant avec soin les nombreux contacts qu'on rencontre sur de vastes territoires, on s’est rendu compte plus tard que dans tous les cas ce soit disant gneiss fondamental s'était frayé un chemin dans la série Grenville sus jacente; les contacts ont tous un caractère intrusif, de sorte que sur de grandes étendues de terrain, dans la province de Québec comme dans l'Ontario oriental, le “Système Laurentien”’ est constitué par de grandes accumulations sédimentaires, en grandes parties de calcaires, qui ont été envahies et profondément transformées par d'énormes masses ignées qui ne sont autre chose que le gneiss fonda-
secondaires analogues, les anciennes série stratifiées de Keewatin ayant été envahies par le Laurentien ou Gneiss fondamental. En fait, les mêmes conditions anormales se retrouvent dans toutes les parties du monde, partout où on a pu étudier les anciennes roches cristallines. Les séries sédimentaires ne reposent sur aucun soubassement; les très vieux sédiments de l'échelle géologique n'ont aucun support de roches granitiques ou ignées, d’où on croyait qu'ils avaient tiré leurs éléments constitutifs. Au contraire, les anciennes assises sédimentaires flottent sur d'énormes intrusions granitiques qui les ont envahies et disloquées dans tous les sens.
Dans cette région, la série Grenville, c'est à dire les calcaires et les gneiss et amphibolites sédimentaires associées, est extrèmement étendue et puissante. Les syénites néphéliniques et les syénites alcalines associées se trouvent soit le long de la ligne de contact du granite et des calcaires, soit dans les calcaires lui même, près du contact. exception dans notre district, c'est le massif de syénite à néphéline du Canton de Methuen qui se trouve entre une grosse intrusion granitique et un massif d'amphibolite contenant quelques petites bandes calcaires.
elles se trouvent. Elles se sont logé dans les calcaires cristallins et :
pondent aux pegmatites de granite bien connues qui représentent derniers produits de cristallisation des magmas granitiques habituels.
CARACTÈRES PÉTROGRAPHIQUES GÉNÉRAUX.
La description de la composition exacte de ces syénites partout où les rencontre excéderait beaucoup le cadre de ce rapport, car la variabi de composition est extrêmement rapide d'un point à l'autre, et consti un phénomène remarquable. En fait on ne saurait trop insister sur phénomène, car aucune roche ne présente une diversité pareille de ty sur des étendues aussi petites. C'est ainsi qu'on peut parfaitem recueillir dans le même affleurement, et même dans des bandes contigu des échantillons appartenant par leur composition minéralogique deux espèces distinctes de roches. Toutes ces variétés sont cependa des produits de différenciation d'un seul magma très alcalin et alumine: représentant une même phase d'activité ignée. Bien que toutes « roches appartiennent à une seule province pétrographique, nous co sidérons qu'il est possible de les classer en six groupes, pour la commodi
1 La rareté relative des roches alcalines (eodiques) par rapport à la grande fréquence des roches s: alcalines est généralement admise par les géologues et les pétrographes. Récemment, cependant Dal; donné des chiffres bien nets, basés sur une statistique minutieuse et critique des documents et a affirmé « les roches alcalines constituent moins d'un pour cent de toutes les roches ignées. Une telle conclusion,
rocues alcalines couvrent ‘e grandes étendues de terrain, même dans les régions qui ont été étudiée da le détail au point de vue géologique. Tout en admettant que l'association si intime et si constant | calcaires et de roches alcalines ne soit Pas purement accidentelle, l'influence des sédiments calcaires sur caractère alcalin des roches ignées voisines n'est pas aussi ‘aire que le voudraient les conclusio de Daly. Ilest au contraire très surprenant que les roches : : : ‘nes du district de Bancroft, bien q chargées d'enclaves provenant des calcaires cristallins voisine erment relativement peu de trace « digestion et d'assimilation réelles de matériaux calcaires. E. te s'accorder avec l'hypothèse de Smith, d'après laquelle les magmus qui ont donné naissance aux roch
la proportion relativement grande de minéraux peu fréquents dans les roches alcalines et leur fort ségrégation provenant surtout de l'action de certains agents minéralisateurs, en prenant ce terme dans 80
sens le plus large et le plus récent (Bull. Geol. Soc. Am. XXI, 1910, P-87-118; Am, Journ. Se. Vol. XXXV 1913, p. 34, 46.)
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