‹ Le corps humain [electronic resource]Chapitre 104 sur 265 · INTEISSITÉ, DISTANCE DES SONS · texte numérisé non relu

INTEISSITÉ, DISTANCE DES SONS

que nous devons d'apprécier la distance comme l'intensité des sons; il eu est de même pour leur direction. Quand un bruit se fait sentir plus vivement à une oreille qu'à l'autre, nous jugeons qu'il vient du côté où l'impression est plus forte, et l'aptitude de l'organe à saisir des différences légères dans l'intensité nous fait reconnaître dans quelle position de la tête le son est le mieux perçu. Nous sommes donc amenés à placer la tête dans une position déterminée, eu égard à la direction du bruit, et par là même nous en acquérons la notion dans certaines limites. Aussi, quand les oreilles sont placées dans une même situation, relativement au son, par exemple s'il est produit devant ou derrière nous, il nous est impossible de distinguer sa direction sans tourner la tête.

Cette incertitude où nous sommes toujours de la direction exacte et de la distance du son permet aux ventriloques de produire ce que l'on prendrait à tort pour des illusions de Fouïe ; ce sont uniquement des erreurs de notre jugement influencé par Timagination . La voix caverneuseet affaiblie du ventriloque nous paraît venir de loin, d'en haut ou d'une certaine profondeur ; le sens des paroles, l'expression de la voix, les timbres variés et In mimique du jongleur font le reste.

Durée des impressions auditives. Savart a démontré que la durée des impressions auditives était de plus d'un dixième de seconde. Ainsi, quand on imprime à un corps des vibrations qui ne dépassent pas neuf par seconde, l'oreille perçoit une série d'impressions distinctes ; à partir de dix à douze vibrations, la sensation devient continue.

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