IL SÉRIE
et est composée presque entièrement d'orthose, microcline, albite, quartz biotite, et par endroits hornblende, La biotite est en très petites écaille extrèmement irrégulieres « ; déchiquetées, ayant une forte absorptio: et un polychroïsme très accentué. Cette biotite brune est nettemen verdâtre en lumière parallèle. Les craquelures sont remplies d'oxyde de fer rouge brunâtre; c'est cet oxyde qui tache également l'orthose et ! microcline.
Les éléments ferromagnésiens manquent parfois, et la roche es entièrement composée de feldspaths. Elle est alors connue sous le non de “roche feldspathique.” La magaétite semble souvent remplacer les éléments noirs et donner alors naissance à une roche à feldspath et magnétite,
Cette roche est plus jeune que la syénite à néphéline qu'elle recoupe quelquefois et est nettement postérieure au calcaire cristallin environnant. Mais elle est si intimement associée aux roches à néphéline qu'il faut admettre que ce sont toutes deux des produits de différenciation d'un même magma.
Un type analogue se rencontre sur les pentes sud de la colline de Craigmont dans le canton de Raglan. C'est une roche rougeâtre ou rosée qui contient fréquemment des bandes foncées d'une roche très chargée en mica ou hornblende presque pure.
Un autre gisement important de syénite rouge se trouve dans ks cantons de Monmouth; elle aparaît là sous forme de bandes interfoliacées dans la syénite à néphéline et traversant le canton de la concession VII à la concession XIV, sur une distance d'environ 6 milles, dans la direction N. 30°E. La syénite à néphéline forme bordure au massif de syénite rouge et a une puissance variant d'un-huitième de mille à un mille. Elle présente d'verses teintes de rouge se tenant plutôt vers le rouge pale ou le rose; ces teintes s'affaiblissent dans les affleurements. Par endroit elle a une structure foliacée bien nette. Le quartz n'est jamais abondant, sauf vers le nord où il y en a beaucoup. La roche, (lot 26, concession XII) Monmouth, est composé d'albite, microcline, orthoclase, microperthite, quartz, hornblende, biotite, sphène, apatite, et magnétite. Ily a deux fois plus d'albite et de microperthite que d'orthoclase et de microcline. Il - peu près autant de quartz que de feldspath potassique. Les eléments colorés ont des contours irréguliers. On distingue deux variétés de hornblende, une verte et une bleue. La biotite n’apparaît que de loin en loin. La phase syénitique diffère du type granitique par le fait qu'on n'aperçoit pas de quartz en coupe mince, et aussi par l'absence de hornblende. Le feldspath dominant est une microperthite. Elle contient un peu de muscovite, biotite, et calcite. Le type syénitique passe insensiblement à la syénite à néphéline par la disparition du quartz et l'accroissement de l’albite aux dépens des feldspaths potassiques.
te, quartz, tes écailles ibsorption nettement ; d'oxydes
those et le
roche est us le nom placer les dspath et
le recoupe ironnant.
qu'il faut tion d'un
rolline de
xeâtre ou oche très
dans ls rfoliacées sion VII direction > syénite le. Elle > pale ou endroit bondant, ncession , microte. Ily e et de h potaslistingue te n’apanitique ussi par Derthite.
énitique tion du ssiques.
Ce passage se voit très bien dans les affleurements du lot 26, concession XII de Monmouth; la phase intermédisire a une légère teinte rougeñtre et contient un peu de néphéline et quelques rares petits cristaux de ccrindon. De la magnétite en grains plutot gros est disséminée dans toute la roche. Cette roche est nettement foliacée par suite du l'alignement très nombreux des cristaux de biotite en files presque parallèles. Au microscope elle est formée d'albite, orthoclase, microcline, un peu de microperthite avec néphéline, biotite, calcite, magnétite, et apatite. Le rapport de l'albite aux feldspaths potassiques est environ de 18 à 1.
La syénite rougeâtre ou rosée du canton de Methuen est de grain plus régulier et plus fin. Les éléments ferromagnésiens, en quantité d'ailleurs très accessoires, apparaissent sous forme de petits traits alignés qui marquent la foliation de la roche.
Cette syénite se r: contre surtout en bordure du massif de la Blue Mountain, mais elle ne forme pas une ceinture continue. Elle apparaît d'abord en trafnées dans la syénite blanche à néphéline (anorthosite à albite et néphéline); mais elle est recoupée par les vuines ou dykes pegmatiques qu'on exploite pour corindon. Plus à l'ouest, la syénite rouge prend un grand développement et remplace la syénite blanche. Au microscope, la syénite rouge est formée essentiellement d'albite et de néphéline, que viennent compléter une microcline très finement maclée et quelques grains non maclés qui sont probablement de l'orthoclase. Les autres minéraux sont de la biotite, magné!ite, pyrite, calcite et quartz, tous généralement «roupés ensemble et forment les pe ‘ts traits parallèles dont nous avons parlé plus haut. La magnétite a ‘ent un grossier contour cristallin. Tous ces minéraux sont peu a \dants. Toutes les coupes minces ne donnent pas du quartz et de la calcite. Ces minéraux ont tendance au contraire à se coller l'in contre l'autre de façon à former de gros grains irrégulier: :t isolés. 1 roche a une texture en mosaïque ou en empierrement, car: -{ -istique de: roches métamorphiques.
La couleur rougeâtre semble due à de minuscules inclusions rougeâtres dans les deux feldspaths; la néphéline elle-même est transformée en paquets rougeâtres formées probablement de giéseckite.
Ces syénites rougeâtres, ainsi que leurs équivalen.s pegmatitiques, constituent dans tout le district le véritable minerai de corindon. Les analyses qui suivent ont été faites sur des matériaux choisis comme contenant le moins possible de corindon. Elles doivent donc représenter la roche résultant de la cristallisation d'un magma saturé d’alumine.
Le tableau qui suit donne des analyses de syénites rouges.
RTE
À. Svénite rouge alcaline. Canton de Methuen, Ontario; analyse de N. Norton Evans, description de Frank D. Adams. Contient pour cent: albite 57-76; orthoclase 23-35: quartz, 11:22; corindon 3:77: magnétite 2-32; biotite 0-70; pyrite 0-48 (miaskose).
B. Syénite rouge alcaline. Canton de Monmouth, Ontario; Analyse de N. Norton Evans, description de Frank D. Adams. Contient pour cent: albite 47-26; orthoclase 37-25: quartz 4:20; muscovite 4:78: biotite 3-93; magnétite 1-39; calcite 1:60; apatite 0-27 (phlegrose).
C. Syénite à corindon. Tenna Hena, près de Kandy, Ceylan. Analyse et description de A. K. Coomara Swamy. Contient pour cent, orthoclase 64-2, oligoclase 23:5, biotite 4-7, corindon et autres minéraux lourds (surtout grenat, spinelle, et zircon 7-6.
D. Syénite alcaline rouge. Craigmont, Ontario. Analyse de F. M. Connor, description de A. E. Barlow. Contient pour cent: albite 54:97; orthoclase 30-02; magnétite titanifère 13-21, corindon 0:20; un peu de biotite et très peu d'’apatite.
E. Syénite à corindon. Nikolskaja Ssopka, Oural, Russie. Analyse et description de J. Morozewicz. Contient surtout de la microperthite et du corindon (18-55 pour cent) avec très peu de biotite.
F. Le corindon étant enlevé dans la roche E, on a ramené l'analyse à 100. Elle représente alors le produit de cristallisation d’un magma saturé d’alumine.
PEGMATITE À CORINDON.
La pegmatite à corindon (voir planches XVI, XVII, XVIII, et XIX)
est la roche qui contient le plus de cristaux et le plus gros cristaux de corindon; c'est donc le minerai le plus riche qu'on ait retiré des exploita-
nalyse de ient pour lon 3-77;
Analyse tient pour ite 4-78; hlegrose).
Analyse our cent, t autres
le F. M.
it: albite [on 0:20;
Analyse nicroperite.
inalyse à 1 magma
et XIX) staux de exploita-
tions de Craigmont. Elle se présente sous forme de dykes ayant parfois jusqu'a 18 pieds d'épaisseur. (Ces dykes suivent généralement
| la foliation des terrains, mais il arrive souvent qu'ils la recoupent. Il
n'est pas rare de rencontrer des roches de transition insensible entre la phase pegmatitique à gros grains, et la phase syénitique normale qui contient également du corindon, mais en moins grande abondance et en plus petits cristaux. Cette pegmatite est presqu'entièrement composée d'un feldspath, tantôt rose saumon pâle, tantôt rouge sang foncé, qui au microscope apparaît comme une interpénétration irrégulière d'orthose et d'albite, cette dernière étant la plus abondante d'après les analyses. Cette microperthite s'accompagne d'éléments accessoires, généralement isolés et peu abondants, biotite, muscovite, scapolite, calcite, magnétite, hematite, (minerai de fer micacé) molybdénite, pyrite, pyrrhotine, chalcopyrite, chrysobéryl, spinelle, et quartz. Bien que le quartz et le corindon passent généralement pour s’exclure l’un l'autre, on a trouvé des échantillons, contenant de petites quantités de ces deux minéraux a la fois.
Cette syénite pegmatitique représente la phase finale de cristallisation de ce magma très alumineux.
Le tableau suivant donne des analyses de pegmatites à corindon et de la microperthite qu’on y trouve.
100:00 | 99:28 1100-00 1100-00 | 99.79 | 99.68 A —"—"— "7" 1" 7 7 NU OU U0 |:99:/9 | 99-68.
A. Pegmatite à corindon, Craigmont, Ontario. Analyse de M. F. Connor. Description de A. E. Barlow. Composée presqu'uniquement de microperthite et de corindon (ouralose).
B. Pegmatite à corindon, Ni-Kolsaja, Ssopkka, Oural, Russie, Analyse et description de J. Morozewicz. Composée surtout de microperthite et de corindon (ouralose). (Tschermak. Min und petrog. Mittheil. XVIII, 1898 p. 219.)
C. Analyse A, après avoir enlevé le corindon et ramené à 100.
D. Analyse B après avoir enlevé le corindon et ramené à 100.
E. Microperthite d'une pegmatite à corindon. Craigmont, Onta Analyse de M. F. Connor.
F. Microperthite de pegmatite à corindon de Sivamalaï, Inde. (M Geol. Surv. Ind. Vol. XXX 3° partie 1910 p. 202.)
En comparant ces analyses on est frappé immédiatement de remarquable concordance de composition chimique de ces roche corindon, provenant de la localités aussi éloignées que le Canada e Russie. Les échantillons de gisements canadiens et russes sont pratic ment identiques. Nous ne possédons aucune analyse de syénite à co don de l’Inde. L'analyse des feldspaths de la roche de l'Inde donne composition très analogue à celle des autres feldspaths de syénites s corindon, la seule différence importante provenant des quantités relati de soude et de potasse. En tenant compte des poids moléculaires, le fe path de l'Inde contient 5 molécules de soude pour 1 de potasse, au c traire les roches des gisements canadiens et russes contiennent à pe un peu plus de soude que de potasse et le feldspath isolé a à peu f autant des deux.
nt, Ontario, Inde. (Mem.
ement de la ces roches À Canada et la ont pratique-
énite à corin- # de donne une !
syénites sans À tités relatives # iires, le felds- !
asse, au Con- À nent à peine »
a à peu près à