PARTIE II. — APPAREIL CIRCULATOIRE
Les artères rénales pénètrent dans les reins, Et 7® les artères iliaques terminent en quelque sorte Taorte, et portent le sang aux membres inférieurs.
Les artères ayant à distribuer dans toutes les parties du corps le sang qui sort du cœur, doivent néce sairement se subdiviser, se ramifier de plus en plus, à mesure qu'elles s'éloignent de cet organe.
Veines.
Le sang, parvenu à l'extrémité des vaisseaux capillaires, est, ainsi que nous l'avons déjà dit, pompé par les veines, dont les radicules sont très-déliées. Ces radicules se réunissent successivement, de manière à constituer des troncs qui deviennent d'autant plus gros qu'ils sont plus voisins du cœur, où tout ce système sanguin se résume par les deux veines caves ; la supérieure qui verse dans le cœur le sang veineux provenant de la tête et des bras et augmenté du chyle qui s'est mêlé à ce liquide, dans la veine soiis-clavière gauche (pl. III, fig. 4, recto et verso); l'inférieure qui verse dans le cœur le sang de tous les organes du tronc et des membres inférieurs et, par conséquent, le sang de la veine porte auquel s'est mêlé le chyle qui a été absorbé par les radicules des veines intestinales (pl. de la page 87).
Les veines qui pompent et charrient le sang ainsi transmis à loutes les parties du corps, suivent à peu près le môme trajet que les artères, mais elles sont plus grosses, plus nombreuses, et en général situées plus superficiellement. Un grand nombre de ces vaisseaux marchent sous la peau, d'autres accompagnent les artères et, en dernier résultat, tous se réunissent pour former les deux gros troncs qui s'ouvren^ dans l'oreillette droite du cœur v, c, s et c, i (pl. III et IV, fig. 4). Pour mieux favoriser le cours du sang, surtout dans les parties où il circule de haut en bas et contre son propre poids (comme aux jambes), les veines sont garnies intérieurement de valvules, véritables soupapes qui s'opposent à ce que ce fluide rétrograde vers les radicules. Ces valvules sont, en outre, destinées
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à diviser le sang en petites colonnes plus faciles à mettre en mouvement (pl. III, fîg. 8),
La structure des vaisseaux qui partent des deux ventricules du cœur est très-remarquable. Leur paroi interne est lisse et polie ; c'est là ce qui prévient les obstacles que le frottement du sang contre les vaisseaux mettrait au cours de ce liquide. Ce qui fait surtout la supériorité des tuyaux vivants sur les canaux que l'on emploie dans les arts, c'est l'élasticité des premiers ; cette élasticité existe dans le double sens de la longueur et de la largeur du vaisseau. Cette propriété de tissu est beaucoup plus prononcée dans les artères que dans les veines; mais elle a dans chacun de ces vaisseaux un caractère particulier. Ainsi l'artère est moins extensible que la veine, et elle revient plus promptement à ses dimensions premières. La veine, au contraire, qui est plus extensible, revient moins vivement sur elle-même.
Rappelons, ici, que les veines qui viennent des intestins présentent, dans leur distribution, une particularité remarquable. Après s'être réunies en un gros tronc, elles pénètrent dans le foie et s'y ramitîent comme les artères ; puis les rameaux se réunissent de nouveau et vont se terminer dans la veine cave inférieure près du cœur. On donne à cet ensemble de vaisseaux le nom de système de la veine porte, f, f" (pl. de la page 87).
Il résulte de ce que nous venons de dire des deux ordres de vaisseaux qui servent à la circulation du sang, que les artères peuvent être comparées aux branches d'un arbre, et les veines à ses racines; mais, au lieu d'être séparées les unes des autres, comme le sont, dans les plantes, les branches et les racines, les artères et les veines se continuent les unes avec les autres et forment un seul système de canaux, pour que le sang puisse passer des unes dans les autres, en traversant la substance des organes. On désigne sous le nom de vaisseaux capillaires les canaux étroits qui lient entre eux ces deux ordres de conduits. Ces vaisseaux, d'une ténuité excessive, sont ainsi la terminaison des artères et l'origine des veines ; c'est à eux que s'arrête le mouvement centri-