‹ Le corindon, gisement, distribution, exploitation et usages [microforme]Chapitre 40 sur 131 · PES OO ES EE EEE · texte numérisé non relu

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CORINDON.

Les cristaux normalement développés (voir planches: XIV, XV, XVI, XVII, XVIII, XIX, XX, XXI) sont généralement des prismes à six faces souvent terminés par des pyramides à six pans et même par des plans de base. La plupart des cristaux, surtout ceux qui se trouvent dans les syénites à néphéline, ont un contour suffisamment net et parfait. Leur extrémité s'écrase quelquefois, et l'ensemble prend l'aspect caractéristique de cigare. Les faces des prismes ou des pyramides présentent souvent des stries ou rainures horizontales plus ou moins profondes. Les plans de troncature parallèles à la base qui terminent les cristaux sont souvent striés dans trois directions à 120°, c'est à dire parallèlement aux plans de cassure (pseudoclivage) rhomboédriques. La taille des cristaux est très variable. Les plus gros qu'on ait rencontrés dans la syénite à néphélinc ont à peu près 8 pouces de long par 2 pouces de diamètre, mais de tels cristaux sont relativement rares, la taille habituelle étant d'environ 2 ou 3 pouces, en outre, il existe toute la série jusqu'aux tailles microscopiques. Certains très gros, de même que certains très petits cristaux ont généralement une tendance à avoir des contours imparfaits ou irréguliers. Souvent le corindon est un peu cassant:: il se brise avec une cassure conchoïdale ou inégale. En gros morceaux il est extrêmement dur. Son lustre est généralement vitreux mais dans les variétés vert clair et translucides du canton Brudenell le lustre est légérement perlé. La couleur du corindon des syénites à néphéline varie en général du bleu au blanc mais on trouve parfois des cristaux rouge rosé. Beaucoup de cristaux, surtout ceux des affleurements de syénites à néphéline des environs de la rivière York présentent des variations de teintes soit irrégulières, soit en taches, avec toutes les transitions du bleu foncé au bleu clair et à l’incolore. De temps en temps on trouve des cristaux à répartition rubanée d'un très bel effet. La dureté est de 9 et n’est surpassée que par celle du diamant. La densité du corindon bleu provenant de la dunganonnite varie de 3-93 à 4-01 avec comme moyenne 3-95.

En examinant au microscope les coupes minces de ces roches on s'aperçoit qu'à côté des cristaux gros et bien formés il existe d'innombrables petits grains, généralement très irréguliers et disséminés dans la roche. Ces grains augmenteront beaucoup la richesse des concentrés obtenus par préparation mécanique.

Au microscope le corindon a un grand indice de réfraction mais une faible biréfringence de sorte qu'en coupe mince bien faite les couleurs de polarisation ne dépassent pas le rouge du premier ordre. Des sections réellement minces sont cependant difficiles à obtenir à cause de la dureté du corindon par rapport aux minéraux environnants. Ces derniers

peuvent parfaitement être assez minces et le corindon être épais et se dresser en fort relief, ainsi qu'on peut s'en rendre compte en enlevant la lamelle protectrice; cette inégalité provient de la résistance du corindon au polissage. 1len résulte que le corindon donne des teintes plus élevées qu'il ne faudrait et qu'en nicols croisés les cristaux de corindon apparaissent avec de très brillantes couleurs de polarisation. Le haut relief, les bordures sombres dues à la double réfraction les surfaces rugueuses et les plans de cassure ou pseudoclivage (voir planche XX) sont très fortement marqués et présentent une biréfringence négative. Ci-dessous nous donnons des analyses de corindon.

A. Corindon bleu d'une dungannonite, lot 12, Concession XIV, canton de Dungannon, Ontario. Analyse de M. F. Connor.

B. Corindon brun d'une pegmatite à corindon Craigmont, Ontario. Analyse de M. F. Connor.

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