‹ Le corindon, gisement, distribution, exploitation et usages [microforme]Chapitre 87 sur 131 · CALIFORNIE · texte numérisé non relu

CALIFORNIE

Le docteur Andrew C. Lawson de Berkeley? a décrit récemment un gisement très intéressant de corindon qui se trouve à Spanish Peak, dans le comté de Plumas, Californie, environ 1 mille et demi au nord ouest du bureau de poste de Meadow Valley. La roche à corindon est à 4,100 pieds d'altitude environ, près du plan de faille auquel le grand escarpement oriental du pic Spanish doit sa naissance, et à 2 milles environ en droite ligne à l'est du sommet. Les premiers échantillons de corindon ont été trouvés à l'état erratique par M. J. A. Edman de la mine Diadème dans un ravin encaissé entre deux contreforts de la montagne, alors qu'il remontait le cours d’eau jusqu’à sa source.

Le D: Lawson raconte qu'il fut amené à s'intéresser à cette découverte en regardant un morceau de la roche qui était exposé dans les vitrines de M. Kinrade, joaillier à San Francisco.

I! acquit l'échantillon et se mit en relatio.s avec M. Edman qui le conduisit à l'endroit où il avait fait sa découverte. Bien que la première découverte doive être attribuée à M. Edman, c'est au D' Lawson qu'on doit la première description complète et satisfaisante du caractère et du mode de gisement de ce minéral: c'est grâce à lui qu'on peut se faire maintenant une idée juste de l'importance du gisement et qu'on peut le comparer avec les autres gisements connus.

La roche à corindon se présente sous la forme d’un dyke blanc feldspathique, recoupant une péridotite à hornblende qui a été assez

complètement étudiée par H. W. Turner du Service géologique des États-Unis. Dans son étude de la géologie de la Sierra-Nevada, cet observateur décrit la péridotite comme un immense dyke qui, à la

fin de la chaîne, dans les comtés de Sierra et de Plumas, a une largeur

de plus de 3 milles, au point où il rencontre l'affluent médian de la de cette roche, visibles

: rivière Feather. Il signale que les affleurements | un mille et demi à l’ouest du bureau de poste de Spanish Ranch, sont d'une f couleur verdâtre et pourprée et d'un grain fin, et qu'ils sont en partie Î serpentinisés. Au microscope, au contraire, le grain est gros, et la roche Ë est formée d'olivine avec ses produits habituels de décompositions à tout les degrés d'avancement; la décomposition finale donne une serpentine chargée de traînées noires de minuscules grains collés de magnétite. La serpentine fibreuse s'accompagne d'une amphibole incolore qui,

1 Bull. n° 269, U.S.G.S. 1906, pp. 140. 150.

4 Bull. Dépt. de Geol. Univ. Californie Vol. 3 n° 8 pp. 219-229.

les qui

après examen chimique et Kénites

microscopique plus soigné, a ét* comme étant un mélange d’:mphibole clinorhombique, l'édenite, et d'amphibole or Lawson rappo dyke à corindon

serpentinisés.

identifiée probaulement de thorhombique, probablement

de la gédrite.

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qui apparaît du mosaïque de grains an sés. L'olivine a généralement subi un en serpentine le long de fissures i

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direction, la direction étant nord rpentine

| perpendiculaire à l'axe de la chaîne. À la fouille entreagnétite. prise par M. Edmar ‘+ .oche est un assemblage grossier de feldspath ore qui, blanc granulaire dans :equel les corindons sont emprisonnés. Le felds-

path est peu décomposé ite et les angles d'ex-

tinctions symétriques igoclase. La densité

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est en moyenne de 2-633, tandis que l'analyse donne un uligoclase de formule Abs Ans avec 2-7 pour cent de silice en excès. Le corindon est d'un bleu violet pâle, et forme souvent des cristaux parfaits, à section droite nettement hexagonale, ayant de quelques millimètres à 5 centimètres de longueur. Les faces sont rugueuses. Il n'y a qu'une seule variété de cristaux; ce sont rhomboèdres aigus sans faces prismatiques. La densité de ce corindon varie de 3-9 à 4-2 avec une moyenne d'environ 4.0. Les plans de cassure sont assez souvent revêtus de pellicules d’un minéral micacé et à éclat nacré, qu'on a identifié comme de la margarite. Dans toutes les parties feldspathiques de la roche, le long des petites fissures, on trouve un minéral secondaire verdâtre, d'un éclat cireux, qui par son aspect d'ensemble se rapproche étroitement des chlorites à couleur claire. La densité de la roche est de 2789. D'après cette densité, et la densité de l'oligocalse et du corindon on a pu calculer que la roche contenait 83-64 pour cent d'oligoclase et 16-38 pour cent de corindon. La colonne I du tableau ci-dessous donne une analyse de la roche; la colonne II, une analyse de l’oligoclase d'après Newfield; la colonne III, la composition moléculaire, l'eau étant enlevée; la colonne IV une analyse de la péridotite d’après Blasdale et la colonne V, la composition minéralogique calculée de la péridotite.

Olivine 44.97% Serpentine 33:12% Magnétite 1-39% : Amphibole 19-60%

Le dyke est loin d'être uniforme au point de vue pétrographique; à 100 pieds au nord ouest de la fouille où on a trouvé le corindon, dans un affleurement rocheux, le dyke a une épaisseur de 15 pieds. Les deux tiers du dyke environ sont constitués par du feldspath blanc, en gros cristaux, sans corindon. Une amphibole clinorhombique gris verdâtre, à structure rayonnée, apparaît en paquets isolés. L'autre tiers du dyke, probablement la lisière brusquement refroidie, est d’un grain beaucoup plus fin et est porphyritique; elle est entièrement formée de feldspath blanc. L'autre affleurement à 25 pieds au sud-est de la fouille est également finement grenu et porphyritique; les phénocristaux ont été déterminés optiquement, comme de l’andésine. Ce facies ne contient pas de

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corindon. Pour faciliter le langage, le Dr:

cette roche, le nom de plumasite, d'après le comté où elle se trouve. La plumasite serait donc une roche provenant de la consolidation d'un 272 vant la compostioin d'un plagioclase moyennement acide, mais

a 4 nine en excès, la quantité d'alumine en excès n'ayant elle-même aucune signification.

Pratt!, se basant sur son examen des échantillons de roche à corindon, de serpentine et de péridotite que lui avait envoyés M. Edman, et s'inspirant des descriptions de Lawson, trouve que cette roche à oligoclase et corindon ressemble à la roche à oligoclase et corindon qui aurait pris n du magma de péridotite de Buck

dant si on étudie avec soin les descriptions pétrographiques de Lawson et de Turner,

Lawson a proposé, pour

cependant, sont riches nt dépourvues, si bien elles appartiennent à des

pés de la question. Genth, ces gisements, ont signalé

&angue du corindon, et par suite de nature purement accidentelle, d’autres se demandaient si ces feldspaths

n'étaient pas, en partie au moins, des produits de décomposition du corindon, provenant des mêmes phénomènes secondaires, particulièrement persistants, qui auraient provoqué la formation du corindon lui-même. Dans l'Ontario des roches d'un type essentiellement semblable se recontrent non seulement à l'état de dykes, mais en massifs indépendants Ces roches sont très voisines ou U examiner dans la Caroline du Quand il y a du quartz, c'est lement, il est remarquable par mentales de Morozewicz ont naissance à ces variétés de roche des quantités d'alumine, tout ce

! Bull ne 269, U.S.G.S. pp. 44.

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qui reste après la saturation des aluminosijicates, cristallisant à l'état de corindon, lors de la solidification. On admet que cet excès d'alumine provient des phénomène locaux de différenciation de magma, car on sait tès bien que tous les magmas alcalins ont des variations brusques d'un point à l’autre. Dans l'Ontario, ces roches qui couvrent de grands territoires et qui sont caractéristiques, n'ont aucune relation d'origine avec des péridotites, attendu qu'il n'en existe pas dans les environs. Des roches tout à fait analogues à la ‘‘plumasite”’ de Lawson sont très fréquentes dans l'Ontario, soit en dykes, soit en batholithes. Les feldspaths dominants ont été identifiés comme de l'albite, mais on y trouve de l'oligoclase et de l'andésine. Ces sortes de roches passent d'un côté à des anorthosites à néphéline et de l’autre à des types acides de syénites (unmptékites), dans lesquelles les plagioclase s'accompagnent d'orthoclase et de microperthite. En certains endroits ces trois phases rocheuses et leurs diverses variétés renferment du corindon comme élément primitif, souvent en telle abondance qu'elles constituent un véritable minérai.

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