‹ Le corps humain [electronic resource]Chapitre 192 sur 265 · APPAREIL CIRCULATOIRE. — CŒUR, ARTÈRES, VEINES · texte numérisé non relu

APPAREIL CIRCULATOIRE. — CŒUR, ARTÈRES, VEINES

Le sang ne reste pas en repos dans l'intérieur du corps ; il traverse sans cesse les organes qullsert à nourrir, et revient ensuite se mettre en contact avec l'air, dans l'appareil respiratoire, pour se distribuer de nouveau aux organes. Le mouvement général qui résulte de ces courants continuels constitue ce que les physiologistes appellent la circulation du sang.

Les organes de cette fonction sont le cœur, les artères et les veines.

Chez l'homme et chez la plupart des animaux, c'est le cœur qui donne au sang cette impulsion, et c'est dans un ensemble de canaux appelés vaisseaux sanguins que ce liquide est mis en mouvement.

Cœur.

Le cœur, dont la forme est à peu près connue de tout le monde, est situé au milieu de la poitrine c (pl. U, III, IV, V), dans l'intervalle qui sépare les deux poumons. Si les battements du cœur se font sentir vers le côté gauche, c'est que la pointe de cet organe est tournée de ce côté, et que les battements sont produits par cette pointe qui frappe à cet endroit les parois de la poitrine, près de l'extrémité antérieure de la sixième vraie côte (J, p. 87, et pl. V, fig. 1).

Le cœur est renfermé dans une enveloppe membraneuse où il est libre, et à laquelle il ne tient que par les gros vaisseaux qui en parlent ou qui y aboutissent. Cette enveloppe

porte le nom de péricarde. Sa surface interne est continuellement humectée par un liquide séreux destiné à prévenir le frottement du cœur contre le péricarde, et à éviter les adhérences qui pourraient se former entre cet organe et son enveloppe»

Le cœur ^^t me masse charnue, musculaire, creuse et présentant deux cavités distinctes que l'on nomme ventricules droit et gauche, dQiv^g (pl. II, lambeau)^ v, d (pl. 111, fig. 2) et V, g (pl. m, fig. 3) : le dernier est beaucoup plus volumineux^ plus épais et un peu plus allongé que l'autre. Chacun d'eux est surmonté d'un appendice ou petit sac musculomembraneux, qui porte le nom d'oreillette, o, d, o, g (pl. II et pl. III, IV, fig. 1, 2, 3^ 45), de sorte que l'ensemble du cœur se compose de quatre cavités, deux à droite et deux à gauche, avec communication de chaque oreillette au ventricule qui lui correspond (pl. III, fig. 2, 3).

Examinons maintenant la structure du cœur et celle des gros vaisseaux qui en partent et s'y rendent.

Si l'on ouvre l'un des ventricules du cœur, on voit que ses parois se composent de l'entre-croisement en tous sens de colonnes charnues, d'abord très-volumineuses, puis moins grosses, et devenant enfin de plus en plus délicates ; elles paraissent former un tissu inextricable, lorsqu'on les regarde à l'œil nu. Ces colonnes sont adhérentes soit par leurs extrémités, soit par leurs bords. Elles forment, dans l'intérieur du cœur, un tissu dont les mailles sont de plus en plus fines, à mesure qu'on les considère plus près des parois de l'organe. Cette disposition en cellules est bien plus tranchée dans le cœur gauche v, g (pl. III, fig. 3) que dans le cœur droit d, (pl. III, fig. 2), dont la puissance musculaire est beaucoup moindre.

Ces colonnes charnues, lors de la dilatation du cœur, forment les cloisons d'une multitude de cellules qui communiquent toutes entre elles, et que le sang vient remplir. Le premier effet des colonnes sur le sang est donc de le tamiser, de le diviser en autant de petites masses distinctes qu'il y a de cellules. Cette sorte de trituration était nécessaire, à cause

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